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Bulletin de la 28ème session duRenouveau charismatique francophone

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Bulletin de la 28ème session duRenouveau charismatique francophone

de Belgique

Numéro 1 : mercredi 24 juillet 2013

Rien, jamais, ne nous séparera de l’amour de Dieu

 

Version texte avec photos: Clic

(Texte intégral: Clic )

La Vierge de Beauraing a pris le métro: Video: Clic

Marie arrive en train, depuis Beauraing (Belgique): Video: Clic

Bénédiction de la ville de Bruxelles: Video : Clic

Les dernières vidéos de la session : Video : Clic

La 2° dernières vidéos de la session : Video : Clic

Le Renouveau jeune en Belgique: Video : CLIC

Des Photos de la Session de Koekelberg 2013: Clic

 Et encore des Photos Koekelberg 2013 :Clic                                                                                                                                                                    

La Vierge au Cœur d’Or arrive en train et en métro depuis Beauraing.

  Pendant de nombreuses années, les sessions des groupes de prière du Renouveau charismatique ont eu lieu à Beauraing. C’est seulement la deuxième fois  qu’elle se tient à Bruxelles. Et puisqu’on ne venait plus chez elle, dans le sanctuaire où elle est apparue entre le 29 novembre 1932 et  le 3 janvier 1933, elle a apparemment décidé de faire elle-même le déplacement vers Koekelberg. Elle a donc pris le train en compagnie d’un groupe de jeunes et de moins jeunes jusqu’à la gare du Midi et après cela le métro vers la Station Simonis. Elle a ensuite traversé le Parc portée par les jeunes avant de faire son entrée triomphale à la Basilique par la Porte Royale où toute l’assemblée l’attendait avec des chants de louange. C’est le Père Marc Leroy, berger de la session qui a accueilli avec émotion la « Vierge au cœur d’or » qui venait rejoindre la Basilique du « Sacré Cœur de Jésus ».

Eucharistie

Mgr Cosijns , recteur de la Basilique du Sacré-Cœur souhaite la bienvenue aux participants à la première eucharistie de la session en se réjouissant de voir l’église déjà pleine et en disant combien le thème choisi est sublime : « rien, jamais ne nous séparera de l’Amour de Dieu ». Effectivement, lorsqu’on a découvert combien Dieu nous aime, on ne peut plus se séparer de Lui !

Première lecture : Apocalypse, 12,1-17 : « Un grand signe apparut dans le ciel: une femme revêtue du soleil, la lune sous ses pieds, et une couronne de douze étoiles sur la tête. Elle était enceinte et elle criait dans le travail et les douleurs de l'enfantement. »

Deuxième lecture : Romains, 35-39 : « Rien, jamais, ne nous séparera de l’Amour de Dieu ».

Evangile : Jean, 2, 1-11 : Les noces de Cana.

En commençant l’homélie, le père Marc Leroy, berger de la session et curé de la Basilique du Sacré-Cœur demande à chacun des participants : « Crois-tu vraiment que jamais rien ne nous séparera de l’amour de Dieu ? ». Combien de personnes ne m’ont-elles pas dit que Dieu les avait abandonnées, qu’il ne prenait plus soin d’elles ? Nous devons demander la grâce de comprendre que nous ne serons jamais séparés de l’amour de Dieu. Dieu avait promis à Abraham une descendance innombrable. Aujourd’hui, nous pouvons encore compter le nombre des habitants de la terre et nous savons qu’ils sont tous dans le cœur de Dieu, où qu’ils soient : dans un hôpital, dans une prison ou ailleurs. C’est cela le miracle de Cana. Beaucoup de jeunes choisissent cet Evangile pour leur messe de mariage. Mais savent-ils ce qu’il signifie ? Tout l’Amour de Dieu se trouve dans ces noces. Les noces, c’est la fête et la joie. Il ne pouvait pas avoir d’autre projet. Le miracle de Cana est le premier signe donné par Jésus : il a voulu nous dire qu’il désirait que nous soyons heureux ! Pourquoi l’humanité n’a-elle pas été capable d’aimer ? Comment se fait-il par exemple qu’aux Etats-Unis, un condamné à mort dont on sait maintenant qu’il est innocent doive rester en prison jusqu’au mois de novembre en attendant la révision de son procès ? Comment est-il possible qu’à chaque instant dans le monde, des enfants meurent de faim ? Je ne le sais pas, sinon en regardant dans mon propre cœur : pourquoi est-ce que je manque d’amour à certains moments ? Pourquoi est-ce qu’il m’arrive de blesser les autres, sans le vouloir ? Il y a quelque chose en moi qui me fait commettre le péché. Mais je rends gloire à Dieu car Il m’a révélé que je ne reste pas lié par ma faute. A Cana, Dieu a vu que nous n’avions pas le vin qui réjouit. Je ne parle pas ici du vin des hommes ou de la bière (d’Abbaye) que certains absorbent parfois pour oublier le mal que nous avons fait et qui nous fait mal. A Cana, il y avait 6 jarres. Le chiffre 6 est pour les Juifs le signe de l’incomplétude. Comment Dieu qui n’est qu’amour pourrait-il rester indifférent devant notre douleur ? Mais il a voulu compter sur les hommes et les femmes. C’est Marie, sa Mère qui a attiré son attention sur la soif des hommes. De même, il appartient aujourd’hui l’Eglise de crier vers Dieu la détresse des hommes. La réponse de Jésus « Femme que me veux-tu », peut paraître choquante ». Mais ne s’agit bien sûr pas de mépris. Il voulait en réalité lui demander si elle était prête à l’accompagner jusqu’au bout, jusqu’au moment où serait versé son sang, le vin qui réjouit le cœur de l’homme. Il dit à Marie « Crois-tu que mon heure sera venue à ce moment-là ? ». Marie à dit aux serviteurs : « Faites tout ce qu’il dira ». Cela voulait dire qu’elle serait là, devant la croix. Et elle y était !

Je vous invite à regarder ici dans la Basilique le calvaire qui se trouve au-dessus de l’autel principal : c’est la seule sculpture que je connaisse où Marie et Jean portent littéralement la Croix. Ils portent la Croix pour faire descendre vers vous, le long de la toile, le cœur de Jésus. Elle vient nous dire « Laisse-moi planter cette croix dans ton cœur et tu verras la gloire de Dieu ». Car c’est la croix glorieuse que nous sommes invités à recevoir dans nos cœurs. Dieu a décidé de nous aimer coûte que coûte !

Témoignage de la Communauté du Chant Nouveau

L’intervenant est membre de la Communauté du Chant Nouveau. Il est diacre permanent, marié et père de deux enfants. Depuis 17 ans, il vit dans la Communauté et depuis 2005, il réside en France.

Le charisme de notre communauté est de toucher le cœur des hommes et des femmes de ce monde à travers tous les médias. Notre communauté est originaire du Brésil. Plus précisément, notre mission est de permettre la rencontre personnelle du Christ par l’effusion de l’Esprit Saint, soit dans le cadre de retraites, soit par les médias.

« Rien jamais ne pourra nous séparer de l’Amour de Dieu… »

Je vais vous donner des témoignages qui vous diront combien l’Amour de Dieu est puissant et agissant.

La cofondatrice de notre communauté, lors d’une émission de prière en radio, dit une parole de connaissance : « Le Seigneur s’adresse à une femme qui en train de faire cuire une pâte dans laquelle elle a mis du poison pour les rats. Elle veut en donner à ses enfants puis en prendre elle-même. Ne le faites pas, le Seigneur vous aime, vous n’avez pas besoin de vous suicider ». Quelques minutes plus tard le téléphone sonne à la station de radio, et la personne elle-même confirme la parole et l’action sur elle.

Voici une preuve que les moyens de communication ne sont pas seulement des moyens de s’adresser aux foules, mais qu’ils peuvent également servir à toucher une personne en particulier. Ainsi une autre fois, toujours dans une émission de radio, le journaliste dit : « Une personne vient de zapper et de tomber sur cette radio… ne change pas de radio… arrête de boire, de fumer, de tromper ta femme… »

Dernièrement j’étais en mission en Irlande. J’animais une retraite pour des jeunes Brésiliens en formation en Irlande pour apprendre l’anglais. Dans ma prédication je parlais de chrétiens « light », et je les invitais à choisir Dieu radicalement, de manière définitive, tel que Jésus nous y invite dans l’Évangile, de faire un choix qui dure, comme dans le mariage où l’on s’engage pour toute la vie. Je disais aussi qu’il y a des prêtres qui relativisent ces engagements et qui ne condamnent pas ceux qui vivent en couple avant le mariage ; l’amour est là, cela suffit. Non ! Nous ne pouvons pas banaliser le sacrement du mariage, au contraire nous devons proposer la radicalité de l’Évangile.

Marianna s’était mise au service du Seigneur, en particulier dans le chant. Elle a été touchée par la grâce de Dieu : le Seigneur l’a touchée tellement fort qu’elle décide de vivre la chasteté. Mais comment en convaincre son fiancé ? Elle m’en parle et je lui dis de ne pas s’inquiéter, que le Seigneur fera le nécessaire, et que son fiancé viendra lui-même lui proposer. Effectivement, quelques jours plus tard, c’est lui qui est venu lui demander de vivre dans la chasteté.

De tels témoignages nous ont ouvert les portes de l’évangélisation. Ainsi l’évêque de Dublin nous a demandé d’animer une journée dans les rues de Dublin, parallèlement aux J.M.J. Il a annoncé que les Brésiliens étaient là pour nous aider à suivre Dieu.

Un autre témoignage écrit par une jeune fille.

« J’ai honte de ce que j’ai fait, de ce que j’ai été, mais je veux proclamer la victoire de Dieu dans ma vie. Le 13 octobre 2013, j’ai reçu un nouvel appel du Père. Jusque là j’étais comme le fils perdu de la parabole, une chrétienne light. Les mots de chasteté, sainteté, d’intimité avec le Seigneur n’appartenaient pas à mon vocabulaire. Je n’avais aucune idée de ce qu’était le péché. Je vivais seulement selon mes désirs. J’étais éloignée du Seigneur. Je ne me sentais pas digne d’avancer avec lui. L’Ennemi me montrait mes péchés, et me faisait penser que Dieu ne m’aimait pas.

Lors d’une retraite, Dieu a parlé à mon cœur. J’ai reçu l’effusion de l’Esprit Saint. Je suis tombée dans les bras du Seigneur et il est venu à mon aide. J’avais en moi, depuis l’âge de 8 ans, un esprit de sexualité, et d’affectivité. L’Esprit Saint est venu détruire cet esprit et des larmes brûlantes ont coulé sur mes joues, me signifiant la délivrance donnée par Dieu. Je me suis alors lancée dans les bras du Père et dans ceux de Marie.

Ma conversion avance de jour en jour et je sais que je ne suis pas seule : Dieu est avec moi, et aussi toute la communauté. »

Un dernier témoignage. J’habite dans une paroisse animée par le Verbe de Vie. Dans cette paroisse, Véronique vit un divorce difficile. Elle se retrouve seule dans une grande maison ; les enfants en sont déjà partis. Cette solitude entraîne de la tristesse qui rapidement tourne à la dépression. Elle se retrouve sans forces et perd tout sens à sa vie.

Un jour elle ressent une présence dans la maison, puis encore les jours suivants. Elle en parle à sa fille en lui disant que depuis lors elle se sent mieux. Sa fille lui dit : « Cela doit être Mamy, elle t’a toujours aimée. » Elle se sent de plus en plus joyeuse.

Puis un jour, il faut vendre la maison pour des questions d’héritage. Elle se met en quête d’un nouveau logement. Arrivé devant un appartement, elle ressent à nouveau cette présence et comme un souffle, une brise légère. Elle décide d’acheter cet appartement. C’était dans ma paroisse pas très loin de l’église. Un jour elle va à la messe, elle demande alors comment faire pour pouvoir communier. Le curé l’invite à suivre une catéchèse préparatoire.

Ce qu’il y a de beau dans ce témoignage, c’est que personne n’a parlé de Jésus à cette dame. Jésus est allé la chercher lui-même. « Rien jamais ne pourra nous séparer de l’Amour de Dieu… » Elle dit elle-même : « Avant j’étais joyeuse, maintenant on me dit que je suis rayonnante ; avant je travaillais dur, maintenant je suis infatigable. Je suis tombée amoureuse de Jésus et ma vie a tout à fait changé. »

Soirée de guérison avec le Père Daniel-Marie

Le Père Daniel-Marie,56 ans, ouvre la soirée par un témoignage saisissant. Dans sa jeunesse, il a entendu trois fois un appel de Dieu à devenir prêtre. Au lieu d’y répondre, il s’est engagé dans un groupe de jeunes marxistes avec l’ambition de rendre tout le monde heureux et a laissé tomber l’église. « Ce furent trois années où j’ai déployé de belles énergies, parfois avec violence », dit-il. Après avoir réussi son bac, il est entré à l’Université mais n’y est resté que six mois. Il a tout laissé tomber : famille, études, politique et vécu pendant trois ans « de la pire manière ». Il s’agissait de «vivre au feeling », comme encore beaucoup de jeunes, hélas, aujourd’hui. Et comme l’argent est venu à manquer, il a commis à 19 ans son premier holdup suivi de trois autres. Mais la dernière fois, il a été repéré. C’est son père qui est venu le trouver pour lui dire que son compagnon l’avait dénoncé et qu’il était recherché par la Police. « Il m’a demandé ce que je comptais faire. Je lui ai répondu que j’allais attaquer une nouvelle banque. Il m’a alors dit qu’il allait m’aider à me planquer. J’ai donc traversé la frontière italienne. J’ai alors compris qu’une nouvelle vie m’attendait et que je devrais travailler. En réalité, ce n’est pas moi qui l’ai compris, c’est Dieu qui me l’a fait comprendre. Il m’a dit que j’étais seul, que je n’avais plus rien. Je me suis alors interrogé sur ma génération. Elle vivait comme dans la Rome antique, cette ville jouisseuse où les chrétiens étaient mis à mort. (Ils le sont encore aujourd’hui, mais spirituellement). J’avais peur car je ne savais pas où dormir et je n’avais ni permis de séjour, ni permis de travail. J’ai travaillé pendant 3 mois dans un magasin de disques. Puis, je suis arrivé à Milan où je dormais une fois chez l’un, une fois chez l’autre. J’ai songé au suicide. Ce qui m’en a préservé, c’est la possibilité d’avoir pu en parler avec les parents d’un copain. Il est important que les adultes soient toujours prêts à écouter les jeunes. Ensuite, j’ai fait du porte-à-porte pendant trois ans pour vendre toutes sortes de produits. Et je suis tombé dans la drogue. J’ai failli en mourir. Ce sont des amis qui m’ont sorti de là. J’ai passé deux mois à l‘hôpital et fait un an de rééducation. C’est l’amour qui m’a fait arrêter net la drogue !

Cherchant après cela du travail dans le centre de l’Italie, et n’en trouvant pas, je me suis mis à m’insulter. Et je me suis souvenu de la parabole de l’enfant prodigue. J’ai entendu le Saint-Esprit me dire « Daniel, ne pleure jamais sur toi-même ». J’ai alors eu la chance de rencontrer un propriétaire qui m’a donné une maison et un travail pendant trois ans. J’avais avec moi une bible. En l’ouvrant, je suis tombé sur la phrase de Jésus : « Je suis le chemin et la vie … ». Ce fut un tremblement de terre. J’ai jeté tous mes autres livres de tarot et de magie qui son l’œuvre du diable. Seule la Parole de Dieu est toute puissante. J’ai été accueilli dans un couvent de franciscains près d’Assises, et là je me suis souvenu de l’appel du Seigneur. Ils m’ont gardé pendant 5 ans car ils avaient compris que c’était l’œuvre de Dieu. Je suis devenu prêtre et pendant trois ans je me suis occupé de jeunes dans une paroisse en Italie. J’allais les trouver dans les bars. Ensuite, le Seigneur m’a envoyé en France. Je suis arrivé dans une paroisse où il n’y avait qu’un seul jeune. Après quelques temps, il y en a eu cent !

Nous avons organisé des camps avec 350 jeunes. Puis le Seigneur m’a fait rencontrer le Renouveau charismatique grâce à deux dames relativement âgée qui m’ont invité un soir chez l’une d’elles et m’ont invité à prier sur une personne. Je suis aussi devenu exorciste et là, j’ai compris ce qu’était le combat spirituel. J’ai pu constater que le diable était une personne car j’ai vu ses yeux. Il est très fort. Un jour, il m’a dit qu’il aurait ma peau, mais je sais que le Seigneur est tout puissant. Dieu nous donne autorité sur le démon ! Parents, vous devez savoir qui si vos jeunes ne vont pas bien, Dieu vous donne l’autorité pour combattre le démon car vous avez tous les droits sur votre famille ! Lorsqu’il fut réveillé par les apôtres dans la tempête, Jésus leur a reproché de ne pas avoir calmé eux-mêmes la tempête. Sachez que vous aussi vous pouvez arrêter les tempêtes !

Après avoir livré son témoignage, le Père Daniel-Marie a prié pour qu’une effusion de l’Esprit envahisse le cœur de chaque participant. Il est ensuite allé porter son témoignage chez les jeunes.

La soirée s’est terminée dans la louange et l’adoration du Saint-Sacrement, avec quelques « paroles de connaissance » annonçant des guérisons intérieures et invitant les participants à aller danser sur les places dans toute la Belgique.

Bulletin de la 28ème session du Renouveau charismatique francophone de Belgique
Numéro 2 : jeudi 25 juillet 2013



Témoignage de Luana
Luana est également originaire du Brésil. Pendant que des jeunes de chez nous sont au Brésil pour les J.M.J., ce sont des Brésiliens qui viennent nous évangéliser : quel bel échange !
J’ai 17 ans et je fais partie de la communauté Alliance de Miséricorde, je suis également responsable de la session jeunes. Nous voulons montrer que les jeunes aussi peuvent entrer dans la prière, que les jeunes vivent beaucoup de difficultés, et que celles-ci leur ouvrent un chemin de louange vers le Seigneur. Le plus important pour moi, pour nous, est d’annoncer l’Évangile, de rester fidèle et d’avoir confiance en Dieu.
Mes parents n’étaient pas chrétiens. Très vite j’ai pris d’autres chemins, tout en restant une fille sage. Comme mes parents travaillaient beaucoup, j’ai été élevée par ma grand-mère paternelle. À l’école je me sentais exclue car tous me demandaient : où est ta mère ? où est ton père ? Puis mon père est parti pour la Belgique. Je trouvais cela normal. Ensuite ma grand-mère décide de le rejoindre. Je me demandais ce que j’allais devenir ; je décide de partir avec elle, j’avais 11 ans. Dans mon cœur, je désirais très fort avoir de l’amour pour mon père, pouvoir lui dire que je l’aimais, qu’il était mon héros.
Je ne parlais pas français, à l’école on se moquait de moi. J’étais toujours très éloignée de mon père et lui ne voyait pas ma souffrance. En plus je voyais que mon père n’avait pas de relations féminines ; j’envisageais même que lui et ma prof pourraient se rencontrer. Un jour, il m’invite à sortir avec un ami. C’était l’hiver, nous allions à la foire de la Bourse. Puis nous avons passé Noël ensemble avec cet ami. C’est à cette époque qu’il m’annonce qu’il va se marier. Pour moi c’était magnifique, nous allions construire une famille. Quand je lui demande avec qui, il me dit que c’est avec son compagnon. Non pas pour avoir des papiers pour rester en Belgique, mais parce qu’il l’aime. La tristesse envahit mon cœur : comment est-ce possible ? Et je lui demande : et ma mère ? Ah ta mère, répond-il, c’était juste pour un soir ! D’ailleurs toi, tu es un accident, tu n’as rien à dire. Je ressentis alors une grande solitude dans mon cœur.
À l’époque, je me pensais chrétienne. Pourtant je n’allais pas à la messe, je n’avais même pas fait ma première communion. Un jour Jorge m’invite à une session jeunes. D’abord je lui dis non, mais il insiste et de samedi en samedi, il revient à la charge. À la fin je lui dit oui pour avoir la paix en me disant : je vais pour une heure ou deux juste pour voir et puis je pars. En entrant dans l’église, je prends conscience de la présence de Jésus dans le tabernacle. Il y a là le cœur de Jésus. J’en restais émerveillée : cela faisait des années que je n’avais pas été aussi heureuse et le cœur en paix.
Depuis j’y retourne tous les samedis. Un jour je participe à une retraite « Talitha koum » (Lève-toi !). j’y découvre le pardon et l’Amour du Père, moi qui ne connaissais que l’amour d’un père. Le Père du ciel ne juge pas, il est miséricordieux. Je voulais le servir, le louer. Je voulais changer le monde en évangélisant. Je commençai en évangélisant la famille : je ne veux plus une telle situation pour moi, ni pour tous les jeunes qui vivent la même chose. Je veux les amener à l’Amour de Dieu.
À présent je suis devenue coordinatrice de Talitha Koum. Et j’y vois tant de merveilles. Depuis près de 4 ans, je vis avec le Seigneur et les pas avec mon père sont merveilleux. Aujourd’hui je suis capable de lui parler, de l’aimer, de lui dire que je l’aime.
Évangéliser, c’est aussi dans sa famille, dans son cœur : ton humanité place-la sous le regard du Seigneur, car nous sommes faibles, nous ne sommes pas capables de pardonner à ceux qui nous blessent. Le Seigneur est là, il va nous guérir, nous transformer et notre vie sera plus belle.
Je suis fière de voir que des jeunes qui étaient encore plus blessés que moi, qui avaient plus souffert que moi, évangélisent aujourd’hui. Notre vie, avec le Seigneur, est le plus beau des témoignages, c’est notre trésor. Sois un témoin vivant, là où tu vis.
C’est difficile car notre société n’accepte pas qu’on lui montre l’expérience de Dieu. Et sache que la plus belle grâce, la plus grande, c’est celle de demain, celle que le Seigneur te prépare.
Tous nous sommes capables d’évangéliser. Le Seigneur nous change tous. Si nous sommes ici aujourd’hui, ce n’est pas par hasard. Dieu nous a choisis pour être lumière pour les gens qui souffrent. Vous pouvez être lumière dans la vie de vos proches et faire la différence en elles, dans la vie de tous ceux que vous rencontrez, par exemple les sans-abris : un regard, un sourire… au lieu de nous détourner. C’est Dieu qui est dans les misérables que nous rencontrons. L’évangélisation se fait dans les petits détails, nous avons à retrouver l’essence de l’Amour qui est en chacun, même si c’est difficile.


Enseignement du père Marc Leroy : chacun reçoit des charismes pour l’édification du peuple de Dieu
L’enseignement du jeudi matin avait été confié au Père Marc Leroy, berger de la session et curé de la Basilique. Il fait allusion au témoignage que Luana vient de donner. Si vous l’aviez rencontrée dans le passé, l’auriez-vous saluée ? Et maintenant, après l’avoir écoutée ? Vous avez découvert le feu que Dieu a mis en elle. Elle a reçu de Lui le charisme de pouvoir édifier l’assemblée et le peuple de Dieu. Pourquoi êtes-vous venus à cette session ? Parce que vous aimez prier le Seigneur et que la louange vous fait du bien ? Pour attirer du monde, on doit mettre des « noms » sur l’affiche. Si nous avions annoncé le père Tardif, il y aurait une foule à l’extérieur de la Basilique ! Il est vrai que l’Eglise a reconnu le charisme d’un certain nombre de personnes capables d’annoncer l’Evangile dans des grandes assemblées et d’édifier ainsi le corps du Christ. Et c’est pour cela que nous les avons invitées. N’est-ce pas aussi ce que nous venons de vivre avec Loana ?

Le Père Leroy lit alors un bref passage de la première épître de Paul au Corinthiens (12, 4-11)
« Il y a diversité de dons, mais le même Esprit ; diversité de ministères, mais le même Seigneur ; diversité d'opérations, mais le même Dieu qui opère tout en tous. Or, à chacun la manifestation de l'Esprit est donnée pour le bien de tous. En effet, à l'un est donnée par l'Esprit une parole de sagesse ; à un autre, une parole de connaissance, selon le même Esprit ; à un autre, la foi, par le même Esprit ; à un autre, le don des guérisons, par le même Esprit ; à un autre, le don d'opérer des miracles ; à un autre, la prophétie ; à un autre, le discernement des esprits ; à un autre, la diversité des langues ; à un autre, l'interprétation des langues. Un seul et même Esprit opère toutes ces choses, les distribuant à chacun en particulier comme il veut.»
Et le père Leroy d’insister sur le mot chacun. Car c’est à chacun que l’Esprit se manifeste par des dons pour le bien de tous. Le Renouveau charismatique est en danger si toi, du ne crois pas que tu as reçu un don différent des autres pour l’édification du corps du Christ. Le Cardinal Suenens qui fut un des grands protecteurs du Renouveau a un jour dit que la vocation de celui-ci était de disparaître. Le Renouveau pourra effectivement disparaître lorsqu’il sera devenu une lame de fond qui rappelle à l’Eglise que chacun reçoit des dons de l’Esprit-Saint. Loana était blessée ; elle avait tout pour rester par terre, mais elle a dit oui à l’Amour. Si elle n’avait reçu que la grâce d’être forte, elle ne serait peut-être déjà plus chrétienne aujourd’hui. On devient chrétien lorsqu’on est touché par la grâce de Dieu par l’Esprit-Saint. Annoncer Dieu dans notre famille, dans notre quartier ou dans nos buildings, ce n’est pas facultatif, c’est un ordre. Le Pape François a récemment déclaré que si l’Eglise n’évangélisait pas, elle ne serait rien d’autre qu’un baby-sitter. L’Eglise faillirait à sa mission si elle ne s’occupait que de ses blessures. Le Renouveau ne représente pas une spiritualité particulière mais la grande redécouverte de l’action de l’Esprit-Saint qui nous donne la force d’évangéliser. Nos groupes de prière ne sont parfois que des cocons chauds ou des baby-sitters qui ne s’occupent que de leurs membres. Nous devons tous devenir charismatiques, ce qui veut dire être conduits par l’Esprit pour l’édification du corps du Christ.
Lorsque ma petite sœur, maintenant décédée, a appris qu’elle avait un cancer généralisé, le médecin lui a dit « Madame, avez-vous demandé l’euthanasie ? », elle lui a répondu qu’elle était chrétienne et qu’elle ne lui avait jamais demandé cela ! Le médecin est alors devenu blême car il avait sous les yeux le dossier d’une autre personne. Mais elle a compris alors quelle était sa condition. Lorsqu’on lui a proposé de prier pour sa guérison, elle a dit que ce n’était pas nécessaire car ce qui l’attendait, c’était un plus grand bien. Pour sa messe d’enterrement, il y avait plus de monde qu’ici, aujourd’hui dans la Basilique. Le grain à porté du fruit. Et le père Leroy d’inviter l’assemblée à chanter : « Tu m’as fasciné, tu m’as aimé et tout ma vie s’en trouve transformée ; je t’en remercie, ô Seigneur ».
Je demande à chacun de prendre au sérieux cette grâce du Renouveau charismatique. Personne n’est ici par hasard. N’oublie pas que tu dois recevoir et accepter le don que Dieu te donne. Que le monde se moque de nous, ça m’est égal, mais que des Chrétiens n’acceptent pas les dons qui leurs sont proposés, cela ne m’est pas égal ! Si certains disent que cela ne les concerne pas, je trouve que c’est grave. Peu importe que notre charisme soit visible ou non, que nous ayons des blessures ou que nous soyons pécheurs.
Ne confondons cependant pas un don avec un charisme. Certains ont le don de pouvoir entraîner les foules, mais si ce n’est pas pour l’édification du corps du Christ, ce n’est pas un charisme. Cela peut devenir du populisme dont le diable se sert pour semer la division et la haine. Le plus grand des charismes, ce n’est pas le don de guérison, de parole de connaissance ; c’est de faire naître l’amour dans chaque âme, un amour qui pardonne tout , excuse tout et comprend tout. C’est alors que vous pourrez dire « Merci Seigneur ».

Eucharistie : Homélie du Père Daniel-Marie
Première lecture : 2 Cor 4, 7-15 : « Nous les apôtres ressemblons à des gens qui portent un trésor dans de poteries sans valeur »
Evangile : (Mt 20, 20-28) La mère de Jacques et Jean demande à Jésus que l’un siège à sa droite et l’autre à sa gauche.
Le Seigneur nous bénit tous à travers la fête de saint Jacques. Il est l’un des premiers appelés, un des « chouchous » de Jésus. Il est présent à quelques grands moments : la transfiguration, la résurrection de la fille de Jaïre… mais il n’est pas au pied de la croix.
Jacques s’est souvenu de tout ce qu’il avait vécu avec le Christ et parce qu’il a fait mémoire il a reçu la grâce du martyre, c’est-à-dire la grâce d’aimer jusqu’au bout. Car quand on se sait aimé, quand on se sent aimé, on reçoit la force victorieuse du Christ qui a vaincu Satan sur la croix. Sans cela nous sommes faibles parce que c’est le démon qui a détruit nos forces. Pendant trois ans, les disciples n’avaient rien compris. Ils ont dû faire mémoire, aidés en cela par le Christ et l’Esprit, comme les disciples d’Emmaüs.
Dieu nous donne la grâce de découvrir les bienfaits qu’il nous donne et de les intérioriser, car les dons de Dieu sont irrévocables. Ne nous comportons pas comme des enfants insatiables qui cherchent toujours à obtenir une grâce. Nous avons été touchés par son amour. Notre vie est dans le cœur transpercé de Jésus qui aime chacun de nous personnellement. Faisons donc mémoire de ce moment où il nous amenés dans son intimité. Jésus est mon Seigneur, il m’a guéri de tous mes maux sur la croix. Je veux échanger tout ce à quoi je tiens contre mon accord, mon abandon à son grand Amour. Dieu est grand et nous veut grands.
La maman de Jacques et de Jean n’avait pas tort quand elle demandait les belles places pour ses fils. Mais c’est une démarche tout humaine. Jésus nous donne encore plus que nos rêves de grandeur sans pour autant les casser. Il veut que nous grandissions et qu’ils grandissent en lui. Il ne veut pas nous empêcher d’être heureux tout au contraire.
Nous devons passer par son cœur transpercé et ici, dans la basilique du Sacré-Cœur, nous sommes au bon endroit. Nous allons entrer dans le cœur de l’Eucharistie, dans le cœur du monde. Nous allons boire à la coupe. Même si nous ne
recevons que l’hostie, Jésus est tout entier dedans. Tous nos désirs sont là, ils sont valables, mais Dieu les veut encore plus élevés. « Si tu savais le don de Dieu » dit Jésus à la Samaritaine. Si tu savais son désir pour le monde, tu défaillirais d’amour. Le Curé d’Ars disait : « Si nous comprenions la messe, nous mourrions. »
Beaucoup de gens ont pour seigneur de leur vie le pouvoir, la puissance. Nous ne croyons pas assez que Jésus est Seigneur et nous ne devons pas attendre les signes et les miracles pour le croire. Mais si nous le croyons, nous pouvons tout lui demander, car le Royaume est là au milieu de nous. Passer par le coeur de Jésus, quelle belle pédagogie ! Jésus fait tomber les écailles de nos yeux : il veut que nos ambitions soient élevées, qu’elles soient plus hautes jusqu’à aller boire à la coupe avec lui. C’est notre dignité d’être avec lui sur la croix… dans la gloire. La réponse que fait Jésus à Jacques et Jean, c’est à nous qu’il la fait.
Il nous arrive si souvent de faire des efforts sans arriver à rien et pourtant à travers moi, le Seigneur fait des merveilles. Il veut nous élever mais avec ses efforts à lui. Nous n’avons pas à vouloir être parfaits, comme le proposait l’Ancien Testament, avec nos propres forces. Nous avons à le louer, pour compter sur sa force et en nous décentrant ainsi nous éliminons notre peur. La louange est notre guérison… Nous n’avons plus besoin de médicament… Dieu guérit par la louange… et aussi par les médecins. Mais le plus grand, c’est Dieu car son Amour est tout puissant.

Quand je veux m’élever, Dieu me dit : « Je me suis abaissé pour toi, car tu n’es pas capable de le faire». Malgré tous mes efforts, il ne m’est pas possible de vivre l’abaissement. Mais si Jésus m’entraîne dans cette grâce, alors je peux tout. La loi, dit Paul, est l’œuvre du Diable car elle me donne à penser que malgré tout mes efforts je n’atteindrai jamais sa réalisation. Le Fils de l’Homme est venu pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude.
Nous avons une puissance extraordinaire en nous dit Paul. En nous décentrant de nous-mêmes, nous pouvons accueillir ce que Dieu a déjà fait pour nous. J’ai autorité sur ma famille, sur mon stress, sur mon découragement, sur ma tristesse qui sont autant de complicité avec l’Ennemi. Sur mon cœur j’accueille cet abaissement qui est la toute puissance de Jésus.
Au ciel, il y sûrement aux côtés de Jésus, Marie et Joseph, et nous nous sommes dans son cœur. Nous passons par la maternité de Marie, la paternité de Joseph qui sont l’image de la maternité et la paternité de Dieu pour aller dans le cœur du Fils. Chacun de nous est différent. Jacques et Jean, bien que frères, et appelés en même temps, auront des destins différents : Jacques mourra martyr près de 10 ans après le Christ, et Jean aura une vie très longue.
Notre désir d’élévation, Dieu le trouve trop petit. Nous devons désirer plus. Élève-toi, arrête de te mépriser, arrête d’avoir des désirs orgueilleux, de faire des efforts pour être humble. Entre dans l’humilité du cœur de Jésus, dans sa douceur.  Je te donnerai ton élévation à toi, dit le Seigneur, celle à laquelle je t’appelle depuis toujours. Pas celle d’un autre. Désirer celle d’un autre est un blasphème.
Quand Jésus a choisi ses disciples il a pris ceux qu’il avait sous la main. Même si au départ ils semblaient pareils, de la même trempe : aux yeux de Dieu ils sont tous différents.
Ta grandeur, c’est la tienne, elle est pour les autres, elle est aussi pour toi. Désire-la autant que Dieu. Dieu donne à chacun à sa façon. Père du ciel, élève chacun à ta façon. Élève nos désirs plus haut que nous-mêmes.

Adoration et bénédiction de la ville avec les enfants
L’après midi du jeudi 25 juillet a commencé avec l’adoration du Saint-Sacrement pendant laquelle ceux qui le souhaitaient ont été invités à recevoir le Sacrement de réconciliation ou à rejoindre l’écoute-prière. A la fin de l’adoration, la porte Royale s’est ouverte pour laisser passer le Saint-Sacrement sur le parvis où l’attendaient les nombreux enfants de la session. Brandissant le Saint-Sacrement en direction de Bruxelles, le père Marc a alors prononcé la bénédiction sur la ville et sur le monde pendant que l’assemblée, réunie sur le parvis, s’est mise à chanter entre autres le thème de la session « Non vraiment, rien ne nous séparera de l’amour de Dieu ».

Projection video et témoignage.
Les représentants de la Communauté Chant nouveau (Cancao Novo) ont présenté à l’assemblée une série de vidéo. La première était consacrée à la présentation de mouvement. Parti de presque rien, grâce à leur prêtre fondateur, elles est devenue une œuvre majeure : sa vocation première est celle de l’évangélisation par les moyens de communication modernes : radio, tv, site Internet, web-tv etc. Elle mobilise au Brésil plusieurs milliers de jeunes et de moins jeunes et se consacre aussi à la santé, à l’éducation et à l’aide aux plus démunis. Tout le mérite en revient à la Sainte-Vierge, nous disent ses animateurs. Cette œuvre ne vit que de dons. Aucune publicité commerciale sur leurs réseaux.
Ils ont ensuite présente 3 vidéos très courtes mais très fortes destinées à interpeler le public : l’une sur la maternité, une autre sur la chasteté avant le mariage et une troisième sur la Pentecôte.

Témoignage de Linda sur les fraternités
Linda nous livre un témoignage sur l’importance du partage en fraternité. J’ai eu une éducation chrétienne sans histoires avec une mère et un père qui m’aimaient. L’homme que j’aimais et que j’ai épousé n’était pas croyant. Il a réussi à me convaincre que Dieu n’existait pas. Nous n’avions qu’un seul but dans la vie : réussir.  Et nous avons réussi. Mon mari avait une belle situation, nous avions trois enfants et une belle maison. Un jour après avoir acheté une belle robe avec parfum et maquillage assortis très chers, j’ai ressenti un immense vide et je me suis rendue compte de ce que ce n’était pas cela que je voulais vraiment. Il me fallait autre chose. Et c’est ainsi que je me suis reconvertie. J’ai participé à plusieurs sessions à Beauraing. Lors d’une session à Banneux, on m’a placée comme tout le monde dans une cellule de 8 personnes. Je n’aimais pas du tout cela et la plupart des autres participants non plus. L’animatrice ne semblait pas beaucoup plus motivée. Elle a même proposé que quelqu’un d’autre prenne sa place, mais personne n’a accepté. Un Monsieur tout gris qui n’était là que pour accompagner sa femme a déclaré que le lendemain, il ne viendrait plus. Et pourtant, le lendemain nous étions dix avec l’animatrice et le Saint-Esprit ! Nous avons été invités à partager par groupes de deux. Je me suis trouvée en face du Monsieur en gris. Je ne savais pas quoi dire. Et puis j’ai commencé à parler sans plus pouvoir m’arrêter. Je lui ai dit que sa timidité était en fait de l’humilité et que c’était un beau cadeau car nous étions venus ici pour abandonner notre orgueil. Et voilà que ce Monsieur a eu une conversion subite. Il est resté à l’adoration jusqu’à 3 heures du matin ! Moi qui me croyais convertie, j’ai aussi entamé un nouveau chemin de conversion qui n’est pas fini. C’est maintenant ce Monsieur en gris qui organise l’évangélisation pendant la session !
Avant la session, j’ai eu une suprise. Nous étions partis avec l’équipe de base évangéliser à la place Rogier. J’y ai rencontré un homme qui m’a dit qu’il me connaissait. Je ne me parvenais plus à me rappeler où je l’avais rencontré. C’est le Monsieur en gris qui m’a rappelé qu’il faisait partie de la cellule de Banneux ! Ce fut une grand joie. Cette personne s’appelle Henri. Elle participe à la session et est venue rendre témoignage de l’utilité des cellules. Et Linda de conclure : « Je vous attend donc dans les fraternités !»

Soirée d’effusion de l’Esprit pour la libération et l’acceptation des charismes
Le Père Marc Leroy invite l’Assemblée à se souvenir de la lettre de St Paul aux Corinthiens qui a fait l’objet de son enseignement du matin : « A chacun est donné le don de l’Esprit en vue du bien de tous ». C’est cette grâce que nous allons demander ce soir. Je vous invite à prendre cette parole au sérieux, avec foi, pour la gloire de Dieu. Saint-Paul s’adresse à chacun de nous, enfants ou adultes, jeunes ou vieux, blessés ou non, grands pécheurs ou non. Vous êtes tous invités, si vous le voulez, si vous voulez que l’Eglise soit riche des charismes que le Seigneur veut révéler à chacun. Sache que ton charisme est unique. Ne regarde pas celui de ton frère et surtout ne le jalouse pas. Si tu n’acceptes pas ton charisme, il manquera à l’Eglise. Si quelqu’un dit qu’il n’en pas besoin, c’est grave car il refuse la grâce qui permet à la Communauté de grandir. Un évêque m’a dit un jour qu’il n’était pas charismatique. Je lui ai répondu que c’était bien triste pour son diocèse car les charismes sont les dons de Dieu qui permettent d’édifier le corps du Christ. Le Seigneur connait tes faiblesses, tes péchés et tes fragilités mais il veut que son Eglise soit belle et c’est pour cela qu’il veut te donner des charismes. Quelle grâce ce serait pour notre Eglise si chacun pouvait accepter les charismes qui lui sont réservés !  Mais n’oublions pas que les charismes sont pour la gloire de Dieu. Si c’est pour notre gloire que nous les recherchons, il ne nous les donnera pas ! S’il y en a qui se disent qu’ils ne valent pas grand-chose parce que leurs parents ou leurs professeurs n’ont cessé de leur répéter, qu’il sache que c’est un mensonge. Il ne faut pas mentir à soi-même ni au Seigneur. Ecoutons plutôt Jésus nous dire ce soir « reçois le don de manifester l’Esprit ».
Chaque participant est alors inviter à s’avancer vers les groupes de priants répartis dans la Basilique et à relire la phrase de Saint-Paul sur les dons avant que l’on prie sur lui pour la libération des charismes.
La soirée se termine dans des chants de louange qui une fois de plus, font trembler la Basilique suivis d’un Notre Père et d’un Ave Maria qui invitent au silence.

 

Bulletin de la 28ème session du Renouveau charismatiques francophone de Belgique
Numero 3 : vendrdi 26 juillet 2013

Ateliers de formation à l’évangélisation1

Comment aborder les SDF pour leur parler de Jésus ?

Alex du centre Raphaël à Anderlecht commence par citer la fin de l’Evangile de Mattieu (28,20) : «Je suis avec vous jusqu’à la fin du monde ». Ce texte doit nous inspirer. Personne n’a dit cela avant Jésus. J’ai 56 ans, j’ai été policier et j’ai travaillé à l’Offiece des étrangers.. A 24 ans, j’étais pasteur ordonné dans une communauté protestante de 200 ou 300 personnes. Et un jour, tout a basculé. Je me suis trouvé sans rien. Un pasteur m’a accueilli mais je n’ai pas voulu rester de peur de le déranger. Je pensais trouver rapidement quelque chose. Mais après un mois, deux mois, un ans …. rien. Dans ma formation de pasteur, j’ai appris que Dieu était tout puissant, mais cette expérience m’a aussi appris qu’il pouvait être Père. En priant, j’ai entendu l’Esprit me dire « sois tranquille, je me battrai pour toi . Je vais prendre soin de toi. Pour moi, ce fut un tournant. Je suis devenu auxiliaire des sœur de la Charité de mère Teresa qui s’occupaient des plus déshérités. Lorsque les gens rencontrent un sans-abri, il est souvent jugé immédiatement. On se dit qu’il va boire tout l’argent qu’on va lui donner. Mais n’est-ce pas simplement une excuse pour fermer notre poche ? Depuis 10 ans, je m’occupe des SDF après qu’un prêtre me l’ait demandé. Il m’a dit que devais prier là-dessus. Je lui ai que ce n’était pas nécessaire parce que je ne pouvais pas refuser.

Chaque année, dans l’hôtel de ville de Bruxelles, une cérémonie a lieu pour les SDF qui sont morts dans la rue. On en a compté 30 : au moins on ne leur fermera plus les portes.+ Ce sont toujours les mêmes témoignages Comme Marie et Joseph qui ne trouvaient pas de place à Bethléem. Quand on n’a pas de logement, quand on n’a pas les moyens de veiller à son hygiène, comment peut-on trouver du travail ?

Comment peut-on aborder les sans-abris ? Les sœurs de la Charité m’ont dit que personne parmi eux n’aime raconter son histoire car ils en ont souvent honte. A la gare du midi, s’ils restent trop longtemps au même endroit, on les chasse. J’ai appris à leur donner de l’amour. Lorsque j’étais pasteur, j’ai revu un ami. Je l’ai invité dans mon église mais il m’a dit qu’il ne pouvait pas venir car il devait rentrer pour 8 heures. Il ne voulait pas m’avouer où logeait … jusqu’au jour où, me trouvant dans la même situation, je l’ai retrouvé à l’abri ! Nous avons bien rigolé …Pour aborder un sans-abri, il faut lui donner de l’amour avec les yeux de Jésus, comme dans l’Evangile de Matthieu (9,35) : « Voyant la foule, il fut ému de compassion pour elle, parce qu'elle était languissante et abattue, comme des brebis qui n'ont point de berger ».

Il faut aussi de souvenir de la rencontre de Jésus avec la samaritaine (Jean, 4). Jésus est l’évangélisateur par excellence. La conversation a pu commencer car il s’est abaissé pour demander de l’eau à la femme. L’important lorsqu’on rencontre un sans-abri, c’est de gagner sa confiance.

Pendant trois, j’ai géré un centre quasi-seul. Je ne cherchais pas des remerciement, mais j’étais content lorsque j’avais pu trouver une solution aux problèmes d’une personne. Lorsque j’étais à Rome, j’ai demandé à la supérieur des sœurs de la charité ce que je pouvais faire. Elle m’a dit d’aller aider un handicapé à prendre sa douche. J’ai été obligé de me débrouiller car je ne savais pas comment faire, mais ma plus belle récompense fut le regard de cet homme après l’aide que je lui ai apportée .

L’argent peut bien sûr aider un sans-abri, mais il faut savoir que c’est la motivation qui compte le plus.

Comment faire passer le virus de la foi aux jeunes d’aujourd’hui ? 

Pour Luis, de la communauté Alliance de Miséricorde, il n’existe pas de formule magique en la matière. Nous devons d’abord nous dire que Dieu veut, à travers nous, rencontrer le jeune qui est devant nous : Dieu veut rencontrer chacun. Si nous prions le Père pour qu’il nous aide à leur répondre et à leur ouvrir un chemin, soyons sûrs qu’il répondra. Nous avons à percevoir dans la réponse du jeune les signes ou les indices qui nous indiqueront que nous pouvons aller plus avant dans la rencontre. C’est alors l’Esprit Saint qui nous inspire.

La foi, c’est croire en ce que l’on ne voit pas. Nous devons avoir l’Évangile dans notre cœur. N’oublions pas ce que disent les Pères de l’Église : la première Église est l’église domestique, c’est dans la famille que la foi se transmet aux jeunes. Les parents ont une grande responsabilité.

Comment prier avec les enfants ? D’abord les placer dans un environnement de foi, de prière. Trop souvent nous donnons un désir de réussite à nos enfants, le désir d’avoir plus dans la vie que leurs parents… et nous mettons la foi de côté. Nous devons trouver un équilibre entre les nourritures matérielle, rationnelle et spirituelle.

Pourquoi ne privilégier que la réussite matérielle ? Pourquoi ne pas se réjouir quand un enfant devient prêtre ou religieux ? C’est comme une autoroute, on en veut mais pas près de chez nous… Il faut des prêtres, mais pas parmi mes enfants !

Nous devons faire des pas avec les jeunes, ne pas renoncer à leur parler de Dieu, leur donner le Baptême ; dire aux enfants qu’ils sont riches du sens pour leur vie que Dieu a mis en eux. Nous devons les aider à faire une rencontre personnelle avec Jésus. Cette rencontre est une étape essentielle. Alors ils recevront l’Esprit Saint qui les aidera à lire la Parole. Sinon la catéchèse reste de la théorie. Dieu seul peut nous donner la joie. Nous sommes envoyés vers les jeunes pour leur fixer un rendez-vous avec Jésus.

Imaginez quelqu’un dans le Sahara, 45 degrés, il marche depuis 5 heures : il a soif. Quelqu’un s’approche avec une bouteille d’eau et commence à lui lire l’étiquette… Il meurt de soif. Il en va de même avec l’annonce du Christ aux jeunes : la rencontre avec Jésus, l’annonce du kérygme (Jésus est mort et ressuscité, il est vivant) c’est étancher la soif de vie des jeunes, le catéchisme c’est expliquer pourquoi cela nous fait vivre et aider à en vivre davantage.

Et si un jeune n’a pas soif ? Nous devons respecter sa liberté, lui laisser toujours le libre choix. Mais dans notre cœur nous devons continuer de croire que ces jeunes sont en Dieu. Nous pouvons également, si c’est possible, garder contact avec lui pour découvrir quelle est sa recherche du bonheur et à partir de là, nous pouvons le mettre sur le chemin de la rencontre avec Dieu.

Il y a différentes manières d’aborder un jeune, l’essentiel est de rester ouvert et de le mettre au centre de l’échange. Nous ne sommes qu’un instrument dans les mains de Dieu. Il parle au cœur de différentes façons, il se sert de tout. J’ai vécu un moment dans des favélas au Brésil. Là on y trouve beaucoup de violence, de drogue… Beaucoup de jeunes font du trafic de drogue. Je m’étais lié d’amitié avec l’un d’entre eux. Ils venaient parfois nous voir. Un jour je lui propose de jouer aux cartes. Il me propose alors un défi : s’il gagne il arrête de venir, s’il perd il abandonne tout : la drogue et la violence. Il perd la première partie, puis gagne la seconde, enfin il perd la troisième. Malgré quelques résistances, il a tout abandonné et maintenant il fait de l’évangélisation.

Lors d’un camp de jeunes, la nuit, deux ou trois se réunissaient pour pratiquer de la magie. Ils n’avaient pas la paix. Nous les avons invités à une rencontre et ce, avec insistance. Lorsqu’ils sont venus, ils ont ressenti une grande force dans leur cœur. Ils ont abandonné leurs pratiques et maintenant ils collaborent à la mission.

Pour découvrir ce que Jésus nous propose comme pédagogie avec le jeune, relisons l’épisode des disciples d’Emmaüs (Lc 24, 13ss). Remarquons que Jésus ne s’est pas manifesté tout de suite. Il ne leur a pas dit : « Allez, c’est moi, demi-tour, retournez à Jérusalem ! » Au contraire, il entre dans leur réalité : « De quoi parliez-vous ? » Avec patience, Jésus prend son temps, il avance au pas des disciples, il marche avec eux. Nous pouvons faire de même avec les jeunes : « Quelle est ta vie ? Que fais-tu à l’école ?... » Avancer à leur rythme.

 

 

Eucharistie : homélie de l’abbé Edouard Marot

Evangile : Matthieu 13, 16-17

Quelle joie de pouvoir prier pour nos parents, nos grands-parents, nos aïeux. Nous pouvons avoir vécu de mauvaises expériences avec eux, mais parce que nous sommes ici, nous pouvons proclamer la victoire du Christ malgré leur faiblesse, nous pouvons confesser notre foi en Dieu riche en miséricorde.

Nous devons avoir le cœur plein de reconnaissance, car au-delà de toutes les choses extraordinaires, c’est d’eux que nous avons reçu, pour la plupart, le baptême ; ils nous ont permis ainsi de vivre de la grâce. Nous avons été baptisés prêtre, prophète et roi : prêtre pour prier, prophète pour annoncer la Parole, roi pour servir Dieu et servir nos frères. L’évangélisation est la mise en œuvre de cette triple mission.

L’Evangile de ce jour nous y encourage. « Heureux les yeux qui voient… les oreilles qui entendent… » Qu’avons-nous vu et entendu ? Nous sommes ici plongés dans la vie même de Dieu ; depuis 2000 ans le ciel est ouvert. Alors vivons le présent. Dans notre civilisation européenne, nous sommes libres de confesser notre foi, alors que dans tant d’autres pays des gens sont tués, torturés ou mis en prison pour avoir annoncé Jésus Christ. Prenons conscience que c’est une grâce de pouvoir sortir et d’annoncer l’Évangile.

Et nous ne sortons pas de n’importe où. Nous sortons de cette basilique du Sacré-Cœur, et justement toute église est d’abord une image de cette maison de chair qu’est le Cœur de Jésus. L’essentiel est de prendre conscience que notre maison c’est le Cœur de Jésus. Et le Cœur de Jésus, c’est le lieu de l’Amour familial par excellence : l’Amour réciproque du Père et du Fils. Et nous avons cette chance de baigner dans cet Amour. Vous les familles ici présentes, vous êtes un témoignage de la fidélité à cet Amour, du désir de vivre de cet Amour. Jean-Paul II nous l’a dit : privilégiez l’être plutôt que le faire.

À l’image d’Anne et de Joachim, nous devons devenir des êtres remplis de l’Amour de Dieu. Au baptême, nous avons été remplis de « tout Dieu ». Et alors notre cœur devient sa demeure : nous demeurons en Lui et Lui demeure en nous.

Donnons ce que nous avons reçu : Jésus lui-même. Nous le recevons dans l’Eucharistie, c’est sa personne même que nous accueillons et qui vient en nous. Donnons-Le !

Accueillons-Le.

Ô Sacré Cœur de Jésus, j’ai confiance en Toi, je T’aime, j’espère en Toi. Avec Toi, je ne crains rien (même si humainement je suis mort de trouille).

Ayons ce dialogue intime avec Jésus au cours de la communion. De là nous pourrons partir pour l’évangélisation, et donner tout ce que nous avons reçu.

Après-midi d’évangélisation

L’envoi

Une des raisons pour lesquelles la session a lieu à Koekelberg est que cela rend possible des actions d’évangélisation dans une ville qui en a tant besoin. Les fraternités qui ont été formées dès le début de la session ont été envoyées dans six lieux différents de l’agglomération : l’église de la Madeleine dans le centre-ville ; le Parvis de l’église Saint-Gilles, Notre Dame de Stockel et l’Unité pastorale père Damien avec la Basilique du Sacré-Cœur, l’église Sainte-Anne et l’église Saint-Martin.

Au début de la réunion plénière pour l’envoi en mission, le père Marc Leroy, berger de la session nous invite à chanter ce qui doit être le message à porter aux gens : « Mon Dieu, il est vivant, mon Dieu, il est puissant ». Un journaliste que j’ai rencontré hier, dit-il, m’a demandé si cette action d’évangélisation visait à faire de la publicité pour le Renouveau. Ce n’est évidemment pas cela. Il s’agit de donner au peuple de Dieu le goût de chanter, de leur dire que Dieu est vivant et qu’il agit dans le cœur de chacun. Il s’agit de répondre à l’appel du Seigneur « Allez et enseignez toutes les nations ». Nous devons le faire avec audace, mais aussi avec humilité. A la fin de l’envoi, Philippe livre un témoignage. Au début de la session il était allé chercher sa femme à la gare du midi. Voilà qu’il est abordé par une personne assez agressive. IL se retourne et demande à cette personne de lire ce qui est écrit au dos du T-shirt de la session qu’il porte : « Rien jamais, ne nous séparera de l’amour de Dieu ». Cela a suffi pour rendre à cet homme son sourire. Comme quoi, le port du T-shirt n’est pas inutile…..

L’évangélisation dans les rues

Les Fraternités 1 à 17 ont pour mission d’évangélisation les abords de la Basilique et ceux de l’église Sainte-Anne et de la station Simonis ainsi que ceux de l’église Saint-Martin. Les trois groupes se forment et emportent avec eux le « matériel » d’évangélisation : une invitation à vivre une soirée à la Basilique ce vendredi à 19 h 30, la médaille miraculeuse en de très nombreux exemplaires, et l’explication de cette médaille.

Un des groupes s’en va donc en traversant le parc de la Basilique. Ils chantent et prient en cours de route sous le regard un peu surpris des personnes qu’ils croisent ou qui sont assises sur un banc. Arrivés au bout du parc, les dernières instructions sont données et les binômes sont formés : deux personnes, une qui prie pendant que l’autre s’adresse aux gens ; les rôles étant interchangeables.

Pour la plupart, pour ne pas dire tous, c’est leur première expérience d’évangélisation de rue : comment s’y prendre ? vais-je oser ? que dire, comment le dire ?... Mais tout simplement, dans la foi, les voilà qui se lancent pour évangéliser… annoncer la Bonne Nouvelle. Les uns font du porte-à-porte. Dans les maisons à plusieurs appartements on leur répond parfois du balcon, parfois la personne descend et se laisse aborder. D’autres accostent les personnes qui sortent de la station Simonis. Certaines sont pressées, n’ont pas le temps ou ne sont pas intéressées. Une autre dit : « Enfin les catholiques se mettent à évangéliser, il est temps, les églises se vident. » D’autres enfin abordent les personnes en rue avec des succès divers. Mais c’est toujours la même confiance en la mission que le Seigneur leur confie. Avec simplicité, et une joie visible, ils continuent d’aller au devant de leurs frères et sœurs.

Si l’on rejoint l’église Sainte-Anne, on peut voir qu’il y a déjà quelques luminaires sur l’autel où est exposé le Saint Sacrement. Ce sont autant d’intentions confiées au Seigneur. Un chant accompagne l’adoration. Dans l’entrée, une jeune dame arrive et rédige son intention, elle rayonne de pouvoir la porter à Jésus. Une autre pose des questions : c’est quoi la foi ? pourquoi Jésus est-il mort ?...

Nous rencontrons des chrétiens, certains se disent intéressés et viendront peut-être nous rejoindre ce soir, mais également des musulmans qui acceptent de prendre un peu de temps avec nous.

Autour de l’église Saint-Martin ou de la Basilique, c’est la même chose. Dans la rue on en voit qui parlent aux personnes qu’ils rencontrent, d’autres qui parlent à l’occupant d’une maison, d’autres enfin dans l’église, portent dans la prière et l’adoration ceux de leurs frères qui sont dehors.

Seigneur, tu nous pousse à dépasser notre réserve, notre peur de nous exprimer, notre timidité pour Te porter à nos frères et sœurs. Merci de cette expérience de vie. Donne-nous, simplement, d’en vivre d’autres semblables à ton service.

Alléluia !

Même scénario dans le centre-ville autour de l’église de la Madeleine, dans le centre et autour de l’église Notre-Dame de Stockel. Les évangélisateurs sont envoyés deux par deux et abordent les gens dans la rue ou sonnent aux portes pendant que le Saint-Sacrement est exposé dans l’Eglise.

Au parvis des Saint-Gilles, l’ambiance est plus animée car là, ce sont les jeunes qui sont à l’œuvre. On les voit danser et on les entend chanter sur toute la place avec en mains les bibles qu’il sont chargés de distribuer aux personnes qui semblent les plus intéressées.

La soirée se termine dans chaque église par une veillée de prière et de louange en présence du Saint-Sacrement et en compagnie des personnes rencontrées au cours de l’après-midi et qui ont répondu à l’invitation des évangélisateurs.

1 Il ne nous a malheureusement pas été possible de publier un compte-rendu de tous les ateliers. Pour les autres, il est toujours possible de se référer à l’enregistrement audio.


Bulletin de la 28ème session du Renouveau charismatique francophone de Belgique
Numéro
: samedi 27 juillet 2013

Enseignement d’Alberto Maalouf

J’ai 25 ans, je suis interne en médecine, je me dirige vers les soins en services d’urgence. Je suis venu avec une dizaine de jeunes de ma communauté qui se trouve à Caen, invités par la Belgique : en Jésus, il n’y a pas de frontières, tous sont invités. En outre, il y a un lien particulier entre la Normandie, et particulièrement Lisieux, et la Basilique de Koekelberg. En effet c’est grâce à une guérison miraculeuse d’une paroissienne de Koekelberg, que la petite Thérèse a été canonisée.

Je n’ai pas toujours été chrétien. Je viens d’une famille catholique. Il y a 5 ans, j’étais au début de mes études de médecine, Dieu n’avait pas de sens pour moi, je n’en avais pas besoin. J’avais tout ce que le monde peut donner : la gloire, l’argent, la réussite… Mais tout cela est vanité, et ne comble pas le cœur de l’homme. J’étais comme le fils perdu de la parabole, j’avais pris ma part d’héritage et j’étais parti.

On me découvre une maladie de la thyroïde, mes parents me poussent à les accompagner en pèlerinage à Medjugorje. Marie était présente aux grands moments de la vie de Jésus : l’Annonciation, Cana, au pied de la croix, à la Pentecôte. Là où est Jésus, Marie est présente, elle est toujours avec nous.

À la croix, Marie ne se révolte pas contre ceux qui ont mis son fils à mort. Elle est douce et forte. Jésus dit : « Pardonne-leur… » Marie intercède pour eux, elle aussi dans son cœur elle dit : « Pardonne-leur… ».

Nous sommes invités à garder notre regard sur le Christ. Quand notre regard s’en détourne, elle nous ramène à Lui : elle ne garde rien pour elle, elle donne tout à son Fils et nous mène tous à Lui. Tous les parents, grands-parents qui sont ici, comme Marie, intercédez avec elle pour vos (petits) enfants.

« Qui est celle qui surgit comme l’aurore… » (Ct 6, 10). Marie resplendit comme Jésus, elle est redoutable contre les forces des ténèbres.

« La volonté de Dieu, c'est que vous viviez dans la sainteté, en vous gardant de la débauche » (1 Th 4, 3). Gardons-nous de toute forme de mal. Marie intercède pour que nous devenions des flambeaux de sainteté.

À Medjugorje, j’allais découvrir et recevoir la paix.

Même Paul était aussi faible que nous, il a été souffrant comme nous. Un jour il a été mis en prison avec son ami Silas (Ac 16). Ils étaient enchaînés, mais au lieu de désespérer ils se sont mis à louer le Seigneur : « Rien ne peut nous séparer de l’Amour… » (Rm 8, 35).

Nos enfants meurent de toutes sortes de maux dans notre monde : la drogue, la violence… Ils ont besoin de l’Amour de Dieu. Et si nous ne disons rien, ce sont les « pierres qui parleront ». Viens changer nos cœurs de pierre en cœurs de chair. Transfigure nos cœurs de pierre dans le cœur de Jésus.

Paul et Silas louent et disent la gloire de Dieu ; à minuit, les fondations de leur prison sont ébranlées si fort que les chaînes de tous les prisonniers tombent. Le geôlier prend peur et pense à mourir, mais Paul et Silas sont là, libres en eux-mêmes. Le geôlier se convertit. Dieu habite la louange de son peuple.

Louez-le et son amour descendra sur vous et vous relèvera.

Seigneur, viens révéler à ceux qui ne te connaissent pas (encore assez), à ceux qui souffrent : viens révéler ta toute-puissance.

Si nous ne révélons pas Dieu, les hommes resteront orphelins. Or Jésus ne veut pas que nous soyons orphelins, il nous a envoyé l’Esprit, le Paraclet. À la Pentecôte, les apôtres ont reçu un baptême de feu, le baptême de l’Amour de Dieu (Rm 5). Il y en a encore tellement qui sont séparés de l’Amour car ils ne connaissent pas Jésus. Jésus frappe à la porte de leur cœur (Ap 3, 20). Il veut faire de tous les hommes, les membres de son corps.

Prions comme Marie, avec Marie, pour inviter toutes les âmes perdues au salut. Dieu nous laisse le choix (Dt 30, 15), il nous laisse choisir entre la vie et la mort. N’oublions pas : la vie du monde est en jeu. Ayons le zèle de Jésus pour les âmes, pour les sauver. Allons vers celles qui se meurent aux portes de nos églises. C’est Jésus qui nous y invite. Nous ne devons pas avoir peur, mais brûler d’Amour. Soyons prêts à donner notre vie même pour ceux qui nous piétinent. L’Esprit Saint nous permettra d’agir en profondeur.

Un jour Jésus nous dira : qu’as-tu fait de ton talent, le don que je t’ai donné ? Espérons que nous n’ayons pas à rougir. Aujourd’hui est un jour nouveau pour l’Église. Dieu vient nous délivrer de notre timidité, il ouvre nos lèvres et y déposent ses paroles, des paroles de délivrance pour nos frères.

À Marthe il dit : « Je te dis que si tu crois, tu verras la gloire de Dieu » (Jn 11, 40). Ce qui nous paraît impossible, devient possible.

Dans le désert de notre monde, soyons des Jean-Baptiste : annonçons la présence de l’Agneau de Dieu. Ne retenons pas l’Amour dans notre cœur. Le monde souffre tant, il a besoin d’un message d’Amour.

Dans mon travail d’urgentiste, dernièrement, on amène un jeune qui s’est tailladé les veines, les tendons, le cou. Je n’ai plus dormi depuis 24 heures, mon corps a besoin de sommeil. Mais le besoin spirituel, le besoin d’Amour de ce jeune, après une courte prière intérieure, m’apparaît comme plus important : l’Esprit Saint me dit : « Parle-lui de moi. »

Avec Dieu il nous arrive souvent d’avoir comme une minerve qui nous empêche de nous tourner vers Lui. Abandonne-toi à Lui. Quand l’Amour de Dieu nous saisit, si nous renaissons de l’Esprit, alors nous ferons des miracles.

Le jeune, si je n’étais pas entré, aurait peut-être recommencé quelques jours plus tard. Ce n’est pas avec notre amour que nous pouvons aimer, mais avec l’Amour de Dieu.

J’entre donc dans la chambre en précisant tout de suite que je ne cherche pas à le convertir, mais que je suis poussé par l’Amour de Dieu, par l’Esprit. Nous n’avons pas à demander à l’Esprit de nous suivre, mais à suivre l’Esprit. Je lui demande pourquoi il en est arrivé là. Il me dit toutes ses souffrances, il se sent un moins que rien ; il en a marre de ce monde mauvais. C’est le Diable qui pousse au désespoir.

Il était dans les ténèbres. Il me pose beaucoup de questions sur Dieu, sur la souffrance. Nous parlons pendant plusieurs heures. Il a été touché, la semence est déposée dans son cœur. Nous sommes là pour semer, c’est Dieu qui donne la croissance. Nous n’avons pas à convaincre, simplement à proposer.

Nous avons vu toutes sortes de guérisons. N’oublions pas que les signes sont là pour nous montrer que la Parole de Dieu est agissante.

Demandons pardon pour tous nos gestes qui ne relèvent pas de l’Amour. Pour changer nos cœurs, ayons recours au sacrement de la Réconciliation : Jésus veut nous décharger de nos fardeaux. Laissons-nous guérir par lui, montrons-lui nos blessures.

Lorsque j’étais à Medjugorje, j’avais finalement décidé de me confesser mais la file pour les francophones  était telle que j’aurais dû attendre 5 heures. Je décidai de partir, mais passant devant un autre confessionnal, au moment où j’arrive, quelqu’un apporte un panneau « Français ». J’hésite, mais je me retrouve vite le premier d’une longue file… Le dernier devient le premier.

Ne désespère pas : tu ne seras pas jugé mais sauvé, dit Jésus. Dépose ton fardeau. Après une demi-heure je reçois l’absolution, et sors comme sur un petit nuage. Je pleure comme un bébé. J’avais vécu l’étreinte d’amour de Dieu.

Ouvre ton cœur, que tu viennes pour un jour ou toute la session, c’est à la mesure de ton cœur que tu recevras. Disons comme le dit la petite sainte Thérèse : « Je veux tout ! »

Ne déprécions pas (les dons de) l’Esprit, ne les étouffons pas. Laissons jaillir sa puissance, nous devons semer peu pour récolter beaucoup puisque c’est lui qui donne la croissance. Alors que dans nos actions c’est souvent le contraire.

Aujourd’hui se lèvent des apôtres d’amour enflammés, remplis du feu de l’Esprit, pour que grandisse le Royaume de Dieu. Notre zèle est parfois comme celui de Pierre au jardin des Oliviers : violent. Alors que le zèle de Jésus prend le glaive de l’Esprit.

Ne fais pas comme le fils aîné de la parabole, ne jalouse pas la vocation de ton frère, accueille TA vocation, dans ta liberté : Dieu a quelque chose de merveilleux pour toi. « Débarrassez-vous donc de toute méchanceté et de toute fausseté, de vos hypocrisies, de vos jalousies, de toutes vos médisances » (1 P 2, 1).

J’étais parti mort et je suis revenu vivant. Et dans ce cas, c’est l’effet domino, de proche en proche. La petite étincelle des 12 apôtres est devenue un brasier d’amour, le feu se propage.

Un garçon de 7 ans avait l’intestin nécrosé. Le 25 décembre alors qu’il devait partir pour une autre clinique pour y être opéré, je lui raconte l’histoire de Jésus, d’un Dieu plein d’Amour. Je l’invite à prier. Une prière simple dans laquelle il demande de l’aide et la guérison. Le lendemain il était de retour de l’autre clinique : il n’avait plus rien. C’est la puissance de Jésus.

Hier, trois jeunes enfants rôdaient avec un marteau autour de ma voiture remplie de matériel. Je les accoste. Ils sont Musulmans. Je leur dit que Dieu les aime, et qu’il n’aime pas que l’on frappe son frère, que l’on vole… et qu’un jour il y aura le jugement. Je prie Jésus pour qu’il les éclaire. La police arrivée sur les lieux, ils jettent le marteau,elle ne les arrête pas. Je leur lance une dernière fois : « N’oubliez pas ! ». Dieu venait de fracturer leur cœur de pierre.

Eucharistie : homélie de l’abbé Danny Pierre

Première lecture : Lettre aux Hébreux, 13 : Persévérez dans l’amour fraternel.
Evangile : Jean,11 : Seigneur, si Vous aviez été ici, mon frère ne serait pas mort

Est-ce que vous avez la foi ? Quand vous allez dans un magasin c’est pour acheter quelque chose. Et ici ? Qu’êtes-vous venus chercher? Saint Paul nous dit « Ayez le cœur ouvert, persévérez dans l’amour fraternel. N’oubliez pas l’hospitalité, sachez qu’à votre insu, vous pouvez héberger des anges. Offrez à Dieu en tout temps un sacrifice de louange c'est-à-dire un acte de foi qui sort de nos lèvres ». Cette parole, elle est pour toi aujourd’hui. L’Eucharistie est le lieu stratégique où la cité d’ici bas entre en collision avec la cité d’en haut, où se rencontrent la cité matérielle et la cité spirituelle. C’est cela qui s’est passé lorsque la Vierge Marie a accepté de porter Jésus. Depuis la mort et la résurrection de Jésus,  cela se passe au cours de chaque eucharistie. Jésus nous regarde en compagnie de la Vierge et des anges. Jésus est présent ici, il se donne vraiment dans son corps pour communier avec nous. Ce n’est pas une blague, c’est la réalité. Entrons donc avec foi dans cette eucharistie. Mettons-nous maintenant en présence de Jésus. Temps de silence.

Seigneur, je crois que Tu es là en même temps que moi. Un jour j’ai rencontré une personne qui était une habituée des sessions, des pèlerinages ou des soirées de guérison. Je lui ai suggéré de se remettre en question. Elle m’a répondu que ce n’était pas nécessaires que c’était les autres qui avaient des problèmes et qui l’ennuyaient et elle m’a demandé pourquoi je la condamnais. Une telle réaction est celle de quelqu’un qui ne croit pas. Celui qui croit qu’il ne doit pas se remettre en question est un menteur nous dit Jean l’évangéliste. Dire qu’on a la foi et en même temps ne pas s’accepter comme pécheur, c’est un mensonge, un contre-témoignage. Mgr Léonard n’a pas nié que l’Eglise était parfois persécutée en Belgique, mais il a reconnu aussi qu’elle avait également fait du mal en certaines circonstances. Ne pas reconnaître ses péchés, c’est abaisser la sainteté de Dieu à notre niveau. Mais reconnaître notre péché ne nous empêche pas d’aller vers Dieu. Il n’est pas comme moi ; il est saint et miséricordieux. Le Royaume de Dieu est plus grand que mon cœur, plus grand que tout. Confessez votre péché ! Paul nous rappelle que c’est la foi qui sauve. Jacques disait de son côté que ce sont les actes. Mais Paul fait ensuite la synthèse en précisant : la Foi qui agit par la charité.

S’il y a dans l’assemblée quelqu’un que vous ne supportez pas, dites merci au Seigneur. Pensez au regard de Jésus sur cette personne. Ma foi peut changer mon regard. Comme prêtre, j’ai eu la chance de pouvoir visiter des prisonniers. On se rend compte combien notre société est détraquée. Après les crimes horribles qui ont eu lieu dans notre pays, certains ont voulu rétablir la peine de mort. Mais ce n’est pas comme cela que Dieu réagit. Il pleure, Lui , quand il voit le mal. Juger quelqu’un, ce n’est pas faire acte de foi. Faire acte de foi, c’est ouvrir la fenêtre, croire qu’il y a un chemin de pardon et de conversion pour chaque homme. N’oubliez par ce qui est écrit dans l’Evangile de Luc (6,36-38) : « la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous ». La miséricorde est plus grande que notre péché. On a beau commettre 50 fois la même faute, on peut chaque fois redevenir libre. Dieu avait ôté les cailloux du chemin de Thérèse pour la préserver du péché. Il peut aussi enlever ceux qui se trouvent sur le nôtre si nous confessons nos péchés.

Résumons donc :
Première étape : Jésus est vraiment là
Deuxième étape : Ne vous regardez pas vous-mêmes. Regardez vers les autres, avec le regard du Christ, même ceux qui vous ont fait du mal.
Troisième étape : Entrez dans la miséricorde de Dieu et pleurez au lieu de juger
Quatrième étape : N’ayez pas peur de vos chutes. La miséricorde est pour vous
Cinquième étape : Dieu enlève les cailloux de votre chemin et vous empêche de tomber.

Seigneur Jésus, apprends-nous ton regard et ta miséricorde. Apprends-nous à appeler mal ce qui est mal, à reconnaître le péché mais à ne pas juger le pécheur et à l’aimer. Merci pour cette liberté. Car nos péchés ne nous privent pas de ton Amour. Ta liberté est grande et tu nous la donnes aujourd’hui.

La grâce d’être femme

 « Il dansera pour toi… » Nous devons danser avec notre corps de femme. Descends dans ton cœur de femme. Père, nous tes filles, tes épouses nous nous tournons vers toi afin que tu nous visites dans nos corps, dans nos âmes. Esprit Saint je sais que tu es là dans mon cœur, dans ma famille. Nous t’ouvrons ce temps pour te permettre de toucher nos a priori, nos certitudes, nos appréhensions…

J’étais l’image de la femme catholique gentille, confinée, bien spirituelle, bien sage, aigrie, durcie. J’ai pu découvrir la grâce d’être une femme, de devenir ce que je suis : une femme pour Dieu. Jean-Paul II a demandé pardon pour les blessures des femmes reçues dans l’Église.

Dieu vous désire fières d’être femme, pas courbées. Dieu vous a convoquées ici pour vous enlever vos fardeaux, pour recevoir votre mission. Vous êtes appelées à rendre douce la vérité de l’Évangile par le fait que vous êtes femmes, dit l’Église, c’est à vous de sauver la paix du monde.

Être femme avec Dieu ou être tentée : la femme est entière, c’est l’un ou l’autre. Dans Gn 2, il est dit que la femme est un secours pour l’homme (une aide). Suis-je un secours pour mon mari ? Le Seigneur « bâtit » la femme : elle est un rempart, comme Jérusalem, qui garde ses enfants.

Si tes blessures t’ont abîmée, demande la guérison. Dans le jardin d’Éden, Adam dort, Dieu prend la femme par la main pour l’amener à l’homme : quelle intimité entre le Père et la femme. Recherche-la au fond de toi. C’est le seul endroit où tu peux être comblée comme femme. Aie soif de cette plénitude.

Le serpent est le plus rusé des animaux, il s’adresse à la femme. La femme n’était pas encore créée quand Dieu a confié la parole à Adam. Femme, votre place est d’élever l’homme pour qu’il garde la Parole.

À la proposition de la femme, Adam obéit et mange la pomme. Dieu avait donné une puissance à l’homme sur votre voix. Il ne l’a pas utilisée : c’est la faute originelle.

Plus jamais je n’écouterai la voix de la femme dit Adam. C’est la grande malédiction de la femme. Nous souffrons de ce que l’homme ne nous comprend pas.

La femme est sauvée par le Christ qui lui donne puissance sur l’homme. Seigneur bénis les hommes, guéris-les de ce qui a été abîmé dans leurs oreilles par la femme. Pardon Seigneur, parce que l’homme me déçoit. Nous refusons ces pensées. Nous voulons bénir Adam.

Ève se dit : plus jamais l’homme ne pourra me protéger, je n’ai pas su protéger la vie. Seigneur nous jetons ces paroles à ta croix, pour que tu guérisses nos pensées mensongères.

La grâce d’être homme

Thierry Fourchaud forme avec sa femme un couple missionnaire au sein de la fraternité Jean-Paul II en France. Ils prêchent particulièrement sur les identités de l’homme et de la femme. Nous sommes témoins des souffrances des uns et des autres. Certains hommes se plaignent de ce que leurs femmes ne leur laissent pas la place et certaines femmes de ce que les hommes ne prennent pas leur place. Il explique son parcours. Il a eu une rencontre avec Dieu à l’âge de 12 ans, mais s’en est vite écarté. Sa mère lui avait dit que pour être heureux dans la vie, il fallait gagner beaucoup d’argent.Il en a beaucoup gagné et a pu se payer tout ce qu’il voulait. Il a pu goûter à toutes les jouissances : voiture, femmes, voyages, alcool et même la drogue. Mais rien de tout cela n’a pu vraiment le satisfaire. Il s’est alors livré au spiritisme et à l’occultisme. C’est la rencontre avec sa future femme qui a changé sa vie. Elle a « fait le ménage » comme il dit. Un bébé prématuré est né mais il n’était pas viable. Le frère de son épouse lui a alors demandé avec insistance et même autorité de baptiser cet enfant. Il a fini par accepter, à contrecœur. Et lorsqu’il a lui-même baptisé cet enfant , il a senti dans son cœur une forte présence et il a entendu intérieurement Marie lui dire qu’elle prendrait soin de cet enfant et qu’il le retrouverait un jour. Il a alors décidé de passer sa vie à annoncer Jésus. Peu après, il quittait son travail et fondait avec sa femme une petite association.

Lorsque j’étais enfant, mon père était peu présent. Or, cette place est très importante. On dit souvent aux hommes qu’ils doivent être gentils. Mais dans l’Evangile, nulle part il n’est écrit que Jésus était «gentil ». Au contraire, il parlait « avec autorité ». Dans notre monde, nous avons peut-être perdu cette autorité du Père.

Dans le récit de la Genèse, il est écrit que Dieu créa l’homme. Homme et femme il les créa. C’est  l’homme qui reçoit l’ordre de ne pas toucher aux fruits de l’arbre de vie. Mais il n’a pas voulu que l’homme soit seul. Il crée la femme et désormais, ils ne feront plus qu’un, dans la complémentarité. Et puis ce fut la chute. Contrairement à ce qu’on croit souvent, le principal responsable, c’est l’homme. Car c’est lui qui a reçu le commandement de Dieu et il n’a rien dit lorsque la femme s’est laissée tenter par le serpent. Dieu s’est mis en colère, seulement après que l’homme en eut mangé. Il a eu le culot de faire porter la responsabilité à la femme et même à Dieu lorsqu’il a dit « la femme que tu m’as donnée… » C’est l’homme qui n’a pas pris ses responsabilités alors qu’il doit être celui qui protège et qui rassure. C’est dans un cœur à cœur avec le Père que l’homme peut retrouver sa véritable identité. C’est à lui d’écouter de discerner et de trancher. La voix de l’homme porte son autorité naturelle.

Philippe Arino prend ensuite la parole. J’ai 33 ans et je suis blessé car j’ai en moi un désir homosexuel que je ne pratique plus. J’ai du mal à être un homme, mais j’essaie de devenir ce que je suis. Cela me permet paradoxalement de pouvoir donner un témoignage sur ce qu’est la masculinité. Dès ma naissance, je me suis identifié aux filles. J’étais davantage attiré par l’univers des femmes. J’ai manque d’amitié et j’avais un père que je n’aimais pas. Nous nous considérions comme des victimes l’un de l’autre. Nous nous sommes heureusement réconciliés depuis lors. Nous vivons dans une société où l’image masculine et paternelle est peu valorisée. Dans son livre XY, Elisabeth Badinter parle de la masculinité dans les romans du 20èe siècle et y relève souffrance et pleurs. On constate qu’après le divorce, il y a un taux important de suicides chez les hommes car les pères ont peu de droits. Dans les médias on demande aux hommes de se comporter comme des femmes. On finit par ignorer la différence. Dans les films, on présente l’homme comme volage, menteur ou voleur. Or, dans son essence l’homme doit être doux et fort en même temps. Un fort qui n’est pas doux est une brute. Un doux qui n’est pas fort est une « tapette » qui cherche à devenir quelqu’un d’autre et qui ne dirige rien.

Chez l’être humain, la main droite agit mais elle ne peut rien sans la main gauche. Chacun doit jouer son rôle. L’homme est le « ministre des Affaires étrangères » alors que la femme est plutôt le « ministre de l’intérieur ». Dans la Bible, c’est le Père qui crée et non une déesse. Le verbe est du côté de l’homme. Je suis en quelque sorte une victime de cette société qui veut nous éloigner du réel, de la Loi et des limites qu’elle impose. C’est lorsqu’on ne laisse pas notre place d’homme que nous devenons des prédateurs. Nous sommes des guides et nous devons l’assumer. La masculinité et la paternité ne sont pas réservés aux couples.  L’Eglise catholique est la seule religion où on peut conserver son identité en dehors du mariage créatif. L’abstinence de signifie pas la négation de la sexualité. Il y d’autres formes de paternité. J’ai connu un dominicain qui n’était pas très masculin mais que la prêtrise a véritablement virilisé.

Atelier : la vie en couple avec Thierry et Myriam Fourchaud

Former un couple est la chose la plus difficile demandée par Dieu à l’homme et à la femme. C’est impossible naturellement. Tellement que dans l’Ancien Testament il permet à l’homme et à la femme de se séparer.

Sans le Christ nous n’aurions pas tenu au travers des orages de notre couple.

Le mariage est une folie ! Dieu est fou, la croix aussi est une folie !

Relisons le chapitre 10 de l’évangile de Marc.

Comment imaginer vivre avec le même homme, la même femme toute la vie ? Qu’aurions-nous à y gagner ? Quand un homme rencontre une femme, le jugement s’estompe pour un temps. En eux, il y a un enfant qui a une expérience de la vie, une image de l’homme et de la femme.

Ce que Jésus propose, c’est de vivre comme avant la chute. À l’homme ce n’est pas possible, mais à Dieu tout est possible. Nous sommes des enfants de Dieu, mais en nous subsiste le vieil homme blessé par le péché.

Tout va souvent bien pendant quelques années, puis les yeux s’ouvrent, la vérité se fait jour. Mais n’oublions pas que ce que nous ne supportons pas chez l’autre, c’est ce que Dieu veut guérir en nous.

Prenons une histoire type, une histoire blessée.

Lui a eu une mère possessive, écrasante qui en devient son image de la femme. Elle, un père lointain, absent qu’elle cherche à attirer, elle devient séductrice. Que de fardeaux, de chaînes qui en plus sont amplifiés par la société et les médias. C’est un cercle vicieux. Après quelques années elle harcèle l’homme pour qu’il s’occupe d’elle et lui se retire parce qu’elle l’écrase. Il faut sortir de ce cercle vicieux. Quand il y a un problème de couple, il faut d’abord quitter la rage d’avoir raison. Mais c’est impossible de s’en sortir sans le Christ. Nous ne devons pas demander de changer l’autre, mais changer notre cœur et Dieu changera le cœur de l’autre.

Souvent des couples en crise ont la tentation du divorce. Ne regardons pas l’autre comme si il avait commis quelque chose, mais plutôt parce qu’il a subi quelque chose. Ayons de la compassion pour l’enfant blessé dans le cœur de l’autre.

Quand Sara demande à Abraham de chasser Aggar. Dieu lui dit de l’écouter, ce qui ne veut pas dire de lui obéir, mais de prendre en ce qu’elle dit ce qu’il y a de bon.

Adam s’est méfié de sa femme. Ève porte en elle sa culpabilité. C’est la souffrance de l’homme et de la femme. Nous devons la donner à Dieu pour aller plus loin.

Relisons le chapitre 5 de la lettre aux Éphésiens.

« Aimer sa femme comme soi-même… », c’est-à-dire plus que sa propre vie. La femme doit devenir la priorité de l’homme. Sinon la femme devient dure, revêche. L’homme se retire et la femme croit pouvoir tout diriger toute seule. L’homme doit prendre ses responsabilités : être père, un mari, s’occuper de ses enfants avant son travail. La femme a besoin que l’homme retrouve son identité de Fils du Père.

Aimer la femme comme le Christ, même jusqu’à la croix. Ce n’est possible qu’avec la force de Dieu. Pour cela, il faut prier, prendre des temps d’intimité avec le Père ; s’approcher de l’Eucharistie, du sacrement de la Réconciliation : aller à la Source. Le fruit de la prière de l’homme est de recevoir sa dignité d’enfant de Dieu, sa dignité d’homme.

Dans notre monde sans Dieu, c’est la grande (con)fusion. Il n’y a plus ni homme ni femme !

Vous êtes l’espérance de ce pays, les jeunes, vos jeunes, sont l’espérance du monde. Quand le monde sera tombé au plus bas, vous verrez que les églises seront pleines ;  elles seront trop petites. Dieu n’abandonne jamais ses enfants.

Et vous les femmes que ressentez-vous quand vous entendez : « soyez soumises… » ? De la colère, de l’agressivité, de l’humiliation…

La soumission ce n’est pas la domination. C’est une parfaite égalité. Je vois le mariage comme une arche qui mène à bon port. La femme c’est l’enceinte, l’homme en est le toit. La soumission prend ici le sens de protection. Le toit (l’homme) ne tient pas sans les murs. Et l’enceinte (la femme) se dégrade avec le temps sans le toit.

Satan ne supporte pas le mariage, il fait tout, lui le père du mensonge, pour briser les couples. Car il sait que les familles saintes donnent des enfants saints. Le divorce est le fruit du mensonge du démon.

Si l’homme et la femme retrouvent chacun leur identité, alors le couple pourra retrouver la sienne. Nous sommes des personnes avant que d’être un couple. La théorie du « gender » qui apporte tant de confusion est un dragon dangereux pour les hommes et les femmes et met en péril la vie de nos enfants.

Nous les chrétiens sommes responsables d’élever la beauté de l’homme et de la femme. Quand un couple s’élève, il élève le monde. Donnons envie aux jeunes de vivre le sacrement du mariage.

Atelier : L’homosexualité en vérité

Philippe Arino a 33 ans ; il est professeur d’espagnol. Il est homosexuel, mais ne pratique pas. Il témoigne de qu’on peut être homosexuel, aimé et heureux. Il répond aux questions posées par l’assemblée.

Que dire aux adolescents qui se disent homosexuels et qui ont peur ?

Il n’est pas facile pour un adolescent de se construire comme homme ou comme femme. On présente maintenant l’homosexualité comme une option comme un amour semblable à un autre. Cette conception repose sur un rejet de la différence des sexes. On ne peut nier que l’amour homosexuel peut générer des bienfaits comme l’amitié ou la fidélité, mais on doit reconnaître qu’un amour vrai repose sur l’accueil de la différence. Il faut prendre au sérieux ce que le jeune ressent. On peut pas réduire l’identité d’une personne à sa pratique sexuelle. Il faut lui de ne pas s’enfermer dans cette pratique qui est tout sauf banale. Seul l’amour vécu dans la différence peut vraiment nous combler, nous encrer dans la réalité.

Y a-t-il un lien entre homosexualité et pédophilie ?

Quand on dit qu’il y a un lien entre les deux, on hurle dans les médias. Il s’agit bien sûr de choses distinctes, mais on ne peut nier qu’il y a des liens, même s’il ne s’agit pas de liens de causalité. Il arrive ainsi que l’on cache sa pédophilie par l’homosexualité. Les enquêtes montrent que chez les couples homosexuels, la différence d’âge est beaucoup plus grande que pour les autres. On constate aussi que de nombreux homosexuels ont été victimes d’actes pédophiles. Enfin, parmi les pédophiles les hommes homosexuels sont beaucoup nombreux .

L’homosexualité peut-elle être considérée comme normale ou s’agit-il d’une déviation ?

La sexualité est le lieu de notre blessure. Nous sommes tous en manque.  Mais ce qui comble le mieux ce manque, c’est l’altérité, celle de l’autre sexe ou celle de Dieu. L’homosexualité est la négation de cette altérité. C’est pourquoi les couples homosexuels ont moins tendance à durer. Il sont plus fragiles. Car c’est la différence sexuelle qui nous structure. Elle nous fait venir à la vie  et elle ouvre elle-même à la vie. Malgré l’auto-persuasion, l’amour homosexuel aboutit à un insatisfaction profonde.

L’homosexualité relève-t-elle des sentiments ou d’une attitude physique ?

Les deux sont présents. Mais le pulsionnel est très présent. Bien souvent, dans une relation, on passe très vite à l’acte sans prendre le temps de se connaître.

Comment Dieu voit-il l’homosexualité ?

Il est triste car il nous a créés homme et femme. Celui qui pratique l’homosexualité coupe d’une certaine manière les ponts. Mais il y a une place pour les homosexuels dans l’Eglise. Elle n’est pas homophobe. Mais elle met des mots sur la violence qui est présente dans l’acte homosexuel.

Peut-on guérir de l’homosexualité ?

Il faudrait d’abord savoir s’il s’agit d’une maladie. Nous sommes tous malades d’une façon ou d’une autre. Mais il s’agit en tout cas d’une blessure identitaire et une source de souffrance. Elle prend souvent racine dans les relations avec les parents. 90% des homosexuels ont eu une relation difficile avec leur père. Jésus peut guérir, mais il ne le fait jamais sans le consentement de la personne.  Il y a plusieurs sortes de guérison. Jésus peut  donner une guérison subite. Mais il peut aussi laisser pousser en même temps le bon grain et l’ivraie dans la personne. Souvent, les homosexuels portent des blessures très lourdes dont ils ne parlent pas volontiers. Il faut savoir que l’homophobie est très souvent le fait d’homosexuels eux-mêmes. Les partisans du mariage pour tous  ont fait ce choix non pas parce qu’ils nous connaissant, mais par amitié pour des homosexuels qu’ils connaissent. Or il y a une grande différence entre l’amitié et ce qui est vécu à l’intérieur de l’amour. Il n’est pas facile de mettre des mots sur l’insatisfaction qu’implique la pratique. Mais il faut avoir le courage de dire parfois la vérité, même si elle ne fait pas plaisir. Il faut pouvoir dire à un homosexuel que ce qu’il vit n’est pas le meilleur. Même s’il ne  l’accepte pas, même s’il vous dit, avec raison, que sa relation présente aussi des côtés positifs. Faire la morale, ce n’est pas faire des reproches c’est appeler l’autre à vivre quelque chose de meilleur.

Que pensez-vous de la théorie du « gender »

A un moment où les jeunes se construisent, on leur demande de choisir. C’est désastreux. C’est comme si on apprenait une langue sans la grammaire. Le gender est une idéologie qui remplace le mot sexe par le mot genre. Elle prétend que tout ce qu’on a dit sur la différence sexuelle ne sert qu’à justifier la domination masculine. Ce qui compte, ce n’est pas notre nature, mais ce qu’on ressent. C’est une idéologie du sentiment qui vise à nier la réalité. Pourtant elle n’est pas totalement négative lorsqu’elle vise à lutter contre l’homophobie ou les caricatures sur les rôles de l’homme et de la femme. Je n’accepte pas qu’on divise l’humanité entre homosexuels et hétérosexuels. Nous sommes d’abord hommes ou femmes. Une personne ne se réduit pas à sa pratique sexuelle.

Est-on homosexuel de naissance ?

On ne peut pas le dire. Si c’était uniquement génétique, il ne devrait pas exister de différence entre jumeaux. Or ils n’ont pas toujours les mêmes tendances. L’homosexualité peut aussi naître des pulsions. Celles-ci peuvent être encouragées par la pornographie,  même hétérosexuelle, car on y retrouve toujours une personne de son sexe. C’est pourquoi, il y a plus d’homosexualité chez les hommes que chez les femmes. Chez les hommes, c’est la pulsion qui stimule le sentiment et chez la femme, c’est le sentiment qui favorise la pulsion.

Soirée festive avec le témoignage de Laurent Gay

Le résumé de la soirée sera publiés dans le bulletin numéro 5.

 

Bulletin de la 28ème session du Renouveau charismatique francophone de Belgique
Numéro
5 : Dimanche 28 juillet 2013

Soirée festive avec le témoignage de Laurent Gay (samedi 27 juillet)

Présenté par Philippe Arino, Laurent Gay, français, marié et père de deux enfants, nous livre un témoignage enflammé sur tout ce que le Seigneur a fait pour lui. Mais avant cela, le père Marc Leroy, berger de la session rend grâce pour les innombrables témoignages de personnes touchées par les paroles de connaissance et qui ont été guéries, physiquement ou spirituellement.

Laurent Gay revient de Lourdes et transmet à toute l’assemblée les salutations de Marie. Il demande à tous les participants de lever les mains vers elle pour qu’elle bénisse leurs enfants ou petits-enfants. «Que le Seigneur suscite des prêtres, des prophètes et des rois dans l’Eglise de Belgique ». Vous êtes étonnés par la confirmation des paroles de connaissance ? Moi, ce qui m’étonne, c’est qu’il n’y ait pas eu plus de témoignages. Ce n’est pas une grande foi dans un petit dieu qu’il faut avoir, mais une petite foi dans un grand Dieu ; une foi petite comme un grain de moutarde qui déplace les montagnes pas une foi grande comme une montagne qui ne permet de déplacer qu’un petit grain…

Si tu as des difficultés aujourd’hui, tu es au bon endroit. Le Seigneur ne te quittera jamais. Lorsque j’étais enfant, on ne m’avait pas parlé de Dieu. Si j’avais eu une tête en forme de TV, on m’aurait sans doute davantage regardé ! J’avais l’impression que mes parents ne m’aimaient pas (depuis lors nous nous sommes réconciliés). Beaucoup de jeunes d’aujourd’hui ne connaissent pas Dieu et s’abreuvent à des sources polluées. J’ai fait comme eux.

Nous habitions dans une cité et j’appris la vie dans la rue. Mon seul réconfort était la drogue. J’ai commencé à prendre de l’héroïne à 14 ans et je n’ai arrêté définitivement qu’à 29 ans ! Je faisais n’importe quoi, poussé par le père du mensonge. Le pape François a dit que si on ne priait pas le Christ, on priait autre chose, c’est-à-dire le démon !  J’étais un voyou. Comme ces jeunes qui, il y a quelques jours, ont pillé le train qui venait de dérailler mais que Dieu continue à regarder avec de yeux pleins d’amour, comme Jésus regardait les prostituées et les malades. J’ai connu un grand amour avec une femme. Nous « dealions » ensemble mais je lui avais interdit de toucher à la drogue. Malheureusement, elle s’est laissée prendre. Nous avons essayé d’arrêter mais sans l’amour de Dieu, il est très difficile pour un toxicomane d’arrêter.

Un moment, nous allions mieux. Nous avons voulu être responsables. Elle est tombée enceinte. A 4 mois, on lui a dit que le bébé avait le sida. Les médecins ont « ordonné » qu’elle avorte. A ce moment-là, plus rien ne pouvait m’accrocher à la vie. J’ai alors fait quelque chose de terrible. On m’a arrêté pour homicide volontaire. Lors du dépistage obligatoire, on a constaté que j’avais également le sida. Quand je me regardais dans la glace, je voyais un monstre. J’ai voulu me suicider. C’est alors que j’ai fait la première expérience de la présence de Dieu sans pour autant connaître Jésus. Mais je me suis mis à m’aimer. Et puis, j’ai fini par être gracié car la justice a reconnu la légitime défense. Mais j’étais perdu et ma compagne était rongée par la maladie. Un jour, je suis entré dans une Eglise. Je voulais régler mes comptes avec Jésus. Mais il n’y avait personne pour m’accueillir. C’est comme si j’avais reçu un don d’invisibilité.

Pour que j’en sorte vraiment, il fallait que je passe par la maladie et l’hôpital psychiatrique. Les médecins me condamnaient, ma femme était morte. J’ai crié vers Dieu et Il a fait quelque chose. J’ai rencontré un homme qui avait pour mission de visiter les malades. C’est la première fois en 29 ans qu’on me parlait de Jésus. La Communauté des béatitudes m’a accueilli alors que j’étais dans un état terrible. Si on me l’avait proposé, je ne crois pas que j’aurais refusé un suicide assisté, mais quelqu’un est venu me parler de Jésus. Benoît XVI a un jour dit : «  Si tu n’as pas rencontré le Christ, essaye de rencontrer quelqu’un qui l’a rencontré ! » J’ai alors vraiment senti l’amour de Dieu parmi les hommes et j’ai été totalement guéri de ma toxicomanie. J’ai commencé à aller mieux ; les traces de virus du sida ont disparu. Les médecins n’en revenaient pas. Le Seigneur me permet maintenant de toucher les toxicomanes et les prisonniers parce que je suis passé par là. Je ne m’inquiète pas pour mon Eglise, une Eglise qui met la pagaille comme le dit le pape François. Dieu est bon avec les canailles. Nous sommes d’ailleurs tous des canailles !

Enfin, j’ai rencontré une femme merveilleuse dans la Communauté. Mais au début, je croyais que ne pouvais plus aimer. Le Seigneur m’a sauvé d’une vie banale. Il m’a donné une vie passionnante où je rencontre tant des SDF que les grands de ce monde. C’est une vie passionnante parce que je marche avec Dieu. Jésus m’a appris à aimer en respectant l’autre.. Nous nous sommes mariés et nous avons deux enfants merveilleux et rien ne m’empêchera de témoigner de cet amour. Non vraiment, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu

« Quand les montagnes s'éloigneraient, Quand les collines chancelleraient, Mon amour ne s'éloignera point de toi, Et mon alliance de paix ne chancellera point, Dit l'Eternel, qui a compassion de toi. » (Isaïe 54,10). Alléluia !

Dimanche 28 juillet : louange et témoignages.

Après un temps de la louange et la lecture de la parole qui a été le fil rouge de la session, place à quelques témoignages. Il a fallu faire un tri tant ils sont nombreux ceux qui ont voulu témoigner de l’action du Seigneur pendant ces quelques jours.

Une femme rwandaise était venue pour accueillir la Vierge de Beauraing mercredi. Touchée elle est finalement restée à la session et y a un reçu un cadeau magnifique : un message de son fils qu’elle avait perdu de vue depuis 19 ans après l’avoir fait adopter par une famille française pour le sauver de la guerre du Rwanda.  Sophie aussi a été touchée par la venue de la Vierge au cœur d’or. Elle hésitait à venir car la session ne se faisait pas près de ND de Beauraing. Sa venue l’a bouleversée et apaisée et elle est restée pour la session.

Marcel a participé à l’évangélisation à Stockel. Fatigué et un peu découragé, il reprend  le métro et  une amie lui suggère de distribuer encore quelques dépliants. Il se retrouve assis en face d’un jeune musulman étudiant en médecine et ils évoquent le ramadan. Au cours de l’échange, avec son accord,  il a pu prier pour que Dieu se manifeste et que ce jeune puisse faire l’expérience d’un Dieu d’amour. Marcel a retrouvé la joie et l’enthousiasme pour repartir évangéliser.

Junior animateur chez les jeunes explique qu’il a  entendu plusieurs fois au cours des temps de prière des appels de Dieu pendant la session et cela l’a bouleversé. Il pensait qu’il ne le méritait pas. Si Dieu appelle, le cœur peut changer et on peut faire des choses pour Lui. Il ne faut pas hésiter à s’en ouvrir à d’autres. Lui s’en est ouvert à des prêtres. Il expérimente la présence de l’Esprit-Saint qui le guide.

Jonathan, jeune lui aussi, a été touché par le Seigneur pendant la veillée avec le père Daniel-Marie. Le Seigneur l’a libéré de tout ce qu’il trainait depuis longtemps. Il laisse en tout cas à la session une expression qui a marqué les esprits : « J’ai été cramé par l’Esprit saint ». Il a pu vider son sac, vivre le sacrement de réconciliation et tout remettre entre les  mains du Seigneur.

Une vidéo montrant les jeunes en action pendant la session est projetée. Elle a été réalisée par l’équipe de la communauté Chant nouveau.

Eucharistie : Message du Pape François et homélie de Mgr Berloco, Nonce apostolique en Belgique

La procession des prêtres, diacres et acolytes se met en branle pour l’Eucharistie qui sera présidée par Mgr Berloco, nonce apostolique en Belgique. Il introduit la célébration en insistant sur le souhait du Pape de voir les chrétiens aller faire des disciples. , désir que les jeunes rassemblés à Rio ont bien accueilli.  C’était le thème même des JMJ. Il invite le Père Marc Leroy à lire le message du Pape François aux participants de la session.

A l’occasion du rassemblement du Renouveau charismatique de Belgique à la Basilique du Sacré-Cœur à Bruxelles.

Sa Sainteté le Pape François  s’associe  aux travaux et à la joie des participants réunis pour découvrir, célébrer et témoigner que rien, jamais, ne nous séparera de l’Amour du Christ. En cette année de la foi, le Saint Père encourage tous les baptisés à être, dans la force de l’Esprit, ferment de renouveau et de dynamisme évangélique dans  la vie de leurs diocèses.

Puissent ils être des disciples de Jésus, puissent ils avoir comme Lui un cœur qui aime, qui souffre, qui se réjouit avec les autres, un cœur rempli de tendresse, un cœur attentif à celui qui, portant les blessures de la vie, se sent à la marge de la société

En recherchant une communion toujours plus grande entre eux et dans l’Église, ils annonceront alors par leur vie la bonne nouvelle du salut à  tous ceux l’attendent. Confiant la fécondité de ces journées à l’intercession maternelle de la Vierge Marie, Sa Sainteté accorde  de grand cœur sa bénédiction apostolique aux organisateurs et à toutes les personnes rassemblées à cette occasion, particulièrement aux familles, aux  jeunes, et aux enfants.

Du Vatican  24 juin 2013

Homélie de Mgr Beloco.

Première lecture : Gn 18 : Abraham prie le Seigneur d’épargner Sodome

Deuxième lecture : : Col 2 : « par le baptême, vous avez été mis au tombeau avec lui, avec lui vous avez été ressuscité »

Evangile : Luc, 11,1-13 : « Seigneur, apprends-nous à prier »

Un jour, quelque part, Jésus était en prière… Les évangiles nous disent que Jésus priait fréquemment, parfois toute la nuit. Au chapitre 6 de son évangile, Luc dit clairement « avant ces jours-là, Jésus s’en alla dans la montagne pour prier et il passa la nuit à prier Dieu ». Nous nous demandons pourquoi Jésus priait si fréquemment et que pouvait être le contenu de sa prière. Jésus, comme la deuxième personne de la Sainte Trinité était constamment uni au Père, mais quand il a assumé notre nature humaine, il a glorifié le Père et, avec humilité et confiance, il remet sa volonté humaine en syntonie avec la volonté du Père. Toute la prière de Jésus est dans cette adhésion aimante de son cœur d’homme au mystère de la volonté du Père. Pour nous qui faisons partie des groupes de prière du Renouveau charismatique, la prière de Jésus devient le modèle à suivre avec la confiance propre aux enfants et le désir d’avoir comme Jésus une adhésion aimante à la volonté de Dieu. La première lecture, en proposant la prière insistante et concluante d’Abraham souligne l’immense miséricorde de Dieu et l’infaillibilité de la prière lorsqu’elle est faite avec foi. Il y a quelques jours, en commentant cet extrait de la Genèse,  le pape François a parlé du courage que nous devons avoir lorsque nous nous adressons à Dieu dans la prière. Nous avons besoin de comprendre que Dieu attend de nous une prière confiante et persévérante parce que la foi, c’est la source de cette espérance d’être écouté par Dieu. Tout comme aux disciples qui avaient demandé au Seigneur, apprends-nous à prier, Jésus nous répond à nous aussi en disant quelle est la prière que nous devons élever vers Dieu notre Père. « Père, que ton nom soit sanctifié ». Dans cette prière, affirme la Pape François dans l’encyclique lumen vitae, le chrétien apprend à partager l’expérience spirituelle même du Christ. Il commence à voir avec les yeux du Christ. Notre prière sera efficace, et nous pouvons être sûrs que le Père l’exaucera, si elle est alimentée par la foi. « Eh bien moi, je vous dis, demandez et vous obtiendrez ; cherchez et vous trouverez ; frappez et la porte vous sera ouverte. Et à la fin, quand nous proposons à Dieu notre demande d’être aidés dans notre cheminement chrétien, le Seigneur nous dit que le Père donnera l’Esprit-Saint à ceux qui le Lui demandent. Dans le message que le Pape François nous a adressé pour cette rencontre, il nous invite à découvrir, à célébrer et à témoigner que rien, jamais ne nous séparera de l’amour de Dieu. Avant de faire cette affirmation, l’apôtre Paul énumère une série de situations qui pourraient mettre en danger notre foi et notre communion avec le Christ dans l’amour : la détresse, l’angoisse, la persécution, la faim, le dénuement, le danger, les guerres, la mort, la vie, le présent, le futur. Ce sont les moments de difficulté et parfois de découragement dans notre vie, mais nous savons que si nous demandons avec une foi profonde en Dieu qui est amour, si nous nous confions à celui qui nous aime gratuitement au point de ne pas nous épargner son propre Fils, nous n’avons rien à craindre. Dans la foi, nous reconnaissons qu’un grand amour nous a été offert, qu’une bonne parole nous a été adressée et qu’en l’accueillant, elle qui est Jésus-Christ parole incarnée, l’Esprit-Saint nous transforme et éclaire le chemin de l’avenir et fait grandir en nous les ailes de l’espérance pour le parcourir avec joie. Aujourd’hui, réunis dans cette basilique du Sacré-Cœur, nous expérimentons la présence de Dieu au milieu de nous et dans nos cœurs. Nous célébrons dans l’Eucharistie le mystère de l’amour du Christ en mémoire de sa mort et de sa résurrection. Et dans ce mystère se dévoile la fiabilité totale de l’amour de Dieu. Greffés sur le Christ au moyen du baptême, et unis à Lui comme membres de son corps, nous ne vivons plus spirituellement de nous-mêmes, mais de la vie divine qui nous fait participer à l’Esprit-Saint qui nous a été donné, écrit le Pape dans l’encyclique. Dans la foi, le mot « nous croyons » grandit pour être habité par un autre, pour vivre dans un autre et ainsi notre vie s’élargit dans l’amour. Là se situe l’action propre de l’Esprit-Saint. Le chrétien peut avoir les yeux de Jésus, ses sentiments, sa disposition filiale, parce qu’il est rendu participant à son amour. Le Pape François a souvent mis au centre de ses discours et de ses homélies le thème de l’évangélisation et du témoignage. Il a fait sien le projet du Pape Benoît XVI de célébrer une année de la foi comme un temps grâce qui nous  aide à expérimenter la grande joie de croire, à raviver la perfection et l’ampleur des horizons que la foi entrouvre, pour la confesser dans son intégrité, fidèles à la mémoire du Seigneur. Le Pape invite tous les croyants à avoir un grand zèle apostolique et missionnaire. Il veut que l’Eglise ne reste pas renfermée sur elle-même mais qu’elle s’ouvre à l’annonce de la Parole de Dieu aussi en dehors des églises, dans les rues, dans les quartiers et dans les milieux de notre vie quotidienne. C’est une grande responsabilité, dit le Pape, et nous devons demander au Seigneur la grâce de la générosité, du courage et de la patience pour annoncer et témoigner de l’Evangile et pour sortir vers les périphéries existentielles. C’est un mot que le pape utilise fréquemment et qui signifie aller vers nos frères et sœurs les plus éloignés ; ceux qui sont oubliés et qui ont le plus besoin de compréhension, de consolation et d’aide. Pendant sa visite au Brésil, le Pape François a voulu ajouter au programme préparé d’avance une visite à l’hôpital St François d’Assise spécialisé dans les soins aux toxicomanes et une visite à une Favella dans un quartier pauvre de Rio. Il a aussi organisé une rencontre avec un groupe de prisonniers. Avec l’exemple du Pape François, nous sommes pleinement dans l’enseignement de Jésus. Au chapitre 25 de l’évangile de Matthieu, Jésus insiste sur la nécessité d’aller à la rencontre des frères, des malades, et prisonniers et des marginaux. Vendredi dernier, vous avez fait l’expérience d’annoncer Dieu dans la ville de Bruxelles. Je crois que cet esprit de mission doit rester présent dans notre vie chrétienne et communautaire comme l’engagement principal de cette rencontre ici. Le Pape François nous encourage en disant à chacun de nous ce qu’il disait aux jeunes de Rio : Mets le Christ dans ta vie, mets en lui ta confiance et tu ne seras jamais déçu. Toi aussi, tu peux êtr un témoin joyeux de son amour et un témoin courageux de son Evangile. AMEN

Clôture

Après la communion, diverses paroles de connaissances sont données. (PS : Ceux et celles qui en ont bénéficié sont invités à manifester.)

La messe se termine et le berger de la session, le père Marc Leroy encourage chacun à  aller annoncer la Bonne Nouvelle avec l’assurance que Dieu est puissant  et qu’il peut  agir là où on lui fait confiance. Il invite les participants à reprendre le chant : «  Le Dieu qui m’a sauvé, il est vivant ». Ce sera suivi d’une prière d’intercession les uns pour les autres avant de recevoir  la bénédiction  finale donnée par Mgr Berloco sur la prière de bénédiction du livre des Nombre (chapitre 6 (24-26).

 

Dernière modification le Mardi, 01 Octobre 2013 08:59

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