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Résumé de la Session du Renouveau à Koekelberg 2014

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Bulletin de la 29ème session du Renouveau charismatique francophone de Belgique
Numéro: mardi 22 juillet 2014

La Vierge de Beauraing et les reliques de sainte Thérèse ouvrent la session

 D'autre video clips: http://cnmedia.fr/videos/dieu-est-ma-force/

http://cnmedia.fr/videos/evenements/bruxelles-2014-session-renouveau-enfants/

http://cnmedia.fr/videos/evenements/bruxelles-2014-session-renouveau-jeunes/      

                                                       Vidéos réalisées par Chant Nouveau http://cnmedia.fr
 

La 29ème session du Renouveau charismatique francophone de Belgique a commencé ce 22 juillet avec l’arrivée en procession de la statue de la Vierge de Beauraing venue par train et par métro avant de remonter l’allée du Parc de la basilique. Elle était suivie de la châsse des reliques de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus venue tout droit de Lisieux en voiture, amenée par la Communauté Notre Dame Mère de la Lumière. Les jeunes de la session escortent le cortège ; des passants s’arrêtent ou interrogent, des conversations se nouent, des invitations à rejoindre la session sont distribuées.

Photos de la Session, Clic ,   Clic,   Clic,   Clic,     Clic,   Clic     Clic

Version PDF imprimable: Echos de la Session :   Clic,

Le berger de la session l’abbé Philippe Daloze, prêtre du diocèse de Tournai, accueille le cortège et présente Emmanuel Kinzonzi et Vincent Jemine respectivement bergers des sessions « Jeunes » et « Enfants ». La Basilique est déjà pleine pour cette soirée consacrée à Sainte Thérèse. La statue de Marie est installée à l’entrée du chœur tandis que le reliquaire de Ste Thérèse est déposé sur l’autel au fond du chœur sous un dais blanc piqué de roses. Elle sera présente tout au long de la session. Pour la petite histoire, il faut savoir que la canonisation de Ste Thérèse a été rendue possible grâce à la guérison d’une belge paroissienne de la Basilique.

Morte à 24 ans en 1897-Thérèse a eu une vie fulgurante mais monotone aux yeux du monde. Elle avait toujours dit que lorsqu’elle serait au ciel, elle déverserait sure la terre une pluie de roses, tous ces cadeaux que Dieu veut nous donner. µ

Soirée « pétales de roses »

Vie de Thérèse proposée par Michèle Galland

La soirée commence par un diaporama de Michelle Galland, animatrice pastorale dans le diocèse de Tournai et conteuse biblique. qui retrace la vie de sainte Thérèse alternant harmonieusement photos, chants et textes utilisant les écrits de la sainte.

C’est Thérèse qui nous parle.

Je suis heureuse de vous voir, je vous attendais. Je viens vous aider. Je suis née en janvier 1873. Ma famille comptait déjà 8 enfants dont 4 décédés. À quatre ans et demi, ma maman qui souffrait d’un cancer du sein est entrée au ciel. C’est alors que nous déménageons d’Alençon vers Lisieux. Très vite avec mon papa j’ai appris à prier, à faire l’aumône, à observer la nature, à y voir l’œuvre de Dieu.

Vers 8 ans, j’entre à l’école, mais je préfère la lecture des vie de saints. Je décide de devenir sainte !

Vers 10 ans, ma sœur entre au carmel : quelle déchirure… puis je me sens appelée à y entrer moi aussi. À Pâques, mon Père part avec une de mes sœurs à Paris : abandonnée encore une fois. Je déprime au point que ma vie est en danger. À la Pentecôte, je vois la Vierge qui me sourit. Peu après je fais ma première communion : je pleure de joie, c’est le baiser d’amour de Jésus. Pour lui plaire, je lui offre de petits sacrifices : il faut tout offrir au Bon Dieu. Vers 11 ans, je reçois la Confirmation. Je passe du temps devant le Saint-Sacrement. À 13 ans, je comprends que Jésus est le plus beau des cadeaux : il me donne sa force, lui qui est si petit dans sa crèche.

À 14 ans, je prie pour un criminel qui se convertit à la dernière minute. Je désire entrer au Carmel, mais je suis trop jeune. Finalement je suis acceptée et j’entre l’année de mes 15 ans, à Pâques : je vais devenir la fiancée de Jésus. Je découvre vite que dans la vie au couvent il y a des roses, mais aussi des épines. Mon père devient malade, son visage souffrant m’évoque la face de Jésus à l’agonie, ce sera mon nom !

Le 8 septembre 1890, après 10 jours de retraite, un long tunnel obscur, je prononce mes vœux. Un fleuve de paix coule en moi et je demande plein de grâces à Jésus. Au Carmel je décide vivre chaque chose, chaque instant avec amour, convaincue que le Bon Dieu n’est pas fâchée de mes fautes : Jésus m’aime même imparfaite.

À partir de 1895, je commence à être malade. J’accepte d’écrire mon histoire. Aimer en tout temps et en tout lieu, se présenter les mains vides de tout mérite devant Dieu, seulement l’aimer, me désaltérer à sa fontaine intarissable d’amour, je dois seulement lui faire confiance. Jésus va conduire sur sa petite voie : celle de l’amour, de l’amour sans mesure. En 1896 ma maladie s’aggrave, je crache du sang. Pour autant je suis heureuse. Et pourtant je traverse une période de ténèbres : où vais-je aller après ma mort ? Mais je ais que Dieu est là et que tout ce qui compte c’est l’Amour ; je peux lui faire confiance.

Le 30 septembre 1897, mes dernières paroles : « Je vous aime ô mon Dieu. » Et maintenant je vis dans l’Amour pour toujours !

Témoignage de Thérèse

Je suis maman de 4 enfants. J’habite Namur après avoir habité Bruxelles. J’allais souvent prier Marie à la grotte Notre-Dame de Lourdes à Jette. Un jour, j’y ai pris un « petit papier », message de la Vierge de Medjugorje : « prier votre saint patron pour qu’il augmente votre foi. »

Ma patronne était la petite Thérèse ; je la connaissais peu. Pour mieux la connaître je décide d’aller à Lisieux, et le 1eroctobre, jour de sa fête. Je ne m’étais pas rendue compte de la distance : avec nos quatre enfants, mon mari refusa de faire le voyage. Mais j’avais confiance en Marie, puisque c’est elle qui m’y invitait. Des amis me proposent de partir. Restait à trouver un logement. Mais à environ un mois de la date c’était une mission quasi-impossible tant il y a de monde à cette date à Lisieux. Huit jours avant, je téléphone à la maison des Béatitudes de Lisieux qui m’aiguille sur leur maison d’accueil à Hermival. Et là nous sommes accueillis à bras ouverts dans une maison où il y avait de la place pour tous mes amis. Nous étions à 8 jours du 1er octobre. La personne de contact me dit que le lendemain soir commençait une retraite d’une semaine sur la spiritualité de Thérèse. Je dis, avec beaucoup d’appréhension à mon époux que je pars le lendemain. À ma grande surprise il accepte.

À mon arrivée, la foule est telle que je me dis : voilà une preuve que Dieu existe. Le lendemain, 1er octobre, je participe à la procession des reliques dans Lisieux. J’en suis très éloignée et je demande à Thérèse de me rapprocher d’elle ; et voilà que je me retrouve à côté du reliquaire. Je l’accompagne donc.

Le dernier jour de la retraite, nous sommes invités à une soirée « pétales de roses ». Nous devions y écrire une lettre à sainte Thérèse pour lui demander des choses « spirituelles ». Je lui avais demandé de pouvoir trouver une maison : avec un signe que cela venait de Jésus, pas trop loin d’un lieu d’adoration car j’avais l’habitude d’adorer le Saint-Sacrement tous les jours, avec une famille chrétienne dans le voisinage pour que mes enfants puissent les rencontrer et partager avec eux. Dès mon retour j’avais vu en songe une maison et je savais que c’était elle !

Pendant un an : rien ! puis au retour de la lettre écrite à Thérèse (comme cela se fait dans ce type de démarche), mon mari me téléphone me disant qu’il avait trouvé une maison… rue Saint-Joseph. Cette maison se trouvait à Bioul, où réside un diacre ayant la présence eucharistique chez lui ; ce diacre avait des enfants.

« Dieu tu dépasses mon attente, et moi je chante tes miséricordes. » dit le chant qui conclut le témoignage.

Des lettres pour sainte Thérèse

Après le témoignage de Thérèse, une sœur de la communauté des Béatitudes nous introduit à la démarche. Nous sommes invités à écrire une lettre à la petite Thérèse : « Chère petite Thérèse… » ; « Ma petite sœur… ». Dans cette lettre nous sommes invités à lui demander ce qui nous tient à cœur, ce qui peut nous aider à aimer plus comme Jésus.

Elle nous rappelle quelques paroles de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus : « Vous ne savez pas à quel point je vous aime, et je vous le prouverai. » ; « Je passerai mon ciel à faire du bien sur la terre. »

Cette lettre nous sommes invités à la déposer dans une enveloppe fermée avec notre adresseElle nous sera renvoyée dans un an : « Petite Thérèse, toi qui as tant aimé Jésus, aide-moi à l’aimer davantage. »

« Nous pouvons tout demander au Bon Dieu, tout attendre de Lui comme un petit enfant attend tout de son papa. » « L’amour est le seul bien que j’ambitionne, je m’abandonne comme un petit enfant dans les bras de son père. »

Les personnes de l’assemblée prennent alors un temps d’intériorité pour recevoir la grâce de l’Esprit pour discerner ce dont ils ont le plus besoin. Puis chacun écrit sa lettre. C’est ensuite, dans l’allée centrale de la basilique, un long cortège de personnes qui vont vers les reliques de la petite Thérèse. Chacun à son tour dépose la lettre dans un panier, vénère les reliques puis prend dans un panier une parole tirée des écrits de Thérèse. La démarche est soutenue par les chants inspirés dans écrits de Thérèse.

Au cours de cette démarche, quelques paroles de connaissance sont données : ce sont des réponses que le Christ donne déjà à quelques personnes de l’assemblée, par l’intercession de sainte Thérèse.

Bulletin de la 29ème session du Renouveau charismatique francophone de Belgique
Numéro
2 : mercredi 23 juillet 2014

La spiritualité de Ste Thérèse dans notre vie
Enseignement de Stéphan Michiels

Tout est dans le nom complet de Thérèse : «Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face ». Chacun est appelé, comme elle, à accueillir l' Enfant Jésus et à se reconnaître « enfant spirituel ». Il n'est pas question d'infantilisme car celui-ci revient à ne pas vivre dans l'Esprit Saint, à ne pas assumer ses responsabilités, à ne pas vivre ce que Dieu attend de nous. Être enfant spirituel, c'est reconnaître que nous avons besoin d'un père, de Dieu. Or Jésus a été envoyé pour nous révéler l'amour du Père.

Reconnaître la Sainte Face, accueillir l'homme des douleurs, c'est être face à nos souffrances quelles qu'elles soient, celles que nous subissons et celle que nous choisissons comme nos jeûnes et nos privations. Les premières mettent en lumière nos pauvretés et nos limites, les secondes notre refus de toute compromission. Or, Thérèse a compris qu'elle pouvait offrir tout cela à Dieu et ainsi être en communion avec Celui qui nous révèle Dieu sur la Croix. En offrant nos limites, nos insuffisances et nos déceptions à Dieu, elles cessent de nous obnubiler et elles deviennent l'occasion de nous ouvrir à la présence et l'action de Jésus qui nous donnera, avec Lui, de sauver des âmes comme elle l'a fait pour le criminel Pranzini. Sinon, nous ne pourrons que chuter et pécher car nous serons d'abord occupés de nous-mêmes et non d'accomplir toute chose, humblement et dans l'amour.

Dieu nous donnera sa force si nous accueillions notre faiblesse, si nous nous acceptons tels que nous sommes ou avec ce que nous avons. Si nous nous y refusons, le Démon est à l'œuvre, nous nous isolons au lieu de nous ouvrir à Jésus et aux autres. Si nous épousons le regard de Jésus sur nous, si nous nous acceptons tels que Dieu nous accepte et nous veut, nous serons libérés, joyeux et heureux. Car nous nous ayant donnés à Dieu y compris dans nos faiblesses, nous découvrirons qu'un instrument aussi imparfait que nous peut être instrument de Dieu et en être heureux. Pour y parvenir il nous faudra pardonner et écouter.

Le pardon sera triple. Tout d'abord aux autres et trouver ainsi la liberté, la joie et la paix au lieu d'être plein de soi, rempli de ressentiment et de haine. Ensuite à soi-même pour le mal fait aux autres comme pour notre implacable dureté envers nous-mêmes en accueillant le regard de Dieu-Amour sur soi, lui qui a donné sa vie pour chacun en mourant sur la Croix. Enfin en pardonnant à Dieu pour la liberté qu'il nous a donnée, liberté dont nous avons usé pour faire du mal aux autres et à nous-mêmes. Nous accueillerons ainsi que, dans la liberté nous pouvons aussi accepter la conversion et découvrir, comme Thérèse, qu'il est doux de pouvoir appeler Dieu « notre Père ».

Cela changera chaque instant de notre vie en instant d'amour possible: notre faiblesse pourra être habitée par la force de Dieu. Ainsi, Thérèse qui était au fond de son cloître, apparemment réduite à l'impuissance, parvenait-elle à s'unir au Christ et à tous ceux qui, comme les Missionnaires, acceptaient d'être ses témoins. Ne marchait-elle pas autour de son lit pour un missionnaire, quelques jours avant sa mort, alors qu'elle était très affaiblie ? Si on en fit la patronne des Missions c'est qu'elle avait trouvé le bonheur dans le détachement, illustrant de manière saisissante la parole de l'Apôtre « c'est quand je suis faible que je suis fort ». Elle savait que c'est quand on donne tout que l'on est comblé.

Sur ce chemin de vie, Dieu a posé dix balises, les dix commandements en vue de la libération et du bonheur. Ceci nous conduit à devenir « comestible » comme l'hostie car le secret de Thérèse c'est de vivre chaque instant dans l'amour. Ainsi pour elle, chaque moment où une sœur la faisait souffrir en chantant en faux devenait une occasion pour aimer cette sœur. Il ne s'agit pas ici de de fausseté mais de ce qui ce qui se passe en nous lorsque nous écoutons ce que Dieu nous dit de l'autre, notre prochain, et de nous mêmes lorsqu'il nous fait voir toute réalité non à la manière du monde mais en se mettant à son écoute.

Ce bonheur auquel nous sommes appelé n'est pas seulement celui que nous espérons dans la vie éternelle car, si nous acceptons de mourir à nous-mêmes, il nous est déjà donné dans ce monde. Sur la voie de Thérèse, on découvre qu'on ne doit pas attendre la mort pour vivre le paradis.

Ateliers de l’après-midi

Atelier Jeunes Adultes : Le projet de Dieu pour l’homme et la femme par Marie et Olivier Belleil

Mariés depuis 36 ans, Olivier et Marie Belleil sont parents de 7 enfants et grands parents d’une ribambelle de petits enfants. Ils sont membres du Verbe de Vie et habitent depuis 18 ans en Belgique à Fichermont. Ils sont touchés par tout ce qui est l’amour humain et la famille. Marie a fait des études de droit et de lettres et a suivi ces dernières années une formation de conseillère familiale et conjugale. Olivier est philosophe de formation.

Une bonne quarantaine de jeunes adultes ont suivi avec attention cet atelier intervenant régulièrement et rendant de la sorte les échanges très dynamiques.

Dans notre société, on pense le couple et la famille un peu différemment que nos parents et grands-parents. La femme a acquis une place plus importante et les hommes ont parfois un peu de mal à trouver la leur. Chacun est influencé par son histoire ; certains reproduisent ce qu’ils ont vécu tandis que d‘autres en prennent le contrepied. Il faut aussi noter de grandes différences de perception selon la culture à laquelle nous appartenons.

    Olivier rappelle 4 questions importantes
    -Quelle est la relation de l’homme à Dieu
    Quel regard porter sur l’homme ?
    Quel est le regard de l’homme sur le monde qui l’entoure ? C’est un peu la question de l’écologie. Que faisons-nous du monde que nous avons reçu ?
    Qu’en est-il de la relation homme/femme ?

Olivier Belleil s’est inspiré dans ses réflexions des travaux de Jean-Paul II sur la théologie des corps et ses commentaires sur les textes de la Genèse.

Qu’est ce que la parole de Dieu peut nous dire par rapport à la façon de penser l’homme et la femme ?

Olivier épingle deux textes de la Genèse où il est question de l’homme et de la femme. L’approche n’est évidemment pas scientifique. Ces deux textes ont été écrits à des époques très différentes. Le premier chapitre de la Genèse 1 a été écrit au 5ème ou au 6ème siècle avant Jésus-Christ.

Dans Genèse 1 (26-28) Dieu dit: "Faisons l'homme à notre image, comme notre ressemblance, et qu'ils dominent sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel, les bestiaux, toutes les bêtes sauvages et toutes les bestioles qui rampent sur la terre." Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa. Dieu les bénit et leur dit: "Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre et soumettez-la. L’homme et la femme sont faits à l’image et à la ressemblance de Dieu, même si dans notre vie, nous sommes loin d’être à l’image et à la ressemblance de Dieu. Mais nous sommes, comme le dit Marie Belleil, au moins un petit reflet proche de Dieu.

Quoiqu’on ait dit ou fait, on est créé à l’image et à la ressemblance de Dieu. Il faut en être persuadé. Le but de notre vie est d’être une belle image de Dieu. Plus nous vivons d’Amour plus nous ressemblerons à celui qui n’est qu’Amour, notre créateur.

Homme et femme, il les créa. Ils ont été créés ensemble. Le couple homme/femme est une magnifique image du Dieu d’amour. Ils ont même nature et même dignité. Dans notre nature il y a quelque chose qui nous unit à Dieu et en même temps il y a une altérité. En Dieu, il y une nature unique mais la Trinité vit aussi l’altérité en Dieu, Père, Fils et Esprit.

Nos mots humains sont pauvres pour parler de Dieu. On en parle comme d’un Père avec un cœur de mère. Une participante évoque le très beau tableau du fils prodigue de Rembrandt où l’on peut voir nettement une main féminine et une main masculine. En lui se trouve la beauté de l’homme et de la femme.

La différence homme/ femme devient insupportable s’il y a domination de l’un sur l’autre. Certains textes bibliques n’ont pas toujours été bien interprétés et ont été compris comme encourageant la domination de l’homme sur la femme.

Le deuxième texte de la Genèse(2, 7) raconte : « Alors Yahvé Dieu modela l'homme avec la glaise du sol, il insuffla dans ses narines une haleine de vie et l'homme devint un être vivant. ».

Il ya en l’homme un aspect qui rappelle la nature (glaise). Dans le jardin d’Eden, il manque à l’homme quelque chose. Seul, il ne peut se réaliser. Dieu expérimente cela et va lui offrir une aide. Le mot aide dans la Bible doit être entendu dans le sens où Dieu veut aider son peuple, c'est-à-dire qu’il veut le sauver. L’homme ne peut s’épanouir dans sa seule relation à Dieu. Il a besoin de la femme pour se réaliser dans sa vocation et vice-versa.

Au moment où des scientifiques cherchent à créer un être humain en laboratoire, il faut rappeler que pour créer un être il faut l’apport de l’homme et de la femme. Il peut arriver que des êtres humains aient des problèmes d’identité. De plus, des mouvements en faveur de l’indifférenciation sexuelle visent à persuader les jeunes qu’ils peuvent choisir leur identité sexuelle Une participante souligne justement que c’est en Europe (et en Amérique) que cette question est posée et pas dans d’autres cultures. Malheureusement, certains voudraient exporter ce message plus loin.

Si la complémentarité homme/femme se marque au niveau de la fécondité physiologique, elle peut aussi s’exprimer dans d’autres domaines, notamment sur le terrain de la fécondité spirituelle. Ainsi l’ordre carmélite a été marqué par deux personnalités, Jean de la croix et Thérèse d’Avila, on pense aussi à Saint François et à Sainte Claire, à Urs von Balthasar et à Adrienne von Speyer…

En résumé ce que nous dit la Parole de Dieu à propos de l’homme et de la femme.

Dieu créateur a créé la différence homme/femme dans une égalité de nature et de dignité. L’homme ne peut se réaliser sans relation à la femme. Cette relation est communion. Dieu voulait cette communion mais par notre orgueil, les relations se sont parfois déformées. Il faut apprendre à vivre avec notre identité propre pour s’approcher de celui qui est autre. L’expérience montre que ce n’est pas facile. Il n’est pas toujours simple de comprendre comment fonctionne l’autre. Pas facile de ne pas coller très vite des étiquettes. Il suffit pour s’en convaincre d’entendre quelques petites histoires sur la vie conjugale racontée par Olivier avec la complicité de Marie.

Délicat aussi de nommer la différence car on est vite dans la caricature : on parle de la force de l’homme et de la tendresse de la femme.

Suite à une question, on évoque le texte de St Paul où il écrit :" femmes, soyez soumises à vos maris.." (Ephésiens, 5, 22-24). Ce schéma a eu de beaux jours dans la société mais en fait il a souffert d’une mauvaise interprétation. Olivier nous invite à le réécouter en considérant que dans la tradition rabbinique, se soumettre signifie, se mettre sous l’autre pour l’élever. Tout autre chose.

Il est important, conclut-il, que nous étudions la parole de Dieu de manière sérieuse et que nous nous mettions à son écoute.

Marie et Olivier invitent les jeunes à lire le livre du Cantique des cantiques qui est un magnifique livre sur l’Amour.

Atelier Dieu et les multimédias par Chant nouveau

Chants d'entre très joyeux et vivant et beau, "Comment ne pas te louer Seigneur Jésus".
Ensemble louons le Seigneur ;Il est vivant ,  . . . .On n'a envie que d'une chose : louer le Seigneur, tellement c'est vivant.

Je suis Anna, brésilienne, missionnaire, célibataire consacrée.
Dans ma tête, Dieu et les médias, c’est possible aujourd'hui. Mc 16, "Annonce la bonne nouvelle", dit Jésus dans l’évangile de Marc (16). Proclamer le bonne nouvelle aujourd'hui dans un monde très médiatisé demande que nous nous adaptions. Même ma mère qui est au Brésil est connectée à Internet. Nous pouvons tous être des médiateurs. Beaucoup sont à la recherche de Dieu sans le savoir a travers les médias et Internet. Je travaille dans les médias et utilise beaucoup les courriels. Au bas de chaque texte j’écris : "Que vous bénisse,"  et cela donne des retours impressionnant. On y fait souvent référence au Pape François. Pour évangéliser, il faut une vie intérieure avec la Bible. Si j'ai un cœur où le Seigneur habite il m’aide à communiquer. Allez dans le monde entier, dans ce monde qui nous entoure où on ne communique pas, même entre chrétiens.

Mais Dieu peut utiliser les médias. Notre communauté travail avec eux. Nous avons une chaîne de télévision catholique. Mon papa n'allait pas à la messe mais il a été toucher par la télé. Une mission n'est cependant pas sans difficulté. Cela exige donc une vie pleine de l'Esprit Saint, une vie en Dieu, une vie intérieure. Dieu veut utiliser tout les moyens et toutes les méthodes dans l'Eglise.

Où sont les jeunes ? A nous de les chercher. Il ne faut pas rester dans un cocon mais sortir. L’Atelier se termine par quelques témoignages.

Atelier « Du Hard rock à Jésus-Christ par Stéphan Michiels.

Je suis né dans une famille pratiquante qui priait, qui lisait l’Evangile et qui aidait les pauvres. Je trouvais que c’était bien. Mais mon père me frappait comme le faisait son propre père. Un jour, je lui ai dit « tu peux me frapper, mais enlève ta bague cela fait tellement mal ! ». Cela l’a surpris et l’a fait réfléchir. Cela m’a donné l’image d’un Dieu juge qui me disait que j’étais nul et que j’allais aller en enfer. Je ne voulais pas d’un tel Dieu. C’est alors qu’un copain m’a fait découvrir le Hard Rock . J’ai cessé d’aller à l’église. Je préférais Forest National. J’y suis allé 70 fois et j’ai assisté à au moins 120 concerts en Belgique et à l’étranger. Je dépensais une fortune en disques 45 tours. Après la musique, j’ai été pris par la passion de la moto. Cela me donnait une grande sensation de liberté. J’ai acheté une très grosse moto. On l’appelait le « cercueil roulant ». J’ai compris plus tard qu’à cette époque je n’aimais pas la vie puisque je n’hésitais pas à la risquer. Je faisais Bruxelles-Rebecq en 12 minutes à du 240 km/h ! Quand je suis entré dans le club des « moustiques », j’y ai trouvé une vraie famille. J’ai eu beaucoup d’expériences amoureuses. L’une d’elle était différente des autres mais elle m’a cassé. C’est alors que je me suis dit que l’amour n’existait pas. Les parents d’une de mes copines m’ont proposé d’aller habiter chez eux pour lui tenir compagnie car, comme transporteurs, ils s’absentaient souvent de chez eux. J’ai accepté malgré l’opposition de mon père. Mais j’ai continuer à mentir et à la tromper. J’ai organisé dans un hangar désaffecté des fêtes grandioses qui duraient jusque trois jours et qui étaient abondamment arrosées. C’est alors qu’un des participants m’a proposé un joint. Je l’ai essayé et j’en ai tout de suite senti les effets. J’ai découvert qu’en quelque minutes, on pouvait planer aussi bien qu’après 20 ou 30 verres de bières. Comme après un certain temps, il faut progressivement augmenter la dose pour ressentir les mêmes effets, je me suis enfoncé. J’ai perdu plusieurs copains qui se droguaient. L’un d’entre eux s’est jeté à moto dans la Senne. Une autre est tombée de l’escalier.Un jour, mon père a été frappé d’une violente crise cardiaque. Son cœur battait, mais il était cliniquement mort car il avait été trop longtemps privé d’oxygène. Je me suis penché sur lui et je lui ai dit « tu peux partir, je m’occuperai de Maman ». Il est mort quelques instants plus tard. Mais une violente colère est montée en moi. J’ai crié : « est-cela cela ton Dieu ? » ? Et j’ai juré de ne plus jamais mettre les pieds à l’église. J’ai cherché mon bonheur ailleurs : dans le New age, chez les bouddhistes, dans la théosophie de Steiner etc.Un jour, j’ai reçu un coup de téléphone. Des policiers étaient venus chez un de mes amis et je risquais de recevoir également leur visite. Je me suis d’abord dit que si j’allais en prison, je deviendrais peut-être véritablement libre. Mais j’ai pensé à ma mère. J’ai alors décidé de brûler toute la drogue que je possédais. J’ai arrêté. Après un jour, j’étais fier. Mais le troisième jour, je suis devenu très malade. Je me roulais par terre mais je préférais souffrir ainsi plutôt que de retomber. C’est alors que je me suis souvenu des conseils de mon père : lire la Bible et observer le carême, ce qui vaudrait un cadeau à la fin. C’est ce que j’ai fait. J’ai perdu 30 kg. Au retour d’un voyage en Italie où j’avais été guéri du dos, le soir de la veillée pascale, j’étais très déçu car malgré mon jeûne, rien ne s’était produit. J’ai pleuré sur mon lit en me disant que mon père m’avait menti. Mon regard s’est porté sur le crucifix et j’ai dit à Jésus : si Tu es vivant, viens ! C’est alors que j’ai senti une forte présence en moi. J’ai vu un chemin plein d’immondices, mes péchés. Cela m’a fait peur, mais j’ai aussi senti la miséricorde de Dieu. Et une voie intérieur m’a dit « Stéphane, je t’aime ». Trois choses me sont venues dans le cœur. 1. Es-tu prêt à pardonner aux autres ? 2. Es-tu prêt à te pardonner ? 3. Es-tu prêt à pardonner à Dieu la liberté qu’il t’a donnée et qui t’a conduit là où tu es allé ? J’ai chaque fois répondu oui. Je suis allé raconter mon expérience à ma mère . Elle n’avait jamais entendu une chose pareille mais elle m’a dit «  même si tu es fou, je te garde ! ». Le jour de la Pentecôte qui a suivi, j’ai eu une autre expérience, celle d’un vent violent entrant dans la maison.En ouvrant la bible, je suis tombé sur les paroles de Jésus au jeune homme riche :vends tout ce que tu as, donne l’argent au pauvre et suis-moi. Mon accompagnateur, le père Jaques Misson m’a conseillé la prudence, mais c’était trop fort. J’ai vendu ma maison. Avant j’achetais tout ce que je voulais mais je n’avais rien. Maintenant, je n’ai plus rien, mais je possède tout !. J’étais débordant de joie. La vraie pauvreté est celle du cœur. Même quand on a plus rien, ce n’est pas toujours facile car c’est toute sa vie qu’il faut donner à Dieu. Je suis entré dans la Communauté des Béatitudes où j’ai rencontré ma femme. Nous sommes mariés depuis 18 ans et nous avons 4 enfants. Maintenant, je crois à l’amour et à la fidélité. Je continue à servir l’Eglise. Elle me donne la vie, elle me donne les sacrements. Elle mérite qu’on se batte pour elle car elle est vraiment belle !

Atelier « Ma grâce te suffit » par Mgr Léonard.

Les quelques mots qui formentle titre proviennent d'une épitre de St. Paul (2 Co 12,9 ) et tout au long de son enseignement notre Archevêque s'est employé, en commentant trois passages des épitres pauliniennes, à nous faire pénétrer dans la spiritualité de l'Apôtre tout en faisant plusieurs rapprochements avec Ste Thérèse. Très conscient de qu'il est que ce n'est pas toujours facile de croire que la grâce suffit, il a, semble-t-il, cherché à éclairer en profondeur le thème de notre session : , la force de Dieu. C’est très beau, mais guère facile à vivre.

Le premier passage (2 Co 12,1-10) fut écrit alors que Paul était l'objet de critiques, certains allant jusqu'à lui dénier la qualité d'apôtre. Il entreprend donc de faire sa propre apologie tout en étant conscient que « se glorifier, cela ne vaut pourtant rien » Il fait état d'une extase qui l'a emmené jusqu'au troisième ciel et il est conscient de ce qu'il était, de sa valeur intellectuelle et de son action missionnaire féconde, mais il écrit « si je voulais me glorifier, je ne serais pas insensé ».Toutefois il entend ne se glorifier que de son extase et de ses faiblesses car il sait qu'il était piètre orateur, qu'il avait une mystérieuse écharde dans sa chair dont , malgré ses prières, il ne fut pas délivré car le Seigneur lui a dit : « Ma grâce te suffit car la puissance se déploie dans la faiblesse » C'est pourquoi non seulement il supportait ses faiblesses et persécutions mais il s'y « complaisait » car , conclut-il, avec le Christ, « lorsque je suis faible, c'est alors que je suis fort ». Ainsi non seulement il brossait le tableau avec ombres et lumières de sa vie mais surtout, il témoignait de ce que les premières n'empêchaient pas de garder l'espérance en toutes circonstances car lorsqu'il atteignait ses limites, le Seigneur, par lui, pouvait encore agir. A sa façon Ste Thérèse vivait de la même espérance puisque elle disait « J'ai mes petites rubriques pour n'être jamais malheureuse » Malgré ses limites et les malheurs qui l'avaient frappée, sa confiance en Jésus, son espérance, ne fléchissait pas tant , pour elle aussi, la grâce suffisait.

Le deuxième passage (Ph 1,12-26) fut écrit alors que Paul était en prison à Ephèse. Enchaîné, traduit en justice, risquant un sort peu enviable, il se rendait compte que les remous et les commentaires autour de sa personne amenaient les gens à parler et entendre parler de Jésus ce qui lui faisait écrire « mon affaire a tourné plutôt au profit de l'Évangile ». Or cette situation suscitait aussi de l'émulation et des rivalités. D'aucuns , animés « de bons sentiments », entendaient l'imiter d'autres, mus par l'intrigue ou la rivalité, voulaient le dépasser. Paul ne s'affligeait pas des seconds car ils annonçaient malgré tout l'Évangile . Au contraire il s'en réjouissait car, pensait-il , « rien ne me confondra ...( car) le Christ sera glorifié dans mon corps, soit que je vive soit que je meure ». En somme, quels que soient ses choix ou son destin, il savait que son désir « d'être avec le Christ » serait exaucé. Ici encore MgrLéonard esquissa un parallèle avec Thérèse . Alors qu'elle était malade, quelques mois avant sa mort, ses « doublement sœurs » se désolaient devant l'éventualité qu'elle puisse mourir sans avoir reçus les derniers sacrements. Elle répondit: « Si vous me trouviez morte un matin, c'est que papa le Bon Dieu serait venu, tout simplement me chercher. Sans doute est-ce une grande grâce de recevoir les sacrements, mais si le Bon Dieu le permet, tout est grâce. ». Ainsi, pour Paul comme pour Thérèse, quel que soit le parcours, même si à vue humaine celui-ci parait plus délectable ou redoutable, « rien n'aura échappé à la Providence divine au prix payé par la Croix ». Nos providences, l'éducation , la sécurité sociale, sont toujours comme des couvertures plus ou moins trouées tandis que « rien n'échappe à la Providence divine, sinon il ne serait pas Dieu ».

Ceci amena Mgr a méditer avec Paul la force de Dieu qui se manifeste par sa providence.. La puissance de la grâce divine, sa constance victorieuse, ne sont pas des évidences et bien qu'il soit difficile d'y croire et d'en vivre, cela est « précieux et indispensable ». Pour cela il faut une vue, une foi, quant à l'histoire de la création. Il est en effet impossible, au vu du monde et de la vie tels qu'ils sont, avec certes leurs richesses et leurs réussites, d'en ignorer les drames, les injustices et de méconnaître l'aboutissement, en ce monde ,de toute vie qui ne dure qu'en tuant et qui aboutit toujours à la mort. Ce monde-ci est issu du Big Bang et même s'il est magnifique, il est aussi tragique et cruel. Ce spectacle conduit même Mgr à dire que si le seul état de la création était celui que nous connaissons, il serait non seulement fondé de se demander si Dieu n'aurait pas pu faire un peu mieux mais plus encore, il serait difficile de croire en un Dieu bon et tout-puissant.C'est ici que le commentaire de Romains 8, 18-25 se révèle particulièrement éclairant. L'état actuel du cosmos n'est pas celui que Dieu a voulu et n'est pas celui qui sera définitif; Depuis le Big bang notre monde est déchu et abîmé mais notre Pasteur nous invite à le voir à la manière de Paul qui écrit : « les souffrances du temps présent ne sont pas à comparer à la gloire qui doit se révéler en nous. Car la création en attente aspire à la révélation des fils de Dieu: si elle fut assujettie à la vanité … c'est avec l'espérance d'être libéré de la servitude de la corruption pour entrer dans la liberté de la gloire des enfants de Dieu ». Dieu ,dira l'Apocalypse, fera « des cieux nouveaux et une terre nouvelle » où il n'y aura plus de larmes car « de mort, il n'y en aura plus; de pleur, de cri et de peine, il n'y en aura plus, car l'ancien monde s'en est allé » (Apo 21, 1,4).

Or cette nouvelle création Dieu l'a inaugurée par la Résurrection de Jésus et nous pouvons déjà en vivre, dans la foi et l'espérance, car dans l'Eucharistie, nous mangeons le Corps de Jésus ressuscité : en cette vie , les sacrements nous font déjà anticiper la Vie renouvelée que Dieu désire pour la création tout entière

Atelier Dieu est ma force dans la méditation quotidienne de sa Parole par Danièle Simonis

Danièle Simonis nous propose de nous y introduire au travers d’une méditation du passage des disciples d’Emmaüs. Elle nous le propose en trois séquences.

1. Lc 24, 13-27 

Les disciples rencontrent un passant qui les interpelle sur leur tristesse. Ils racontent ce qui fait leur désespoir, leur déception. Tout à coup, voici que Jésus parle à leur cœur : « Ô cœurs sans intelligence… » Jésus s’adresse en vérité à leur cœur fermé, tout encore dans l’incrédulité et la tristesse. Jésus veut encore aller plus loin : leur rappelant Moïse et les prophètes, il leur parle de lui. Jésus sait que leurs cœurs sont fermés par la souffrance, le deuil, la perte d’un ami. Il les amène à relire les événements autrement, selon le plan de Dieu. Jésus ne parle pas le langage des hommes, mais celui de Dieu. Il se réfère à la Parole. Aujourd’hui, pour moi, comment cette parole peut-elle devenir lumière et vérité ?Les pèlerins étaient dans le deuil, mais ils ouvrent leur cœur à un inconnu, ils prennent du temps pour se découvrir, ils ne restent pas enfermés sur eux-mêmes Et moi, quand j’ai subi un échec, quand la souffrance est présente, la mienne ou celle du monde… Est-ce que je reste seul ? J’en parle ? Ou bien je n’y pense plus ? Quand on m’interpelle sur ma souffrance, est-ce que j’ouvre mon cœur ?

Parfois je suis tellement dans le deuil, la souffrance, que je ne veux plus répondre ; je préfère tout garder pour moi. Je n’ai plus confiance : j’ai été trop souvent mal écouté, conseillé, trahi… que je préfère tout garder pour moi. Je m’habitue à la solitude, je m’y enferme. Or j’ai le choix. Dans ma liberté je peux me laisser interpeller par Dieu, lui parler de mes souffrances, sortir de ma coquille. Que le Seigneur me donne à la fois le courage et l’humilité pour oser demander de l’aide. Alors je sors de ma méfiance, j’ose m’ouvrir à une rencontre avec Jésus vivant.

Dieu fait toujours le premier pas, il me parle et il m’écoute. Parfois je pense qu’il ne me répond pas, je n’entends rien… c’est qu’il m’écoute. Dieu est un Dieu de relation, de dialogue : il nous parle dans sa Parole. Méditer la Parole est important : c’est entrer en relation avec Dieu, c’est le laisser déployer sa puissance de vie en moi, le laisser me dire qui il est : Dieu est amour et tendresse. Et quand Dieu dit, il fait (guérison du paralytique).

Anne-Marie, bergère du groupe Siloé, nous donne son témoignage. Je ne suis pas une pro. Bien sûr je lis la Parole chaque jour, je la médite, je la prie. Mais j’ai souvent l’impression que Dieu ne me parle pas. Et pourtant c’est merveilleux, Dieu fait ce qu’il dit dans sa Parole (Is 55, 10+). Si je ne ressens pas grand-chose pendant un temps, je sais que la Parole fait son action, qu’elle prend chair dans ma vie… Mais voilà, Dieu me parle autrement que ce que j’imagine. Je vous partage quelques paroles qui m’ont marquée.

Quand j’étais CP chez les guides, l’aumônier me donna cette parole : Ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse (2 Co 12, 9). Cette parole s’est incarnée dans ma vie : j’ai découvert que ma plus grande richesse, c’était ma faiblesse. Il y a 10 ans, je suis tombée de mon piédestal : quelle grâce ! Alors le Seigneur a pu agir avec plus de force dans ma vie. Il y a trois ans, lors d’une journée de discernement du groupe de prière en juillet, j’étais en méforme, les autres membres du noyau aussi. Nous avons d’abord prié et adoré et la journée fut magnifique : le Seigneur vient au secours de nos faiblesses.

Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. (Mt 28, 20). Je vis seule et souvent on m’interroge sur ma solitude. Mais je ne suis pas seule, le Seigneur est là présent. C’est là encore le fruit de la parole méditée. Souvent j’ai comme un élan du cœur, au cours de mes activités du jour et je me tourne vers le Seigneur : c’est une présence, source de paix et de joie.

Quand il m’arrive quelque chose de positif dans ma vie, je me répète alors cette phrase : Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? (1 Co 4,6). Oui Seigneur, tout vient de toi, à toi les fleurs et la gloire.

2. Lc 24, 28-32 

Jésus fait semblant d’aller plus loin : « Reste ! ». Jésus accepte l’invitation. Leurs cœurs étaient déjà tout brûlants, ils commençaient à voir avec le cœur et non plus avec leur raison.

Et moi dans ma vie ? Comment être rejoint ?

L’auberge, c’est l’Église. Elle est le lieu de la présence de Dieu, de la rencontre de Dieu avec son peuple, c’est le lieu de la communion les uns avec les autres, c’est le lieu où la Parole de Dieu est proclamée. L’Église, c’est aussi notre paroisse, notre groupe de prière, tous les lieux où la Parole est proclamée et partagée, c’est aussi cette session.

Le pain rompu, c’est l’Eucharistie. À chaque Eucharistie, Jésus entre et demeure en moi. C’est un moment de rencontre plus intime avec lui. Arrêtons-nous un moment pour le prier, pour l’inviter à venir dans notre pauvreté, notre tristesse et lui nous donnera sa paix, son bonheur. Nous pouvons tout partager avec Jésus, nous pouvons tout lui dire. Jésus est vivant dans l’Eucharistie. Il n’est pas visible à nos yeux de chair, mais par la grâce de Dieu, la force de sa Parole et de son pain descend en moi et devient un feu brûlant. En chacun de nous se trouve le feu de l’Amour de Dieu. Mon cœur blessé devient brûlant. Je reçois une force nouvelle de Dieu, sa lumière. Il change mon regard sur Dieu, sur moi, sur ma vie. Je peux contempler son plan d’amour pour moi, pour mes proches ; je reçois l’espérance car Dieu est Amour.

3. Lc 24, 33-35

Les disciples ont leur cœur tout brûlant… « Aussitôt »… Ils ne peuvent plus attendre, c’est l’urgence du Royaume. Depuis que leur regard a changé ils ont la joie au cœur. Ils retournent à Jérusalem, pourtant le lieu de l’échec. Ils veulent partager cette bonne nouvelle : Christ est ressuscité !
Que se passe-t-il en moi quand je rencontre Jésus vivant ?
Mon cœur est changé, je reçois une force nouvelle pour témoigner de cet Amour.
Après l’enseignement, nous sommes alors invités à déposer dans un panier notre demande personnelle à Jésus et à recevoir en retour une de ses paroles.

Eucharistie présidée par Mgr Léonard, archevêque de Malines-Bruxelles.

Lecture : Jérémie 1, 4-10 : “Avant même de te modeler au sein maternel, je tai connu...”

Evangile selon saint Matthieu, 13, 3-9 : la parobole du semeur.

Mgr Léonard commence son homélie en nous disant que lorsqu’il est devenu prêtre, cela aurait dû être un jour de joie, tant il attendait ce moment. Mais il fut envahi par un sentiment d'impuissance et d'angoisse. Comment vais-je porter ce fardeau ? Que vas-tu devoir subir ? Je me suis senti impuissant et démuni devant la tâche. J'ai retrouvé le même sentiment à l'âge de 29 ans lors de la présentation de ma thèse de doctorat. Moi qui avais reçu tant de facilités, j'étais complètement démuni. Mais c'est probablement une des plus grandes grâces de ma vie sacerdotale. J'ai pensé à tous ceux qui étaient atteints de dépression, de tentations de suicide ou d'envies de mort. Dieu est ma force. Dans l'atelier que je viens d'animer, j'ai évoqué la figure de Paul qui était éprouvé dans son corps et à qui Dieu a dit : « ma grâce te suffit». Nous venons d'entendre le récit de l'expérience de Jérémie qui pensait que la mission que Dieu lui avait confiée était une mission impossible : menacer son peuple de châtiments. Aujourd'hui encore on parle de jérémiades lorsque des gens voient tout de manière négative. « Je te donne autorité sur les nations et les royaumes pour démolir, bâtir et planter », dit le Seigneur à Jérémie. Mais le prophète s'est trouvé “Gros Jean comme devant”.car il se croyait un “broebeleer comme on dit en bruxellois. Il répondit au Seigneur : « Je ne sais pas parler ». Mais Dieu répondit : “Ne dis pas “je suis un enfant ! Tu iras à tous ceux auxquels je t'ordonnerai d'aller. Ne crains pas parce que je suis avec toi”.

Dans cette assemblée, nous retrouvons tous les modes de vie : des prêtres, des célibataires, des couples, des divorcés et des séparés, des veufs et des veuves ...Et le Seigneur dit à chacun “N'aie pas peur, tu es mon prophètes », c'est-à-dire mon porte-parole. Dans son très beau livre, « La joie de l'Evangile », le Pape François écrit que pour évangéliser, il n'est pas nécessaire d'avoir des diplômes ; il suffit d'être baptisé. Tout disciple est un évangélisateur. Si on objecte qu'on est trop timide, le Seigneur nous répond comme à Jérémie : “ne dis pas que cela te dépasse ;. tu iras à tous ceux auxquels je t'enverrai.”. Et d'abord à ceux qui nous sont proches dans notre famille ou dans notre lieu de travail. Et pour garantir cette parole de confiance, le Seigneur dit à Jérémie mais aussi à nous tous : « avant de te façonner dans le sein de ta mère, je t'ai connu ». Saint Paul affirme aussi dans l'épître aux Galates (Gal 1, 15-16) « Mais quand celui qui dès le sein maternel m'a mais à part et appelé par sa grâce, daigna révéler en moi son Fils, pour que je l'annonce parmi les païens, aussitôt, sans consulter la chair et le sang, …. je m'en allai en Arabie.. ».et dans l'épître aux Ephésiens
(Eph 1, 3-4)
« Béni soit le Dieu et Père de Jésus-Christ qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles aux cieux, dans le Christ. C'est ainsi qu'Il nous a élus en lui, dès avant la fondation du monde »”. Quand tu doutes de toi, rappelle-toi que Dieu pensait déjà à toi avant même la création. Ose croire que sa puissance peut éclater dans ta faiblesse et que ta grâce te suffit.

La puissance et la faiblesse de Dieu, nous la voyons dans la Parole et l'Eucharistie. La Bible est un livre parmi des milliers d'autres où Dieu emploie la parole humaine pour se révéler. C'est la toute puissance de Dieu qui se fait humble. Comme dans la parabole du Semeur, la puissance de l'Eucharistie dépend de la manière dont on la reçoit. Tout la puissance de Dieu est dans la semence. Elle contient tout. Elle dispose d'une énergie incommensurable, à côté de laquelle l'énergie nucléaire n'est rien car c'est une énergie qui recrée le monde. Jésus s'y présente sous la forme d'une simple rondelle de pain entièrement livrée à l'accueil que nous lui réservons. Il nous arrive de la recevoir distraitement, ou même de la consommer comme un chips ! On peut l'adorer ou a bafouer. On peut l'adorer jour et nuit comme ici dans la basilique. C'est la force et la faiblesse du Christ. Remercions le Seigneur pour cette grâce de pouvoir célébrer l'Eucharistie avec un cœur qui croit, espère et aime. Si notre foi est faible, le Seigneur comblera notre manque pour que cette Eucharistie porte des fruits dans nos vies.

Soirée de réconciliation et de guérison.

On nous annonce beaucoup de grâces pour la soirée. Pour commencer, chacun est invité à partager avec son voisin une grâce reçue pendant la journée.

Le Berger lit le passage de l’Evangile de Luc sur l’enfant prodigue (Luc, 15, 11-32) que Mgr Léonard, commente ensuite. Quand le fils prodigue a pour la première fois expérimenté la miséricorde ? Lorsque son père le prend dans ses bras, le couvre de baisers et lui fait revêtir un vêtement de fête. Avant cela, pas de véritable acte de repentir. Il se disait que les ouvriers avaient du pain en abondance tandis que lui mourrait de faim. Il enviait les cochons., mais c’était un repentir intéressé. Il se disait qu’il ne méritait plus d’être le Fils de son père. Comme si on pouvait mériter ce qu’on reçoit à sa naissance !

Le meilleur examen de conscience que l’on puisse faire, c’est de regarder Jésus. Comme lorsque Pierre a regardé Jésus après l’avoir renié. C’est au moment où Jésus l’a fixé de son regard qu’il a pris conscience de son péché, mais aussi du pardon de Jésus. Et alors, il pleura amèrement.

Saint Jean nous rapporte que lors de la mort de Jésus, du sang et de l’eau sortirent de son côté. Il en fut impressionné. Le sang de l’Eucharistie et l’eau du baptême. Et il reprit la parole du prophète Zacharie : « Ils levèrent les yeux vers celui qu’ils sont transpercé ». C’est en levant notre regard vers le plaies de Jésus que nous prenons conscience de notre péché et que nous pouvons nous confier à sa miséricorde. Car sa miséricorde est plus grande que notre péché. Et de rappeler en conclusion la phrase de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus : «  Moi, si j’avais commis, tous les crimes possibles, je garderais toujours la même confiance, Car je sais bien que cette multitude d’offenses, n’est qu’une goutte d’eau dans un brasier ardent. »

Ceux qui le désirent sont alors invités à demander le sacrement de réconciliations aux nombreux prêtres répartis dans la basilique. Des paroles de connaissance sont données.

Bulletin de la 29ème session du Renouveau charismatique francophone de Belgique
Numéro 3 : jeudi 24 juillet 2014

Enseignement de l’abbé Philippe Daloze, berger de la session : Gagner le combat spirituel avec la force de Dieu.

Un ami achète un meuble en kit, mais jette la notice de montage. Après quelques heures, il râle : rien ne va ! Un ami arrive, et après avoir retrouvé la notice, la monte en une demi-heure. Dans notre vie spirituelle, il en va de même. Nous avons à la construire. Jésus nous donne le mode d’emploi, mais il nous arrive de refuser de le suivre. Notre foi nous est donnée, comme une révélation, mais Dieu attend notre participation à sa « construction », à sa croissance. Pour cela, il n’y a qu’une manière : c’est de suivre la pédagogie de Jésus. Il nous donne les différentes étapes à franchir. Ce sont celles que lui-même a suivies et qui l’ont mené à la résurrection.
Croyez-vous au Christ ressuscité ? « Oui ! » Comme nos frères orthodoxes, répondons : « Il est vraiment ressuscité ! »
Êtes-vous prêts à mettre en œuvre l’Évangile dans votre vie ? « Oui ! »
Cette mise en œuvre ne va pas sans combat spirituel. Accueillons les conseils de Jésus qui sont là pour nous fortifier. Si nous désirons vraiment témoigner de l’Évangile dans notre vie, si nous acceptons de nous engager dans le combat spirituel, alors il nous reste à prendre les armes, à apprendre à les manipuler, en vue de remporter la victoire.
Un chrétien peut devenir un « schtroumpf ». Souvent en se battant contre lui-même, en s’en prenant à lui-même pour des choses négatives qui arrivent, en se dépréciant… le chrétien prend des bleus au cœur. Il croit être dans le noir… et pourtant il existe une lumière.
Le premier combat est donc le combat avec soi-même, contre ce qui nous empêche de vivre vraiment de la foi, l’espérance et la charité. Le chrétien en conflit avec lui-même, devient usé spirituellement. Tout cela parce qu’il n’a pas respecté le mode d’emploi.Notre vie est le lieu du combat spirituel.

Dans ce combat, il y a quelqu’un, un adversaire : le démon, qui nous détourne du Christ et de sa lumière. Le tentateur agit parfois comme un cheval de Troie, il se cache derrière nos passions, nos sentiments, nos désirs, nos bonnes raisons…. Nous devons accepter de mourir à nous-mêmes, de purifier nos désirs en les orientant vers Dieu. N’oublions pas que, comme dit saint François de Sales, la ligne de partage entre le bien et le mal passe par notre cœur.À côté de ce combat intérieur, il y a aussi le combat extérieur : préférer participer à un barbecue au lieu d’aller à la messe, choisir l’avortement parce que tout le monde le fait… Le combat peut également être collectif. Ainsi il y a des structures de péché : pensons aux personnes exploitées pour nous donner des fleurs, des crevettes à bas prix. Saint Jean-Paul II disait que ces structures s’opposaient au déploiement de la « civilisation de l’Amour » ; ce sont là aussi des lieux de comabt spirituel.
Quelles sont les tactiques du Malin ?
D’abord l’intoxication. Faire croire qu’il n’existe pas. Pourtant Jésus nous l’a dit : Satan existe !
Ensuite le camouflage. Satan sait se déguiser en ange de lumière : diffusion d’idées erronées sur la foi, de slogans simplistes… Des bonnes raisons pour nous éloigner de nos démarches spirituelles : tu n’as pas le temps, tu as tant à faire à la paroisse ; ne deviens pas charismatique, on va te prendre pour un « dévisseur de lampes ».
L’anesthésie. Notre conscience morale s’endort : tout le monde le fait, ce n’est pas si grave, et puis Dieu pardonne tout !
La propagande, ou la diffusion de fausses nouvelles. Ne plus croire en la présence réelle, ne plus croire que rejeter Dieu nous conduit à l’enfer…
Le tentateur a des complices.
La gourmandise, non seulement alimentaire, mais toute forme de consommation. La luxure, c’est si facile et si discret avec Internet. L’avarice, mettre l’argent au-dessus de tout, il est la racine de tous les maux. Se complaire dans la tristesse, cela peut parfois devenir un péché. La colère, vers soi-même, vers autrui… Demander pardon d’une colère donne une joie, celle d’être aimé inconditionnellement. Il y a aussi la paresse, la mélancolie, l’acédie, c’est la perte de toute envie de lire la Parole, de prier ; le « démon de la quarantaine » : désirer changer de femme, de vie, de travail ! Et enfin l’orgueil, source de tous les péchés. Le démon adapte sa stratégie à chacun. Il laisse en paix ceux qu’il a déjà attrapés dans ses filets. Après une retraite, une session, soyons-sûrs qu’il nous attaquera. Ne nous laissons pas prendre par le découragement : Jésus a déjà remporté la victoire !
Quelles sont nos armes pour le combat spirituel ?
La Parole de Dieu. Jésus nous l’a montré quand il a été tenté au désert. On ne discute pas avec le démon, on lui oppose la Parole de Dieu. La Parole de Dieu, des phrases extraites de l’Écriture sont autant de flèches contre l’adversaire. Pour cela il nous faut lire la Bible tous les jours, à petites doses, pour qu’elle fasse lentement son chemin en nous, et que l’Esprit nous en fasse ressouvenir au moment du combat.
La prière. Prière de louange, comme saint François d’Assise : quand tout va bien et aussi quand tout va mal, prier Dieu parce qu’il est présent avec nous et qu’il agit. Quelqu’un qui devait subir une opération délicate à l’oreille, avec risques graves, était dans l’angoisse. Le Seigneur lui dit : « Pourquoi crains-tu ? Je suis avec toi. » Alors il se mit à louer le Seigneur, et l’opération se passa bien.
Accueillir le regard du Christ. Prière de contemplation. Comme le disait la petite Thérèse : « Regarde Jésus et sa sainte Face, tu y trouveras l’Amour. » Même quand nous tombons, son regard de miséricorde est sur nous, laissons-nous relever par Lui.
La prière du Notre Père est également une arme efficace quand elle est priée dans la foi. Toutes les formes de nos prière s’y retrouvent : la louange, la glorification, la demande, le pardon, la protection, la délivrance. Le Mal est une personne qui nous éloigne, voire même nous oppose à Dieu.
Il y a également la prière du cœur. Elle nous est enseignée par nos frères orthodoxes. C’est une manière de répondre à cette invitation de saint Paul : « Priez sans cesse. » ou celle de Jésus au Jardin des Oliviers : « Veillez et priez. » Cette prière est très simple. Il nous suffit de répéter plusieurs fois de suite, à voix basse, ou encore intérieurement, une courte invocation : « Jésus Christ, Fils du Dieu vivant, prend pitié de moi », ou « Dieu Saint, Saint Fort, Saint Immortel, prends pitié de nous. », « Jésus, j'ai confiance en toi ! », « Ô Sang et Eau, qui avez jailli du Cœur de Jésus, Source de miséricorde, j'ai confiance en vous. »
Le Jéricho. Pendant 7 jours, à quelques uns, prendre, chaque jour, au même moment, une heure de louange : louer le Christ car il est vainqueur dans telle situation que nous lui présentons.
Les Neuvaines. Neuf jours de prière. Il en existe de différentes formes, demandant l’intercession de tel ou tel saint, ou tournées vers le Christ, Marie… Ce n’est pas magique, c’est intercéder avec un cœur d’enfant tourné avec confiance vers le Père. La première de ces neuvaines n’est-elle pas ce temps de retraite entre l’Ascension et la Pentecôte que Marie a partagé avec les apôtres ?
Le chapelet est également une arme redoutable contre les ennemis visibles ou invisibles. C’est demander à Marie d’intercéder pour nous auprès de Jésus, de nous conduire à lui. Ce n’est pas seulement l’arme des petits et des pauvres, ni une forme de religiosité que l’on voudrait minimiser. Non c’est une arme efficace pour tout chrétien.Avec la prière, il y a le jeûne et l’aumône. Le jeûne, ce n’est pas seulement se priver. C’est surtout rencontrer Dieu, le préférer à tout autre chose. Sinon ce n’est rien d’autre qu’un régime ! L’aumône, c’est préférer la vie de mes frères à mes richesses, qui peuvent me conduire à la mort.
Enfin il y a les sacrements.

D’abord le sacrement de la Réconciliation. Il n’est pas une teinturerie facile, ni une salle de torture. C’est avant tout une rencontre avec le Christ, c’est nous mettre en mouvement vers Dieu pour accueillir son pardon. Ne pensons pas trop vite que les péchés véniels ne sont pas graves… ils nous épuisent et nous rendent plus fragiles et sensibles aux attaques du Malin. Reconnaissons que ces « petites fautes » nous affaiblissent et remettons-les à Dieu. Ainsi lorsque nous sommes blessés ou malades, nous appelons le médecin, nous allons aux urgences… et quand notre cœur est blessé, souffrant, malade… allons-nous de toute urgence au divin médecin ? Tant de chrétiens sont déjà dans une sorte de coma artificiel, par manque de soins. N’attendons pas pour aller plus régulièrement au sacrement de la Réconciliation.
Il y a aussi le sacrement de l’Eucharistie qui permet à la grâce du baptême de se déployer.

Enfin n’oublions pas de demander l’intercession des saints.
Jean-Paul II a dit en ouvrant son pontificat : « N’ayez pas peur ! » Ouvrez vos cœurs au Christ il réalisera des merveilles dans votre vie.Même si, dans votre combat spirituel, vous rencontrez des défaites, il y a l’espérance que le Christ est vainqueur, qu’il a vaincu la mort et le Malin, et que sa victoire est définitive. Nous devons donc combattre avec une âme de vainqueur, combattre avec le glaive de la Parole. À chaque tentation, nous pouvons invoquer Jésus et Marie, sa mère ; invoquer également les anges et les saints et demander leur aide, leur intercession.Nous devons « aimer comme un enfant et lutter comme un guerrier ». Nous appartenons au Christ, donc nous sommes délivrés de la peur, nous vivons de sa vie. Nous ne devons plus avoir de crainte : à notre baptême nous avons reçu toutes les armes dont nous avons besoin : Dieu est ma force !

Quand je suis faible, Dieu est ma force !

La fin de la matinée

La matinée se termine par un grand moment de communion et d’intériorité autour d’un magnifique jeu scénique sur la fin de la vie publique de Jésus avec notamment l’évocation de la résurrection de Lazare, l’onction de Béthanie, la dernière Cène, l’arrestation de Jésus, sa passion, sa mort et sa résurrection. Le texte épouse fidèlement les récits bibliques et les paroles du Christ. Il est interprété par des acteurs très convaincants dont plusieurs sont des participants de la session.

Ateliers de l’après-midi

Évangéliser, oui, mais comment? par Joël Van der Waele –

En introduction, avant même d'aborder le vif du sujet, Joël nous a rappelé à nous à qui sommes appelés à témoigner que Dieu nous aime, qu'il est là pour chacun de nous et que l'Esprit Saint nous a été donné, qu'il est en nous. Il a ensuite entrepris de répondre à quatre questions: 1° Pourquoi évangéliser? 2° Se former à l'évangélisation est-ce bien nécessaire?, 3° Qui évangéliser?, 4° Comment le faire?

Pourquoi évangéliser?

Tout d'abord parce que les papes nous y appellent avec constance Tous, de Paul VI à François, chacun à sa façon, ont dit qu'une communauté chrétienne n'est réellement chrétienne que si elle est évangélisatrice. François a même dit « je veux que l'Église sorte dans les rues ». Cette insistance des Pontifes se fonde sur la parole de Jésus qui ne nous a donné que deux commandements: « Aimez-vous les uns les autres comme moi je vous ai aimés » et « Allez et évangélisez toutes les nations. » En somme, puisque c'est la Parole qui fait l'Église, une Église n'est vraiment église que si elle se met au service de la Parole : la mission d'évangéliser est consubstantielle à l'Église. C'est pourquoi toute eucharistie où nous avons célébré le Seigneur mort et ressuscité se termine par l'envoi afin d'aller « sur les places et sur les parvis y chercher ses amis ».

Se former à l'évangélisation est-ce bien nécessaire?

Si l'on distingue la catéchèse du kérygme, la question se clarifie. En effet, la catéchèse qui s'adresse à des croyants nécessite une véritable formation et l'acquisition de certaines compétences. Mais le kérygme c'est l'annonce, la proclamation de la Bonne Nouvelle. Pour faire cela il faut affirmer, simplement, paisiblement, combien Dieu aime toute personne et que c’est pour cela que Jésus est venu , a vécu, est mort et est ressuscité. Ensuite, il faut partager, brièvement, que croire à cette Bonne nouvelle a changé notre vie en en donnant l'un ou l'autre exemple. En faisant cela on nous objectera peut-être bien des choses mais, sans entrer dans des polémiques et en se concentrant sur Jésus, le cœur de notre foi, nous pourrons ainsi faire ce que Pierre, dans sa première épître nous exhortait à faire: « Soyez toujours prêts à la défense contre quiconque vous demande raison de l'espérance qui est en vous » ( 1 P 3,15).

Partir de Jésus, tel que l'Écriture nous l’a fait connaitre, nous permettra d'expérimenter ce qui est écrit dans l'Épitre aux hébreux: « Vivante, en effet, est la parole de Dieu, efficace et plus incisive qu'aucune épée à deux tranchants. » (Héb 4,12). Si de plus, nous nous confions en l'Esprit Saint qui nous inspirera, si nous Le prions pour qu'Il nous conduise et si nous nous contentons, humblement, d'être des semeurs, la tâche d’évangéliser ne nous paraîtra plus rebutante ni effrayante.

Le partage d'expériences avec des frères plus aguerris nous sera aussi profitable. Nous-mêmes, en ayant bénéficié, nous pourrons, à notre tour, partager la nôtre. Ce sera là la meilleure formation.

Qui évangéliser?

Tout d'abord ceux qui sont comme le sel devenu fade, les baptisés qui ont besoin d'être redynamisés, revitalisés. Ils représentent environ la moitié des habitants de notre pays. Ensuite, tous les autres, sans exclusive mais non sans discernement, sans agressivité mais surtout sans souci exagéré de respect ou de tolérance. Nous vivons dans un monde « laïque et individualiste » mais le message d'amour de l'Évangile est pour tous.

Comment évangéliser?

Il faut sans doute faire un peu de travail sur soi: mettre son orgueil ou son amour-propre de côté et se préparer à affronter quelque fois la moquerie et l'ironie. Mais l'essentiel, c'est d'abord de prier, de demander l'assistance de l'Esprit.Concrètement, il faut toujours se présenter d'emblée comme catholiques. Après avoir partagé succinctement l'essentiel de notre foi, évitons des questions trop directes ou fermées, et mettons-nous à l'écoute bienveillante. Si l'on essuie une esquive ou un refus, ne pas tout de suite abandonner mais relancer en demandant à la personne pourquoi elle ne veut pas dialoguer ce qui, souvent, ouvrira un espace de parole, d'écoute et d'échange.

On peut ensuite proposer la prière surtout si la personne a fait état de problèmes et de besoins. Enfin on peut lui proposer de se revoir. Avec les Musulmans, il faudra souvent se contenter, dans un premier temps, de les inviter à découvrir Jésus dans le Coran car ils se sont persuadés que Jésus n'est qu'un prophète qui n'est pas mort sur la croix. La singularité de Jésus leur apparaîtra s'ils lisent attentivement le Coran puisque, par exemple (ndlr), dans la sourate XIX, Jésus lui-même parle de sa mort et de sa résurrection. Quant aux SDF il ne faudra pas être envahissant en oubliant qu'en quelque sorte leur bout de trottoir est leur chez-soi et leur demander si l'on peut s'approcher pour leur parler.Quant aux autres, abordons-les sans exclusive mais non sans discernement, sans agressivité mais surtout sans souci exagéré de respect ou de tolérance. Nous vivons dans un monde « laïque et individualiste » mais le message d'amour de l'Évangile est pour tous.

Atelier Jeunes Adultes : Mes choix de vie et comment apprendre à discerner le chemin de

bonheur que Dieu qui est ma force, a pour moi avec Olivier et Marie Belleil

Entre 18 et 35 ans, il est normal de poser des choix de vie, d’études, de profession ou d’habitation. Comment faire ces choix ? C’est précisément cela le discernement. Olivier commence par attirer l’attention sur 2 points essentiels qui doivent devenir des convictions.

  1. Dieu veut mon bonheur. Cela peut paraître évident sur le plan de la pensée mais ne l’est pas nécessairement au niveau du cœur. Il veut notre bonheur parce ce que c’est sa joie de Père qui veut voir ses enfants heureux.

  2. L’image du Bonheur dans la Bible est la Terre promise. A un moment le peuple hébreu refuse de continuer sa marche vers la terre promise avec comme conséquence qu’il va rester 40 ans au désert.

La terre promise est une promesse de Dieu. Dieu veut notre bonheur déjà sur cette terre. Est-ce que je crois que Dieu veut mon bonheur ? Est-ce que je crois que je suis fait(e) pour le bonheur ?

La terre promise est un don, un cadeau qu’il faut pouvoir accueillir. A la fois, on veut et on ne veut pas. Nous sommes habités par des peurs : peurs d’être aimé et de souffrir si cela ne marche pas, peur de me donner. Difficultés aussi à accueillir la joie et le bonheur…

La terre promise est une conquête : il faut bouger, prendre des risques, lutter pour obtenir ce que l’on veut (on le voit bien dans la conquête amoureuse), prendre des initiatives.

Comment reconnaître que ce que Dieu veut pour nous et notre bonheur ? Pas toujours facile dit une participante de voir clair car nous n'avons pas toujours une vue complète des choses.

Le chemin du bonheur est à la fois donné par Dieu et en même temps c’est moi qui construis ma vie. Les saints se laissent conduire par Dieu mais sont acteurs de leur vie.

Partant d’une parabole qui raconte l’histoire d’un roi qui envoie une délégation de 4 personnes aveugles en Inde pour y vérifier l’existence des éléphants. Chacun des envoyés revient en développant l’aspect de l’éléphant qu’il a pu percevoir. L’un parle de sa trompe, l’autre de sa queue ou de ses oreilles. Personne n'avait une idée complète mais en mettant tous les morceaux ensemble on avait la description de l’éléphant et on a pu le dessiner.

Pour nous aussi il peut y avoir des regards différents et Olivier propose à la réflexion des jeunes 4 questions :

1 Qu’est ce que les autres disent de moi ? Parfois c’est juste, parfois c’est constructif. Mais il se peut que nous ayons entendu sur nous à l'école, en famille ou de la part de nos amis des propos qui nous ont parfois blessés et qu’il est important de pouvoir remettre au Seigneur pour qu’il nous guérisse. Il ya des paroles positives que nous n’entendons pas.

2 Qu’est ce que je connais de moi-même ? C’est un exercice qui demande de la maturité. Souvent nous pouvons aligner nos défauts et moins nos qualités. Il est proposé aux jeunes de s’arrêter un instant et de réfléchir pour se trouver deux défauts et deux qualités.Il est important d’apprendre à se connaître car sans cette connaissance , il peut être difficile de choisir une orientation de vie par exemple.

3 Quel est l’idéal du moi ? Des personnes nous ont peut-être marqués et été déterminantes pour le choix de ce que nous voudrions être ou faire dans al vie. Ex : un prêtre qui marque un jeune et fait naître en lui le désir de la vocation sacerdotale. Quelles sont les images qui m’habitent et qui peuvent être un moteur mais parfois aussi un obstacle ? Est-ce que cet idéal du moi correspond bien à mon idéal profond ?

4 Pour nous chrétiens, quel est le regard de Dieu sur moi ou quelle parole Dieu me
donne-t-il ?
Attention à ne pas mettre dans la bouche de Dieu n’importe quoi. On ne peut pas les interpréter n’importe comment.

Que faire de ma vie ?

Comme Dieu habite en nous, il va nous aider à discerner sa volonté pour notre vie. Il ne le fera pas par l’envoi d’un mail …mais il le fera en nous et par nous. Si nous écoutons la voix de Dieu qui est en nous, nous comprendrons sa volonté.

Chacun des participants reçoit ensuite un texte : quels sont les gros cailloux dans ma vie ? Les cailloux représentent les valeurs importantes à partir desquelles on veut poser les fondements de sa vie .Ex : je veux fonder un foyer chrétien, je veux servir le Christ ou je veux me rendre utile…C’est à partir de ces valeurs que se construit notre avenir.

En petits groupes, les jeunes échangent sur les valeurs qui fondent leur vie (les gros cailloux).

Dans le discernement on va peut-être s’apercevoir que si les valeurs sont bonnes, certaines ne vont pas bien ensemble. Par exemple, un couple veut seconstruire et pour l’un la foi est essentielle tandis que pour l’autre cela n’a pas d’importance…question importante : est ce que je peux mettre de côté quelque chose d’essentiel ? Il est important d’être fidèle à ce que Dieu a mis en nous. Etre fidèle à l’appel de Dieu c’est être fidèle au plus profond à ce que Dieu a mis en moi. Les participants sont invités à réfléchir aux richesses que le Seigneur a mises en eux pour faire des choix et faire un chemin qui respecte ce que nous sommes chacun en réalité. C’est le départ du discernement auquel sera consacré un dernier atelier samedi après-midi.

Eucharistie présidée par l'abbé Philippe Daloze, berger de la session.

Première lecture : Isaïe (66,10-14) « Le Seigneur fera connaître sa puissance à ses serviteurs.

Deuxième lecture : Lettre de saint Paul aux Romains (8, 14-17) : « Tous ceux qui se laissent conduire par l'Esprit sont fils de Dieu. »

Evangile selon saint Matthieu (18,1-5) : « Qui est le plus grand dans le Royaume des cieux ? »

La plupart des petits enfants savent dès leur naissance qu'ils sont aimés, nourris et soignés, traités comme des rois. Ils ont confiance. Lorsqu'on leur demande ce qu'ils veulent faire plus tard, ils citent souvent le métier de leurs parents ou de leurs proches. Parfois, cela provoque des réactions curieuses. Comme ce petit enfant qui m'avait vu asperger l'assemblée le jour de Pâques et qui avait décidé de m'imiter chez lui avec la brosse de la toilette. Ses parents se sont demandé pourquoi des taches blanches avaient recouvert leur mur fraîchement peint ! A ses parents qui lui demandaient des explications, il répondit qu'il « jouait à Philippe »!

Les disciples se demandaient qui est le plus grand. Thérèse de Lisieux, docteur de l'Eglise, a commenté cet évangile par le choix de son nom : Thérèse de l'Enfant Jésus. Elle voulait exprimer l'abandon de l'enfant. L'Esprit-Saint nous révèle en effet que nous sommes enfants de Dieu. Cela ne va pas de soi. Jésus appela l'enfant et dit : « Si vous n'êtes pas comme lui, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux. » A l'approche de sa mort, ne disait-elle pas : « je suis un bébé avec une tête de vieillard. ».Quand elle a assisté à l'épreuve de son père, elle s'est appelée Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face. Elle voyait dans le visage de son père Jésus crucifié. La petite voie qu'elle a ouverte a fait une multitude de disciples. Elle a dit qu'elle passerait son ciel à faire du bien sur la terre. Et au moment de sa mort, elle a dit “je ne meurs pas, j'entre dans la vie.» Nous devons tous faire abandon de notre personne et faire confiance à Jésus.Lorsque l'évêque m'a appelé lors de mon ordination, il m'a donné la prière de Charles de Foucault.

« Mon Père, je m'abandonne à toi, fais de moi ce qu'il te plaira. Quoi que tu fasses de moi, je te remercie. Je suis prêt à tout, j'accepte tout. Pourvu que ta volonté se fasse en moi, en toutes tes créatures, je ne désire rien d'autre, mon Dieu. »Je n'y pas été très sensible et lui ai fait subir le classement vertical. Mais il faut savoir que Dieu est patient ! Un jour j'ai entendu ce texte dans un chant de l'Emmanuel et je l'ai trouvé beau. Le 24 mars 2006, nous l'avons chanté et certains participants l'on également trouvé très beau. C'est une prière de confiance. Le lendemain, 25 mars, j'ai reçu un appel du Vicaire général qui me demanda si je voulais prendre la responsabilité de l'Unité de Jemappes. J'ai cherché dans ma tête 30 raisons pour dire non, mais après j'ai dit oui. J'ai fait confiance en me disant que les cimetières étaient remplis de gens indispensables. Et le berger de la session d'inviter l'assemblée à chanter avec lui “Mon Père, mon Père, je m'abandonne à toi”....

Temps de prière

Après l’Eucharistie, les participants ont l’occasion de prendre un temps de prière devant le aint-Sacrement, ou devant les reliques de sainte Thérèse. Des prêtres sont également à leur disposition pour le sacrement de réconciliation ainsi que des groupes écoute et prière.

Veillée d’effusion de l’Esprit

Le groupe Talitha Koum nous introduit à la célébration de l’effusion. C’est un groupe de jeunes bretons qui pratiquent le rock chrétien. Ils font monter un chant de louange pour exprimer notre joie, notre liberté d’enfant de Dieu. Ils emmènent ensuite la foule dans une louange dynamique, d’abord en chantant le Magnificat sur un rythme qui déménage… C’est un véritable échauffement de louange. Toute l’assemblée, chante, dans, saute d’allégresse.

« Chante pour ton Dieu : Hosanna ! »

« N’y a vraiment personne comme Jésus ! »

« Que ton feu brûle en moi ! »

Nos chants nos danses sont tournés vers Jésus ; même les anges dansent et chantent avec nous. Ensuite Sœur Judith qui fait partie de la Communauté de la Mère du Divin Amour lance une vigoureuse exhortation pour nous préparer à recevoir l’effusion.

Quelle joie de vivre avec vous ce temps béni ce soir ! Nous allons recevoir la force d’en-haut. Depuis mardi vous avez reçu des bénédictions, vous avez vécu l’adoration, pratiqué la louange et ce soir c’est le grand moment. Dieu nous a convoqués autour de sa parole, Dieu vient dans notre histoire. Nous avons besoin d’une nouvelle effusion de l’Esprit Saint pour être des témoins crédibles. Nous vivons un temps prophétique ; Dieu nous rassemble comme les disciples au jour de la Pentecôte. Il veut nous donner ses instructions, ses capacités pour la mission qu’il nous confie.

Tu as besoin du Saint Esprit dans ta vie personnelle, familiale, conjugale ou professionnelle. L’Église, les prêtres, les religieux, les évêques : nous tous nous avons besoin du Saint-Esprit. Sans lui, il n’y a pas de vie chrétienne. La Parole de Dieu en Ac 1, 8 s’accomplit pour nous aujourd’hui. Laissons-nous renouveler par la pluie d’arrière-saison, pour que le monde en soit renouvelé. Nous ne voulons pas d’une Église muette, immobile, sclérosée. Le Saint Esprit veut la faire bouger.

Quelles sont les conditions pour recevoir l’Esprit Saint ?

D’abord avoir une soif de Dieu. Hier nous avons entendu que Dieu voulait apporter son feu sur la terre. Nous sommes les matériaux, le bois dont il a besoin pour alimenter son feu. Ce feu, cette source, sont en toi, elle demande à s’écouler : dis à ton voisin : « tu es une source ! ». Ne regardons pas le monde avec les yeux des hommes mais avec ceux de Dieu : Il veut faire toutes choses nouvelles (Is 43, 18-19). Nous sommes des créatures nouvelles (2 Co 5, 16). Pour chacun de nous il y a une promesse, une terre nouvelle, une vie nouvelle.

Ensuite être des pierres vivantes. Nous le sommes par notre baptême ; nous sommes appelés à devenir ensemble une construction harmonieuse : l’Église, corps mystique du Christ. Notre vie chrétienne est une vie surnaturelle dans des conditions naturelles. C’en est fini de rester bien au chaud, vous devez prendre un engagement. Recevoir l’effusion de l’Esprit Saint nous engage à accepter que l’Esprit travaille en nous et à travers nous. C’est une espérance pour l’Europe. Je ne suis pas europessimiste. Peut-être vous dites-vous que vous n’êtes pas nombreux, les apôtres étaient 12 ! Et ils ont transformé le monde.Enfin nous avons besoin d’être consacré dans l’onction. Nous sommes ici assemblés en Église, pour recevoir la consécration dans l’onction, la force de l’Esprit, pour devenir des chrétiens debout, et que nos cœurs s’ouvrent.

Dans les Actes des Apôtres ( Ac 2, 1ss) il est dit qu’un vent violent remplit la maison. Le vent de l’Esprit rafraîchit, restaure, ranime, purifie nos vies, nous libère de nos peurs, de nos stress, de nos soucis. Nous devons nous placer dans une attitude de réception, avec toutes ces ténèbres, pour que l’Esprit vienne tout balayer, éliminer les obstacles à sa puissance. Que des langues de feu s’allument en nous, que nous soyons pris aux tripes par l’annonce de l’Évangile.

Il est dit que les disciples parlaient des langues nouvelles. Cela veut dire qu’ils étaient inspirés, qu’ils ne parlaient plus à partir d’eux mais à partir de Dieu, une langue nouvelle. Les langues de feu, c’est le feu de la guérison, de l’amour, du pardon. Ou nous nous laissons embraser ou nous mourrons spirituellement. Mais nous avons toujours le choix d’accepter de renaître de nos cendres.

Le Saint Esprit est une personne qui a son caractère, son langage. Ce langage ce sont les dons, les charismes. Notre Dieu est puissant. Ne regardez pas autour de vous, comme Pierre sur la mer déchaînée, mais ouvrez-vous à l’onction de l’Esprit Saint. Comme Marie, livrons-nous à l’Esprit. Il nous éclaire il est le guide vers Jésus.

Seigneur Jésus, j’ai entendu ta Parole. Sois la lampe sur mes pas, la lumière sur ma route. Que ta Parole descende dans mon cœur et y produise du fruit, qu’elle me transforme, pour que je devienne un témoin crédible. Amen.

Bulletin de la 29ème session du Renouveau charismatique francophone de Belgique
Numéro 4 : vendredi 25 juillet 2014

« Big louange » avec les jeunes

En attendant l'arrivée des jeunes, l'Assemblée est entrée joyeusement dans la louange. Nombreux étaient ceux qui, déjà, manifestaient le feu qui brûle dans leur cœur avec tout leur corps. Une certitude habitait chacun : « Dieu est ma force ».Lorsque les jeunes sont arrivés, ils ont été accueillis par des applaudissements et se sont campés sur les marches de l'autel. Très vite, de tout leur être, par le chant, le geste et la danse ils ont entraîné les adultes. La joie et l'enthousiasme des uns avaient leurs répondants chez les autres : toute la basilique résonnait de l'accord de tous les cœurs unis pour chanter: « Quand Jésus dit oui, personne ne peut dire non ».

Avant l'envoi des enfants, il nous fut rappelé que nous étions vendredi, jour où l'on se souvient de la Croix qui nous sauve mais aussi des croix que nous devons porter et spécialement, en ce jour, de celle des Chrétiens d'Irak soumis à la persécution des djihadistes et pour les quels nous sommes appelés à prier.

Eucharistie présidée par Mgr Dominique Rey, archevêque de Fréjus-Toulon

Comment, aujourd'hui, témoigner de la foi qui nous habite, puisque nous sommes investis de cette mission, puisque le pape François nous invite à sortir dans les rues, à aller vers les périphéries existentielles de nos vies?

Mgr Rey nous donne le mode d'emploi : la règle des sept C.

Tout d'abord le témoignage de la charité. Aborder les autres de telle manière qu'il sente qu'il a du prix à nos yeux puisque nous savons qu'il a du prix aux yeux de Dieu.Le deuxième est celui de la conviction. C'est habités de la certitude inébranlable que Dieu nous aime, que Jésus nous sauve malgré nos limites, nos fautes ou nos échecs et que nous serons forts pour aller en témoigner.Le suivant est celui de la cohérence. Je suis crédible et légitime si je suis cohérent, si mes actes, ma manière d'être, mes paroles sont en harmonie avec ce que je crois, avec le don de l'Esprit Saint.

La communion sera aussi indispensable. Si l'on nous envoie deux à deux, ce n'est pas seulement pour ne pas être seul ,mais pour illustrer par le lien qui nous unit fraternellement ce que le Seigneur fait pour nous. Cela rendra notre témoignage plus fort car « plus la matière est dense, plus elle rayonne ».

Il nous faut aussi la connaissance et avant tout celle de la Parole de Dieu. Les bons sentiments ne suffisent pas. Il faut aussi connaître la pensée de l'Église qui interprète l'Écriture. Cela nous inspirera, nous éclairera pour écouter ceux que nous rencontrerons et que nous pourrons toucher. Chacun a des talents, des charismes, l'une ou l'autre grâce particulière, de parole ou d'écoute, par exemple. Comme le dit saint Paul, cela nous est donné non pour notre profit personnel mais pour le bien de tous et pour accomplir notre mission d'évangélisation.Enfin il y a la communication. S'exprimer simplement en ayant le souci de rejoindre les autres dans leurs langages.

Se reprenant, Mgr Rey en ajouta un huitième, celui du courage.

Témoignages en vue de l’évangélisation

Parole donnée à la fin de l’Eucharistie et qui s’inscrit dans le sens de la journée

« Comme la face du Christ s’est imprimée sur le voile tendu par Véronique, le Seigneur accorde une grâce pour cet après-midi d’évangélisation. à l’église St jean Baptiste à Wavre Sur vos visages, sur vos bouches, sur vos oreilles, dans votre regard, il imprime sa face pour que vous soyez ses témoins. »

Tous les témoignages donnés en cette fin de matinée le sont pour encourager chacun à s’engager dans l’après-midi d’évangélisation qui aura lieu à l’église St jean Baptiste à Wavre et dans plusieurs lieux à Bruxelles : à l’église Ste Croix, Place Flagey, avec les Jeunes, à la Basilique de Koekelberg et dans des maisons de repos aux alentours avec les familles, à Sainte-Anne à Koekelberg et à la Madeleine au Centre.

Vincent appartient à un groupe de Cambrai. Avec quelques frères ils sont allés se former à Toulon chez Mgr Rey en évangélisant sur les plages. Il encourage en disant que l’Esprit saint enseigne quand on est en mission. On a peur d’y aller, c’est normal mais on y va !

Tatiana de la communauté brésilienne Cancao Nova. Actuellement à Toulon, elle aussi affirme bien haut que même si on a peur d’y aller, si cela ne nous semble pas confortable, il faut y aller quand même! Vous allez expérimenter la force du Seigneur qui agit dans nos faiblesses.

Claude, comédien : dans mon métier, dit-il, il ya quelque chose de terrible, c’est le trac…En fait une joie si grande vient en nous qu’elle nous terrifie. Quand vous butez sur les épreuves, dit saint Paul, c’est pour une grande joie.

Nicolas du groupe Thalitha Koum. Nous venons de Bretagne pour témoigner de l’Amour de Dieu et nous irons à Wavre. Dieu est notre manager, notre producteur. On va où il veut. On ne peut pas garder pour nous la joie reçue.

Annuntiata : Souvenons-nous que Ste Thérèse est la patronne des missions et qu’elle nous invite à vivre l’évangélisation par la petite voie.

Johannes vient de Flandre. Toutes ses vacances il les passe en sessions. C’est sa joie. Il fait partie d’un groupe chrétien en Flandre et nous invite à ne pas avoir peur de chanter notre joie.

Jean-François fait partie de la Communauté d’origine québequoise, Marie Jeunesse, communauté contemplative et missionnaire. Il nous invite à demander la grâce d’avoir l’attitude de Marie pour approcher les personnes.

Jacques B., diacre dans une Unité pastorale d’Uccle partage les merveilles vécues lors d’une action d’évangélisation dans une mission à Uccle avec l’appui de l’école d’évangélisation de Paray-le-Monial. Regrettant que la mission n’ait touché qu’une seule paroisse, avec quelques uns, il a essayé de proposer des missions de ce genre à d’autres unités pastorales. Si certaines sont réticentes, une demi-journée a pu être organisée à la Trinité à Ixelles. Sur le parvis, il entre en contact avec 3 jeunes avec qui s’établit une conversation sur le sens de la vie, le risque de l’amour, sur Dieu et le salut. Une jeune fille du groupe s’approche peu après de lui et lui demande s’il est possible de se confesser. Il la dirige vers un des prêtres tout en s’occupant de ses amis. A la fin de sa démarche, la jeune fille émue le prend dans ses bras et le remercie chaleureusement. Une grande joie jusqu’aux larmes saisit alors Jacques. Pendant l’Eucharistie, il entend dans son cœur : « tu as goûté à ma persévérance, goûte maintenant à ma joie ». Nous sommes tous invités à y goûter.

Alberto Malouf et la Communauté Notre Dame Mère de la Lumière dit que c’est la troisième fois que qu’ils sont invités à intervenir et la troisième fois que le Seigneur leur dit fortement en disant « oui, allez-y ». Les Français finiront par croire qu’on est plus belges de français. Mais qu’importe, car l’amour du Christ n’a pas de frontière. Nous sommes les jeunes de la fraternité Notre-Dame, mère de la Lumière. Nous venons de la Basse-Normandie dans le Calvados. C’est une fraternité née il y a environ trois ans. Ce sont des jeunes qui ont été touchés par le Seigneur à différents moments de leur vie et qui se sont retrouvés. Ils ont vécu ce qu’on appelle une effusion du Saint Esprit et le Seigneur leur a dit « je vous envoie » malgré nos faiblesses et nos pauvretés. Nous n’étions qu’une petite poignée et aujourd’hui, uniquement par sa grâce, nous allons de ville en ville, en France, en Belgique et bientôt en Suisse et au Liban, et cela parce que nous n’avons qu’un seul désir : que ce doux Jésus, le bien-aimé de nos âmes, le Sauveur du monde soit proclamé.

Notre force, c’est l’unité et comme nous le disait Mg Rey, on ne va pas seul annoncer la bonne nouvelle, mais bras-dessus, bras-dessous, dans la force de l’Esprit Saint. Dieu veut vous remercier. Non seulement c’est grâce à vous que la petite Thérèse a été canonisée, mais cette grâce, nous l’avons portée en voiture dans un cortège royal ! Nous voulons vous donner le témoignage de ce que nous vivons dans l’Eglise avec la force du Saint Esprit, soutenus par le clergé, envoyé en mission par notre évêque Mgr Boulanger, avec comme seul souci le salut des âmes.

Avez-vous envie de savoir ce que Jésus-Christ, notre Seigneur dit aujourd’hui au Renouveau charismatique ? L’ICCRES, cette instance qui est établie au Vatican et qui représente le Renouveau mondial a organisé fin 2013 un pèlerinage pour savoir ce que ce doux Jésus veut nous dire aujourd’hui. Plus d’une centaine de personnes venant de 40 nations étaient réunies au Cénacle, comme les apôtres le jour de la Pentecôte. Ils ont prié et demandé au Seigneur « Parle-nous ! ». Jésus est-il resté muet ? Non ! Il leur a dit : « mes amis, mes enfants, vous avez perdu la puissance, vous avez perdu MA puissance ! Et à ce moment, la lumière du lieu où ils étaient présents s’est éteinte et ils sont restés dans le noir. Ils se sont mis à genoux, et le Seigneur leur a dit « Vous savez pourquoi ? Parce que vous avez mis deux chaussures que je n’aime pas beaucoup ! » Des chaussures qui sentent mauvais ! La première, c’est l’orgueil. Bien souvent, nous voulons mettre la main sur le Seigneur. Or, il n’est pas question de saisir, mais de se laisser saisir. « Celui qui s’abaisse sera élevé » nous dit la Parole. Et celui qui s’élève sera abaissé. Le Seigneur résiste aux orgueilleux et aux humbles, il donne sa grâce. Et sa Maman qui est là nous donne l’exemple de l’humilité. Quelle est belle ! Alors, ils ont dit « on ne veut plus de cette chaussure », et ils l’ont balancée.

La deuxième chaussure, c’est la peur du qu’en dira-t-on. Qu’est-ce qu’on va penser de moi ? Le prophète Amos a dit je répandrai une faim et une soif, non pas de nourriture et d’eau, mais de la Parole de Dieu. Cette faim et cette soif sont répandues dans ton frère qui n’attend qu’un témoignage et un regard d’amour. Ce frère te paralyse, mais son cœur, même s’il ne s’en rend pas compte, nous dit : « j’ai soif ». Aujourd’hui, le Seigneur veut que nous allions abreuver nos frères. Dans 2 Timothée, 1, 7 le Seigneur nous dit à travers saint Paul : « Ce n’est pas un esprit de crainte que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de maîtrise de soi. » Alors, oui Seigneur, nous ne voulons plus avoir peur. Et ils ont rejeté cette deuxième chaussure. Quelque temps plus tard, la lumière s’est à nouveau rallumée. Et, de manière prophétique, Dieu leur a dit : « je vais donner aujourd’hui une saison nouvelle pour mon Eglise, un feu nouveau, une flamme d’amour pour le salut des âmes. Voulez-vous en être ? Le Royaume ne vit pas seulement en parole, mais en puissance de vie et de résurrection. En avril dernier, le Seigneur nous a dit : je vous envoie proclamer la bonne nouvelle à toutes les nations ; et voilà les signes qui accompagneront ceux qui ont cru : ils imposeront les mains aux infirmes et ceux-ci seront guéris. Car la Parole de Dieu est accompagnée par la compassion pour les malades et ceux qui souffrent. C’est par amour et uniquement poussés par l’amour que nous allons vers nos frères. Et nous organisons une veillée de prière pour les personnes malades. Alors que nous proclamions la Parole de Dieu, nous avons commencé à prier pour les personnes malades. Instantanément, une personne sourde depuis une vingtaine d’années a été guérie. Dans sa foi, elle est venue avec ses deux appareils auditifs devant tout le monde et elle a dit « j’entends ». Les gens se demandaient ce qui se passait. N’est-ce pas tout simplement l’Evangile ? Elle a aussi dit qu’elle souffrait des genoux et demandé de prier pour elle. Elle a également été guérie et témoigne aujourd’hui. A la veillée suivante, on a vu une foule arriver comme dans évangiles et dans les mois suivants, nous avons vécu la guérison du bras d’une femme. Son cœur a été donné au Seigneur. Toute guérison entraîne une conversion. Jésus est bien vivant.

Tout récemment, nous étions dans une église et, sur le parvis se tenait un jeune mendiant. Cela ressemblait très fort au récit des Actes où l’impotent à la porte de Temple est interpellé par Pierre et Jean. Le jeune mendiant, lui aussi, est entré dans la maison de Dieu C’est Jésus qui convertit, qui sauve. On propose à ce jeune de prier pour lui en lui demandant ce qu’il voudrait demander à Dieu s’il existait. Il a senti comme quelqu’un qui frappe à la porte de son cœur. On a prié pour sa santé car il avait des problèmes de vue et le Seigneur l’a guéri. Il a répondu qu’il voyait « nickel ». Sous nos yeux, Dieu lui a donné le don de la Foi et il va être baptisé le 31 août prochain. Donc, allons-y, conclut Alberto Malouf.

Sur sa lancée, il nous raconte encore quelques situations vécues toutes similaires à celle que nous pouvons lire dans l’Evangile. Il termine par une prière de guérison sur toutes les parties du corps et du cœur et invite les personnes qui constateront des guérisons à venir se manifester.

Évangélisation à l’église de la Madeleine (gare centrale).

Le départ et le trajet en transports en commun furent joyeux. Les cantiques fusaient, des battements des mains et même quelques pas de danse les accompagnaient. Les voyageurs, si l'on excepte quelques visages renfrognés, se partageaient entre qui souriaient voire s'amusaient et ceux qui affichaient de n'avoir rien remarqué. A l'église de la Madeleine l'ambiance changea nettement : à l'exubérance succédèrent le calme et le recueillement. Beaucoup sans doute, parmi la trentaine que nous étions, se disaient: « Cette fois, on y est... ». Sans prétendre sonder les reins et les cœurs il semble que plus d'un avait à surmonter quelque appréhension ou crainte. Le huitième C de Mgr Rey, celui du courage, à ce moment, montrait toute sa pertinence.

La constitution des binômes commença avant même de prier: les « expérimentés », ceux qui avaient au moins une fois évangélisé, se choisirent des partenaires parmi les novices. Mais, avant que cela ne soit terminé, tout le monde se retrouva devant le Saint Sacrement afin d'y boire à la fontaine de la grâce et d'y prendre ou reprendre des forces. Les consignes furent données, les binômes achevés et la plupart se répandirent dans le quartier. Et quel quartier!: la Grand Place et la Gare centrale autrement dit celui des touristes et des navetteurs en grand nombre et une bonne pincée de Sdf qui ont un coin à eux près de la gare. En somme, des gens qui n'ont pas le temps et d'autres qui n'ont plus que du temps à perdre...

En allant de binôme et en binôme, les impressions se ressemblaient. Tous avaient essuyé des refus, mais , après deux heures, plusieurs m'ont dit avoir eu des moments de vrai dialogue, reçu des réponses positives à la proposition d'aller prier dans l'église et engrangé quelques promesse de venir à la veillée. Tous probablement devaient encore tirer les leçons de leur expérience mais on ne percevait pas de découragement. De retour à l'église, dès l'entrée j'ai vu des personnes en prière et, surtout, les luminions. Depuis mon départ, plusieurs dizaines avaient été allumés... Le silence de la prière rappelait celui du désert où l'on rencontre Dieu, et les petites lumières prenaient sens au regard de la grande lumière qu'est l'Évangile.

Evangélisation et veillée à l’église Sainte-Croix, place Sainte-Croix à Ixelles.

Après un voyage très animé en métro et en bus dont les passagers ont pu goûter en « live » à une musique peu ordinaire, les jeunes de la session se sont retrouvés place Flagey en face de l’église Sainte-Croix et de l’ancien immeuble de la RTBF dont le rez-de-chaussée abrite quelques cafés-terrasses. Comme dans les autres lieux d’évangélisation, un certain nombre d’entre eux sont partis inviter les passants à venir prier un moment dans l’église ou à participer à la veillée du soir. Pour attirer davantage leur attention quelques « Flash Mobs » pendant lesquelles les jeunes dansent sur la place au rythme d’un orchestre installé sur les marches de l’église et en chantant « When Jesus says yes, nobody can say no » (quand Jésus dit oui, personne ne peut dire non).

Lors de la veillée organisée dan s l’église, Vincent, membre de la communauté française du Buisson Ardent témoigne : il a déjà participé à de nombreuses actions semblables en France mais il n’a jamais enregistré aussi peu de refus qu’ici à Bruxelles. Il nous rappelle la phrase de l’Evangile de Matthieu (13,44) « Le Royaume des Cieux est semblable à un trésor qui était caché dans un champ et qu'un homme vient à trouve r: il le recache, s'en va ravi de joie vendre tout ce qu'il possède, et achète ce champ. » Ce trésor est pour tous ceux qui prient et se tournent vers Jésus. Mais, ajoute-t-il, la prière n’est pas un acte magique. Pour qu’elle soit efficace elle suppose une vraie relation d’amitié avec le Seigneur. Il faut être prêt à lui donner notre vie, à tout lui donner. Et de rappeler ce qu’a dit le pape Benoît XVI aux jeunes « Jésus n’enlève rien, il donne tout ». Il ne nous enlèvera jamais rien de ce qui peut contribuer à notre vrai bonheur.Après quelques témoignages de jeunes, notamment sur les rencontres de l’après-midi, il invite les participants à s’avancer vers l’autel et à faire en silence une démarche par laquelle chacun offrira au Seigneur une chose qu’il n’a pas encore voulu lui abandonner. Quelques adultes invités lors de l’action d’évangélisation de l’après-midi s’avancent avec eux. La soirée se termine par l’adoration du Saint Sacrement devant lequel s’étale un tapis de petites bougies déposées par chacun en signe d’adhésion.

Evangélisation à Koekelberg

Les enfants en visite à la résidence du Clos Saint-Remi

Au début de l’après-midi, les enfants sont envoyés en mission dans des homes et une maison de revalidation proches de la Basilique. Un groupe d’enfants accompagnés de leurs animatrices, de quelques mamans, prend le chemin de la résidence Clos Saint-Remi, où ils sont attendus par une trentaine de pensionnaires.

L’abbé Franck est déjà là. Les pensionnaires sont dans un des réfectoires ; pour elles c’est un grand moment : elles vont vivre une eucharistie avec les enfants. Ces derniers entrent, un peu impressionnés, et s’asseyent. Ils ont préparé des chants. L’Eucharistie commence, chacun et chacune sont très attentifs. Les petites voix s’élèvent, encouragées par les animatrices qui portent des posters avec les textes. Dans son homélie, le célébrant insiste sur la chance respective des uns et des autres : trois générations qui partagent ce moment de rencontre et de grâce. Au moment du geste de paix, les enfants vont vers les personnes âgées et leur donne la paix qui vient de Dieu.

À l’issue de la célébration les enfants présentent le grand poster de Thérèse qu’ils ont réalisé, puis offrent des fleurs confectionnées par leurs mains, accompagnées d’une phrase de la petite Thérèse. Des conversations s’engagent. Les dames se disent heureuses de rencontrer ces enfants. Pour elles, c’est une espérance, un souffle frais dans leur vie. Elles sont pour la plupart plus ou moins handicapées, mais elles donnent un témoignage de vie et de paix. Ensuite les enfants partagent une boisson avec elles.

Cette visite restera un bon souvenir : une dame dit qu’elle gardera la fleur reçue comme signe de leur passage. Les visages sont éclairés de sourires. À travers ces enfants et dans l’Eucharistie, c’est le Seigneur qui est venu leur rendre visite. Évangéliser, c’est apporter la Bonne Nouvelle du Royaume, c’est manifester l’Amour des uns aux autres. C’est ce qu’ont fait ces enfants de tout leur cœur. Alléluia !

Veillée à la Basilique

La veillée commence par des chants de louange : « Mon Dieu agit il est puissant. » «Merci pour la force donnée à chacun pour l’annonce de la Bonne nouvelle cet après-midi ; merci pour tous les cœurs qui ont été touchés. » « Je veux me réjouir dans le Dieu de mon salut. » « Seigneur, tu t’es mis aux carrefours de notre ville, et tu as appelés tous les petits, les pauvres… et tu les combles. » « Que ma bouche chante ta louange. »« Seigneur envoie ton Esprit, qu’il fasse grandir en nous la connaissance de ton mystère d’Amour ; qu’il nous mène à la vérité toute entière, l’unique. Car c’est toi la Vérité. » « Viens Esprit de sainteté… de vérité… de feu… de Dieu. » Viens ouvrir nos cœurs, pour accomplir en eux l’œuvre de la gloire de Dieu. »

Le père Marc Leroy, responsable de la pastorale francophone de la Basilique nous propose ensuite un enseignement sur la beauté de notre foi à partir du Symbole des Apôtres.

Je crois en Dieu le Père tout-puissant, Créateur du ciel et de la Terre.
Comme Mgr Rey nous l’a dit ce matin nous devons grandir dans la connaissance de notre foi.
Nous devons savoir qu’avant de naître, nous étions déjà une merveille aux yeux de Dieu. Nous devons donc balayer de notre cœur toute idée sombre, toute idée noire sur nous-mêmes. Nous sommes beaux aux yeux de Dieu. Et toute la création de Dieu est belle. Nous devons proclamer que dans l’œuvre créatrice de Dieu, il n’y a pas de ratés. Et pourtant, tant de gens se croient des ratés, parce qu’ils l’ont trop souvent entendu de leurs proches : parents, amis, enseignants. Il y a peu, un bébé nait que le gynécologue ne veut pas montrer à sa maman « parce qu’il est laid » ! Elle lui a répondu : « c’est le plus beau des enfants ». Ne regardons pas les apparences, ce ne sont pas elles, ni l’intelligence qui rendent beau, mais le regard de Dieu. Nous sommes beaux car nous sommes une créature de Dieu, nous ne sommes pas des ratés. Ne croyons plus jamais que nous ne sommes pas le plus beau pour Dieu, car nous sommes créés à son image. Les yeux de Dieu ne sont pas comme ceux des hommes. Ne disons plus jamais à quelqu’un qu’il est un raté, nous pourrions le blesser à mort. Laissez-vous émerveiller par la création. Les puissants de ce monde font souvent ressentir leur puissance : ils abîment, ils écrasent, ils cassent… Dieu, lui le Tout-Puissant, se fait tout petit, serviteur. Nous ne devrions plus dérouler le tapis rouge que pour les petits, ceux qui aiment. Nous sommes les disciples de la toute-puissance de l’Amour de Dieu. Le seul tapis rouge que Dieu a eu c’est le manteau du Christ durant sa passion.

Et en Jésus Christ, son Fils unique, notre Seigneur qui a été conçu du Saint Esprit, est né de la Vierge Marie.
Jésus est né d’une vierge. Ne croyez pas ceux qui vous disent le contraire. C’est la foi de l’Église. Il a été conçu du Saint Esprit. Marie est toute donnée à l’œuvre de l’Esprit en elle. Cette conception vient d’en-haut et non d’en bas.

Il a souffert pour nous sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et à été enseveli, est descendu aux enfers.
Dieu a souffert toutes nos souffrances. Le Christ est mort pour nous sur la croix (contrairement à ce que dit le Coran). Et dans ses plaies, nous sommes guéris. Il a été enseveli : Dieu a connu la mort. Il est descendu aux enfers. Pensons à la parabole du fils prodigue, il était descendu aux enfers. Tous ceux qui aujourd’hui tombent dans la drogue, l’alcool, le sexe, le goût des armes… descendent aux enfers. Le Malin est dans nos enfers, Jésus y descend pour le vaincre, car il est le plus fort, l’Amour a vaincu le mal. Les enfers, c’est là où l’homme dit non à Dieu, où l’homme se détourne de Dieu. L’Église doit être présente dans les enfers des hommes pour y proclamer un Christ crucifié, et inviter les hommes à retourner vers leur Père. Le Christ est dans nos enfers pour nous pousser vers son Père, comme il était déjà derrière le fils prodigue. « Je monte vers mon Père et votre Père » dira-t-il après sa résurrection. Le Père aime tellement l’homme qu’il a envoyé son Fils dans nos enfers pour nous sauver. Nous devons annoncer la miséricorde de Dieu dans l’enfer des hommes.

Il est ressuscité des morts le troisième jour, est monté aux Cieux, est assis à la droite de Dieu le Père, tout-puissant d'où il viendra juger les vivants et les morts.
Nous devons croire en la Résurrection. Elle est plus forte que tout, c’est là notre espérance. Les enfers n’ont pas pu retenir le Christ, ils n’ont pas retenu l’Amour. Nous devons faire le deuil de nos morts, le deuil de nos défunts : ils ne sont pas morts, mais vivants. Ils sont auprès de Dieu. Croyons que Marie sera là « à l’heure de notre mort ».

Je crois en l'Esprit Saint, à la sainte Église Catholique, à la Communion des Saints.
L’Esprit Saint est la force de Dieu. La Sainte Église catholique, elle est sainte car elle fondée sur la « pierre angulaire » qu’est le Christ. Notre travail, notre mission, c’est d’accepter la sainteté, c’est notre vocation : nous laisser remplir par l’Amour de Dieu. La communion des saints : nous sommes reliés avec tous ceux qui sont déjà auprès du Père du ciel.

À la rémission des péchés, à la résurrection de la chair, et à la Vie Éternelle. Amen.
La rémission des péchés : nous sommes libérés de toutes nos fautes ; il n’y a plus de culpabilité qui nous enferme. Trop souvent nous pouvons penser que Dieu nous abandonne, qu’il n’y a plus de salut. Jésus a crié notre désespoir : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Mais le Christ nous a libérés de nos péchés sur la croix : « Père pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. » La résurrection de la chair, la vie éternelle… nous mourrons comme le grain de blé qui tombe en terre, il meurt pour porter un bel épi. De même nous, nous mourrons pour devenir un corps de gloire.

Ensuite nous prions tous ensemble le Credo.

Après cela, nous sommes invités à faire une démarche de foi en la beauté de notre baptême. Devant le reliquaire de la petite Thérèse, quatre points d’eau sont disposés, nous pouvons nous signer avec cette eau bénite et demander à Thérèse de nous aider à accueillir la sainteté dans notre vie en prenant au sérieux la grâce de notre Baptême.

Evangélisation à Wavre…

Deux cars venus de Bruxelles ont débarqué devant l’église Saint-Jean-Baptiste quelque cent « missionnaires » répartis en deux autres points stratégiques : Orangerie et Brico.

Pour avoir suivi le groupe descendu à Saint-Jean-Baptiste, on peut imaginer en quoi consiste la démarche d’évangélisation dans les autres quartiers, ainsi qu’à Bruxelles où elle avait lieu également.
Que font ces binômes évangélisateurs qui se sont constitués un peu au hasard, dans le car ou sur le trottoir qui mène à l’église ? On les retrouve dans toutes les tranches d’âge, se montrent volontaires même s’ils n’ont pas beaucoup d’expérience dans l’exercice qui leur est demandé. De l’audace ? Oui, il en faut et même bien dosée, comme l’a souligné Mgr Rey, « l’évêque de St-Trop ». En accueillant les participants, l’évêque de Fréjus-Toulon a insisté sur le fait qu’il ne s’agissait pas de faire du prosélytisme, les invitant à aborder les personnes avec délicatesse. Ces dernières se sont vues offrir un chapelet, une médaille de la Vierge, à tout le moins une invitation à venir déposer un lumignon devant l’autel ou à se rendre à la veillée du soir. Mais à chacun son histoire et son chemin, il y des refus d’entrer en dialogue, de la méfiance face à ces témoins du christ, de l’indifférence, ou des blessures. Celles et ceux qui ont pris pour eux l’exhortation du pape François à sortir des églises pour aller aux périphéries savent se faire proches des gens, écouter les souffrances, proposer une prière avec respect et amitié.

Talithakoum a embrasé la veillée du soir chauffée par le rythme endiablé des chants et danses de louange. Les invités de l’après-midi n’ont pas regretté ce déplacement qui leur aura fait vivre une veillée pas comme les autres. Mgr Rey a misé sur l’interactivité de la prière à partir d’une réflexion sur les trois être : être reconnu, être relié, être en résilience. Dans l’Evangile, Jésus pose un regard d’amour, un regard qui restaure, qui laisse éclater la lumière, un regard fascinant. 
Invitée à fermer les yeux pour penser à ce regard d’amour de Dieu sur nous, l’assemblée a, dans un deuxième temps, été invitée à donner la main à ses voisins, illustration que nous avons besoin les uns des autres, et enfin à demander la grâce de la résilience afin que le Seigneur vienne transformer nos vies à travers nos échecs. « Dieu nous fait sortir du fatalisme de la résignation, il donne force et énergie pour supporter nos handicaps et faiblesses ». Forts de cet enseignement les veilleurs ont prié, confiant leurs faiblesses à Marie ainsi que celles de leurs frères en Syrie, en Irak, au Proche Orient.
La session n’est pas finie, elle se poursuit à Koekelberg samedi 26 et dimanche 27 juillet.

Bulletin de la 29ème session du Renouveau charismatique francophone de Belgique
Numéro 5 : samedi 26 juillet 2014

Gérer les crises de la vie avec la force de Dieu. Enseignement par Marie et Olivier Belleil

Dans nos différentes crises, qu’elles soient « naturelles » (psychologiques) ou liées à des événements de la vie, dans nos épreuves, la Parole de Dieu vient à notre aide.En Bretagne il y a beaucoup de calvaires avec trois croix : le Christ entouré des deux larrons. Pour reconnaitre le mauvais larron, il y a souvent un petit diable près de lui, ou encore il détourne son regard du Christ ; le bon larron a un petit ange près de lui, et il regarde vers Jésus. Et puis, au centre il y a Jésus qui, lui, tout offrande d’Amour, regarde vers le Père. Trois attitudes différentes qui recouvrent la plupart de nos façons de vivre les épreuves.Avec mes enfants et petits-enfants, je regarde des films. Je voudrais que ce soit des films édifiants, mais eux préfèrent des films genre « Rambo », un héros qui semble invulnérable. Nous voudrions bien devenir des « Rambo » spirituels. Mais Jésus n’est pas Rambo. Le Tout-Puissant nous rejoint dans notre faiblesse, notre fragilité, notre vulnérabilité, lui qui a connu tout cela à la crèche et sur la croix.

Nous devons accueillir le don de la force de Dieu qui se manifeste dans nos faiblesses (2 Co 12).

Olivier Belleil nous donne ensuite quelques témoignages de moments de crise où il a découvert que la force du Seigneur était avec lui.

Je viens d’un milieu un peu chrétien, à 16 ans et demi je n’avais pas encore fait la rencontre de Jésus. J’avais la tentation d’être un peu comme Rambo. J’étais partagé entre le haut, vivre en chrétien, et le bas, vivre comme mes amis. Je revenais souvent de soirées avec des amis vers 2, 3 heures du matin. Un jour j’ai vu la photo d’un oiseau mazouté, plus capable de voler, et je me suis dit : cet oiseau c’est toi. Je décide alors de faire un tour d’Europe, avec le peu de moyens qui étaient les miens. J’ai passé des nuits dehors et pu ainsi admirer la beauté de la création, j’ai été pris en stop par des personnes qui m’ont parlé de leur foi : un catholique et un évangélique entre autres. J’étais à la fois fasciné, attiré parce qu’ils me parlaient de quelqu’un qui semblait être leur copain ; et à la fois énervé car cela semblait être la réponse à tous mes problèmes. L’un d’entre eux me dit : « Olivier, descends de ta tête dans ton cœur, tu es trop centré sur tes questions, laisse le Seigneur venir vers toi, appelle-le comme un enfant. » « Cause toujours » me disais-je.À Naples on m’a volé tout mon argent. Alors je dis : Dieu si tu n’es pas un concept philosophique, manifeste-toi ! » Et bien j’ai pu revenir chez moi en près de 2 jours (2000 km), avec des personnes qui m’ont pris en voiture, offert le gîte et le couvert, alors que je n’avais rien demandé. Se réalisait pour moi ce qui est dit dans le livre de Jonas (2, 3) : « Je t’invoque au jour de ma détresse. »

Je passai alors trois semaines à l’abbaye de Timadeuc. Là j’ai appris à marcher sur mon orgueil, à entrer dans l’attitude du pauvre, c’est-à-dire de quelqu’un qui sait qu’il a besoin des autres et de l’Autre.Un autre épisode. Lorsque nous nous sommes rencontrés mon épouse et moi, nous étions tous deux dans un moment de fragilité. J’avais passé un an au séminaire, pensant que c’était dans le sacerdoce que je devais servir le Seigneur et donner ma vie. Mais j’ai compris, avec l’aide d’un prêtre, qu’il y avait d’autres voies pour cela. Ce fut quand même un moment difficile. Et puis, un jour à Rennes, nous avions crié notre colère à Dieu comme Jonas. Et voilà que nous nous rencontrons et nous partageons nos fragilités. Je découvre que je n’ai pas besoin de paraître, qu’il me suffit d’être ce que je suis.Marié, je travaille dans un centre pour handicapés moteur, je collabore à la paroisse, je fais partie d’un groupe de prière. Puis nous décidons de vivre une année sabbatique au Verbe de Vie. Nous attendions notre cinquième enfant. Voilà qu’il meurt peu avant la naissance. C’est la pire des épreuves. Nous ne pouvions plus que balbutier quelques Je vous salue Marie.

Le soir nous partageons cela avec la communauté et nous recevons une parole (Rm 11, 33) : « Quelle profondeur dans la richesse, la sagesse et la connaissance de Dieu ! Ses décisions sont insondables, ses chemins sont impénétrables ! » Quelle était la cause de ce décès ? Dieu nous répondait : « tu ne vas pas rester toute ta vie devant ta souffrance, ce n’est pas fécond. » Nous avons reçu la grâce de ne pas nous révolter. Nous avons donné un nom à notre enfant : Emmanuelle. Car nous avions découvert que Dieu était avec nous dans cette épreuve, qu’il n’était pas contre nous, mais qu’il était proche de nous. Je reçus alors cette parole de Job : « Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris, que le Nom du Seigneur soit béni ! » (Jb 1, 21). Le Seigneur me donnait une grâce de paix.Devant le petit cercueil à la morgue, je me mis à chanter le Magnificat. L’employé qui était présent derrière moi me dit, les yeux plein de larmes : « Merci ! »

L’eucharistie des funérailles eut lieu avec nos quatre enfants et toute la communauté. Une femme ermite qui était présente me dit : « Ma Bien-aimée, viens l’hiver est passé… » (Ct 2, 10-11). Je compris que ma fille était passée du sein de sa mère au sein du Père. La première lecture fut dite avec assurance par ma fille de 9 ans : « Frères, nous ne voulons pas vous laisser dans l’ignorance au sujet de ceux qui se sont endormis dans la mort… » (1 Th 4, 13-18).Nous avions prié pour que nos enfants ne soient pas scandalisés par le décès de leur sœur. Trois semaines plus tard, les enfants dessinaient sur la table de la cuisine : la famille, papa, maman, les enfants par ordre de grandeur, le soleil et la lune, Jésus et Marie, et une sorte de petite luciole… c’était Emmanuelle.

Marie Belleil prend alors la parole.

Ils nous faisaient ainsi comprendre le sens de la communion des saints : une circulation entre le ciel et la terre, Emmanuelle faisait partie de la famille. Nous avons eu deux autres enfants. Un soir de Toussaint, une plus jeune née après ce décès, était triste : elle pensait qu’en ce jour, elle allait pouvoir aller au ciel, voir Emmanuelle et puis revenir. Tous nos défunts peuvent intercéder pour nous si nous le leur demandons. Faites-les travailler. C’est leur bonheur de faire le vôtre. Ils sont vivants, mais d’une autre vie.Il y a deux ans et demi, notre fille Sarah, grande jeune femme brillante s’est suicidée. Elle avait une vie passionnelle torturée. Elle était séropositive, c’est-à-dire toujours avec une idée de mort en elle. Devant cette désespérance nous étions impuissants. Elle aspirait à un bonheur qui ne lui était pas donné. Un jour elle a pris des médicaments et s’est laissée mourir, en laissant son GSM ouvert : nous avons entendu ses dernières paroles.En ce moment-là, nous avons cru que le temps s’arrêtait, mais le temps ne s’arrête jamais, la vie continue. D’autres comptent sur nous. Avec la prière de la communauté, la grâce de Dieu ne nous a pas abandonnés. Nous avons pu faire face à la dépression d’une autre de nos filles. Au pied de la Croix, Marie a reçu le corps de son fils mort par la faute des hommes. Je pense à toutes les mères du monde. Les femmes ne sont pas faites pour la mort, elles sont faites pour la vie. Elles ne sont pas faites pour l’avortement, pour louer leur corps…

Marie recevant le corps de Jésus est l’icône de toutes mamans qui perdent un proche, un mari, un enfant. Prions pour toutes les femmes de Mossoul, de Gaza, du Mali…qui voient leurs enfants mourir sous les décombres, ou qui les voient prendre les armes.Les femmes sont faites pour donner la vie, dans leur corps ou dans leur cœur, comme, par exemple, les personnes consacrées. Toutes les femmes sont consacrées à la vie.

À l’occasion du deuil de Sarah, nous avons reçu deux grâces.

Deux mois après, nous devions libérer son appartement. Nous nous y sommes rendus un 31 décembre, après avoir prié pour recevoir la force de l’Esprit Saint. Je m’assieds, et j’entends : « Elle a beaucoup aimé, il lui sera beaucoup pardonné. » Je le savais déjà car c’était une maman courageuse.Pendant un an et demi, j’ai prié le Seigneur pour qu’il me donne un signe qu’elle était bien auprès de lui. Une nuit, j’ai fait un rêve : je me trouvais en bas d’une colline, sombre ; le haut de cette colline était illuminé et dans cette lumière, je voyais Sarah qui dansait. J’étais apaisée. Je racontai mon rêve à Olivier, ce rêve était une consolation pour nous deux, pour toute notre famille. Il me fit remarquer alors que c’était le jour de l’anniversaire de Sarah.Dieu est présent, même si on ne sent rien. Il pleure avec nous, il nous tient par la main, jamais il ne nous quitte. Je suis passée par des étapes douloureuses. Pendant quatre mois ma pensée était torturée : je voulais rejeter cette religion de la souffrance. Je ne voulais plus d’un Père qui sacrifie son Fils: «J’en ai marre de la souffrance.» Et puis une dame me dit que j’avais raison de crier vers le Seigneur: un Père peut tout entendre. Je lui ai tout dit: l’abcès était crevé. J’ai pu accueillir une grâce renouvelée, j’ai reçu un nouvel amour du Père et du Fils.

Olivier poursuit.

Nous pouvons recevoir la force de Dieu dans l’épreuve au travers des sacrements : Mariage, Eucharistie, Réconciliation. Dans la présence aimante et maternelle de la Vierge Marie. Par la prière, qui est d’une efficacité incroyable, même si nous ne voyons rien. Enfin par l’intermédiaire de l’Église, communauté de frères et de sœurs qui peuvent nous donner des signes de la tendresse du Père.

Je vous laisse avec deux paroles.

«  L’épreuve qui vous a atteints n’a pas dépassé la mesure humaine. Dieu est fidèle : il ne permettra pas que vous soyez éprouvés au-delà de vos forces. Mais avec l’épreuve il donnera le moyen d’en sortir et la force de la supporter. » (1 Co 10, 13) Au contraire, Satan nous fera voir l’épreuve comme une situation sans fin. Alors que Jésus nous donne chaque jour ce dont nous avons besoin. Comme le dit la petite Thérèse : « Rien que pour aujourd’hui. »

« Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, le Père plein de tendresse, le Dieu de qui vient tout réconfort… » (2 Co 1, 3-7). Dans l’épreuve, après que le Seigneur nous ait réconfortés, nous devenons des canaux de réconfort pour les autres. Le premier témoignage de charité que nous avons à rendre c’est celui de notre réconfort qui nous vient de Dieu.

Atelier « Paroisses, réveillez-vous ! » par Mgr Rey

L'Eglise est bien présente en divers endroits, mais il ne peut y avoir de vrai renouveau, s'il n'y a pas un renouveau dans les paroisses car la paroisse accompagne les fidèles de la naissance à la mort et dans toutes les circonstances de la vie. La singularité de la paroisse, c'est précisément son caractère universel. Toutes les sortes de fidèles y sont présentes, quel que soit leur âge, leur état de vie ou leur position dans la société. C'est pourquoi, investir les paroisses est la clef de voûte de l'évangélisation et de la nouvelle évangélisation. Chaque paroisse réalise localement le mystère de l'Eglise universelle. Chaque chrétien appartient à une paroisse, comme Jésus était de Nazareth. Beaucoup de paroisses sont malheureusement dans un état d'anémie, de mort, de liquidation de biens : la moyenne d'âge y est parfois de 70 ans, on y trouve peu de jeunes mais beaucoup de “mohicans”. Elles se limitent à une pastorale du guichet et non de l'engendrement. Les prêtres s'y épuisent à la tâche. Mais comment peuvent-ils lancer des tâches nouvelles quand ils sont la charge de 30, voire de 50 clochers ?

Je vous propose huit points qui peuvent faciliter la mise en oeuvre de pastorales nouvelles.

  1. La prière. Tout passe par la grâce de Dieu. Il faut, avant toute chose se tourner vers le Seigneur par la prière. C'est Dieu qui convertit. C'est le Christ qui est le premier missionnaire. Il faut donc d'abord se mettre à genoux. Les paroisses missionnaires sont des paroissses priantes. La corrélation est très forte. L'adoration engendre des initiatives missionnaires. Car la transformation du monde commence par l'Eucharistie. En communiant, nous nous transformons nous- mêmes et nous rendons Jésus présent dans le monde.

  2. Une vision. “Faute de vision, le peuple vit sans frein.” (Proverbes, 29,18). La vision, c'est un horizon d'action. On risque des confusions et des conflits lorsque la raison d'être ensemble n'est pas étayée. Dans cette vision, nous devons discerner les changements de la société afin d'y déployer l'action de l'Eglise. Pour élaborer cette vision , il faut d'abord prier et demander au Seigneur ce qu'il veut pour notre paroisse. Beaucoup de diocèses et de paroisses sont sans vision, comme si le monde ne bougeait pas. Le monde a de nouveaux besoins, mais aussi de nouvelles possibilités.

  3. La conversion pastorale. Le pape François en parle dans son exhortation sur la Joie de l'Evangile.L'Eglise doit convertir les croyants et le monde, mais elle doit aussi se convertir. Il faut passer d'une pastorale de l'enfouissement à une pastorale plus visible. Il y a une cinquantaine de communautés dans mon diocèse. Celles qui marchent le mieux, ce sont celles qui n'ont pas de crainte. Une plus grande visibilité est indispensable dans un monde pluraliste où l'Eglise a tendance à être marginalisée. Mais la conversion des pécheurs passe par la conversion des pasteurs. Nous avons mis en place une formation spécifique à la conversion pour les pasteurs. Une centaine de prêtres l'ont suivie pendant sept fois deux jours.A partir de 2015, nous la proposerons à 26 évêques. Il faut établir une nouvelle manière de diriger la communauté chrétienne pour qu'elle soit vraiment missionnaire. Pour cela, nous faisons appel à des laïcs compétents.

  4. La coresponsabilité des laïcs est très importante. Jésus avait choisi 12 pauvres types dont un traître. Il faut d'abord travailler avec un petit groupe motivé, dépasser le cléricalisme, travailler de telle manière que chacun puisse développer ses charismes.

  5. Les processus. Une fois évangélisée, la personne doit ensuite devenir évangélisatrice, ce qui implique un suivi pour chaque segment. Il faut commencer par l'accueil. IL doit être fait à l'extérieur de l'Eglise. On a trop tendance à se retrouver entre soi. Les personnes qui se sentent accueillies et qui sentent qu'on s'intéresse à leurs problèmes reviennent souvent et peuvent s'ouvrir au Christ. Après l'accueil, il y a l'initiation. Pour être chrétien, il ne suffit pas d'aller à la messe ; il faut prier et découvrir les sacrements. Il faut aider les gens à ré-assumer leur baptême. Ensuite, il importe d'établir une pastorale des services où l'on fait appel aux capacités de chacun en leur offrant le cas échéant un programme de formation de manière à ce qu'ils deviennent des acteurs de la vie ecclésiale.

  6. Le renouvellement du kérygme, c'est-à-dire de l'annonce. Annoncer la Parole. Expliquer aux gens ce qui nous fait vivre et les inviter à aller plus loin.

  7. Les charismes. Il y a beaucoup de communautés dans mon diocèse car chaque charisme a besoin de l'Eglise et l'Eglise a besoin des charismes. Ils sont bien présents dans les paroisses. Ils sont nécessaire à leur structure. Mais les paroisses doivent les accueillir. Il faut sortir d'un système “soviétique” où tout vient de l'autorité. Les pasteurs sont nécessaires pour accueillir les charismes ou parfois pour les corriger.

  8. La communion. La communion est bien sûr présente autour de l'Eucharistie, mais elle doit aussi l'être autrement. Par exemple dans de petites communautés qui permettent à ceux qui n'osent pas encore entrer dans l'église . de cheminer. Jean-Paul II évoquait les communautés de base dans son encyclique Redemptoris Missio. Il faut des lieux où l'on partage la parole de Dieu, de lieux de communion qui sont aussi des lieux de vie qui permettent d'atteindre d'autres cercles, ceux sont du parvis ou ceux qui ne reçoivent presque jamais des visites.Pendant le temps des questions et réponses, un étudiant se demande que faire lorsqu'une paroisse est moribonde. Comment diagnostiquer le mal ?. MgRey évoque à ce propos les 10 maladies les plus courantes des paroisses.

  1. Le soupçon sur la nouvelles évangélisation.

  2. L'immobilisme (quand il est en marche, il est presqu'impossible de l'arrêter !)

  3. Le sécularisme. Rappelons-nous que nous sommes dans le monde, mais pas du monde.

  4. Le fonctionnarisme où l'on se limite à la distribution des sacrements

  5. L'activisme où l'on multiplie les initiatives dans le désordre sans se laisser conduire par Dieu.

  6. L'individualisme où chaucun fait tout pour lui-même.

  7. Le cléricalisme.

  8. Le scepticisme

  9. L'isolationnisme inspiré par leur peur du monde.

  10. L'autisme par lequel on néglige la dimension universelle du salut.

Que faire ?

  • Accepter le primat de la grâce et de la vie eucharistique

  • La stimulation : aller à la découvertes des expériences réussies ailleurs.

  • L'accueil de ce que l'Esprit Saint fait dans l'Eglise depuis 2.000 ans. Je pense à toutes les communautés nouvelles ou, au niveau politique, à la manifestation pour tous en France qui a mobilisé tant de jeunes.

Quelle formation pour les laïcs ? Il faut aller voir là où cela bouge. Chaque année je me rends dans une lieu où des expériences nouvelles sont vécues. Cela me donne de l'espoir. Par exemple à Milan avec les cellules d'évangélisation. Des programmes sont organisés dans différentes villes par des instituts catholiques à Lyon notamment. Il y a aussi de nombreux programmes de formation théologique ouverts aux laïcs.Un membre d'un groupe de prière lui demande ce qu'il faut faire lorsque le groupe décline. Mgr Rey lui répond que la prière doit être nourrie par des enseignements et qu'il est très important que le groupe soit accroché à la vie de l'Eglise.La prière doit conduire à l'action. Trop de groupes sont fermés sur eux-mêmes et ne sont pas assez missionnaires. Enfin une question porte sur la médiocrité de nombreuses homélies qui éloigne un certain nombre de fidèles de l'Eglise. Pour Mgr Rey, trois choses sont fondamentales : le logos (la parole), le pathos (les sentiments, être proche de ce que les gens vivent) et l'ethos (le changement de vie). Il est certain qu'un effort de formation doit être fait à cet égard. Certaines initiatives existent.

Ateliers « tenir mon engagement dans mon choix de vie
avec Olivier et Marie Belleil.

Cet atelier animé par Olivier et Marie Belleil est la suite des ateliers donnés les jours précédents. Il y fut question notamment de la Parole de Dieu sur l’homme et la femme ainsi que des convictions et valeurs qui doivent présider aux choix de vie.

Comment faire pour prendre une décision adéquate ?

Celui qui apprend à conduire est parfois un peu perdu devant tous les gestes à faire et se demande parfois comment il va y arriver pour finalement au bout de quelques temps faire tout cela de la manière la plus naturelle qui soit. De la même manière, le discernement requiert l'agencement de diverses données. La vertu de prudence et le don de discernement sont des cadeaux du Seigneur pour nous aider à faire de bons choix.

Décomposition d’une décision

A partir d’un texte remis aux participants qui s’inspire des travaux du philosophe Pascal Ide, les différentes étapes nécessaires à la prise de décisions sont parcourues et commentées à l’aide de nombreux exemples.

Formulation de ce désir

Nous avons tous des désirs par rapport à nos besoins, le bien en général. Par ex se reposer ou se marier ou servir le Seigneur... Qu’est ce qui est bien pour moi ? Exprimer et nommer mon intention qui doit tenir compte de mes désirs mais aussi de mes possibilités matérielles ou autres.

Conseil

Vient le temps de la réflexion ; c’est le conseil. On peut réfléchir en soi-même mais on peut aussi réfléchir avec l’aide d’un autre. Il y a deux dangers : la présomption qui nous fait dire : je sais ce que je dois faire et celui de demander à un autre de prendre la décision à notre place. Le bon accompagnateur est celui qui interroge et aide à trouver le bon chemin. Il faut une ouverture et une disponibilité par rapport à des personnes de bon conseil qui peuvent parfois lancer des signaux d’alarme sans pour autant prendre la décision à notre place. Il ne faut pas choisir n’importe qui.

Prise de décision

Exécution de la décision :

Une fois la décision prise, il faudra voir si celle-ci est confirmée par les faits. Cette confirmation peut venir à travers les circonstances. Olivier donne son exemple personnel. Voulant servir le Seigneur il est entré au séminaire pour s’apercevoir avec l’aide d’un prêtre clairvoyant que servir le Seigneur est bien sa voie mais pas à travers le sacerdoce.

La non confirmation peut être une source de souffrance et ressentie comme un échec. A ce stade il ya des risques celui de l’indétermination et celui d’un décision précipitée

Il ya des personnes qui ont toujours des difficultés à s’engager. Attention aussi à ne pas mettre une couche spirituelle sur l’indécision. Quand il faut faire un choix, pas question de dire au Seigneur : choisis pour moi ? Il faut plutôt demander : Seigneur qu’est ce qui est bon pour moi ? Et si c’est cela, encourage-moi…Il ne faut jamais se précipiter ; Plutôt laisser mûrir l’appel. Tôt ou tard, on recevra des éclaircissements. Il faut éliminer toute pression. Bien vérifier l’intention des actions . L’accompagnateur est là pour aider à préciser l’intention profonde. A l’aide de quelques exemples, Marie éclaire ce point ; elle souligne aussi que chaque chemin est unique même s ‘il est parfois pour certains un peu chaotique. Il faut ajouter qu’il n’y a pas toujours des signes extraordinaires pour nous éclairer. Cela peut arriver. S’il n’y pas d’intuition spirituelle forte, il faut utiliser sa raison naturelle et son intelligence humaine éclairée par le Saint Esprit. L’atelier se poursuit par des échanges fournis entre les participants sur diverses questions très concrètes.

Atelier « Dieu me montre sa force à travers les charismes »
avec Alberto Malouf

Dieu me montre sa force à travers les charismes

Est-ce que dans la force du Seigneur nous voulons porter du fruit ? C’est la question que pose Alberto Malouf à son auditoire.

  1. Dieu ne donne pas les charismes en fonction de la sainteté de la personne. Il les donne au gré de sa volonté à des hommes et des femmes pécheurs. Il faut les demander.

  2. Ne pas les demander pour soi-même. C’est un cadeau donné par Dieu pour l’édification de l’Eglise et le salut des âmes. Dieu s’exprime par son corps c'est-à-dire par nous.

  3. Les charismes doivent être exercés en Église et c’est qu’Alberto Malouf fait avec sa petite fraternité Notre Dame, Mère de la Lumière qui va là où ils sont envoyés par l’évêque, dans l’obéissance.

  4. Les charismes sont discernés dans la prière par les frères et sœurs et par l’Église notamment par nos frères prêtres.

  5. Pour recevoir des charismes et les exercer il faut une vie ancrée dans la personne du Christ, avoir aussi une vie sacramentelle et un amour et une connaissance suffisante de la parole de Dieu.

  6. Discerner ne veut pas dire étouffer. N’éteignez pas l’Esprit nous dit St Paul. On a trop souvent empêcher le Seigneur de nous combler de ses charismes. On a parfois écarter parce que quelque chose nous dérangeait.

Si l’Église a peur des charismes, c’est le plus souvent faute de connaissance. Il y a une réelle ignorance des dons spirituels.

Les charismes existent depuis le début de l’Église. Jésus avait tous les charismes ; il est le premier charismatique. Pierre avait des visions. Paul parlait en langue et entendait la voix du Seigneur….

L’Église fondée sur les apôtres est charismatique ; elle vit de la grâce baptismale. Et le pape François nous invite fortement à propager la grâce du Renouveau.

  1. L’exercice des charismes va de pair avec la charité. Ce qui touche jésus c’est le murmure d’amour.

Il faut lire 1 corinthiens 13 et 14

« Aspirez aux dons supérieurs. Et je vais encore vous montrer une voie qui les dépasse toutes… »

« Recherchez la charité; aspirez aussi aux dons spirituels, surtout à celui de prophétie ».

La petit Thérèse avait beaucoup de charismes mais elle les exerçait en empruntant la petite voie c’est à dire celle de l’amour.

  1. Personne ne construit quelque chose sur du sable : médisance, jalousie sont à bannir des groupes. Ne pas envier le charisme des autres. L’unité dans les groupes est indispensable à la croissance spirituelle. Dans l’Église il ya des charismes qui sont comme mis à la trappe, notamment les charismes de guérison ou de foi.

  2. S’appuyant sur 1 corinthiens 12, Alberto souligne que Jésus veut donner tous les dons. Il désire donner en particulier des grâces à nos bergers, les prêtres, qui ont été choisis par Dieu. Quelle que soit notre vie, Jésus a un talent pour chacun. Il désire manifester sa gloire dans son Église et il a besoin de chacun de nous.

Illustrant ses propos par des témoignages vécus, Alberto raconte qu’en avril dernier avec la fraternité, ils ont été témoins de signes donnés par le Seigneur . Ils avaient fait un acte de foi et sont allés annoncer la Parole avertis que le Seigneur confirmerait par des signes. Il n’est pas important de savoir pourquoi les gens viennent, il faut voir comment ils repartent.. Suite à cette soirée, des gens ont afflué et le Seigneur a donné. On a vu une femme se lever de son fauteuil roulant, des petites tumeurs disparaitre, une guérison d’une irrégularité d’une jambe, et on a vu des fruits de conversion…

Pour terminer Alberto et la Fraternité Dame Mère de la Lumière conduisent un temps de prière à l’Esprit saint pour renouveler les grâce baptismales de ceux qui veulent s’engager pour l’annonce de la Parole de Dieu.

Atelier «Musulmans et chrétiens, vivre en frères » avec Mgr Harpigny

Islam et Christianisme sont des religions planètaires, d'un même ordre de grandeur. Il y a donc entre elles des rapports de force. L'histoire et l'actualité nous apprennent qu'il y eu ou qu'il y a toujours l'un ou l'autre endroit où il y a entre chrétiens et des musulmans des conflits.

Pourtant , d'emblée, Mgr énonce trois régles du vivre ensemble:

1° Il ne faut jamais avoir peur de l'autre ( même s'il y a des raisons d'avoir peur de certains musulmans),

2° Il faut essayer de comprendre l'autre (Or, les musulmans sont divers dans le monde et en Belgique),

3° Il ne faut pas commencer par des comparaisons. Sur cette voie on aboutit toujours à mettre l'accent sur ce qui nous différencie et donc nous sépare.

Il faut au contraire essayer d'entrer dans la manière dont les musulmans vivent et présentent leur foi. Ceci nous amènera à nous poser la même question et à devenir plus conscients de ce dont vivons et croyons.

La vision musulmane

Spontanément, pour un musulman, on est musulman dans le sein maternel et ce sont les parents qui font de leurs enfants des chrétiens, des bouddhistes ou des musulmans au sens ordinaire. Le travail intérieur qui sera l'oeuvre de Dieu, sera de conduire l'enfant à la vraie foi, la foi musulmane. La révélation faite à Mohamed es t simple, « Il n'y a de dieu que Dieu », le seul, l'unique Cest lui qui crée les hommes et leur parle par la médiation du Coran que le Prophèté n'a fait que transmettre et dont l'original se trouve au ciel. Le but de l'existence est donc de faire la volonté de Dieu en vivant en conformité avec sa Loi, révélée dans le Coran dans lequel tout se trouve. Cette foi doit se vivre dans la communauté musulmane , l'oumma ( même racine que le mot oum qui signifie la mère). La fraternité humaine est donc d'essence religieuse et elle est très forte.

La vision chrétienne

Tout être humain est enfant de Dieu mais pour devenir chrétien il faut un acte de foi personnel au Christ et pour entrer pleinement dans la communauté de foi, il faut passer par les sacrements de l'initiation, baptême, confirmation et eucharistie.On ne naît pas chrétien on le devient. On ne suit pas la pente de la nature humaine mais on suit le Christ. De plus Dieu n'est pas seulement le créateur mais il a eu la bonté de venir en notre monde, de s'incarner, et de nous ouvrir le monde de Dieu, la Trinité. Plus encore cela ne nous est pas seulement promis pour l'au-delà mais peut se vivre dès l'ici-bas. Quand on expose cela aux musulmans, ils sont stupéfaits et trouve abérrante nore foi. Pour eux Dieu donne tout et tout de suite. Nous ne pouvons à leur égard que témoigner de notre foi ou, mieux de Jésus-Christ. Nous vivons, chrétiens et musulmans, dans un contexte marqué par la recherche du consensus minimal, par le relativisme religieux. Pour beaucoup de nos contemporains toutes les religions se valent. Tout se vaut.

Or, Jésus nous demande tout autre chose: « Allez donc, de toutes les nations faites disciples » (Mt 28,18). Nous sommes donc appeler à témoigner , y compris avec des musulmans, de notre foi tout en sachant que n'on ne convertit jamais pesonne. Si quelqu'un vient au Christ cela est l'oeuvre de Dieu.

L'évolution de l'Islam en Belgique

Dans les années soixante, le manque de main d'oeuvre a amené le patronat le les Gouvernements belges à faire appel à des travailleurs étrangers, des hommes, et à signer des accords avec deux pays, le Maroc et la Turquie. Le regroupement familial, une natalité supérieure à celles des belges «  de souche », les mariages entre immigrés musulmans et des belges ont conduit au développement de l'Islam en Belgique et, en 1974, cette religion est reconnue comme culte par l'Etat belge. La société belge percevait les muslmans comme des personnes de passage qui, un jour rentreraient chez elles. Du coté des chrétiens, spécialement par ceux engagés dans les mouvements d'action catholique on les voyait surtout, en raison de difficultés bien réelles, comme des « pauvres immigrés ». Ainsi que ce soit par l'Etat ou les chrétiens ils étaient d'abord perçus comme des immigrés avant de l'être comme des musulmans. A la fin des années quatre-vingt on a pris conscience de ce que les musulmans allaient rester et on a progressivement adopté une législation afin d'en faire des belges. Mais alors, avec eux, il a fallu se demander comment envisager la société et l'avenir. Dans les années nonante est apparu un Islam radical, une idéologie, qui a amené le durcissement de certains musulmans et, ensuite, le développement d'un terrorisme qui entend se fonder sur l'Islam. Le dialogue qui est d'autant plus nécessaire en est devenu, avec certains musulmans, plus difficile voire impossible et même impensable.

Quelle position adopter face à cette évolution?

Il y a tout d'abord la position influente du CAL (Comité d'action laïque) qui veut confiner les religions dans la vie privée et donc les banir de l'espace publi ce qui passe par une législation appropriée dans tous les domaines. Or, les religions, quelles qu'elles soient, ne peuvent adhérer à cette vision car elles pensent qu'une religion ne détruit pas la société mais qu'elle est un plus pour le vivre ensemble. Voilà un premier point sur lequel, notament, chrétiens et musulmans peuvent être d'accord. Ensuite, puisqu'il faut bien légiférer, il faut s'interroger sur le fondement ultime des lois qui est de l'ordre du sacré. Or le sacré ne s'invente pas, il se découvre et se reconnaît. En ce domaine, le critère fondamental sera la paix qui est toujours à construire ( Jésus ne dit-il pas : «Heureux les artisans de paix »). Voici un second point d'accord avec les musulmans. Il faudra aussi que toute législation respecte les droits de l'homme et même la Déclaration universelle de 1948. Sur ce point il y aura des nuances et mËme quelques divergences avec lEs musulmans mais pour l'essentiel nous serons d'accord, comme nous le serons avec d'autres. Ainsi si on s'accorde sur ces points un vivre ensemble fraternel, respectueux doit être possible avec les musulmans ce qui ne doit pas nous empêcher de témoigner de Jésus et la mission qu'il nous a confiée est sans équivoque d'autant que, comme le disait Mgr en réponse à une question, notre église considère que le Coran n'est pas parole de Dieu et que, partant, Mohamed n'est pas un prophète véritable.

Eucharistie présidée par Mgr Harpigny, évêque de Tournai.

Lecture : Ben Sirac le Sage (44,1-15). Faisons l'éloge de ces personnages glorieux qui sont nos ancêtres.

Evangile selon saint Mattieu : (13, 10-17). Beaucoup de prophètes et de justes ont souha ité voir ce que vous voyez..

Dans notre itinéraire personnel, nous avons chacun saisi le moment où le Seigneur nous parlait, que nous étions capables de l’entendre, de lui répondre et de lui donner tout notre amour. Quand on voit ce qui s’était passé avant, on se demande comment il est possible qu’on ne s’en soit pas rendu compte. Ce que nous avons vécu dans notre vie personnelle, on peut l’imaginer dans ce que Jésus vient de dire à nos disciples. Tant de fois, des prophètes ont essayé d’expliquer qui était Dieu. On rouspétait car on courrait après des idoles. Ils ont parlé et on n’a pas voulu écouter. Mais à certains, ils ont dit des choses. Et à ceux qui l’on découvert ont alors fait un grand chemin. Si Jésus parle en paraboles, c’est parce qu’il y a beaucoup de gens qui ne veulent pas comprendre ou qui ne voient pas ce qu’il faudrait voir. Heureux vous qui avez vu et entendu, dit Jésus. Quand on regarde le dessein de Dieu sur toute l’humanité, il y a en effet des choses que nous ne comprenons pas. Nous sommes quelque peu étonnés car, quelque part nous avons saisi un peu qui était le Christ. Et nous lui donnons notre vie. Quand on regarde l’histoire de Jésus, nous pensons bien sûr à la Vierge Marie. qui lui a parlé de Dieu et à ses grands-parents que nous fêtons aujourd’hui, Anne et Joachim qui, pénétrés de la Parole du Seigneur ont essayé de transmettre la foi de leurs pères, ce que nous avons entendu dans la première lecture de cette liturgie. Ces grands-parents sont pour la société actuelle des signes de la bonté de Dieu . Déjà comme archevêque , le Pape François n’a pas arrêté de fustiger une manière de vivre en société où on met de côté les enfants et les personnes âgées., où on les considère comme les déchets de la société juste bons à jeter parce que non rentables. Tant d’enfants aujourd’hui qui n’ont pas de parents qui leur transmettent la foi chrétienne ont la chance d’avoir des grands-parents qui leur parlent de Jésus et qui les introduisent à la prière et à la liturgie ou qui leur parlent de certains règles pour trouver le bonheur. Et qui surtout, les entoure de leur amour et de leur tendresse. De nombreux adultes qui demandent leur baptême ou la confirmation m’ont dit que leur grand-mère leur avait appris à prier. Nous pouvons remercier le Seigneur pour tous ces grands-parents. Nous pouvons aussi le remercier de mettre toujours sur notre route, malgré la maladie, les épreuves ou même les persécutions, le Seigneur des personnes qui nous accompagnent et nous permettent de grandir ou dans certains cas de survivre et de trouver ainsi notre route dans le monde. Au cours de cette liturgie, avec Marie, Anne et Joachim, nous prions pour les grands-parents. Avec tant de chrétiens d’Orient qui vivent dans notre pays et qui sont très proches de nous, nous prions pour tout ce qui se passe au Proche-Orient. Avec le Pape François et d’autres évêques, nous intercédons pour que vienne la paix. Là où nous sommes impuissants, où nous ne savons pas que faire, nous demandons le don de l’Esprit-Saint pour que nous puissions nous-mêmes poser un geste en faveur de la paix. Que sous l’action de l’Esprit-Saint nous puissions faire de notre vie une offrande à Dieu, de manière à tout ce qui se passe dans notre vie soit une occasion d’action de grâce et d’un engagement sur le chemin que le Seigneur nous propose.

Veillée festive

La journée du samedi 26 février se termine par une grande soirée festive. Compte-rendu dans le prochain bulletin.

 

Bulletin de la 29ème session du Renouveau charismatique francophone de Belgique
Numéro 6 : dimanche 27 juillet 2014

Veillée festive du samedi soir

Le groupe Talitha Koum nous introduit dans louange. Par une succession de chants plus dynamiques les uns que les autres, ils mettent une ambiance de feu… du Feu de Dieu dans l’assemblée. Toute l’assemblée « chante, danse et saute pour son Dieu. »

Viennent ensuite des témoignages.

« Les sourds entendent, les boiteux marchent… ». Ce qui était vrai au temps de Jésus, l’est encore aujourd’hui. Nous entendons des témoignages de guérison de la surdité, de difficulté aux jambes ou  aux genoux. Il y a des guérisons immédiates. Alberto Maalouf nous dit qu’il y a aussi des guérisons progressives et que Dieu comble de grâces chacun.

Le Berger de la session, l’abbé Philippe Daloze, s’adresse à l’assemblée. Quand on est amoureux, ce qui était impossible devient possible. Ains, sa sœur qui n’aimait pas faire la cuisine a épousé un restaurateur. Quand on est amoureux on veut le dire à tout le monde.

Quand on est amoureux de Jésus, cela change tout et cela devrait se (sa)voir. Sinon nous serions venus pour rien à la session! Quand nous sommes changés de l’intérieur, cela doit agir à l’extérieur. Ainsi, une dame de sa paroisse qui a rencontré Jésus a déjà amené trois familles à l’église. Il nous invite à le rejoindre le 8 novembre pour les « 24 heures pour Dieu ». Ce sera l’occasion d’une démarche d’évangélisation. Nous devons changer dans notre vie, au moins 10 % de nos comportements.

Jean-Philippe, de la communauté des Béatitudes, nous invite à prier d’abord pour les personnes ayant reçu un appel à adorer dans leur paroisse, à devenir des « paratonnerres » qui attirent les grâces de Dieu. Demandons à Dieu de sceller cet appel dans leur cœur, que ce soit dur et solide comme le rocher. Donne-leur un cœur de pauvre, une grâce de fidélité dans la prière, l’adoration et l’intercession.

D’autres témoignages encore. Le Seigneur vient toucher ceux qui se sentent rejetés. Il leur dit qu’ils ont du prix à ses yeux. Toutes ces sources de rejet, il faut les déposer sur la patène de l’Eucharistie. Les visages s’éclairent, les cœurs se dilatent. Le Seigneur guide l’évangélisation. Ainsi une « évangélisatrice » a vu un commerçant chez qui elle était entrée, faire lui-même « l’article » à ses clients.

Ensuite Jean-Philippe nous invite à prier pour ceux qui ont reçu un appel à l’évangélisation. Merci Jésus de les envoyer, d’enlever toute peur de leur cœur. Dans leur fragilité, Dieu sera victorieux. Gildo donne alors une vision : la veille, au moment de partir, les grandes portes étant ouvertes, il a vu la basilique comme un temple dont s’écoule un fleuve d’eau vive (Ez 47). Le Seigneur vous bénit et vous guérit.

Et nous continuons en priant pour la session 2015, pour ceux qui doivent discerner quel est le projet de Dieu pour l’année prochaine. Prier aussi pour ceux que le Seigneur appelle aux différents services.

Vincent Perremans témoigne de ce que le Seigneur a fait pour lui au cours de cette session. Il venait à la session avec une triple angoisse : de foi, professionnelle, pratique (2 pour le service cuisine). Un prêtre lui dit que la désespérance est l’arme du Malin. Toutes ses angoisses se sont effondrées. Il a pu s’émerveiller de « plein de miracles » qu’il a pu voir tout au long de la session. Les miracles se manifestent quand on aime et qu’on est au service des autres. Même en ayant participé pratiquement à aucune activité ou enseignement, l’évangélisation sont venus jusqu’à lui dans sa cuisine. Il conclut en disant : « Vous êtes la force de Dieu ! »

La prière pour la session 2015 reprend avec les équipes diocésaines qui prient en imposant les mains sur l’assemblée. Il est demandé aux personnes de l’assemblée de communiquer toute intuition charismatique (parole, image) qu’elles recevraient à ce sujet. Nous prions sur ceux qui dès à présent s’engagent pour un service l’année prochaine, ces derniers sont invités à se mettre à genoux. Nous consacrons nos cœurs et la session au Cœur d’or de Marie.

Quelques témoignages à la fin de la session

En 2013, Marie, fidèle animatrice des 12-13 ans, appréhendait de venir à la session.  Cette année, une fois sur place, elle a ressenti qu'elle avait une grande force dans son cœur. Lors de l'évangélisation, elle a pu discuter avec un homme qui tout d'abord refusait de dialoguer. Elle a insisté et lui a demandé une minute. Il a répondu qu'il lui en accordait trois. En fin de compte, il lui a demandé trois feuillets d'invitation à la veillée.

Marie-Agnès avait bien entendu, lors d'un enseignement, que pour évangéliser, il fallait se laisser porter par l'Esprit Saint qui donnera à chacun de pouvoir s'adapter aux personnes rencontrées.

Comme elle partageait l'amour de Jésus avec une femme, celle-ci lui a dit que bien que catholique, elle allait dans une église du Réveil. Dans ces églises les pasteurs sont souvent autoproclamés et parfois en quête de pouvoir, de notoriété voire d'argent et Marie-Agnès lui a expliqué que dans l'Eglise catholique, les prêtres avaient une formation et que leur vocation faisait l'objet d'un discernement avant l'ordination. Au terme de l'échange, elle s'est rendue compte de ce que cette dame cherchait surtout un groupe de prière. Elle lui a donc proposé, ainsi qu’aux sœurs qui l'accompagnaient, de prier ensemble, ce qui fut fait.

Avec un orthodoxe qui, d'emblée, lui a dit qu'il ne souhaitait pas changer de religion, Marie-Agnés l' a rassuré sur ce point en lui disant qu'étant orthodoxe il avait déjà le Christ dans sa vie. Toutefois, en l'écoutant, elle s'est rendue compte que cet homme était orthodoxe par héritage et n'avait pas encore fait une rencontre personnelle avec Jésus et elle l'a invité à le faire.

Rencontrant un groupe de jeunes, elle les a invités à prier dans l'église. Elle craignait un effet de groupe négatif, c'est pourquoi elle leur a dit, en s'adressant à chacun, que chacun pouvait faire son choix personnel. Finalement ils sont tous entrés.

Lecture d'un témoignage écrit. Lors de l'accueil des reliques de Sainte Thérèse, une dame remerciait Thérèse de son intercession et de toutes les grâces ainsi obtenues. Jusque-là, elle n'avait rien demandé. Elle a alors posé sur la châsse la main qui lui faisait mal et elle a demandé sa guérison. Elle a ressenti une grande joie et elle s'est retirée. Dans le train lors de son retour, elle a ressenti des fourmillements dans sa main et, le lendemain matin, elle a ressenti un souffle d'air sur sa main et senti qu'elle touchait des poils de chat. Elle avait recouvré sa sensibilité mais elle ne comprenait pas pourquoi Thérèse l'avait guérie.

Deux jeunes filles, Aurélie et Axelle, très timides, n'ont pas témoigné mais elles ont choisi d'inviter l'Assemblée à chanter avec elles le chant Je suis né pour te louer...

Eucharisite de clôture présidée par le père Marc Leroy, curé de la Basilique.

Première lecture : Premier livre des Rois (1 R 3, 5.7-12). : « Donne à ton serviteur (Salomon) un coeur attentif pour qu'il sache gouverner ton peuple et discerner le bien et le mal »

Deuxième lecture :Epître de saint Paul aux Romains ( Rm 8, 28-30) : « quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien, puisqu'ils sont appelés selon le dessein de son amour. »

Evangile selon saint Matthieu ( Mt 13, 44-52) : « Le Royaume des cieux est comparable à un trésor caché dans un champ. »

L’Eucharistie de clôture rassemble non seulement les participants à la session, mais aussi les paroissiens de la Basilique du Sacré-Cœur pour lesquels cette messe présente une tournure inhabituelle.

Le Royaume de cieux n’est pas une idée abstraite, souligne le père Marc en commençant son homélie, c’est une personne, Jésus-Christ. C’est Jésus parmi nous. Mais il est caché. Certains n’ont rien fait pour le trouver car il a fait brusquement irruption dans leur vie. Et ce fut une grande joie car il devient un trésor qu’on ne veut plus perdre. Dans le Droit Romain, le trésor doit être partagé entre celui qui l’a trouvé et le propriétaire du champ. C’est donc parce que l’homme de la parabole veut Jésus tout entier qu’il achète le champ. Il veut aussi en devenir le propriétaire. Le père Marc demande alors qui a été touché pendant la session . De nombreux bras se lèvent. « Pourvu que cela dure ! », s’exclame-t-il.  Car il ne suffit pas de trouver un trésor. Encore faut-il le laisser vivre en nous chaque jour. Il faut donc penser à la suite : vendre tout ce que l’on a, c'est-à-dire ne plus s’attacher à ce que l’on a, mais seulement à Jésus-Christ . « Ce n’est plus moi qui vit, comme l’écrit saint Paul, mais c’est le Christ qui vit en moi. » Quand le monde nous verra sortir de la session, il faut qu’il voie dans nos vies que le Christ est vivant. Salomon voulait la sagesse, non la mort de ses ennemis. Et nous ? Voulons-nous leur mort ? N’avons-nous pas parfois aussi de mauvais sentiments à l’égard d’un conjoint qui nous a trompé ou d’un ami qui nous a trahi ? Le monde veut voir que Jésus est pour nous un trésor et que nous prions pour nos ennemis. Demain soir, à 19h il y aura ici une veillée de prière pour toutes les victimes des événements du Moyen-Orient et particulièrement pour les chrétiens persécutés.

Sommes-nous prêts à tout lâcher pour le Christ : la haine de l’ennemi, l’alcool, la drogue, le sexe ou d’autres choses ? Le monde croira à nos guérisons si nos en sortons vraiment transformés. Moi-même, il m’arrive de m’énerver et je deviens alors parfois agressif mais je sais que  trouver la perle c’est aussi souffrir de son péché.  Cela demande la prière des frères et des sœurs.

Et vous les jeunes : sortirez-vous d’ici en cessant de jouer avec les sentiments, en nouant des relations vraies et belles entre garçons et filles, en refusant de mener une vie conjugale avant d’avoir suivi un véritable chemin d’amour ?

On rigole parfois du Renouveau. Certains parmi lesquels de prêtres ou des évêques nous prennent pour des fous quand nous dansons pour Dieu comme le Roi David ou quand nous chantons en langues comme nous l’a suggéré saint Paul. Si nous ne voulons plus qu’il rigolent de nous, ils doivent voir que le Christ est vraiment notre Seigneur. S’ils voient que nous sommes remplis d’amour, ils croiront que nous avons raison de nous livrer à l’Esprit Saint. Nous devons tous nous engager dans l’Eglise. Nous devons aussi prendre notre part de souffrance pour le salut du monde. Il me vient à l’esprit l’exemple de Michaël, un jeune qui souffrait du cancer à 18 ans A sa mère qui se plaignait de ce que l’infirmière lui avait fait involontairement mal, il dit : « Maman  ne vois-tu pas qu’elle fait ce qu’elle peut, avec amour ? C’est mon corps qui est malade !».Ne centrons pas notre vie sur nos souffrances. Certains ne cessent de parler de leur souffrance parce qu’ils veulent être aimés.

Même si tu souffres, prends ta part de souffrance pour l’évangélisation. Met- la sur la Croix car au bout, ce sera la Résurrection. Sois sûr de la force de Dieu, sûr que le Christ est ressuscité.

Dernière modification le Jeudi, 23 Avril 2015 20:07

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