• Notre téléphone: 02 5393924
  • Diocèses:

Font Size

Screen

Profile

Layout

Direction

Menu Style

Cpanel

l’Eglise réconciliée, Revêtez l’homme nouveau

Évaluer cet élément
(0 Votes)

La 26ème session du Renouveau Charismatique belge francophone s’est ouverte à Beauraing le 26 juillet avec plus de 1.200 participants de tous âges dont environ 200 jeunes et quarantaine d’enfants. Le RenouveauCharismatique, ou renouveau dans l’Esprit, est un mouvement reconnu de l’Église catholique mais surtout un courant spirituel qui touche des millions de chrétiens dans le monde. Comme l’a rappelé l’Abbé Danny-Pierre Hillewaert, berger de la session : « nous ne devons pas rester des chrétiens à moitié, mais invoquer le Saint-Esprit afin que nous devenions tous des saints comme le Christ nous y invite ».

 

  Faire germer et fructifier la graine reçue au baptême.

    Quand nous avons la chance de connaître le Seigneur, la question se pose de savoir comment continuer sur ce chemin d’amitié avec Lui. Le Seigneur nous a donné un équipement adapté à notre marche. Cet équipement, c’est le baptême, « c’est comme un grain de sénevé qui, lorsqu’on le sème sur la terre est la plus petite des graines qui sont sur la terre ; mais une fois semé, il monte et devient la plus grande de toutes les plantes potagères, et il pousse de grandes branches, au point que les oiseaux du ciel peuvent s’abriter sous son ombre.» (Marc, 4,30-32).

    Retrouvez un compte rendu de l’enseignement du Père François-Régis Wilhélem via le lien suivant :
    Clic:    Faire germer et fructifier la graine reçue au baptême – Père François-Régis Wilhélem (PDF)

 

1.200 personnes rassemblées à Beauraing pour la session du Renouveau Charismatique  

La 26ème session du Renouveau Charismatique belge francophone s’est ouverte à Beauraing le 26 juillet avec plus de 1.200 participants de tous âges dont environ 200 jeunes et quarantaine d’enfants. Le RenouveauCharismatique, ou renouveau dans l’Esprit, est un mouvement reconnu de l’Église catholique mais surtout un courant spirituel qui touche des millions de chrétiens dans le monde. Comme l’a rappelé l’Abbé Danny-Pierre Hillewaert, berger de la session : « nous ne devons pas rester des chrétiens à moitié, mais invoquer le Saint-Esprit afin que nous devenions tous des saints comme le Christ nous y invite ».


De son côté, le Vice-Recteur du sanctuaire de Beauraing, l’abbé Christophe Rouard a proposé de consacrer cette session au cœur de Marie et rappellé la dernière parole de la Vierge lors de son apparition du 3 janvier 1933 qui a été choisie comme thème de cette année 2011« Sacrifiez-vous pour moi ». La journée du vendredi 29 juillet sera notamment marquée par une veillée de réconciliation avec l’Eglise à laquelle participeront plusieurs évêques (voir ci-dessous).

Le jeudi 28 juillet, le Père François-Régis Wilhélem a donné un enseignement sur le thème « marqués par le baptême ». Il est membre depuis 1975 de l’Institut Notre-Dame de Vie à Vénasque où il travaille au Studium de théologie comme enseignant, tuteur et accompagnateur. De 2000 à 2011, il a collaboré en tant que membre du « groupe d’accompagnement du Renouveau » de la Conférence épiscopale française, à plusieurs missions de discernement pour le Renouveau français. Il a notamment participé à la réflexion d’un groupe qui a conduit à la publication d’un livre sur « les nouveaux courants charismatiques » paru en 2009.
   

____________________________________________________________________________________________________________________________________________________________
Beauraing : l’Eglise réconciliée


 La session du renouveau charismatique rassemblée à Beauraingdepuis mercredi 27 juillet tire le rideau pour cette 26 ème édition ce dimanche, dernier jour de juillet. Après une veillée spectacle sur saint Paul animée par la fraternité de Tibériade, l’eucharistie d’envoi célébrée par le berger de la session envoie chaque brebis vers sa mission, fortifiée des grâces reçues avant le grand rangement final. Un autre temps fort aura marqué la session 2011, la veillée de réconciliation avec l’Eglise, à laquelle ont participé Mgr Léonard et ses trois évêques auxiliaires.  Ce fut une veillée de demande de pardon et de réconciliation, qui remua bien des blessures, au cours de laquelle les douloureux dossiers de pédophilie furent évoqués.

    L’Evangile du Lavement des pieds a donné le ton à cette veillée en clair obscur, rythmée par l’alternance de demandes de pardon et d’expressions de mercis. Sous la houlette du berger Dany-Pierre Hillewaert, l’Eglise a demandé pardon pour toutes les blessures infligées au corps du Christ. Le prêtre a appelé les fidèles à se laisser envahir par la présence de l’Esprit. Aux « pardons » ont succédé les « mercis » pour tout ce que l’Eglise donne à ceux et celles qui en vivent. A la suite des participants invités à manifester collectivement leur foi au christ, chacun des évêques s’est exprimé pour manifester son attachement à l’Eglise.

Une Eglise vue comme l’épouse, pour Mgr Léonard, s’appuyant sur le récit de la femme adultère. « L’Eglise comme la femme adultère est traînée dans la boue devant ses juges. Parfois elle le mérite, lorsqu’elle se prostitue par des abus de pouvoir ou d’ambition, quand ce ne sont pas d’ignobles saloperies », a lancé l’archevêque, qui a aussitôt rappelé cette parole  de Jésus « que celui d’entre vous qui n’a jamais péché lui jette la première pierre »…et devant le silence des accusateurs « Moi non plus je ne te condamne pas. Va et ne pêche plus ».

L’Eglise universelle, ouverte aux différences, telle qu’on la retrouve dans les lettres de saint Paul, où « il n’y a plus ni hommes ni femmes, ni pauvres ni riches« , cette Eglise qui connut des débuts difficiles, n’est pas ans rappeler ce que nous vivons aujourd’hui. Mgr Hudsyn  a mis en avant les difficultés qui nous divisent, mais en même temps, l’évêque  a encouragé à « réconcilier les différences dans la communion et le partage. Ceci est important pour l’Eglise, la société et le pays. »

L’Eglise en Belgique a elle aussi été exprimée par Mgr Lemmens, qui voit dans cette session « une lumière pour beaucoup de gens de ce pays ». Commentant la figure de Marthe qui court vers Jésus, l’évêque  a souligné le désir de Jésus de nous voir croître dans la foi, « afin de devenir des instruments de sa miséricorde ».

Enfin, Mgr Kockerols a pris la parole en résumant l’esprit de cette fin de journée : « Ce soir nous avons rendu grâce pour cette bénédiction qu’est l’Eglise dans notre vie. Nous avons évoqué les blessures et les cassures dans l’Eglise, comme celles vécues dans nos familles« .  Des blessures qui peuvent être profondes et insidieuses, qui demandent parfois un pardon coûteux, du temps et de la prière. L’évêque a invité l’assemblée à se mettre dans cette disposition de réconciliation : «  Dans votre vie de famille et dans celle de l’Eglise, soyez habités du désir du pardon pour recevoir la grâce, le moment venu, de pardonner. »

Avant d’éteindre les feux sur cette 3ème journée il fut proposé à chacun de réaffirmer son choix d’être chrétien, de s’avancer vers un évêque ou un prêtre pour recevoir la bénédiction et une parole de Jean-Paul II.

Source: MédiasCatho
_____________________________________________________________________________________________________________________________________________________________
Beauraing 2011: Dimanche 31 juillet 2011 - Si le grain de blé ne tombe en terre et ne meurt, il reste seul ; s’il meurt, il porte beaucoup de fruits  

EUCHARISTIE FINALE :

Le Père Wilhélem introduit l’Eucharistie présidée par le Berger de la session, l’Abbé Danny-Pierre Hillewaert : On croit que c’est nous qui aimons Dieu, mais c’est Lui qui nous a aimés en premier. On est bouleversé de découvrir le mystère de l’incarnation. Dieu est venu pour moi. Jésus m’a aimé et s’est livré pour moi, dit Paul. Exultons de joie. Demandons la grâce de l’accueillir.
Ce sont les petits enfants de 3 à 6 ans qui entament la louange avec des « merci » qui fusent de toute part. L’assemblée est émue par un « Merci pour ma Maman ». Accompagnés à la guitare par Danny-Pierre, les enfant chantent et dansent.
Ensuite, après une demande de pardon de Danny Pierre pour toutes les blessures, les prêtres aspergent abondamment l’assemblée avec l’eau qui vient d’être bénite.
Homélie de l’Abbé Danny-Pierre Hillewaert
Lectures : Isaïe 55, 1-3 : Même si vous n’avez pas d’argent …
                  Romains 8, 35-37-38 : Rien ne nous séparera de l’amour du Christ
                  Matthieu 14, 13-21 : La multiplication des pains.
où vous vivez. Aidez les pauvres, visitez les malades, donnez un coup de téléphone aux personnes seules, créez un groupe de prière dans votre cuisine. Priez tous les jours. Nous avons besoin de semences qui portent du fruit.

Quand Jésus a eu pitié des foules il a dit à ses disciples : donnez-leur vous-mêmes à manger. Mais il n’avaient que cinq pains et deux poissons. Et une fois qu’ils les avaient donnés à Jésus, il ne leur restait plus rien.
Les enfants nous ont fait un cadeau, dit Danny-Pierre. Il invite l’un d’entre eux à montrer à l’assemblée une assiette avec des graines qui ont germé pendant la session. Il faut du temps pour qu’elles germent et portent du fruit. Nous offrons nos pains et nos poissons avec enthousiasme, mais il risque de ne rien se passer pendant les jours, les semaines ou les mois qui suivent. Nous formons un groupe de prière, mais seule notre voisine nous rejoint dans notre cuisine et puis elle abandonne ….Il ne faut jamais se décourager, même si rien ne semble se passer. Il faut du temps pour que la graine germe. Lorsque le Frère Marc de Tibériade a commencé, il était seul. Il a fallu du temps pour que d’autres frères le rejoignent. Et puis, certains l’ont quitté. S’il avait perdu courage, cette belle fraternité ne serait pas au service de l’Eglise. Si les parents de Diogo n’avaient pas persévéré dans la prière du chapelet, nous aurions été privés de son beau témoignage. Le Seigneur nous demande de continuer avec persévérance. Je vous invite tous à Bruxelles pour 2012 pour y recevoir quelques coups d’arrosoir ….
Le Seigneur est capable de grandes choses.
Le salut du Renouveau néerlandophone
Danny Pierre salue ensuite les représentants du Renouveau flamand venus rendre visite à Beauraing, Mark Meirsman, responsable du Katholieke charismatische Vernieuwing et Godelieve Vergaelen, membre de l’équipe interdiocésaine. « Merci d’être venus, dit-il. Je vous invite à notre session de Bruxelles avec tous nos amis flamands. Une traduction des enseignements est prévue. » Mark le remercie de cet accueil chaleureux. Nous avons eu notre session il y a deux semaines, dit-il. Le thème en était « Venez pour me trouver ». Elle a commencé avec l’Evangile de la multiplication des pains, le même que celui de ce dimanche. C’est pour cela que je porte à mon cou un petit pain un peu plus visible que la graine de Danny Pierre ! Quand nous donnons de petites choses à Jésus, tels de petits gestes d’amitié et de fraternité, Il fait des merveilles. Sur le petit pain que nous portons, une barque est dessinée. Elle nous rappelle que chaque jour, Jésus nous invite à traverser le lac dans notre vie quotidienne, comme Il l’a traversé au début de l’Evangile d’aujourd’hui. Je vais maintenant partager ce petit pain avec Fabienne et Gildo Gorza, responsables du Renouveau francophone afin que nous restions tous ensemble dans cette même barque. Prions pour toutes nos divisions. Que notre foi soit un ciment de réconciliation.
Dans la bonne tradition de la session, il est rendu grâce pour tous les serviteurs et servantes qui se sont mis au service de la session, parfois de manière peu visible.
Ensemble pour l’Europe et en route pour Bruxelles 2012
Gildo et Fabienne Gorza annoncent un grand rassemblement pour redonner vigueur à la foi en Europe « Ensemble pour l’Europe » qui est une initiative de tous les nouveaux mouvements d’Église dont le Renouveau charismatique fait partie. Il aura lieu le 12 mai 2012 à Bruxelles. On aura besoin d’aide !!!

ET…..A L’ANNÉE PROCHAINE  A BRUXELLES    du 25 au 29 juillet 2012 à la basilique du Sacré-Cœur à Koekelberg.!
___________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

Beauraing 2011: Samedi 3 juillet 2011 - Revêtez l’homme nouveau

LOUANGE ET TEMOIGNAGES

Au cours de la louange, chacun peut entendre une salutation dans sa langue, en français ou en italien en passant par le néerlandais, le lingala et l’allemand.

La Parole est lue en français et en néerlandais   2 Co 5, 17-20  

Deux témoignages :
Junior, marié et père de famille, témoigne de la guérison de ses maux de dos pendant cette session. Un couple a prié sur moi et plus tard à la veillée de compassion, j’ai entendu une parole de connaissance: «tu souffres depuis longtemps de maux de dos. Je viens te toucher ». J’ai soulevé ma petite fille et je ne ressentais plus la gêne que je ressens d’habitude. Dans la voiture au retour, je gesticulais pour teste. Cette parole était bien pour moi. J’ai témoigné devant ma famille et maintenant je le fais devant vous. Et je m’excuse auprès de Dieu d’avoir souvent eu l’impression que mes prières n’étaient pas entendues.

Sœur Annie était de ceux qui ont fait la première session. Elle raconte les débuts.

La semence est toujours petite, mais elle grandit. En juillet 1985, une équipe de dix personnes, l’équipe diocésaine du Renouveau de Tournai, est réunie pour faire l’évaluation de l’année. Qu’inventer pour que les gens du diocèse s’ouvrent davantage à la Parole ? Nous recevons cette Parole « Avance en eaux profondes » et la motion «j’ai de l’eau qui monte jusqu’aux genoux ». Si on faisait une grande session, dit l’abbé Malfait ? Je pensais qu’au cours du week-end l’idée allait passer. Mais non ! Où faire cette session ? A Beauraing où nous avons été accueillis. On changeait de diocèse et du coup on s’élargissait à tout le pays. N’ayez jamais peur de vous sentir incompétents. Dieu a la capacité de donner tout ce qu’il faut. Et en effet, au fur et à mesure on recevait tout ce qu’il fallait. En juillet 1986 on a commencé ici la première session. On pensait qu’elle serait unique. Eh bien non ! Et c’est ainsi que nous en sommes à la 26 ème !

Elle a continué à travers vents et marées et même les tourments Il ne faut pas avoir peur. Et se tournant vers le Danny-Pierre, elle parle de lui comme le petit berger, le petit David, enfant de la session. Dieu conduit son peuple. Je rends grâce pour le berger d’aujourd’hui et vous invite à croire que Dieu fait ce qu’il dit. Sa Parole s’accomplit dans nos vies.

Pour terminer Sœur Annie, qui appartient à la Communauté des sœurs salésiennes de Ath, rend hommage à Soeur Christiane décédée en novembre 2010. Elle fut la secrétaire des sessions pendant plus de 20 ans. Elle commença cette mission au moment où elle prit sa pension comme directrice d’école alors qu’elle se demandait bien comment se rendre utile !!!!!

Le jour de ses funérailles un sachet avec des semences de tournesol et une parole de St François de Salle « Fleuris où tu as été semé » furent distribués à chacun. « J’ai été touchée en arrivant à la session, dit Soeur Annie, de voir l’église supérieure décorée de fleurs de tournesol. Je rends grâces pour Sr Christiane.  Dieu donne sa grâce et je rends grâces avec vous ».

ENSEIGNEMENT DE L’ABBE PIERRE RENARD (DOYEN DE CINEY)

C’est très beau ce qui se passe ici. Il y a eu des tempêtes pendant cette session. Vous avez aussi entendu parler de la tempête de Ciney ! Mais le Seigneur sait ce qu’il fait. Maintenant, nous célébrons l’Eucharistie dans l’église des capucins qui est dédiée à Marie. Cela regroupe les chrétiens et fait l’unité.

Quand je suis arrivé à Ciney avec mon frère, nous avons senti que nous étions trop petits et la tâche trop grande. Nous avons eu l’intuition qu’il fallait laisser le Seigneur prendre sa place. Nous avons donc lancé l’adoration. Tout ce que nous avons vécu dans la pastorale vient de là. Nous étions et sommes encore interpellés par la Parole « Voyez comme ils s’aiment ». Mais très vite, nous avons constaté que nous étions atteints de toutes sortes de maladies : la rouspétite, la ronchonite, la jugeonite, la critiquonite et la comparaisonite. Vous riez, mais quand on vit cela en paroisse, ce n’est pas toujours drôle. Cela tue la vie communautaire. Les gens qui se sont lancés dans des actions avec enthousiasme sont cassés par les critiques et les paroles blessantes. Un jour, le texte proposé pour  la liturgie était un extrait du Livre des Nombres (21,5-9) : « En chemin, le peuple perdit patience . Il parla contre Dieu et contre Moïse : « Pourquoi nous avez-vous fait monter d’Egypte pour mourir en ce désert ? Car il n’y a ni pain, ni eau. Nous sommes excédés de cette nourriture de famine ». Dieu envoya alors contre le peuple des serpents brûlants dont la morsure tuait beaucoup de monde en Israël. Le peuple vint dire à Moïse : « Nous avons péché contre Yahvé et contre toi. Intercède pour nous auprès de Yahvé pour qu’il éloigne de nous ces serpents. » Moïse intercéda pour le peuple et Yahvé lui répondit : « Façonne toi un brûlant (un serpent) que tu placeras sur un étendard. Quiconque aura été mordu et le regardera restera en vie ». Moïse façonna donc un serpent d’airain qu’il plaça sur l’étendard, et si un homme était mordu par quelque serpent, il regardait le serpent d’airain et restait en vie ».

Je n’avais pas encore fait attention à la fin du texte, mais je m’en était inspiré pour mon homélie. J’avais comparé toutes ces maladies dont nous souffrions à la peste. Lorsque je prononçai le mot « peste », je sentis une grand joie dans mon cœur car il y avait un remède. Mais je ne savais pas encore lequel. Un jour où je priais le chapelet en me rendant en voiture à Beauraing pour confesser, cette idée que la peste pouvait être guérie me revint. Et j’ai eu le souvenir d’une prière où il était question de fermer l’oreille à toute calomnie. Après des recherches sur Internet, un paroissien en a retrouvé le texte . Elle était du Cardinal Suenens. Nous l’avons un peu remaniée et l’avons appelée la prière verte, une sorte de prière écologique qui éloigne la pollution. Un vaccin, en quelque sorte. En voici le texte : «Seigneur, nous venons te demander de nous accorder la grâce d’accueillir l’Esprit-Saint avec ses dons de paix, de sagesse et de force. Nous voulons regarder aujourd’hui le monde avec des yeux tout remplis d’amour. Ferme nos oreilles à toute calomnie. Garde notre monde de toute malveillance. Que seules des pensées qui bénissent demeurent dans notre esprit. Que nous soyons si bienveillants et si joyeux que tous ceux qui nous approchent sentent ta présence. Revêts-nous de ta beauté, Seigneur, et que tout au long de notre vie, nous puissions te révéler. Amen ».

Nous nous sommes donc mis à la prière verte. Elle est efficace ! Mais je me suis aperçu que j’avais beau prier, les pensées bienveillantes ne restaient pas toujours seules dans ma tête. C’est alors que je me suis souvenu de la fin du texte du Livre des Nombres : celui qui avait été mis au poteau, comme le serpent, c’est le Christ sur la croix. Pour être guéri, c’est la Croix qu’il fallait regarder. Adorer le Christ dans l’Hostie et sur la Croix. Lors de l’adoration, un enfant faisait cette réflexion : sur la croix, on voit le Christ qui n’y est pas et dans l’Hostie, le Christ est présent mais on ne le voit pas ! Dieu est venu nous rejoindre dans notre condition humaine, à commencer par la pauvreté de Bethlehem, et puis sur la croix où il a tout pris sur Lui. Il fallait que notre Dieu nous aime très fort pour aller jusque là. Lorsqu’on contemple cela, la critiquonite disparaît ! Celui qui a fait cela est maintenant ressuscité. Il est vivant.

Je suis chargé de vous dire que vous êtes aimés de Dieu tels que vous êtes. Toute notre vie consiste à nous ouvrir à cet amour et à nous donner aux autres. Voilà ce qui nous donne la force de ne conserver que les pensées qui bénissent. Celui qui m’aime à ce point aime aussi tous ceux qui sont avec moi et eux aussi seront guéris de leurs maladies spirituelles. En me revêtant de son Esprit, Il va aimer à travers moi tous ceux que je n’aime pas facilement. Je vais découvrir chez les autres de belles choses que je ne voyais pas auparavant.

Jésus me donne tout ; aussi sa Maman et sa famille. La famille, c’est un trésor. J’étais un peu jaloux de la famille de Nazareth. Quel amour ont-ils dû vivre ! Je me suis donc  fait adopter par eux. Dieu lui-même est une famille avec le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Dieu veut répandre dans l’Eglise cet esprit de la famille de Nazareth car, elle aussi est une grande famille. J’ai senti une invitation pour que notre paroisse puisse vivre également cet esprit de famille. Mais ce n’est pas possible par notre propre force. Nous avons besoin de la miséricorde de Dieu qui nous est donnée par le sacrement de réconciliation. Cet esprit de famille, nous avons cherché à le vivre chaque semaine. Nous nous avons notamment voulu revaloriser le dimanche en famille paroissiale. C’est un jour important, comme l’était le Sabbat au temps du Christ. Beaucoup de miracles ont été accomplis le jour du Sabbat ! Le premier dimanche du mois, tous les mouvements de la paroisse se rassemblent. La possibilité de se confesser est offerte avant la messe. Nous récitons le chapelet. Puis, nous célébrons l’Eucharistie. Nous prions pour les malades devant le Saint-Sacrement. Pendant le repas, nous partageons les merveilles que le Seigneur a faites pour nous. L’après-midi, nous nous promenons dans la ville avec l’icône de la Sainte Famille.

Nous avons également appris à vivre la louange. C’est un bon contrepoison pour la critiquonite. Avec la louange, le Seigneur nous fait sortir de nous-mêmes et monter vers Lui. Cet esprit de Nazareth crée la solidarité entre tous les paroissiens.

Pour terminer, je voudrais évoquer un passage prophète Isaïe (65,25). « Le loup et l’agneau paîtront ensemble,  le lion comme le bœuf mangera de la paille et le serpent se nourrira de la poussière . On ne fera plus de mal ni de violence sur ma montagne sainte. » Le loup et l’agneau ensemble ! Il faut se le représenter. Comme lorsque Jésus a dit qu’il nous envoyait comme un agneau au milieu des loups ! Mais Dieu est à l’œuvre par son amour qui nous transforme et il nous dit : crois à mon amour et à la bonne nouvelle ; crois que tu es très aimé et tu sera poussé à transmettre toi aussi cet amour.

DU CÔTE DES ENFANTS

La session est une aventure et les enfants des aventuriers partis en exploration. Ils ont été invités à se mettre en route, à tendre l’oreille ( journée de l’ouïe), à toucher à l’essentiel
(journée du toucher), à ouvrir l’œil (journée de la vue), à goûter ce qui est bon, notamment la parole de Dieu (journée du goût). Il sont partis à la recherche du fleuve d’eau vive qui jaillit du cœur de Jésus. Chaque jour un sens a été mis en valeur pour découvrir le Royaume de Dieu et une parole. Ils ont vécu  aussi le sacrement de réconciliation ainsi que des temps d’émerveillement et de prière sans oublier les jeux, porteurs eux aussi de sens.

Ce jour, après la prière du matin dans la grande assemblée, les enfants ont accueilli dans leur chapiteau rouge et or Mgr Jean Kockerols qui leur a demandé s’ils savaient ce qu’était un évêque. Il leur a donné quelques pistes en leur demandant ce que porte un évêque quand il célèbre : la mitre et la crosse, comme St Nicolas dit un enfant…La crosse sert à conduire le troupeau. A partir de cela il a expliqué aux enfants le rôle d’un berger de l’Église.

Mgr Kockerols leur raconte aussi deux petites histoires, celles des deux frères, meuniers dans le même village qui se partageaient de manière égale les grains à moudre . L’un avait une famille très nombreuse et l’autre était célibataire. Celui-ci apportait chaque nuit en secret à son frère des sacs de farine, estimant qu’il avait une charge plus grosse que la sienne avec sa grande famille. Le père de famille de son côté se demandait ce que ferait son frère le jour où il ne travaillerait plus. Qui s’occuperait de lui lorsqu’il sera vieux ? Il décida de lui porter aussi en secret chaque soir un sac de farine jusqu’au jour où ils se croisèrent sur le chemin. Ils se rendirent compte combien ils s’aimaient comme frères dans leur différence. En souvenir dans le village, lorsque les missionnaires vinrent annoncer l’Evangile, on construisit l’église sur le lieu de leur rencontre. Beau symbole !

Il raconte aussi l’histoire d’un pigeon et d’un moineau qui regardent la neige tomber et qui discutent sur le poids d’un flocon de neige. Ils ne sont pas d’accord. Le pigeon pense que cela ne pèse rien. Comme la neige continue à tomber, ils comptent les flocons et arrivés au 718.625ème flocon, la branche sur laquelle ils sont perchés, casse et ils doivent s’envoler. Alors, dit le moineau, cela ne pèse rien ? Si je raconte cette histoire dit l’évêque c’est parce qu’on pense parfois qu’un chrétien de plus ou un de moins cela n’a pas d’importance. Mais Jésus a besoin de chacun de vous. L’Eglise c’est comme un puzzle. Aucune pièce ne peut manquer. L’Eglise de Jésus a besoin de chaque pièce du puzzle et vous êtes ces pièces.

Puisqu’ils sont des aventuriers, l’évêque évoque l’utilité du GPS. C’est l’Esprit saint qui est votre GPS. L’Esprit de Jésus qui se manifeste par 4 moyens : la Parole de Dieu, l’Eglise(c'est-à-dire nous), la Prière et les Sacrements (que les enfants citent)   PEPS  facile à retenir !

ATELIERS POUR LES ADULTES

    (Re)découvrir l’Amour de Dieu pour moi et l’annoncer : Ecole d’évangélisation St André (Parcours sur 3 jours)
    Vie charismatique ( Parcours sur 3 jours) : Père F-R. Wilhélem
    La prière de guérison : Laurence et Pierre Gillissen
    L’oraison à l’école du Carmel : Pravin Ertz
    Voyez comme ils s’aiment : Pierre Renard
    Evangéliser avec Marie : Pierre Leroy
    Danses d’Israël : Sœur Geneviève

EUCHARISTIE DES ADULTES : HOMÉLIE DU PÈRE MARC LEROY

Lectures : Apocalypse 11(19) 12(1 sv) : Une femme avec le soleil pour manteau

                  Jean 2(1-11): Les noces de Cana

Le récit des noces de Cana dans l’Evangile de Jean commence par « trois jours plus tard ». Si on fait le compte avec les passages précédents, cela tombe le septième jour, c'est-à-dire le jour où Dieu se reposa de tout ce qu’il avait fait. Cana, c’est la grâce donnée pour le repos, pour la paix en Dieu. Comme le dit St Paul : « Qui me délivrera de ce corps de misère. La création est en attente  d’une délivrance et d’un repos, d’une joie d’amour »

Hélas, ils manquent de vin. Mais de quel vin s’agit-il ? C’est celui qui réjouit le cœur de l’homme, pas la piquette des fin de soirée qui ne réjouit que le corps de l’homme. L’Eglise doit être celle qui dit « nous n’avons pas le vin qui réjouit nos coeurs ». Elle doit être là où  l’homme souffre. Marie est l’image de l’Eglise. La réponse que Jésus lui fait est terrible : « Femme, que me veux-tu, mon heure n’est pas encore venue ». L’heure de Jésus, c’est l’heure de la Croix. « Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie. L’heure est venue, Père », disait Jésus.

Il y avait que six cuves de pierre. Dans la tradition juive, le chiffre six est celui de la malédiction. Pas de vin , pas de quoi réjouir le cœur de l’homme. C’est sur la Croix,  l’heure de Jésus, que se trouve la septième source, le septième sceau de l’Apocalypse, d’où coulent des fleuves d’eau vive qui vont irriguer la mer morte.

Marie hâte la venue de Jésus. Elle lui dit « Va sauver l’humanité. Ouvre ton cœur. Accepte d’entrer dans ta passion. Que cela devienne les noces de l’humanité et que tu puisses nous donner ce repos ». Moi, ta mère, ton Eglise, je ferai tout ce que tu me diras. Je serai au pied de la Croix. Je serai là quand l’heure sera venue. Je ne te lâcherai pas. Je veux que tu ailles sauver l’humanité. Toutes nos blessures seront guéries par le cœur de Jésus. Il porte nos péchés ; au pied de la Croix, la Vierge Marie porte notre douleur. Elle est l’image de l’Eglise qui porte la douleur du monde. Elle est là avec foi. Elle ne demande pas à Jésus, « Si tu es le Fils de Dieu, descends ». Elle dit au contraire : tu es l’Agneau immolé, tu es le Sauveur du monde que j’ai porté. Tu as accompli la volonté du Père. La mère demande au Fils d’aller jusqu’au bout. Mais, même au pied de la Croix, elle chante encore le Magnificat. Voyant cela, Jésus dit à Jean « voici ta mère ». Elle nous est donnée à tous. Pour Marie, c’est la nuit de l’âme, il lui est demandé d’aller avec Jésus jusqu’au bout, jusque dans l’angoisse et de rester la femme de la foi, sûre que l’Agneau sera victorieux.

Le cœur de Marie doit être le nôtre. L’Eglise n’est jamais aussi grande qu’au pied de la Croix, recueillant toutes les douleurs et les blessures de l’humanité. C’est sa mission. Elle fait entrer dans le monde la victoire du crucifié là où l’homme est blessé. Mais l’Eglise a perdu du temps, elle a blessé ses enfants alors qu’elle devait porter leur douleur. Nous nous sommes trompés. Mais il n’est jamais trop tard. Ne perdons plus de temps. Demandons l’aide de l’Esprit Saint. La place de l’Eglise est celle d’une servante et non dans la gloire. Oui, Seigneur, je ferai tout ce que tu me demanderas. Tels que nous sommes, nous pouvons porter chacun une partie de cette douleur et la donner à Jésus. Mais nous devons aussi nous-mêmes nous laisser guérir par le cœur de Jésus. La mère de Jésus nous dit «Aie la foi, ouvre toi à mon Fils. Crois qu’il peut guérir la souffrance ». Le rôle de l’Eglise est de faire tout ce qu’Il nous dit.

Si les frères et sœurs du Renouveau, dans la grâce de l’Esprit-Saint, s’engagent à devenir des serviteurs et à porter la douleur des frères et des sœurs, l’Eglise sera belle, très belle car l’Eglise n’a jamais été aussi belle que lorsqu’elle est sans gloire et prétention, proche de la douleur des frères et sœurs.

Appel de Danny-Pierre Hillewaert pour la session de Bruxelles 2012 et prière pour l’évangélisation :

Le Berger de la session rappelle qu’en 2012, la session aura lieu à la Basilique de Koekelberg à Bruxelles. La décision en a été prise, avant même le choix de venir à Beauraing cette année. Il confie cette prochaine session à la prière de toute l’assemblée et demande à chacun d’y convier du monde : il faut porter l’Evangile à partir du lieu où on se trouve.

Marc Leroy, curé de la Basilique précise que ce n’est pas chez lui que cette session sera organisée mais chez nous tous car la Basilique a été construite grâce aux dons de tous les catholiques belges.

A la fin de l’Eucharistie, Danny-Pierre invite les participants, du moins ceux qui sont prêts à en prendre les paroles au sérieux, à reprendre la prière pour l’Evangélisation qui avait déjà été récitée pendant l’Eucharistie.

Esprit Saint,

Je t’offre mon corps, mon âme et mon esprit

Je mets à ta disposition tout mon temps, tout ce que je possède et tout ce que je suis.

Remplis mon cœur, éclaire mon intelligence et conduis ma volonté.

Rends-moi humble et confiant, pour que je puisse quitter tout mal et vivre dans la sainteté.

Que par toi, ma vie soit un acte d’amour au service de mes frères

Pour leur salut et pour la gloire de Dieu. Amen

VEILLEE FINALE : SPECTACLE SUR SAINT PAUL  PAR LA FRATERNITÉ DE TIBÉRIADE

La Fraternité de Tibériade nous offre un magnifique spectacle sur Saint Paul, modèle pour l’évangélisation. Il a été créé à l’occasion de l’année St Paul et sera donné cette année aux JMJ à Madrid.

Ce spectacle présente de manière très vivante avec un décor très suggestif et un soutien musical très adapté, la vie et le message de Paul, celui qui a engendré les païens à la foi et qui a bien compris et exprimé la profondeur du mystère du Christ. Il a des choses à nous apprendre aujourd’hui. Très applaudis, les frères et sœurs de la Fraternité de Tibériade nous ont aidés à mieux connaître le chemin de ce géant de la foi que fut Paul.

La soirée se prolongea par une démarche personnelle devant le Saint Sacrement. Chacun a reçu un petit papier comportant deux colonnes identiques, « mon exemplaire » et « l’exemplaire du Seigneur » avec divers engagement proposés au service de l’évangélisation. Nous avons été invités à cocher les points que nous nous engagions à respecter en tout cas d’ici la session de 2012 à Bruxelles, à garder notre exemplaire et à déposer l’exemplaire pour le Seigneur au pied du Saint Sacrement.
____________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

Beauraing 2011: Vendredi 29 juillet 2011 Journée de jeûne et de réconciliation

LOUANGE ET TEMOIGNAGES

La matinée commence par un temps de louange très animé qui ouvre le cœur pour toute la journée. Déjà de nombreux prêtres sont à la disposition des frères et sœurs sur les bancs de l’esplanade pour y donner le sacrement de réconciliation que notre berger Danny-Pierre nous encourage vivement à vivre, tous, durant la session.

Rachel et Sébastien donnent ensuite chacun leur témoignage sur les grâces reçues lors de sessions.

Rachel, 23 ans, raconte sa conversion à la session de Banneux 2010 où elle a désiré recevoir le sacrement de confirmation. Au moment de l’onction d’huile , elle a ressenti une forte chaleur dans son cœur. « Ma vie a changé, dit-elle, Jésus a mis en moi le désir de le servir. Je savais que beaucoup de choses devraient changer », et elle en donne quelques détails ; elle a commencé à faire de belles découvertes. Elle est active dans Jeunesse 2000. « Je veux encourager les jeunes. Faites confiance au Christ…je suis heureuse. ».

Monseigneur Rémy Vancottem, présent parmi nous pour la journée, va vers Rachel qu’il a confirmée l’an passé pour la bénir et se réjouir avec nous de toutes des merveilles du Seigneur.

Sébastien, 18 ans, a vécu quelque chose de magnifique au cours de cette session.

 «  Mercredi soir je n’étais pas bien à cause de quelque chose qui rongeait mon cœur. Je me suis confié à quelqu’un qui m’a encouragé à aller trouver une équipe Ecoute-Prière. Hier matin, j’ai été vers une de ces équipes. Et puis il ya eu la marche vers Tibériade. Pendant la soirée on a prié sur moi et c’est comme si toute ma souffrance était partie d’un coup. Inexplicable ! Le Seigneur est fort et il est là ».

Ce temps de louange se termine par une farandole joyeuse des enfants puis des jeunes qui partent rejoindre leurs chapiteaux respectifs. Les enfants marcheront jusqu’à Tibériade et les jeunes auront un enseignement du Père Wilhélem.

Danny-Pierre envoie les adultes en les encourageant à faire en ce jour l’expérience du jeûne et de l’adoration.

ENSEIGNEMENT DU FRERE MARC (COMMUNAUTE DE TIBERIADE°)

Aimer l’Eglise

C’est une grand joie pour moi d’être à Beauraing et de vous parler de celle que j’aime : l’Eglise. Cette grâce d’aimer l’Eglise, je l’ai reçue comme un don de Dieu. Au début, j’attendais une fiancée et dans la cabane où je vivais, j’avais construit un lit avec dix planches. Je me disais que quand je serais marié, j’en rajouterais dix autres. Le Seigneur me donna de la rencontrer. Elle était bien sûr mignonne. Elle était infirmière et aimait le Seigneur. Mon Père qui craignait que je lui ramène une demie-sauvage, vu ma vie rustique était satisfait. Un jour elle me demanda : « ne crois tu pas que le Seigneur t’appelle à une autre vocation ? ». Lors d’une très belle liturgie célébrée à Chevetogne le jour de Pâques, j’ai senti un appel intérieur de donner ma vie au Christ. C’est l’Eglise qui était devenue la plus belle des fiancées et des épouses. J’aimais le Christ depuis longtemps, mais l’Eglise était pour moi plutôt une structure, mais ce jour-là, je la découvris radieuse de la lumière du Christ. On ne peut aimer le Christ sans l’Eglise. Elle est la chair du Christ et ma propre chair. Pour répondre à cette vocation, l’intuition m’a été donnée d’offrir à l’Eglise une bande de sœurs et de frères qui essayent de vivre la fraîcheur et la radicalité de l’Evangile, d’amener les jeunes et les familles à aimer l’Eglise. Nous avons vécu bien des épreuves, mais le Christ est ressuscité et vivant. Le grand péché de l’homme, c’est de ne pas croire que Jésus est ressuscité.

L’Eglise nous offre des trésors de vie.

    Le premier trésor est cette capacité d’aimer l’Eglise. On apprend plus en l’admirant qu’en la critiquant. On connaît ses péchés parfois graves et ses limites, mais sans l’Eglise, le monde serait mort et froid. Elle vient au secours de l’humanité. Et quand elle est ridiculisée, c’est ma propre chair et l’humanité toute entière qui est blessée. Elle est secouée par ceux qui s’érigent en juges et la divisent, mais on ne peut la connaître qu’en l’aimant. Elle n’est pas en retard, comme on le croit. Elle est plutôt en avance car elle travaille pour le temps présent, mais aussi pour l’éternité.
    L’Eglise nous donne aussi la Parole de Dieu. Lisez la Bible avec l’aide de l’Esprit-Saint. Elle est la source de nos inspirations. Continuez à manger ce pain, c’est essentiel. Partagez-le avec d’autres. Laissez-vous transformer par l’Evangile. L’Eglise nous en offre des traductions qui sont accessibles à tous. La Parole de Dieu est une source d’information pour votre vie intérieure.
    L’Eglise est traversée par un fleuve d’eau vive, par ce murmure de la présence de l’Esprit-Saint. Recevons cette douce ivresse de l’Esprit-Saint. Montez souvent dans la chambre haute de notre cœur pour prier l’Esprit-Saint avec Marie. « Je crois en l’Esprit-Saint, à la Sainte Eglise catholique à la communion des saints ». Elle est magnifique cette prière du Credo. Nous sommes en communion les uns avec les autres, pas seulement ceux du ciel mais aussi ceux de la terre où nous sommes ensemble. Il y a dans le bréviaire une petite oraison : «Père, réponds à ton Eglise en prière quand le souffle en elle s’épuise, fais-la vivre du souffle de ton Esprit ». Je vois l’Eglise comme un voilier au large avec les voiles de l’Esprit. Nous n’y sommes pas seuls. On ne peut en même temps tenir le gouvernail, tenir les voiles et lancer le filet pour pêcher.
    La Croix du Christ. Beaucoup portent une croix autour du cou. Vous avez beaucoup prié à la suite d’un accident tragique de deux de nos frères. Olivier est depuis lors ressuscité et David est récemment sorti du coma. Sur son chemin, il nous dit des paroles magnifiques.

Tout se tient dans l’Eglise. L’Esprit souffle en nous et nous envoie au large. C’est un trésor à communiquer et à aimer, une perle précieuse. Nous sommes prêts à vendre tout ce que nous possédons pour découvrir la profondeur du Christ.

L’Eglise existe pour évangéliser. Le Chrétien est en état de mission. Notre foi nous est donnée dans la mesure où nous la partageons au-delà de nos doutes. Une paroisse vit dans la mesure où elle est missionnaire. J’ai récemment lu dans Vers l’Avenir un article avec un gros titre : « Le catholicisme en chute libre ». On y annonçait qu’en 2050, seulement 1,6 % des habitants iraient encore à la messe. Mais l’Eglise est dans la liberté de l’Esprit-Saint. On ne peut l’enfermer dans des statistiques ! L’Evangélisation est devenue une urgence, car sans le Christ, c’est la société qui est en chute libre ! Vivre sans Dieu, c’est se condamner à la dictature. Le Christ est source de paix et de bonheur.  L’Evangélisation n’est pas une option mais une condition de sainteté, de santé pour notre pays. On peut évangéliser de plusieurs façons. Rappelons nous les mamouchkas qui résistaient sous le régime communiste, ayant reçu la foi de leurs mères. Ce sont aussi les grands-mères d’aujourd’hui, toutes les femmes et toutes les hommes qui prient. Il y a des vieilles personnes dans l’église mais aussi un grand nombre de jeunes comme ici à la session, à Taizé ou à Tibériade . Le Christ et sa mère aiment toutes les générations. Le curé de l’Ile Bouchard avait fait demander à la Vierge qui y était apparue, pourquoi elle était venue dans sa paroisse. Elle a répondu qu’elle a vu tous les soirs dans sa maison quelques veilles femmes venues prier et que cela touchait son cœur de mère.

Merci pour tous ces saints qui sont aussi un trésor. Ce sont les chefs d’œuvre de l’Esprit saint. La sainteté est possible dans tous les états de vie. Il ne faut pas être un héros. Quand on prie sans cesse le Christ, on finit par lui ressembler. Beaucoup de laïcs ont pu se sanctifier dans les conditions ordinaires de la vie. L’Eglise est une école de sainteté. Choisir la sainteté c’est simplement choisir cette parole de Dieu : « ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres comme je vous ai aimés ». On cherche la nouveauté, mais toute communauté qui s’aime est nouvelle. Jean-Paul II dans sa lettre du nouveau millénaire, nous dit : «Beaucoup de choses nécessaires dans le nouveau siècle seront utiles pour l’Eglise, mais si l’amour, la charité font défaut, tout cela sera inutile. » La charité est vraiment le cœur de l’Eglise.

L’Eglise continue à grandir. Il y a aujourd’hui plus de baptisés qu’hier dans la monde. Soyez plus admiratifs que critiques. Soyons émerveillés du don de Dieu que constitue un frère ou une sœur. Soyez émerveillés de leur sourire. Soyez émerveillés de la création.

Pour terminer, je voudrais vous lire quelques extraits de l’Apocalypse (chapitres 21 et 22): « Alors, j’ai vu un ciel nouveau, une terre nouvelle. Car le premier ciel et la première terre avaient disparu. Il n’y avait plus de mer. J’ai vu descendre du ciel d’auprès de Dieu la cité sainte, la Jérusalem nouvelle de près comme une fiancée, parée pour son époux. J’ai entendu la voix puissante qui venait du trône divin. Elle disait : voici la demeure de Dieu avec les hommes. Je viens. Viens, je te montrerai la fiancée, l’épouse de l’Agneau. Il m’entraîna par l’Esprit sur une haute montagne, il me montra la cité sainte Jérusalem qui descendait du ciel d’auprès de Dieu et elle resplendissait de la gloire de Dieu. La Cité sainte, elle n’a pas besoin de la lumière du soleil ni de la lune car la gloire de Dieu illumine. Sa source de lumière c’est l’Agneau. Puis l’ange me montra l’eau de la vie, un fleuve resplendissant comme du crystal qui jaillit du trône de Dieu de l’agneau au milieu de la place de la ville. Entre deux bras du fleuve il y avait un arbre de vie qui donne son fruit douze fois. Chaque fois il produit son fruit. Et les feuilles de cet arbre sont un remède pour les nations païennes. Il n’y aura plus aucune malédiction. Le trône de Dieu et de l’Agneau sera dans la ville. Les serviteurs de Dieu lui rendront un culte. L’Esprit et l’épouse disent « viens ». Celui qui entend qu’il dise « viens ». Celui qui a soif, qu’il approche. Celui qui le désire, qu’il boive de l’eau de la vie gratuitement. Amen. Viens Seigneur Jésus » .

A la fin de sa conférence, le frère Marc sort une colombe vivante en proclamant « laissez-vous conduire par l’Esprit-Saint. Annoncez le Christ avec l’Esprit-Saint. Vous avez reçu des tas d’enseignements. Vous en savez assez…Partagez votre connaissance du Christ ».

Frère Marc et ses frères avaient encore une surprise : un agneau vivant, figure de l’Agneau de Dieu… Le Christ s’est fait agneau, mais il est aussi le berger. Les pasteurs de l’Eglise sont aussi des pasteurs à son image. Merci à eux.

Deux sœurs de la Fraternité de Tibériade clôturent l’enseignement par un chant exprimant la joie de suivre le Christ.

ATELIERS( ADULTES)

°(Re) Découvrir l’Amour de Dieu pour moi et l’annoncer     Ecole d’évangélisation St André

(Parcours sur 3 jours)

° Vie charismatique   ( Parcours sur 3 jours)         Père F-R. Wilhélem

° Hors de l’Eglise , point de salut ?                  Mgr. Léonard

°Initiation au chapelet      Sœur Louise

° Le pardon    Gaby Lebeni

° Découvrir Beauraing

° Le Cénacle( Communauté d’accueil des drogués)

ATELIERS POUR LES JEUNES

° Le suicide     Danny-Pierre Hillewaert

° Les charismes   Jean-Philippe Renders

° La sexualité      Véronique Hargot

° Les Esprits    Père Jacques Misson et Laurette Debaix

EUCHARISTIE DES ADULTES : HOMÉLIE DE MGR. A.J.LEONARD

Lectures : 1 Jn, 4, 7-16  : Dieu est amour

                  Jn, 11, 19-27 : Dialogue entre Jésus et Marthe après la mort de Lazare.

Jamais, nous ne nous émerveillerons suffisamment de ce que Jean nous dit dans la première lecture. « Ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est Lui qui nous a aimés en premier. » Sans cela, notre vie serait un tourment perpétuel. Ai-je fait ce qu’il faut pour répondre à l’attente de Dieu ? Suis-je digne de son amour ? Dieu n’a pas attendu que nous soyons aimables pour nous aimer car alors, nous aurions pu attendre longtemps. Il nous a aimés et nous a envoyé son Fils, victime offerte pour couvrir nos péchés. Il faut toute une vie pour découvrir cela. Certes, nous le savons avec notre cerveau, mais il faut toute une vie pour faire descendre cela dans notre cœur. C’est un chemin de foi qui n’est jamais terminé. Marthe peut nous y encourager. Elle ne s’occupe pas seulement des tâches ménagères comme le raconte un autre passage de l’Evangile, c’est aussi une femme de foi.

La première phrase est déjà une profession de foi : « Si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort ». Mais il y a dans cette déclaration un peu d’acidité. Tu aurais pu être là, semblait-elle vouloir dire. Jésus savait depuis deux jours que Lazare était mourant, et pourtant, il est resté là où il était.

La deuxième parole de Marthe relève d’une foi plus profonde où  le fiel a disparu : « Mais je sais que maintenant encore, Dieu t’accordera tout ce que tu lui demanderas. ». Elle se confie à la prière de Jésus. A cet acte de foi, Jésus répond « ton frère ressuscitera ».

Et puis, il y a un nouvel acte de foi. Marthe fait partie de l’élite juive qui, avec les pharisiens, croit à la résurrection des morts. Elle le croit, mais ne s’en satisfait pas. Cela ne l’arrange pas que Lazare ne ressuscite qu’au dernier jour Et Jésus lui répond : « Je suis la résurrection et la vie ». La résurrection n’aura pas seulement lieu à la fin des temps ; elle est déjà présente dans la personne de Jésus, le vivant par excellence. Jésus prononce souvent le mot « JE » dans l’Evangile. « Celui qui croit en MOI même s’il meurt, vivra ».  Il ne mourra jamais, mais vivra pour l’éternité dans ce monde nouveau inauguré par Jésus ressuscité. Après ces trois professions de foi de Marthe, vient la question décisive de Jésus : « Crois du cela ? ». Et Marthe répond : « Seigneur, oui, tu es le Messie, le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde. » Dieu en personne venu dans le monde !   Avec celle Thomas c’est une des plus belles professions de foi de l’Evangile. Cette question posée à Marthe, il nous la pose à nous ce soir :  Croyez-vous que Jésus est vraiment le Fils de Dieu venu dans le monde, qu’Il est le Messie, qu’Il est, Lui, la résurrection et la vie et que, branchés sur Lui, vous êtes créés, vous aussi, non pas pour la mort ou la pourriture, mais pour la vie ? Vous avez répondu OUI, mais ce n’est pas pour autant fini. C’est un chemin de conversion qui dure toute la vie. Dans la première lecture, Jean détaille le contenu de cette foi. « Voici comment Dieu a manifesté son amour – on est attentif devant une déclaration pareille ! – Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde pour que nous vivions par Lui »

Les efforts moraux sont certes nécessaires mais nous ne sommes pas un corps culpabilisé. Son amour est gratuit ; il ne dépend pas de nos mérites. Il subsiste malgré nos fautes, par la grâce du sacrement de réconciliation. « Voilà à quoi je reconnais l’amour. Ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, c’est Lui qui nous a aimés en premier. Il a envoyé son Fils qui est la victime offerte » . « Nous, nous avons reconnu et nous avons cru que l’amour de Dieu est parmi nous. Et nous qui avons vu, nous attestons que le Père a envoyé son Fils comme sauveur du monde. ». C’est le cœur de la foi. Et c’est ce que Marthe proclamait.

Un amour pareil ne peut qu’être partagé. On ne peut ainsi être aimé par Dieu sans laisser couler cet amour au-delà de soi. C’est pourquoi Jean insiste en disant : « Puisque Dieu nous a tant aimés, nous devons aussi nous aimer les uns les autres. » « Voyez comme ils s’aiment », disait-on de la première communauté chrétienne dans les Actes des apôtres.

Dans cette session qui est un des plus beaux événements de l’Eglise de Belgique, nous sommes ici pour accueillir cet amour de Dieu et nous aimer, à commencer pas nos plus proches. Cela semble aller de soi, mais nous devons les aimer avec un cœur nouveau. Rendons grâces pour ces paroles de Marthe, et demandons au Seigneur de pouvoir aimer là où nous sommes. Quand viendra l’heure de la mort, nous perdrons tout : nos facultés mentales et physique, notre fortune et notre pouvoir. La seule chose qui restera sera l’amour reçu de Dieu et des autres. Nous arriverons tout nus mais vivants dans la vie éternelle. Notre seule richesse sera d’avoir goûté à l’amour de Dieu et de l’avoir partagé. Tout le reste nous paraîtra ridiculement vain. C’est l’unique nécessaire dont Jésus parlait lorsqu’il reprochait à Marthe son agitation.

VEILLEE DE RECONCILIATION AVEC L’EGLISE

Ceux qui pensaient à une soirée où ne seraient évoqués que les récents dossiers douloureux de l’Eglise, auront été surpris par l’ouverture magnifique de veillée.

Après la lecture de l’Evangile du lavement des pieds, Danny-Pierre a évoqué en guise d’introduction les blessures que nous causons au Corps du Christ lorsque nous ne le laissons pas agir en nous par son Esprit. Lorsqu’ un chrétien blesse son frère, le juge ou lui fait du mal, il blesse le corps du Christ

En présence de plusieurs évêques, Mgr A.J. Léonard, Mgr Léon Lemmens, Mgr J-L. Hudsyn et Mgr Jean Kockerols, l’assemblée a vécu une alternance de « merci » et de « pardon » pour toutes sortes de situations et réalités vécues au sein de l’Eglise entendue largement comme le Corps du Christ dont nous faisons tous partie. Ces évocations étaient suivies chaque fois d’une prière en rapport avec les thèmes évoqués  et d’une démarche personnelle.

Une Hymne à la croix est chantée par l’assemblée tandis que Danny-Pierre élève la croix du Christ et la propose au regard de l’assemblée.

A tour de rôle les évêques prennent la parole brièvement.

Mgr Léonard :  «  Aujourd’hui, comme alors,( Jean chapitre 8 la femme adultère l’Église est traînée dans la boue comme la femme adultère devant ses juges. Parfois elle le mérite…Jésus, aujourd’hui comme alors, se tourne vers les accusateurs et dit : que celui d’entre vous qui n’a jamais péché lui jette la première pierre…silence…personne ne t’a condamnée. Va et ne pêche plus ».

Mgr Hudsyn : « L’Eglise ne peut pas abandonner la façon d’aimer qui consiste à respecter les différences et cela, dans le dialogue et parfois le pardon. C’est un travail difficile … Il y a bien des choses qui nous divisent. Il faut, comme le Christ, réconcilier les différences dans la communion et le partage. Ceci est important pour l’Eglise, la société et le pays. »

Mgr Lemmens : « Je suis heureux car je sens votre foi et votre amour pour Jésus. Je sens la présence de l’Esprit. Votre session est une perle pour notre Eglise et notre pays ». Commentant la figure de Marthe, sœur de Lazare, il souligne le désir de Jésus que, nous qui sommes des hommes et des femmes de foi, devenions plus croyants et que nous soyons davantage instruments de sa miséricorde, surtout auprès des petits.

Mgr Kockerols : « On a rendu grâces pour la bénédiction qu’est l’Eglise. On a évoqué tant de grâces, mais aussi des blessures et des cassures dans l’Eglise, comme celle vécues dans nos familles. Les pardons dans les familles et dans l’Eglise sont parfois coûteux et demandent de la prière et de la patience. Dans votre vie de famille et dans la vie de l’Eglise, soyez habités du désir du pardon pour recevoir la grâce, le moment venu, de pardonner. »

Ensuite il est proposé à chacun de s’avancer vers un évêque ou un prêtre pour réaffirmer son choix d’être chrétien, pour accueillir la bénédiction et recevoir une parole de Jean-Paul II

La soirée se termine par l’échange de la paix.
____________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

Beauraing 2011: Jeudi 28 juillet 2011

Temps de louange

Toutes générations confondues, le journée commence par un long temps de louange et la lecture de la Parole de Dieu : l’Evangile du semeur  Luc 8(4-5)

En guise d’introduction, Danny-Pierre nous annonce un cadeau de la part du Seigneur : une journée de jeûne vendredi pour les adultes. Dieu nous donnera la grâce de le vivre. Le jeûne comme la prière est un chemin pour aller vers la sainteté.

Il encourage aussi chacun à profiter de la session pour se confesser. Enfin il parle des équipes écoute-prière qui sont là pour écouter et prier avec ceux qui ont des problèmes ou souhaitent obtenir une grâce.

Enseignement du Père Wilhélem

Marqués par le baptême

Vous avez certainement été marqués comme moi par le témoignage de Diogo hier soir. Il est bouleversant de voir comment  le Seigneur nous poursuit. Mais quand nous avons la chance de connaître le Seigneur, la question se pose de savoir comment continuer sur ce chemin d’amitié avec le Seigneur. Le Seigneur nous a donné un équipement adapté à notre marche vers Lui. Cet équipement, c’est le baptême.  « Comment allons-nous comparer le Royaume de Dieu ? Ou par quelle parabole allons-nous le figurer ? C’est comme un grain de sénevé qui, lorsqu’on le sème sur la terre est la plus petite des graines qui sont sur la terre ; mais une fois semé, il monte et devient la plus grande de toutes les plantes potagères, et il pousse de grandes branches, au point que les oiseaux du ciel peuvent s’abriter sous son ombre.» (Marc,  4,30-32).

Dans la petitesse du grain réside une force extraordinaire. Un grain minuscule devient la plus grande des plantes. On peut écraser un gland en marchant sur lui, mais quand il est devenu grand, comment marcher sur un chêne ? La puissance de vie d’une semence est incroyable. « Il en est du Royaume de Dieu, comme un homme qui aurait jeté du grain en terre : qu’il dorme et qu’il se lève, nuit et jour, la demande germe et pousse, il ne sait comment » (Marc, 4, 26-27). Une graine a été déposée en nous lors de notre baptême. Nous y avons reçu la vie de Dieu qui possède une formidable force d’expansion. L’apôtre Pierre nous dit « Les précieuses, les plus grandes promesses nous ont été données, afin que vous deveniez ainsi participants de la nature divine. » (2 Pierre,1,4).

Participer à la vie divine : c’est un don inouï. Nous devons prendre conscience de cette vie divine qui est en nous et qui aspire à la croissance. Dieu ne nous la retirera jamais. Il nous l’a donnée une fois pour toutes. Nous devons mener notre baptême jusqu’au bout, c'est-à-dire jusqu’à la sainteté qui en constitue le plein épanouissement.  Dans la lettre de feu qu’il a écrite à la fin du jubilé de l’an 2000 qui a pour titre « Au début du nouveau millénaire » le Pape Jean-Paul II nous le rappelle : demander à quelqu’un « veux-tu recevoir le baptême », c’est lui demander « voulez-vous être saint ». Voulez-vous devenir saint, demande le Père à l’assemblée ? Que Dieu réalise le « oui » que vous avez prononcé. Le psaume 119 que nous avons commenté hier nous rappelle la joie que représente le fait de vivre les exigences de Dieu. Cette joie n’exclut pas la souffrance. La mer peut être très agitée en surface par la tempête mais cela n’empêche pas la paix et le calme des profondeurs. Sachons descendre dans cette zone des profondeurs de notre cœur où le Seigneur nous donne la paix nécessaire pour porter la croix du moment.

Mais Dieu reste Dieu. Il est le Tout Autre. Je suis une créature marquée par le péché, mais Dieu nous donne malgré cela les moyens de le rencontrer, grâce aux équipements reçus lors de notre baptême : la Foi, l’Espérance et la Charité.

La Foi, c’est la porte d’entrée. Par un simple acte de foi, je peux entrer en contact avec Dieu lui-même et pas seulement avec l’idée de Dieu .

L’Espérance, c’est le moteur, le dynamisme qui me pousse vers Dieu. Ce sont les ailes de l’oiseau. L’Espérance présente un double mouvement :celui qui me pousse vers Dieu et celui par lequel Dieu m’aspire. J’attends Dieu comme l’oisillon qui attend  la becquetée de sa mère. La vie spirituelle n’est pas une performance sportive, elle s’appuie sur la force de Dieu.

La Charité, c’est l’amour, l’agapè,  un mot grec peu utilisé à l’époque mais que les premiers chrétiens ont chargé de sens pour signifier la nouveauté de l’amour de Dieu. La Charité est un travail d’union avec  Dieu. La charité, c’est cette plénitude de sainteté dans mon cœur.

Foi, Espérance et charité sont des vertus que je dois mettre en œuvre, mais je suis faible et maladroit.  Il faut que le Saint-Esprit m’y aide par ses dons. Le Saint-Esprit nous aide à avoir une foi plus affinée, une espérance plus forte et à nous unir au Seigneur avec une charité qui grandit sans cesse. Nous avons tous cette expérience du don de l’Esprit lorsque nous devons entreprendre une démarche difficile ou lorsque nous avons besoin de lumière pour une décision importante.

Dans cette avancée vers Dieu, nous y allons d’une double manière : active par la Foi, l’Espérance et la Charité et réceptive par notre docilité aux motions de l’Esprit-Saint. Une des grâces du Renouveau, c’est de nous rendre attentifs à cette réceptivité. Nous devons étudier autant les dons du Saint-Esprit que le charismes.

Je ne vais pas citer ici les nombreux passages des lettres de Saint Paul qui traitent des charismes (notamment  I Cor, 12,4 et svt) mais il faut rappeler que ce sont des dons pour la croissance du Corps, pour les autres. Les charismes ne constituent pas un but en eux-mêmes. Dans un groupe de prière, la Parole est centrale. Il ne faut pas chercher d’abord dans la Parole ce qui correspond à mon expérience, mais c’est à partir de la Parole que nous pouvons louer. Nous devons réfléchir  à la place de la Parole dans notre groupe. La louange n’est pas un » juke box » où les chants s’enchaînent les uns sur les autres. Il ne faut pas avoir peur des  moments de silence. Le rythme de la louange suit la docilité à l’Esprit. C’est de là que naît notre intercession qui doit rester plus ou moins en rapport avec la Parole donnée. N’oublions pas non plus la dimension fraternelle du groupe de prière.

Les charismes ne doivent  pas être recherchés pour eux-mêmes. Il apparaissent dans un don de soi au service de l’Eglise. Il arrive que les charismes disparaissent. Il n’y a pas de réponse toute faite, mais il faut certainement s’interroger sur la dimension du témoignage. Le groupe est-il assez évangélisateur ? N’est-il pas devenu un « groupe de piété ».

Dans l’histoire de l’Eglise, on s’est souvent interrogé sur les rapport entre la prière et l’action. La clé se trouve dans la docilité à l’Esprit-Saint. C’est le même Esprit-Saint que nous trouvons dans la prière et qui se manifeste dans l’action apostolique. Nous devons être des «théophores », des porteurs de Dieu. Il s’agit d’abord  d’un témoignage par notre être. Lorsque quelqu’un porte Dieu, cela se sent. Comme un radiateur qui chauffe : on ne le voit pas, mais on le sent.

Pour cela la prière est essentielle. Une des grâces du Renouveau, c’est d’avoir découvert l’importance de la prière, de la prière de louange, mais aussi de l’oraison silencieuse, de ce cœur à cœur avec Dieu.

Avant de terminer, je voudrais rappeler que dans notre marche vers Dieu, il y a des passages divers. Après l’enthousiasme du début, on éprouve souvent une période de sécheresse, une nuit comme disent les mystiques. Il ne s’agit pas d’un signe de régression mais bien d’une progression. L’accompagnateur spirituel peut être d’une grande aide dans ce cas. Dieu se situe bien au-delà de notre sensibilité. Cela implique qu’une période de purification peut être nécessaire pour nous conduire au-delà de nous-mêmes. Courage si le Seigneur nous fait avancer et que, en raison même de cette avancée, nous nous trouvons dans l’aridité.

Pour finir, deux citations du Père carme Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, auteur du livre « Je veux voir Dieu » qui unissent le paradoxe de la richesse et de la pauvreté.

« Tous ceux qui ont travaillé dans l’Eglise ont senti leur pauvreté. Il faut sentir sa pauvreté pour appeler Dieu. Quand on sent sa force, on travaille avec sa force. Quand on sent sa pauvreté, on est obligé d’appeler continuellement Dieu. Cette pauvreté, cette privation oblige à aller à Dieu. C’est la formation que Dieu  impose aux âmes avec qui il veut travailler.  Il leur fait sentir leur rien,  leur pauvreté pour qu’ils l’appellent. Il crée en elles la docilité par la pauvreté. Il en fait des mendiants pour les rendre dociles. Dieu crée la docilité par la pauvreté spirituelle ».

 C’est vrai que la docilité à l’Esprit-Saint est souvent vécue dans une impression de pauvreté qui laisse la place à Dieu mais qui comble notre cœur. Un saint c’est quelqu’un qui prend en même temps conscience de sa pauvreté et de la richesse incroyable de Dieu qui est en lui.

Après-midi : temps des ateliers pour les adultes et  marche des jeunes vers Tibériade.

Ateliers

    (Re) l’Amour de Dieu pour moi et l’annoncer     Ecole d’évangélisation St André (Parcours sur 3 jours)
    Vie charismatique   ( Parcours sur 3 jours)         Père F-R. Wilhélem
    Présentation des cours Alpha                             Georges Bouchez
    Péché et blessure                                                 Père Pierre Depelchin s.j
    Témoignage d’un voyante de Beauraing              Gilberte

Les ateliers comme les enseignements  ont été enregistrés  sur CD.

Eucharistie des adultes : homélie du Père Wilhélem

La parabole du jour est celle du semeur : la parole de Dieu est la semence qui ne porte durablement du fruit que si elle tombe dans de la bonne terre. Mais quelle sorte de terre sommes-nous, se demande le Père Wilhélem ? Des cailloux : nous entendons la parole mais le diable survient pour nous l’enlever. Où sommes nous pris dans les ronces avec les soucis, les richesses ou les plaisirs qui nous étouffent ? En réalité, nous sommes toutes les terres à la fois. Lorsque la parole tombe dans un cœur généreux qui persévère, nous portons beaucoup de fruit. Il faut que la bonne terre gagne dans notre cœur, que les pierres et les ronces soient évacuées. Mais, comme dans l’Ancien Testament avec Israël, Dieu est confronté à la dureté de notre cœur. Il nous offre cependant la réconciliation. Il ne faut pas se décourager si nous sommes amenés à revenir toujours à la même pierre qui nous tracasse. Il faut se rappeler que ce n’est pas nous qui pouvons déraciner les ronces mais bien la grâce de Dieu. Nous devons avoir la persévérance et l’humilité de revenir avec les mêmes choses. La victoire est possible quand nous confions notre pauvreté au Seigneur. Le sacrement est le lieu des victoires du Seigneur. Il en va de même pour l’Eucharistie. Quand on prend conscience de ce qu’est vraiment l’Eucharistie, on se dit qu’une seule suffirait pour nous conduire à la sainteté. Mais le Seigneur respecte notre lenteur. Certains se -demandent : pourquoi communier ? Mais on peut renverser la question : où en serions-nous si nous n’avions pas communié ? Le Seigneur est un Dieu patient « lent à la colère et plein d’amour ». C’est donc avec une grande confiance que nous oserons nous approcher de la réconciliation et de l’Eucharistie. Rendons grâce au Seigneur pour sa patience ; soyons aussi patients avec nous-mêmes et avaçons.

Echo de la Marche des jeunes vers Tibériade

Plus de 200 jeunes ont marché de Beauraing à Lavaux-St-Anne où ils ont rejoint la Fraternité Tibériade…à pieds secs pour une bonne partie d’entre eux mais les deniers ont été arrosés…

Cheminant en fraternité, ils ont partagé sur leur vie de prière, leur pratique et leurs difficultés. Ils ont aussi découvert et même vécu les diverses formes de prière : prière en silence et prière de la parole sur l’Evangile du semeur, louange et chapelet, adoration et intercession.

Ils ont ensuite participé à l’Eucharistie avec les frères et sœurs de Tibériade. Dans son homélie, frère Marc a parcouru les textes du jour. Il a notamment rappelé aux jeunes que le Royaume de Dieu a commencé comme une petite graine. Jésus a aussi démarré avec quelques disciples et aujourd’hui l’Eglise s’est largement étendue.  A propos des filets jetés à la mer qui évoquent le jugement dernier, il a souligné que nous serons jugés à l’amour que nous avons donné. Il faut dès ici bas s’habituer aux mœurs du Royaume de Dieu qui sont d’aimer. Pour terminer , il lança aux jeunes : « Suivez le Christ, vous avez marché avec Lui cet après-midi…Regardez devant vous. Croyez que vous êtes tous dans la main de Dieu.

On assiste ensuite à la présentation de Faustine, 8 jours, venue en famille. « Comme elle est dans les bras de sa maman, vous êtes dans les bras de Dieu. »

Après le repas pris sur place, les jeunes ont vécu une veillée avec la Fraternité de Tibériade où ils ont eu l’occasion de vivre le sacrement de réconciliation ou de s’adresser à une équipe « Ecoute- prière ».

Veillé de compassion, adoration et guérison

La soirée est placée sous le signe de la miséricorde de Dieu. Nous sommes invités à entrer dans la veillée avec la foi que nous proclamons tous ensemble avec les mots du Credo. Croyons-nous en ces paroles ? Danny-Pierre nous exhorte à la foi en la toute puissance de l’Amour du Seigneur pour nous et nous invite à ouvrir notre cœur à son action. Il est relayé par le frère Gaby Lebeni qui nous rappelle que Jésus dit à chacun de nous «Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau et je vous soulagerai ». Avec des paroles très convaincantes, il nous invite à ne pas laisser passer cette occasion. Jésus veut nous toucher et nous montrer combien il nous aime.

L’assemblée accueille le Saint Sacrement. Il est proposé à chacun de demander la prière fraternelle. Dans une atmosphère de recueillement, bien soutenue par le chant de la chorale, la prière s’élève comme l’encens vers le Seigneur…

Le moment est venu d’un dernier passage de Jésus-Eucharistie dans les allées, au cours duquel de nombreuses paroles de connaissance sont données. Il est instamment demandé à ceux qui en ont bénéficié d’en témoigner dans leurs groupes de prière ; une manière de rendre grâces.
____________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

Beauraing 2011: Mercredi 27 juillet 2011

Célébration d’ouverture et exhortation du Père Wilhélem

Jeunes et vieux se sont réjouis ensemble dans une louange joyeuse pour ouvrir la session.

Actes 4, 32-33 : « La multitude des croyants n’avait qu’un seul cœur et qu’une âme. Nul ne disait sien ce qui lui appartenait, mais entre eux tout était commun. Avec beaucoup de puissance, les apôtres rendaient témoignage à la résurrection du Seigneur Jésus et ils jouissaient tous d’une grande faveur. »

Danny-Pierre Hillewaert, berger de la session invite les participants à accueillir l’Esprit-Saint pour qu’il puisse agir avec force et puissance au cours de la session. Il invite les participants à ne pas être des chrétiens de demi-mesure. Soyez des saints : vous êtes en effet tous appelés par le Christ. »

Le Vice-Recteur du sanctuaire de Beauraing, l’abbé Christophe Rouard propose de consacrer cette session au cœur de Marie et rappelle la dernière parole de la Vierge lors de son apparition du 3 janvier 1933 qui a été choisie comme thème de cette année 2011 « Sacrifiez-vous pour moi ».

Les participants à la session, enfants, jeunes et adultes reçoivent ensuite chacun individuellement une bénédiction.

Le Père François-Régis Wilhélem prend la parole.

Il faut laisser toute la place qui lui revient à la Parole de Dieu. Nous savons qu’elle est centrale dans les groupes de prière. Elle nous permet de connaître en vérité le cœur du Seigneur. Si nous accueillons cette parole, elle produira du fruit. Et de citer le prophète Isaïe (55, 6-11): « Cherchez Yahvé pendant qu’il se laisse trouver, invoquez-le pendant qu’il est proche. Que le méchant abandonne sa voie et le criminel ses pensées , qu’il revienne à Yahvé qui aura pitié de lui , à notre Dieu car il est riche en pardon. Car vos pensées ne sont pas mes pensées, et mes voies ne sont pas vos voies, oracle de Yahvé. Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant sont élevées mes voies au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées. De même que la pluie et la neige descendent des cieux et n’y retournent pas sans avoir arrosé la terre, sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer pour fournir la semence au semeur et le pain à manger, ainsi en est-il de la parole qui sort de ma bouche, elle ne revient pas vers moi sans effet, sans avoir accompli ce que j’ai voulu et réalisé l’objet de sa mission. »

Oui, la Parole de Dieu est efficace ; demandons donc à Dieu, par l’intercession de la Vierge Marie une grâce d’ouverture. Qu’il fasse fondre les duretés de notre cœur qui se ferme parfois à cette parole.

Le Psalmiste nous dit (Ps 119, 9-16) « Comment, garder pur son chemin ? A observer ta parole. De tout mon cœur, c’est Toi que je cherche, ne m’écarte pas de tes commandements. Dans mon cœur, j’ai conservé tes promesses pour ne point faillir envers Toi. Béni que tu es Yahvé, apprends-moi tes volontés ! De mes lèvres, je les ai tous énumérés, les jugements de ta bouche. Dans la voie de ton témoignage, je jubile plus qu’en toute richesse. Sur tes préceptes, je veux méditer et regarder à tes chemins. Je trouve en tes volontés mes délices, je n’oublie pas ta parole.»

Garder pur son chemin, c’est permettre à l’Evangile, de pénétrer notre cœur et notre vie, Nous avons une réponse à donner à sa Parole

De tout mon cœur c’est Toi que je cherche.  Chercher Dieu, n’est pas une petite distraction de 5 minutes par jour. Cela mobilise tout notre être. Nous avons tous reçu des talents qu’il nous appartient de faire fructifier. Parfois, nous devons gratter jusqu’au fond de notre cœur pour les trouver. Dieu nous veut tout entiers. Souvent, l’homme blessé par le péché résiste à Dieu. Cela fait partie du combat spirituel, comme Jacob qui a lutté toute le nuit contre Dieu. A la fin, tous les deux étaient vaincus. Il nous faudra peut-être reconnaître pendant cette session que nous fuyons la volonté de Dieu. C’est pourquoi, nous devons prier, prier beaucoup, prier toujours comme nous le demande N-D de Beauraing.

Dans mon cœur, j’ai conservé tes promesses pour ne point faillir envers Toi. Dieu nous promet sa force et tout ce dont nous aurons besoin sur notre chemin. Nous avons besoin de conserver les promesses de Dieu dans notre cœur.

De mes lèvres, je les ai tous énumérés, les jugements de ta bouche. Quand on fait fructifier les promesses du Seigneur, on ne peut pas ne pas en témoigner.

Je trouve en tes volontés mes délices, je n’oublie pas ta parole. Que cette parole puisse illuminer toute cette session. Nous sommes faits pour la joie.

Lors de l’inauguration de son pontificat, le Pape Benoît XVI a dit « le Christ est un ami exigeant, mais il donne tout ».  Il l’a prouvé car il s’est livré pour nous. Il nous donne sa paix et sa joie, non à la manière du monde, mais à la manière de l’Evangile : (Jean 15, 9-12) : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez en mon amour.  Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez en mon amour, comme moi j’ai gardé les commandements de mon Père et je demeure en son amour. Je vous dis cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit complète. Voici quel est mon commandement : vous aimer les uns les autres comme je vous ai aimés. ».

Sur tes préceptes, je veux méditer et regarder à tes chemins. Je trouve en tes volontés mes délices, je n’oublie pas ta parole. Seigneur, que ta Parole résonne dans nos cœurs. Fais que nous ne l’oublions jamais. Donne-nous ton Esprit Saint  pour qu’il grave dans nos cœurs la loi du Seigneur.

Jean a écrit : « L’Esprit nous conduit à la vérité toute entière ». Jésus a certes tout dit, mais sa vérité nous illumine par ce travail mystérieux de l’Esprit Saint. Que cela se passe tous les jours, et particulièrement au cours de cette session.

Le Père François-Régis Wilhélem conclut avec la Parole de Jean (15, 14-17) : « Vous êtes mes amis si vous faites ce que vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; mais je vous appelle amis, parce que tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître. Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais c’est moi qui vous ai choisis et vous ai établis pour que vous alliez et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure, afin que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne. Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres. »

Eucharistie présidée par Mgr Van Cottem, évêque de Namur

Dans son homélie, Mgr Van Cottem qui était entouré d’une vingtaine de prêtres a commenté l’Evangile du jour (Mt 13, 44-45). Cet Evangile parle en parabole du Royaume de Dieu en utilisant les deux images du trésor reçu comme un don de la grâce divine et de la perle découverte par celui qui la cherchait. Le Royaume de Dieu est ce que nous cherchons au plus profond de nous, confusément. C’est l’Histoire sainte qui nous permet de découvrir ce qu’est ce Royaume, projet d’amour de Dieu pour l’humanité. Chacun d’entre nous est invité à y entrer en y collaborant. Matthieu insiste sur la disposition du cœur de celui qui découvre le trésor de sa vie. C’est dans la joie qu’il se découvre. Depuis que le Christ est mort et ressuscité et qu’il nous a communiqué l’Esprit-Saint, le Royaume de Dieu est présent comme un trésor caché au cœur de nos existences humaines. Et un jour, nous découvrons dans notre existence quotidienne la présence lumineuse du Christ. Pour découvrir ce trésor, nous devons accepter la réalité humaine bien concrète du champ que nous cultivons avec le poids des personnes et des événements, accepter la vie de l’Eglise à laquelle nous appartenons et pas seulement ce qui nous plaît en elle ;  accepter tout l’Evangile, et pas seulement quelques morceaux choisis. Dans sa joie, l’homme de la parabole vend tout ce qu’il possède et achète le champ. Découvrir le Christ, c’est sortir de la médiocrité de la vie et découvrir le monde non plus comme mon propre miroir, mais comme une réalité dans laquelle Dieu est présent. Dieu est le trésor de notre vie. Il nous est donné d’y découvrir la joie de l’Esprit au tréfonds de nos cœurs. Le désir de Dieu pour chacun, c’est le trésor le plus précieux de notre cœur et aussi le trésor le plus profondément enfoui dans notre existence. Laissons le Christ nous révéler notre joie, laissons l’Esprit-Saint nous y mener comme à une source profonde, la source de notre joie.

Veillée animée par le groupe Christo Bolingo

Au cours de cette veillée pleine de vie, nous avons entendu le magnifique témoignage de Diogo, un jeune brésilien de 30 ans vivant  aujourd’hui à Bruxelles et membre de la Communauté de l’Alliance de la Miséricorde. Il a expliqué comment il est entré dans une secte satanique vers l’âge de 14 ans pour en sortir vers 18 ans grâce à la prière persévérante de ses parents qui ont vécu un véritable combat spirituel et que nous avons pu applaudir chaleureusement car présents à la veillée…grâce aussi à la prière persévérante d’un groupe de prière charismatique de jeunes auquel sa sœur participait. Il s’y rendit un soir dans un esprit de destruction et fut intrigué par la force qui se dégageait et qui l’ empêchait de rentrer ; c’était la force de Jésus qu’il a cherchée à découvrir. Il y reçut la parole Ephésiens (5, 6-16) qui fit l’effet d’une bombe dans sa tête. Il voulait quitter la secte dans laquelle il était enfoncé complètement. Ce ne fut pas sans mal ni sans tiraillement, mais la force du Seigneur fut la plus forte. Ensuite Il reçut le baptême dans l’Esprit et tomba dans un très long repos dans l’Esprit. Rempli de cette nouvelle force et enfin libéré, il brûla tout  le matériel satanique. Il se confessa et fit sa première communion. Six mois plus tard il devint…le berger du groupe de prière.

En conclusion il nous invite à prier beaucoup, à lire la parole de Dieu, à aller à l’Eucharistie et à l’Adoration, à jeûner et surtout à ne pas se décourager dans la prière…alors le Seigneur peut manifester toute sa puissance. Il nous encourage à prier pour la Belgique où il est venu pour évangéliser.

Louana, une jeune fille de 15 ans témoigne de sa rencontre avec le Seigneur au sein du groupe de l’Alliance de la Miséricorde.
___________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

Après la Session de Banneux.

Chers amis,
Nous vous écrivons au lendemain de la session de Banneux.  Après cinq jours de prière dans la louange, de grâces reçues et d’interpellations fortes, le silence revient habiter nos cœurs et nos demeures. Une question monte dans notre cœur.
Celle que Jésus a posée aux foules au sujet de Jean le Baptiste “Qu’êtes-vous allés contempler au désert ? Un roseau agité par le vent ? Alors qu’êtes vous allés voir ? Un homme vêtu de façon délicate ? Mais ceux qui portent des habits délicats se trouvent dans les demeures des rois. Alors qu’êtes-vous allés faire. Voir un prophète ? “ Mt 11, 7-9 Le refrain du chant “Heureux les yeux qui voient… des prophètes et des rois ont voulu voir ça ! “ retentit encore à nos oreilles. Il nous pose aujourd’hui à chacun cette question «Que sommes-nous allés voir à Banneux ?»

Nos yeux ont-il vu des phénomènes merveilleux ou plutôt les merveilles que suscite le Seigneur au sein des anawim, "un peuple petit et pauvre qui aura pour refuge le Nom du Seigneur", qui reçoit tout de Lui et ne garde pas pour lui ce qu'il reçoit.
Des merveilles comme celles-ci…
- En découvrant dès le premier jour le torrent, l’eau qui jaillit et coule vers la piscine installée au milieu de l’église, comment ne pas être saisi par la Parole : «Vous puiserez avec joie à la source de la vie». Ce jaillissement dans lequel a été plongé un enfant qui y a reçu la grâce du baptême, nous rappelle la plénitude de ce sacrement qui nous comble au-delà de toutes les 'vagues de renouveau' que nous pouvons attendre. Cette eau qui, ensuite, fut distribuée à chacun par les serviteurs, est signe de l'action de l’Esprit Saint qui abreuve et désaltère nos vies.
- La présence des enfants et des jeunes au milieu de l'assemblée nous a donné la joie de vivre cette session dans la simplicité du cœur.   A travers la prière de louange, les chants, les danses et les beaux jeux scéniques, ils nous ont aidé à nous tourner vers le Seigneur et à accueillir sa Parole.
- Au sein des cellules de partage, de prière et d’intercession, des souffrances intimes, des mémoires encore habitées par la violence et le non sens des conflits et des génocides, se confient et reçoivent à travers le ministère d’intercession des frères et des sœurs la paix et la délivrance.
- La nuit d’adoration devant le Saint Sacrement déposé dans un décor magnifique, fruit du travail réalisé par une équipe de serviteurs qui, sans compter, a veillé à la beauté des lieux durant toute la session. Le murmure de l'eau accompagnait cette présence de Jésus au milieu de son peuple. Dehors, les prêtres rencontrent les pécheurs pardonnés que nous sommes, des pardons sont donnés, des familles se réconcilient, des vies retournent au Seigneur. Dedans, l’appel à la sainteté retentit à travers la bouche des enfants et le témoignage de Danny-Pierre et, comme les ondes d’un caillou que l’on jette à l’eau, il passe du don personnel de l’Amour de Dieu, Premier en toute chose, l’Unique bien aimé, au cercle plus large des nouvelles Communautés et Mouvements d'Eglise. Nous les avons vues ces Communautés issues de la grâce du Renouveau, ainsi que la Communauté de Sant’Egidio et le Mouvement des Focolari offrir leur charisme à Jésus Eucharistie et entrer dans un pacte d’amour réciproque. En nous donnant la bénédiction, Monseigneur Léonard nous a tous appelés et envoyés témoigner de ce que nous avons reçu.
- L'évangélisation dans les rues autour de la cathédrale St Paul à Liège a donné lieu à de belles rencontres comme celle avec ce jeune homme et son chien. Ils se sont trouvés en paix devant le Saint Sacrement. Un autre nous a accompagnés jusqu'à Banneux.
- Les représentants du Katholieke Charismastische Vernieuwing nous visitent le dernier jour et rejoignent au pied de la croix les chaines humaines formant les sarments de la vigne reliés à Jésus. Ils nous rappellent les liens qui nous unissent à travers tout le pays, francophones, néerlandophones et germanophones au-delà des frontières linguistiques et des divisions.
Et nous pourrions, les uns et les autres, faire mémoire d'autres merveilles encore …
Revenons, cependant, à ce que Danny-Pierre nous a dit au sujet de la conversion de notre vie et de celle de nos groupes de prière. Nous sommes comme des grains que le Seigneur prend tendrement entre ses mains. Si nous n'acceptons pas d'être moulus, nous restons inutilisables pour le Royaume. Seule cette transformation des grains en farine, permettra de faire un pain qui puisse être béni par le Seigneur, rompu et donné au monde.
En cela, il rejoint ce que rappelait Jean-Luc  de la Communauté de l'Emmanuel : le Renouveau a été suscité pour l'évangélisation. La prière a une force d'évangélisation, celle-ci fait venir le Royaume et sauve nos sociétés. Les charismes sont donnés pour être exercés dans le bus, la rue, le milieu de travail… Si les groupes de prière ne s'engagent pas dans l'annonce de la Bonne Nouvelle, ils se replient sur eux-mêmes et disparaîtront. La compassion pour le cœur de Jésus et donc pour toutes celles et ceux qui ne connaissent pas son Amour, nous pousse à nous mettre au service de l’évangélisation. C'est une question de vie pour le Renouveau.
Tout comme se mettre au service de la session. Cette session de Banneux, nous l'avons éprouvé, est comme un trésor que nous portons en des vases d’argile. Ce qui en a fait un signe de la puissance qui vient de Dieu, repose sur la foi, l'humilité et la disponibilité de toutes les personnes qui y ont œuvré. Celles-ci, trop peu nombreuses, ont obéi à l'appel qui leur a été adressé, jusqu'au bout. Puissent de nouvelles personnes entendre cet appel et répondre "Oui, Seigneur, avec toi tout est possible."
Grâces soient rendues au Seigneur pour cette session, qu'Il comble ses bien-aimés de sa douceur et de sa paix.
Gildo et Fabienne Gorza
au service de la grâce du Renouveau
PS : Il est encore possible de se procurer les Cd de la session dont la liste suit en prenant contact avec le Centre du Renouveau Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ou tél 02/ 539.39.24 et en versant la somme de 8,50€ par CD, frais de port inclus au compte :
Centre du Renouveau, n° 310-1134026-85, rue de la Linière ,14 bte 51 à 1060 Bruxelles
1/ Atelier Souffrance 23/07
2/ Atelier Réfugié 23/07
3/ Atelier Eglise et Médias 23/07
4/ Atelier Discernement 22/07
5/ Atelier Education 22/07
6/ Atelier La tendresse du Père (2cd) 23/07
7/ Atelier sur l'occultisme Joseph-Marie Verlinde 21/07
8/ Atelier Vie Charismatique 22/07
9/ Homélie Joseph-Marie Verlinde   20/07
10/ Homélie Mgr Léornard 22/07
11/ Homélie  avec Danny-Pierre H 21/07
12/ Enseignement et Témoigne Danny Pierre et Nadège 24/07
13/ Témoignage et Enseignement Olivier B 21/07
14/ Enseignement Mgr Léonard 22/07
15/ Enseignement de Jean-Luc Moens+Témoignage de Françoise 23/07
16/ Témoignage René Luc 23/07
17/ Témoignage Valentine + Sr Laure + Adoration 22/07
18/ Témoignage Joseph-Marie Verlinde   20/07


 

 

Dernière modification le Samedi, 19 Décembre 2015 17:45

Articles sur notre site


Vous êtes ici: Infos Éventail des propositions Et encore... l’Eglise réconciliée, Revêtez l’homme nouveau