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VIENS…VOICI CE CŒUR QUI A TANT AIMÉ LE MONDE !

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Après Beauraing et Banneux, c’est à Bruxelles qu’aura lieu cette année la session du Renouveau. Elle se déroulera à la basilique du Sacré-Cœur à Koekelberg du mercredi 25 juillet au dimanche 29 juillet  2012. Comme l’indique le thème annoncé «  Viens…Voici ce cœur qui a tant aimé le monde », la session est une invitation à se laisser toucher par l’Amour de Dieu, à venir reprendre des  forces dans une ambiance priante et fraternelle.
La session  vise aussi à répondre à l’appel du Seigneur à aller sur les places, dans les carrefours et dans les villes pour annoncer son Amour. Les participants se rendront une après-midi dans différents lieux à Bruxelles pour témoigner.
 
Lire la suite ci bas,
Parmi les intervenants déjà connus, le Père Daniel Ange, fondateur de Jeunesse Lumière,  Mgr Fisichella, Président du Conseil Pontifical pour la Nouvelle Évangélisation, les parents de la bienheureuse  Chiara Luce Badano, Mgr Van Cottem, évêque de Namur et Mgr Jean Kockerols, évêque auxiliaire de Bruxelles.
 

SESSION DU RENOUVEAU

Viens…Voici ce cœur qui a tant aimé le monde

 

Ouverture de la session

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

«  Jeunes et vieux se réjouiront ensemble » dit le chant. C’est ainsi que démarre cette 27ème session du Renouveau charismatique qui a pris ses quartiers pour 5 jours à la basilique du Sacré-Cœur à Bruxelles.

La session commence dans la joie par un temps de louange où se mêlent la parole, le chant et la danse L’assemblée est invitée à ouvrir son cœur au Seigneur et à décharger ses soucis dans le cœur de Dieu.Les jeunes font leur entrée avec des centaines de ballons qu’ils lâchent dans la basilique ajoutant une note de couleur à la décoration flamboyante et très réussie de l’édifice.

La Parole est proclamée en Isaïe 55 (3-13).

Dans son mot de bienvenue, Danny-Pierre, le berger de la session, explique que les ballons sont un peu les grâces que le Seigneur veut donner pendant la session. A chaque ballon est attachée une Parole. Quand les ballons descendront, chacun pourra cueillir une parole et partager avec d’autres. Il rappelle ensuite la Parole de Jésus «Le Royaume de Dieu est tout proche, convertissez-vous et croyez à l’Evangile ». Au cours de cette session, nous serons tous invités à nous convertir et à croire au grand Amour de Jésus pour chacun. Son cœur est grand ouvert en cette basilique. Ne laissez pas passer son Amour. Mettez-vous à genoux devant ce cœur. Laissez-vous toucher par son Amour.L’assemblée accueille Jésus dans le Saint-Sacrement pendant quelques minutes. Le Saint-Sacrement est depuis quelques mois exposé dans une chapelle de la Basilique 24 heures sur 24 où des priants se relaient sans relâche.Le temps d’accueil se termine par l’envoi à leurs propres sessions des enfants et des jeunes qui partent avec leurs animateurs. Les adultes se répartissent en fraternités où ils vivront chaque jour des temps de partage et le temps d’évangélisation.

Célébration eucharistique

« Ô ma joie, Christ est ressuscité… Jubilez, criez de joie !... »

Le recteur de la Basilique, l’abbé Herman Cosijns, accueille les participants de la session :  « C’est une grande joie de vous accueillir dans cette basilique pour y découvrir le cœur de Dieu et sa miséricorde. Vous le découvrirez avec l’aide de l’Esprit Saint et vous aurez la joie de Dieu dans le cœur. »La célébration est présidée par le père Marc Leroy qui souhaite une bonne fête aux Jacques et aux Jacqueline.

Lectures : Is 55, 3-12 ; 2 Co 4, 7-15 ; Ps 125, 1-6 ; Mt 20, 20-28.

Homélie du Père Marc Leroy

« Nous ressemblons à des gens qui portent un trésor dans des poteries sans valeur. »

Demandons comme grâce ne de plus jamais nous décourager devant nos faiblesses, devant ce que nous sommes… : nous portons un trésor en nous ! Le Seigneur veut que chacun accepte ce qu’il est, comme un enfant. Le cœur de Dieu bat en toi.Devant nos frères qui n’ont plus toutes leurs forces physiques, regardons la beauté qui est en eux : vous qui êtes apparemment si faibles, vous êtes des richesses !

Ne regardez pas les apparences : même les plus moches peuvent posséder une véritable beauté intérieure : une foi forte. Et moi qui suis dans la force de mon corps, peut-être ai-je une faiblesse intérieure, je me sens si pauvre, si blessé(e), je porte des fardeaux si lourds. Il y a parfois des corps blessés, défigurés par la souffrance ou la maladie et qui pourtant rayonnent. Et moi je traîne ma vie depuis des années, je traîne des lourdeurs.Quand est-ce que j’aurai fini d’être faible dans mon cœur, dans mon âme ? Jamais ! Ce ne sera jamais le cas sur la terre. Je serai toujours faible quelque part dans mon cœur, dans mon âme, dans mon corps. Je me sentirai toujours comme une « vile poterie ».

Et pourtant c’est là, dans cette vile poterie, que le cœur de Dieu veut battre.

Quand les hommes vont-ils cesser de se croire puissants, alors qu’ils sont pauvres et petits.Marie était pauvre, et elle a accepté sa pauvreté. Elle voulait avec tout son amour protéger son fils et pourtant combien de fois n’a-t-elle pas dû aller le rechercher ? Marie a dit un « oui » total et a accepté que son fils se donne entièrement. Elle a dû abandonner son rôle de protectrice et le laisser « garder » par le Père des cieux. Elle a dû apprendre à donner, à livrer son fils au Père… même à la croix ! Dans la foi, elle a dû dire « oui », dans sa pauvreté.C’est au moment où, debout au pied de la croix, elle a dit dans son cœur ce « oui », que Jésus a pu dire : « Tout est accompli ».Par trois fois, elle a dû vivre ce renoncement, et accueillir dans la foi sa pauvreté.Quand Jésus a 12 ans et qu’elle le retrouve au Temple : elle a dû se sentir pauvre comme nous, mais elle n’est pas découragée, au contraire, elle gardait tout dans son cœur. C’est la grande différence entre Marie et nous : à chaque fois, elle dit « oui ».Quand Jésus marchait sur les routes de son pays, et qu’il enseignait l’amour de Dieu, la venue de ce royaume d’amour, la puissance du Père, Marie était près de lui pour prendre soin de lui. Et voilà que Jésus dit : « Qui est ma mère… ? C’est ceux qui font la volonté de mon Père ! » À ce moment, elle a compris qu’elle devait livrer, abandonner son fils à l’amour du Père.À Cana, elle a compris qu’elle devrait l’abandonner jusqu’au bout, jusqu’à l’« heure » du Père. Dire oui à la mission de son fils : réconcilier les hommes dans l’amour du Père. Marie sait que dans la foi et avec l’aide de l’Esprit Saint tout est possible.

Marie a dû être tentée dans sa pauvreté, dans son humanité, d’empêcher Jésus de boire la coupe. Mais dans sa pauvreté, elle a dit « oui ». Marie a compris que Jésus boirait la coupe, qu’il accomplirait ainsi la volonté du Père pour que la vie triomphe de la mort et du péché grâce à son amour pour nous, venant de son cœur débordant.Parce que Marie a dit « oui » à la croix, Jésus a pu accomplir toute la volonté du Père et aller vers lui, aller en lui. Car il a vu dans ses yeux à la croix qu’elle avait compris qu’il était tout entier « aux œuvres du Père ». C’est pourquoi Jésus nous donne sa mère à la croix, pour qu’elle nous montre Jésus victorieux, Jésus ressuscité. Marie nous ouvre le cœur de Dieu pour recouvrir de sa beauté toute la laideur de notre monde. Elle n’a pas regardé sa pauvreté, elle a dit « oui ».Au cœur de nos pauvretés, dans nos faiblesses, quand plus rien ne va, nous disons : ça n’ira pas, je n’irai pas jusqu’au bout, je ne boirai pas la coupe. Et Marie nous dit : « Ça ira, Jésus est victorieux ! »

Aujourd’hui, après avoir reçu la grâce des lieux mariaux (Banneux, Beauraing), nous venons puiser la grâce dans le cœur de Dieu.Marie a aidé Jésus à se livrer à l’amour du Père. À notre tour, nous devons aider Dieu à boire la coupe, nous sommes là pour faire advenir la victoire de l’Amour.Arrête de regarder ta blessure, ton péché, arrête de les porter comme un boulet, d’en être prisonnier.Regarde avec Marie, regarde Jésus qui te dit : « Tu peux boire la coupe, tu peux faire arriver la victoire de l’amour. »

Dieu veut que nous portions le « non » de l’humanité dans nos souffrances de toutes sortes. Et là, dire : « Oui, je boirai la coupe pour que vienne la victoire de la résurrection, car Jésus est ressuscité. » Au cœur qui s’ouvre à lui, il donne sa grâce pour qu’il reflète la gloire de Dieu. Regarde le cœur de Dieu, laisse-toi toucher par lui, ne te décourage plus. Tu es une « vile poterie », mais tu es rempli(e) de l’amour de Dieu et tu peux proclamer qu’il est vainqueur ! Quand vous serez de retour chez vous, décidez de ne plus être découragé, décidez d’annoncer celui qui vous sauve, que la vie du Christ apporte la victoire en vous, la victoire de l’Amour. Ne cherche plus les belles places. Deviens serviteur, le reste ne te regarde plus ; tourne toi vers le cœur de Dieu et tu deviendras un bon serviteur et alors Dieu pourra te mettre à la plus belle place ; laquelle ? Je n’en sais rien, mais elle te comblera de joie !  Nous sommes tous des poteries sans valeur, mais nous pouvons annoncer cette Bonne Nouvelle de la Victoire du Ressuscité, que la vie du Christ grandit, que cette bonne nouvelle se répand dans le monde et le change. Nous ne pouvons pas empêcher l’humanité d’être remplie de l’Amour de Dieu : en effet, lors de la mort de Jésus, le rideau du temple s’est déchiré et le ciel est pour toujours ouvert.

Croix-tu à l’Amour plus fort que tes pauvretés ? Oui…

Le crois-tu ? OUI !

Suite à un chant en langues :

« Que ta vie soit un oui à l’amour, un oui à mon cœur. Alors tu verras ta beauté. Je t’aime et tu as du prix à mes yeux. Dis NON à te regarder avec tes yeux, dis OUI à te regarder avec mes yeux et tu danseras de joie. »

Soirée avec les parents de la Bienheureuse Chiara Luce Badano

Le nonce apostolique en Belgique Mgr Berloco ainsi que Mgr Fisichella, président du

Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation participent à la soirée. Mgr Berloco salue les participants au nom du Saint-Père qui aime utiliser le mot « ami » car l’amitié exprime ce rapport profond avec Dieu qui est amour. Le Pape prie pour l’Eglise universelle, mais aussi pour l’Eglise de Belgique. Ce soir, nous commémorons Chiara Luce Badano qui a été proclamée bienheureuse par le Pape Benoit XVI le 25 septembre 2010. Certains se demandent s’il existe encore des saints aujourd’hui. Il y a des personnes qui sont tellement unies à Dieu par l’amour et la charité que la réponse est clairement OUI.. L’Eglise vit actuellement des moments très durs. De nombreux chrétiens sont persécutés. Comme dans les premiers siècles, le sang des martyrs est à l’origine de conversions. C’est pourquoi j’ai confiance. Le sang des martyrs sera un capital spirituel pour l’avenir de l’Eglise.

Deux jeunes animateurs présentent la soirée pendant laquelle Chiara Luce nous servira de guide. Née le 29 octobre 1971, elle est morte le 7 octobre 1990 après deux années de souffrance à la suite d’une maladie incurable et a été béatifiée le 25 septembre 2010. Outre les parents de Chiara, Ruggero et Maria-Teresa, sont également présents son amie proche Chicca Coriasco aujourd’hui mère de 4 enfants ainsi que le frère de celle-ci, Franz Coriasco, auteur d’une biographie de la bienheureuse, bien que se disant agnostique.La vie de Chiara dans un petit village du Nord de l’Italie est une belle histoire, proche du cœur des hommes. Son secret, c’est l’amour de Jésus . Les jeunes y trouvent un exemple extraordinaire de vie chrétienne. Sa maman, Maria-Teresa se dit très heureuse de « faire famille » avec l’assemblée et de se trouver au cœur de l’Europe, mais surtout dans le cœur de Jésus. « Nous nous sommes mariés à l’âge de 26 ans. Notre plus grand désir était d’avoir un enfant. Nous avons attendu 11 ans : Ruggero l’avait demandé à la Vierge et c’est ainsi qu’elle est arrivée. Nous avons senti grandir notre sacrement de mariage. Elle a grandi normalement, pleine de joie et de santé, mais nous avons rapidement senti qu’elle n’était pas seulement notre fille mais qu’elle était aussi une enfant de Dieu. Il fallait qu’elle grandisse dans la liberté. Pas celle de faire n’importe quoi, mais la liberté des enfants de Dieu, la liberté de l’amour. Je lui parlais de Jésus et lui apprenais à prier. Je lui disais aussi qu’elle avait deux papas, celui qu’elle voyait et celui qu’elle ne voyait pas mais auquel elle pouvait parler. Un jour, je suis allée dans sa chambre et lui ai proposé de prier. Elle m’a répondu : « moi je ne prie pas ». Alors je lui ai dit que moi j’allais prier. Ensuite, je me suis rendu compte qu’elle priait avec moi …A neuf ans et demi, elle a eu une rencontre fondamentale avec Chicca dans le mouvement des Foccolari fondé par Chiara Lubich. C’est alors qu’elle a commencé à marcher avec l’Evangile sous le bras … »  Les deux jeunes animateurs évoquent  alors la lumière (Luce) : lumière d’un idéal d’amour qui brille comme un soleil. Le soleil unique de la volontés divine aux rayons infinis, rayons tous  différents les uns des autres … comme chacun de nous. Regarde et cours dans la lumière de ton rayon et n’en sors jamais ..

Ils demandent alors à Chicca qui était Chiara pour elle.

« Nous nous sommes connues petites. Chiara avait beaucoup d’amis. Elle aimait le sport. Nous allions souvent manger une pizza ou une glace  ensemble et nous nous racontions nos rêves jusque tard le soir. Elle voulait être pédiatre en Afrique, faire le tour du monde, être mariée et avoir beaucoup d’enfants … Avant d’éteindre la lumière, nous récitions nos prières et confions tous ces rêves à Jésus. Dans le mouvement des jeunes Foccolari où nous nous sommes connues, Chiara Lubich, la fondatrice nous disait que la parole de l’Evangile pouvait être transformée en vie. Nous le vivions dans notre petite vie à l’école. Chiara me racontait que certains enfants se moquaient d’elle. Cela la faisait beaucoup souffrir. Mais elle les regardait dans les yeux en se souvenant de la parole de Jésus « aimez vos ennemis ». Avec ces jeunes, nous sentions que nous pouvions aimer en toutes circonstances sans rien attendre en retour. Nous en éprouvions une grande joie. Notre amitié a grandi ainsi et aussi notre rapport personnel avec Dieu. »

Frans, le frère de Chicca, bien qu’agnostique a écrit une biographie de Chiara. Il raconte.

« Je la considérais comme ma sœur. Mais je trouvais que ces deux gamines n’étaient pas à fréquenter. Ce livre est peut-être pour moi le moyen de réparer une erreur : je me croyais important car je composais de la musique et des chansons. Chiara aussi croyait que j’étais important. Mais 20 ans ont passé et l’histoire a montré qui était grand et qui était petit …Ce que Chiara m’a appris, c’est que chacun a un trésor potentiel en lui. Tout peut-être important, comme ce soir un simple regard échangé. Si on manque une occasion, c’est comme un puzzle où il manque une pièce. Dieu ne regarde par la quantité. Moi, je n’ai qu’un petit verre à liqueur. Chiara avait un tonneau. Mais l’important est que mon petit verre soit rempli. L’histoire de Chiara pourrait être un cliché : très belle, elle est atteinte par un cancer et meurt. Mais elle vit tellement bien sa maladie qu’elle en devient bienheureuse. Chaque fois que nous avons vu Chiara, nous n’avons pas été envahis par un sentiment de tristesse, mais par un sentiment d’amour. L’histoire de Chiara est une histoire de bonheur, même dans les moments les plus terribles de sa maladie. Voilà ce qui m’a incité à écrire ce livre, même avec une perspective agnostique .D’ailleurs, agnostique ou croyant, ce n’est pas important pour Dieu . Ce ne sont que des catégories horizontales ! »

Maria Teresa, la mère de Chiara poursuit alors son témoignage. : « Nous vivions une vie normale dans le quotidien avec ses joies et ses contradictions. Nous avons appris à regarder Jésus. La maladie de Chiara, à 17 ans, nous a pris par surprise. Elle avait de temps en temps des douleurs à l’épaule mais elle ne s’en préoccupait pas car elle était très sportive. Mais un jour, en jouant au tennis, elle a été prise d’une douleur tellement forte qu’elle a laissé tomber sa raquette. Un peu plus tard, elle a voulu se faire examiner à l’hôpital pour savoir ce qu’elle avait. Lorsque nous étions dans la salle d’attente, le médecin est venu nous dire qu’elle avait une tumeur et qu’elle était atteinte du plus douloureux des cancers, celui des os. J’ai ressenti une angoisse terrible, je me sentais mourir. Ruggero et moi nous nous sommes dit que seul Jésus pourrait nous aider à l’accepter. Nous avons demandé à la Vierge de tenir Chiara par la main. Lorsqu’elle a dû passer de nouveaux examens pour déterminer son traitement, j’ai eu des douleurs à la jambe qui m’ont obligée à rester au lit et qui m’ont empêchée de l’accompagner. J’étais très en colère, mais je me suis apaisée et j’ai dit à Jésus que j’étais d’accord si telle était sa volonté que lui l’accompagne. Lorsqu’elle est revenue avec son Papa, elle avait un visage très renfermé. Elle m’a empêchée de dire quoi que ce soit et s’est jetée sur son lit. Je la regardais. Le silence était terrible. Elle avait les yeux fermés et sur son visage, on pouvait deviner sa lutte intérieure. Elle voulait dire oui à Dieu comme le lui avait appris Chiara Lubich, mais elle n’y arrivait pas. Après un moment, elle m’a dit : Maman, maintenant tu peux parler. Mais je n’avais plus rien à dire car j’avais compris que le Christ avait changé sa douleur en amour. Elle a dit oui à Dieu et n’est plus jamais revenue en arrière. »

Chiara Luce a eu une correspondance intense avec Chiara Lubich, la fondatrice du Mouvement des Focolari. En parlant des jeunes et en partant de sa propre expérience, Chiara lubich soulignait souvent qu’un enfant, qu’un jeune est peut-être petit en statut mais que son âme n’est pas nécessairement petite, bien au contraire. C’est pourquoi souvent elle s’engageait personnellement en parlant de Dieu aux enfants et aux jeunes. Il est donné lecture d’un texte de Chiara Lubich, extrait de « Pensée et spiritualité » qui jette une lumière particulièrement éclairante sur ce qu’a vécu Chiara Luce en acceptant de suivre les plans de Dieu qui la menaient là où elle n’aurait jamais pensé aller.

« Celui qui aime est roi. C’est vrai, pour toi aussi, pour le malade et pour le pauvre qui rencontrent des personnes riches et en bonne santé. Car celui qui aime donne. Il donne tout. Quand il donne, il est roi. Il possède alors un bonheur, une plénitude qui n’aura pas de fin

Et c’est sans doute pour cette raison que Dieu nous a enjoints d’aimer pour nous donner la joie d’être enfant de Dieu, enfant du Roi des rois

N’aimons pas en parole avec des mots mais en vérité avec des actes. Faisons des œuvres et disons la vérité. La charité ne s’explique pas par des discours. Elle s’explique quand on est sur la croix.

Rien n’est petit de ce qui est fait par amour. Sais tu ce qu’on fait lorsqu’on est allé jusqu’au bout de l’amour : on aime encore. Les premiers chrétiens ont peut-être eu des extases mais on se rappelle surtout qu’ils s ‘aimaient. Ils avaient saisi le testament de Jésus dans toute sa fraicheur. Ceux qui sont près de moi ont été créés comme un don pour moi et moi comme un don pour eux.

Sur terre tout est en relation d’amour.Cependant il faut vivre l’amour pour laisser le fil rouge qui relie tous les êtres .Rien n’est petit ce qui est fait par amour.

C’est alors au père de Chiara, Ruggero, de témoigner. « J’étais camionneur. Lorsque Chiara n’allait pas à l’école, je la prenais parfois avec moi dans le camion. Ce furent de merveilleux moments. Toutes ses douleurs et ses difficultés, elle les offrait à Jésus. « Si tu le veux, je le veux aussi ». Elle avait cette extraordinaire capacité de changer la douleur en amour, toujours dans la joie. Elle avait demandé à N-D de Lourdes, soit de la guérir, soit de pouvoir faire la volonté de Dieu. Elle m’a dit un jour après une thérapie très douloureuse  : « Papa, lorsque nous sommes en présence de Jésus, nous sommes la famille la plus heureuse du monde. » Souvent la nuit, nous l’entendions chanter. Parfois, elle me demandait de pouvoir rester seule avec sa maman. Avec sa maman, l’amour humain devenait un amour divin. Elle lui a un jour demandé s’il était juste de mourir à 17 ans « quand je vois mes amis courrir et aller à bicyclette ». Maria Teresa lui répondait : «  je ne sais pas, mais ce qui est important, c’est de faire la volonté de Dieu ». Une autre fois, elle lui demanda : « Maman, est-ce que je ne marcherai plus ? » Elle lui répondit : « Ne t’en préoccupe pas. Si Jésus t’enlève les jambes, il te mettra des ailes. »

Un jour qu’elle allait très mal, elle demanda à sa Maman si c’était le moment de partir. Elle lui répondit qu’elle ne savait pas et que pour s’en aller, il faut le temps de Dieu, mais qu’en ce qui la concernait, sa valise était prête, remplie d’actes d’amour. « Quand le temps sera venu, Jésus te prendra par la main ». Lorsque Claire a eu une hémorragie cérébrale, on croyait qu’elle n’avait plus qu’une heure à vivre, elle a demandé « Maman, ne lâche pas ma main ! ». « Ne t’en fais pas, je ne lâcherai ta main que lorsque je sentirai que la Vierge l’aura prise ».

Nous aussi, nous devions être tranquilles dans le dessein de Dieu. Nous trouvions cette force, pas seulement dans l’unité, mais aussi dans les prières de tant de personnes et surtout dans Jésus Eucharistie. Moi, je sentais qu’on était parfois comme des parachutistes . On sent qu’on va tomber mais on sent aussi que son parachute va s’ouvrir. »

On demande alors à Chicca de raconter le pacte qu’elle a passé avec Chiara. « Les souvenirs les plus profonds sont ceux du dernier été. J’étais pratiquement tous les jours chez elle. Dans sa chambre, on avait vraiment l’impression que le temps s’arrêtait. On faisait des tas de choses : laver les légumes pour les congeler pour l’hiver, écrire des petits mots. Un jour, elle me demande d’établir un liste de chants pour la messe, surtout ceux qui lui plaisaient le plus. Elle voulait répéter les chants pour ses funérailles. Il fallait que ce soit une fête. On chantait ensemble. Nous avons alors conclu un pacte : la première qui arriverait au ciel aiderait l’autre à y arriver. Et celle qui resterait devrait remplir le vide de l’autre.. Elle me tendit alors son bracelet en cuir où était écrit son nom. Ce moment est resté dans mon cœur pour toujours. Elle demande alors de pouvoir être enterrée avec un habit blanc, comme une épouse. Nous avions pensé à une petite robe toute simple. Et elle me demanda de la mettre. Elle me fait tourner ; elle est contente. Je la vois avec ses cheveux courts et ses yeux plus lumineux que d’habitude. Elle me regarde, sourit et dit qu’elle est déjà prête pour sa rencontre avec Jésus. »

On demande alors à Franz comment, en tant qu’agnostique il a vécu cette souffrance de Chiara. «  En la voyant vivre dans la douleur, di-il, je me demandais souvent quelle pouvait être la différence entre la sainteté et la folie. Le monde semblait renversé. Ce qu’on vivait dans cette chambre semblait fou vu de l’extérieur, mais dans la chambre, c’était normal. Je crois que c’est le secret le plus profond de Chiara. Maria-Teresa a parlé il y a quelque temps de Jésus abandonné. C’est une intuition de Chiara Lubich. Le Dieu dont Chiara Luce était amoureuse est celui-là, le moins désirable de tous. Dieu perdant, seul, angoissé. C’est le Dieu du troisième millénaire. Un jour, je me suis rendu à Auschwitz. La tour en dessous de laquelle passaient les trains qui conduisaient les gens vers les chambres à gaz. J’y ai vu une cathédrale de Jésus abandonné. Beaucoup d’autres images me sont venues à l’esprit : les favellas du Brésil, les hôpitaux de cancéreux, les navires pleins de réfugiés venant d’Afrique etc. Partout, ce sont des cathédrales de Jésus abandonné. Quand Chiara Luce a doublé une année scolaire, elle vu à ce moment-là le Dieu abandonné. Lorsque je suis sorti de cette chambre, et que je suis retourné dans le monde, j’ai compris que j’avais atterri dans une autre planète. Une planète de fous, car la normalité se trouvait dans cette petite chambre. Parce que le Dieu abandonné est celui qui renverse toutes les réalités. Même les non croyants comme moi doivent donner une chance à ce Dieu. »

Maria-Teresa raconte alors les derniers moments de Chiara Luce. « Chiara avait la force de vivre dans la joie. Cette force, elle la trouvait tous les jours dans Jésus Eucharistie. Tous les matins, un prêtre venait lui porter l’hostie. Elle était paralysée. Tout à coup, elle eut des contractions dans les jambes. Elle criait car elle avait de fortes douleurs, mais elle ne se plaignait pas. Elle regardait une image de descente de croix. Je lui demandai si elle souffrait. Elle me répondit : « Jésus blanchit avec de l’eau de Javel. Quand j’arriverai au Paradis, je serai blanche comme neige ». Un matin, le prêtre n’est pas venu. Elle s’en est rendu compte et je suis allée moi-même le chercher. Lorsque nous avons communié tous les trois, ce fut un moment très fort, une joie immense. Elle a prié l’Esprit saint et puis m’a dit : Maman, nous n’avons pas encore fait notre méditation aujourd’hui. Elle proposa alors les six « S ». « Je suis sainte, je serai sainte tout de suite ». Je la regardais, très belle, très radieuse. Elle voulut alors voir les personnes qui étaient venues. Elle les reçut une à une, toujours avec ce sourire lumineux. Elle voulut alors voir les jeunes. Je lui dit « tu veux vraiment aimer jusqu’à la dernière minute ». Elle me répondit : « Je n’ai plus rien, mais j’ai encore un cœur ». Je lui fis remarquer qu’elle avait reçu les jeunes autrement. Elle me répondit : « Maman, moi je ne peux plus courir, mais je veux leur passer le flambeau comme dans les jeux olympiques où chacun passe le flambeau à d’autres. Elle voulait aussi faire un don d’organe, mais avec son corps malade, elle n’a pu donner que la cornée de ses yeux. Ce fut pour elle une grande joie de pouvoir le faire. J’ai vu alors qu’elle souffrait terriblement. Elle m’a demandé de me rapprocher d’elle. Son visage s’est apaisé et elle m’a dit « Maman , Ciao. Sois heureuse car je le suis. ».

********

Le flambeau de Chiara Luce doit être repris. C’est le flambeau de l’Amour. Cela s’adresse aux jeunes notamment. Danny-Pierre, berger de la session, exhorte les participants à prendre le flambeau de l’Amour dans leur cœur. Que chaque seconde de nos vies soient données à Jésus jusqu’au dernier instant. Il prie à cette intention.

Mgr Fisichella donne la bénédiction finale.
Pour voir les quelques Photos du mercedi 25 juillet 2012: Clic:

SESSION DU RENOUVEAU

Viens…Voici ce cœur qui a tant aimé le monde

Jeudi 26 juillet 2012

Temps de louange

La journée commence par un temps de louange joyeux porté par toute l’assemblée. Avant de rejoindre leurs animateurs, les enfants expriment leur louange en des mots simples et profonds.

Nathalie et Matthieu (10 ans de mariage et 4 enfants) sont venus de Colmar pour donner un témoignage de l’action du Seigneur dans leur vie.

Nathalie raconte que bien qu’élevée chrétiennement et ayant eu un parcours classique, elle a renié Dieu après la mort de sa grand-mère. « S’il permet cela, il n’existe pas ». Elle s’est lancée dans la recherche de l’amour tel que proposé par le monde (drogues, sorties, alcool…) Tout cela lui a donné envie de mettre fin à sa vie. La rencontre avec un croyant qui priait beaucoup - il faut croire et persévérer dans l’intercession notamment de ceux qui prient pour vous, dit-elle- l’a aidée bien qu’elle n’appréciait pas toujours ce qu’il lui disait. Un jour il lui a donné une médaille. » Je me suis mise à pleurer abondamment » précise-t-elle. J’ai compris à ce moment là ce que je cherchais. Voici ce coeur qui nous a tant aimés, dit-elle, .Seigneur, rends mon cœur semblable au tien. Ce que tu m’as donné, je veux le rendre aujourd’hui. »

Matthieu explique qu’il a rencontré Nathalie à travers le chant. Aujourd’hui ils animent un groupe de louange. « Marie a été notre médiatrice. »

« J’ai rencontré un prêtre qui m’a confirmé que Nathalie n’était pas dans une secte. Je voulais la respecter. Le prêtre consulté m’a suggéré la voie de la chasteté que nous avons vécue tout au long de nos fiançailles.

Le Seigneur a donné sens à mon existence. Il faut le laisser agir. »

Et Nathalie de conclure. « Je voulais devenir religieuse. Je suis retourné travailler. J’ai compris que Matthieu était le don de Dieu pour moi. L’Esprit saint nous a vraiment conduits. »

Enseignement de Mgr Fischella

La session étant essentiellement orientée vers l’évangélisation, l’enseignement de Mgr Fisichella, président du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation, venu tout spécialement de Rome était particulièrement attendu. Il remercie l’assemblée pour la prière et l’invocation de l’Esprit Saint. C’est avec son aide que nous marchons sur les routes du monde au nom de l’Evangile. Mais qu’est ce que la nouvelle évangélisation ? Pourquoi est-elle nécessaire ? La réponse est claire : il y a urgence et je veux vous en montrer les raisons. C’est le moment de changer de mentalité, de procéder à un examen de conscience sur le monde. Car le monde a changé au cours de ces cinquante dernières années ! Il n’est plus le même. Le changement est principalement d’ordre culturel. C’est la fin de la modernité. Déjà en 1950, un philosophe d’origine italienne, Romano Guardini écrivait en allemand un petit livre Das Ende der Neuzeit (la fin de l‘époque moderne). L’époque moderne a commencé avec la découverte de l’Amérique après l’antiquité et le moyen-âge mais elle est maintenant terminée. C’est une nouvelle période de l’histoire du monde qui commence. Quelle sera-t-elle ? C’est difficile à dire. Car entre deux époques, il y a toujours une période de transition qui peut durer un ou deux siècles. La conclusion d’une époque ne coïncide jamais avec le commencement de la nouvelle. Pour caractériser cette période, le mot le plus fréquemment utilisé est celui de CRISE. On parle aujourd’hui surtout de crise économique. Mais ce n’est pas LA crise. La crise que nous vivons est avant tout culturelle, anthropologique. L’homme n’a plus de certitude. Il est seul, et la solitude engendre la tristesse. Il est sans espérance et sans futur. Quand on est dans la solitude, on réclame des droits individuels. Mais qu’en est-il de la solidarité, de la responsabilité sociale ? S’il n’y plus que le JE, où est le NOUS ? L’homme n’a pas été créé pour être seul. Quand Adam était seul, il était triste. Il a pu donner un nom aux animaux, mais il n’avait personne à qui parler. Comme dans l’Amérique d’aujourd’hui. « Me and my dog, this is my family » (moi et mon chien, c’est ma famille). Mais parler avec son chien, c’est parler à soi-même. C’est pour cela que Dieu a créé Ève, la chair de sa chair. Adam a compris qu’il y avait JE,TU et NOUS. Nous faisons aussi cette expérience de la solitude. Mais ici, c’est le monde qui y est tombé. L’homme connait une crise très profonde. C’est pourquoi nous devons changer notre façon de penser et notre relation avec les autres. C’est la première réponse à la question du pourquoi de la nouvelle évangélisation : le monde a besoin d’amour. Sans les disciples du Seigneur, il ne peut y avoir d’espérance dans le monde. L’espoir de l’homme d’aujourd’hui, c’est d’avoir quelque chose maintenant. Mais l’espérance, c’est plus que cela. Nous ne donnons pas une réponse mais LA réponse à la question du sens de notre vie. La première question n’est pas celle de la souffrance, mais celle de l’amour. C’est là le futur de l’homme qui a été créé pour aimer. Dieu nous a donné à chacun son image. Si Dieu est amour comme nous le dit saint Jean, alors la première image de la création est celle de l’amour et non pas celle de la souffrance ou de la solitude. L’homme d’aujourd’hui a perdu la valeur de l’amour. On confond aujourd’hui la passion et l’amour. On appelle amour la passion du moment. Mais le vrai amour, c’est plus que cela, c’est donner sa vie. Pour découvrir l’amour, il faut lire le chapitre 3 de l’Evangile de saint Jean. Dieu donne tout, il n’a rien gardé pour lui-même. Il nous a donné son Fils. Il faut être capable de tout donner pour toujours. L’homme ne comprend plus la « définitivité » (le caractère définitif) de l’amour. Si on veut vivre au-delà de la mort, il faut aimer pour toujours. Mais l’homme d’aujourd’hui a peur de dire « pour toujours ». Ce n’est qu’ensuite que l’on pourra retrouver le sens de la douleur ou de la solitude. Si on est capable d’aimer, on est capable de donner une réponse à la question de la souffrance. Il n’est pas vrai que les catholiques disent toujours non. Au contraire, ils disent oui à la vie et à l’amour. La nouvelle évangélisation est avant tout une expression d’amour, un témoignage ce qu’on est capable d’amour, une rencontre avec le Christ.

En juin 1979, le Pape Jean-Paul II est retourné dans son pays natal, la Pologne et il est allé visiter Nowa Huta, près de Cracovie, son ancien diocèse, une ville nouvelle construite quelques  décennies auparavant par le régime qui voulait en faire une vraie ville communiste avec une usine et des divertissements, mais pas d’église. A Noël, il voulut célébrer la messe à l’extérieur  car  il n’y avait pas de possibilité. La Police a voulu l’interdire, mais des milliers de Polonais sont venus y assister. De retour dans le même quartier, Jean-Paul II a regardé la croix qui y avait  été  placée et a dit : « Voilà la croix, signe de l’évangélisation de la Pologne. C’est le moment de la nouvelle évangélisation ». Ensuite, pendant 27 ans, il a parlé de l’énergie de la nouvelle  évangélisation. Nous y avons cru. Nous croyons que le monde a changé et que la société a besoin de nous. Non pas parce que nous sommes meilleurs, mais parce que nous voulons  rendre  service à l’homme d’aujourd’hui, à l’ Eglise et au Christ.

La nouvelle évangélisation n’est pas seulement nécessaire à cause de la crise, mais parce que Jésus nous a commandé de prêcher l’Evangile dans le monde. Nous obéissons à la Parole  du Seigneur dans une situation modifiée mais dramatique car le monde ne veut plus croire à l’Evangile. Il pense qu’on peut vivre sans Dieu. Et, malheureusement, beaucoup y ont cru. On a  mis l’homme au centre. Mais sans Dieu, qui va prendre soin de l’homme ? Il est soumis à la superbe, à l’arrogance des autres hommes. Face à la Croix, on se souvient du sens de notre mission qui est de prêcher que Jésus le Christ est toujours le même. Il faut relire le chapitre 13 verset 8 de la belle lettre aux Hébreux écrite par un disciple de Paul. Pour la première fois, on y donne à Jésus le titre de Sacerdos c'est-à-dire de prêtre médiateur entre Dieu et les hommes. Hier, aujourd’hui et toujours. Hier, se rapporte au moment où pour la première fois nous avons commencé à croire en Lui. Le Christ est-il pour moi toujours le même que celui que j’ai rencontré dans la joie ? Est-ce que tu aimes ta femme comme le premier jour ? Nous devons faire notre examen de conscience.

Quand l’auteur de la lettre aux Hébreux dit hier, aujourd’hui et toujours, pour comprendre, il faut aller au verset 7 du chapitre 13. Il parle des chefs de la Communauté, ceux qui ont annoncé la Parole de Dieu. Dans les autres passages de la lettre, l’auteur parle des chefs en utilisant les mots έπίσκοποι (episcopo-évêques) ou πρεσβιτεροι (presbiteroi-prêtres) mais ici il emploie un autre terme : ηϒουμενοι (ègoumenoi) qui est utilisé par Jésus dans l’Evangile, lorsque Jacques et Jean veulent être à sa droite et à sa gauche et où il dit que les chefs sont des serviteurs. Celui qui préside est le serviteur de la Parole de Dieu. Si tu es le chef, tu dois aimer le Christ, annoncer l’Evangile, pas autre chose. C’est l’essentiel. Nous l’avons parfois oublié. Dans les Actes des Apôtres, saint Pierre nous dit que nous devons prier et annoncer. Il y en a beaucoup qui ne viennent pas à l’église à cause de notre prédication. Un jour, de jeunes prêtres m’ont demandé ce qu’il fallait faire pour la nouvelle évangélisation. Je leur ai répondu par une question : « Combien de temps consacrez-vous à la préparation de vos homélies ? » Silence…Vous avez le droit d’écouter l’explication de la Parole de Dieu. C’est pourquoi nous devons vivre de cette Parole dans notre style de vie, notre simplicité, notre joie, notre pauvreté. Il y a aujourd’hui beaucoup de gens qui commencent la semaine en attendant le vendredi soir pour commencer les distractions du week-end. Est-ce cela le sens de la vie ? Nous sommes appelés à dire les uns aux autres : «  je suis responsable de toi ».

La nouvelle évangélisation, c’est l’annonce de l’amour du Christ. Mais pour cela, il faut le connaître. On a besoin de formation. Pendant dix ans, j’ai été évêque auxiliaire du diocèse de Rome. On m’a dit un jour dans une paroisse que les enfants de 7 ans qui suivaient le catéchisme ne savaient même par faire le signe de la Croix. Je n’y ai pas cru, mais quand on m’a dit la même chose dans les autres paroisse, j’ai bien dû me rendre à l’évidence. Qu’ont fait les parents ? On se dit chrétien, mais on n’est plus capable de transmettre la foi. C’est cela la nouvelle évangélisation : la transmission de la foi. Nous devons être conscients de ce que la nouvelle évangélisation est l’affaire de nous tous, de chaque baptisé. Mais pour transmettre la foi, il faut l’étudier systématiquement. Nous devons être capables de répondre aux questions de l’homme d’aujourd’hui.

Il y a aussi la liturgie. Nous ne sommes pas seulement ceux qui annoncent, mais ceux qui vivent le mystère du salut. Dans la chapitre 2 des actes des apôtres on raconte comment les premiers chrétiens vivaient leur foi en célébrant l’Eucharistie. C’est notre manière de participer au mystère du salut. Nous y puisons la force qui nous permet d’annoncer Jésus-Christ aux autres. L’Eucharistie nous transforme. Dans un dialogue de St Augustin avec Dieu, celui-ci lui répond : «  tu veux me tranformer en toi, mais c’est moi qui te transforme ! L’Eucharistie est le signe concret de notre transformation dans le Christ. En recevant le Christ, tu deviens le Christ pour les autres.

Pour le nouvelle évangélisation, nous devons aussi découvrir le sacrement de la Réconciliation. Nous avons besoin de la vérité sur notre vie et de l’expression de la miséricorde de Dieu. On m’a un jour demandé comment il fallait se préparer à la réconciliation. Il faut d’abord prier pour que l’Esprit Saint nous ouvre le cœur et nous aide à réfléchir sur nous-mêmes. Voir ce que Dieu veut de nous et quelle est notre vie concrète face à cela. La réconciliation, c’est l’expérience de la miséricorde. Aller se confesser en vitesse, ce n’est pas la Réconciliation. Le monde d’aujourd’hui a besoin de signes de pardon. Le pardon, c’est l’amour qui arrive jusqu’à la miséricorde.

Enfin la nouvelle évangélisation implique la charité. Dans son histoire, l’Eglise a toujours été attentive aux plus pauvres, à ceux qui ne sont pas importants. Cela doit être le signe concret de l’amour auquel nous croyons.

Laissez-moi terminer avec une citation du Pape Benoît XVI s’adressant aux nouveaux évangélisateurs1.

« Annoncer Jésus-Christ, l’unique sauveur du monde, apparait aujourd’hui plus complexe que par le passé. Annoncer Jésus Christ l’unique Sauveur du monde, apparaît aujourd’hui plus complexe que par le passé; mais notre tâche demeure identique comme à l’aube de notre histoire. La mission n’a pas changé, de même que ne doivent pas changer l’enthousiasme et le courage qui animèrent les apôtres et les premiers disciples. L’Esprit Saint qui les poussa à ouvrir les portes du Cénacle, en les constituant évangélisateurs (cf. Ac 2, 1-4), est le même Esprit qui anime aujourd’hui l’Eglise pour une annonce renouvelée d’espérance aux hommes de notre temps. Saint Augustin affirme que l’on ne doit pas penser que la grâce de l’évangélisation se soit étendue jusqu’aux apôtres, et qu’avec eux, cette source de grâce se soit tarie, mais que «cette source se révèle lorsqu’elle coule, non quand elle cesse de couler. Et ce fut de cette manière que la grâce, à travers les apôtres, atteignit également d’autres personnes, qui furent envoyées pour annoncer l’Evangile... elle a même continué à appeler jusqu’à ces derniers jours tout le corps de son Fils unique, c’est-à-dire son Eglise présente sur toute la terre» (Sermo 239, 1) »

Chers frères et soeurs, voilà la nouvelle évangélisation. Le contenu en est toujours le Christ mais notre monde a changé. Nous devons connaître ce changement et donner encore une fois la joie et l’amour chrétiens.

Eucharistie

« Réjouis-toi, car il vient ! »

Monseigneur Fisichella ouvre la célébration : « L’Esprit Saint nous rassemble pour nous donner l’intelligence de la Parole de Dieu. Nous fêtons aujourd’hui Anne et Joachim, les parents de la Vierge Marie. Je veux souhaiter la bonne fête à tous les parents : ils ont pour mission de transmettre la foi. »

Lectures : Jc 1, 26-27 ; 2, 14.17-19 – Ps 35, 6-11 – Lc 4, 14-21.

Homélie de Mgr Fisichella

Ce que nous venons d’entendre est une image très belle et très importante de la vie du Christ. Il est de retour dans son village, il va à la synagogue pour le Sabbat. Il entre et on lui donne à lire une partie du livre d’Isaïe : « L’Esprit du Seigneur est sur moi, le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle… » Cette nouvelle n’est pas seulement « bonne » elle est aussi « belle ». Et pour entendre cette « belle nouvelle » nous sommes dans une belle église, ici à Koekelberg. La beauté est une voie pour accéder au Christ, à la foi.

Luc poursuit en disant ce qui se passe après la lecture par Jésus : « Tous avaient les yeux fixés sur lui. » Il est très important de voir que tous ceux qui étaient là avaient les yeux fixés sur lui.

Si nous voulons annoncer la Parole de Dieu, nous devons avoir les yeux fixés sur Lui. Nos yeux ne doivent voir que lui ; nous devons nous laisser détourner de lui par aucune des distractions de ce monde.

Que voulaient-ils voir dans le Christ ? Ils venaient de l’entendre, leurs yeux regardent son visage. C’est cela qui est important : on pourrait faire une théologie du visage du Christ.

Rappelons-nous la prière de Moïse dont il est dit qu’il parlait avec Dieu « face à face », comme avec un ami. Il demande au Seigneur de pouvoir voir son visage et Il lui répond : « Viens sur la montagne, tu verras ma gloire. » Moïse pouvait voir la gloire de Dieu, mais ne pouvait pas voir son visage, sinon il aurait perdu la vie. Il ne l’a vu que de dos.

À partir du second Testament, c’est la grande nouveauté : nous pouvons voir le visage de Dieu. Cela nous est permis.

Quel est ce visage ?

Ici, dans ce passage de Luc, nous découvrons le visage du Royaume. « Il est parmi vous. » La personne de Jésus est le Royaume de Dieu : royaume de paix, de joie, de justice… Aujourd’hui, c’est l’Église qui est son corps et aussi son épouse. C’est donc ce visage-là que l’Église doit montrer aujourd’hui. Alors se réalise cette parole, « Le Royaume est au milieu de vous ! » : le visage de Dieu peut être vu.

Paul dans ses épîtres parle de Jésus comme « l’image de Dieu invisible » (Col 1, 15). Ici le mot employé par Paul est « icône ». À Philippe qui demande à Jésus de lui montrer le Père, le Christ répond : « qui me voit, voit le Père » (Jn 14, 9). Le Christ nous montre le visage de la miséricorde, de l’Amour. Tout l’Évangile nous dit l’Amour de Dieu : nous sommes aimés, compris par un Père miséricordieux, qui ne nous juge pas, qui veut entrer dans notre intimité pour que nous ne soyons plus jamais seuls, car nous sommes avec lui et en lui.

Il y a aussi le visage du Christ sur la croix. Isaïe nous dit qu’il « n’avait plus figure humaine » (Is 52, 14), lui qui était le plus beau des enfants des hommes. La beauté est sur la croix : c’est l’Amour de Dieu donné pour nous : Dieu a tout donné, jusqu’à son fils bien-aimé : pour nous, pour notre salut ; il n’a rien gardé pour lui. Dans l’Amour poussé à l’extrême, il est allé jusqu’à la mort pour la détruire.

Hier nous avons entendu l’ami de Chiara Luce nous dire qu’il ne connaissait pas d’église consacrée au « Dieu abandonné ». Ma réponse sera différente de la sienne : toutes les églises sont dédiées au Dieu abandonné, car elles sont consacrées à l’amour, personnifié en ce Fils abandonné de tous, accablé du péché du monde.

Depuis ce sacrifice ultime, plus personne ne peut dire qu’il est abandonné par Dieu. Plus jamais Dieu ne nous laissera aux mains de l’Ennemi : le Fils, son Fils, nous a sauvé de manière définitive. Il a tout vécu, tout enduré, tout souffert pour que nous soyons sauvés. Après sa mort et sa résurrection, nous pouvons avoir l’assurance que plus personne ne sera abandonné.

L’abandon du Fils, c’est l’Amour de Dieu poussé à l’extrême qui va là où aucun homme ne peut aller, plus loin que là où peut aller l’amour humain. C’est cela la manière d’aimer de Dieu. Aimer jusqu’au bout… à l’infini. Sinon nous n’aurions pas pu connaître le visage de la résurrection. Nous ne sommes plus abandonnés, nous sommes ressuscités avec le Fils. La mort est vaincue, nous pouvons abandonner toute tristesse, tout sentiment d’abandon. Dieu est la résurrection des morts, nous en sommes témoins.

Dans l’épître de Jacques, nous lisons que notre foi doit se traduire en actes. Nos actes doivent annoncer l’Évangile. N’ayons pas peur : Dieu est avec nous, nous pouvons vivre en Lui, nous sommes ses fils.

Faisons silence pour découvrir toute la richesse de cette parole de Dieu. Prions dans notre cœur, car la parole de Dieu nous pousse à devenir de vrais témoins, des témoins cohérents de son Amour.

A la Fin de la célébration, Danny-Pierre invite Mgr Fisichella à dire au Saint Père qu’en Belgique, il y a des cœurs qui brûlent d’annoncer l’Évangile.

Il invite ensuite ceux qui veulent donner leur vie à Jésus en se laissant transformer par l’Évangile, jusqu’à donner leur vie, il les invite à se lever. Toute la foule se lève : « Monseigneur, voici notre merci, notre message pour le Saint Père ! »


 

Ateliers

L’après-midi était consacrée aux divers ateliers proposés aux participants.

  • Jacques et Bernadette De Visscher: "Atelier de louange biblique' (groupe Alléluia) Vivre une relation intime avec notre Dieu  en disposant notre coeur grâce à la louange: le secret de notre Dieu. Avec le groupe ALLELUIA, ensemble,  nous expérimenterons la  louange dans la  Parole de Dieu et l'écoute de l'Esprit Saint. Chants, enseignement et démarches.

  • Ecole d'évangélisation Saint-André: "Une expérience originale d'évangélisation". Devenir des témoins capables de parler de sa propre expérience de conversion, afin de pouvoir dire au monde de façon crédible cette bonne nouvelle: "Dieu t'aime personnellement".

  • Marc Leroy: "L'importance des communautés nouvelles pour la Nouvelle Evangélisation" L’histoire de l’Eglise  nous enseigne que l’évangélisation  s'est déployée à travers l’engagement de chrétiens vivant leur foi concrètement au quotidien.

  • Thérèse Cherpion : "L'heure de présence au cœur de Jésus" A travers le monde, à toute heure du jour et de la nuit se succèdent auprès de Jésus, des hommes et des femmes avec le désir d’apporter à Jésus amour, honneur et réparation. Jésus n’attend pas que l’on soit parfait, mais de Tout -Puissant qu’Il est, Il s’est abaissé et encore aujourd’hui,  dans la réalité de notre 21e, Il se fait mendiant de notre amour et de notre consolation. Quelle réponse lui donnons-nous ?

  •  

  • Christophe Rouard: "Cœur de Jésus et de Marie" L'enseignement partira du message de Notre Dame au Coeur d'Or, la Vierge de Beauraing. A partir de là, on fera le lien entre le coeur de Marie et le coeur de Jésus, en écoutant ce que saint Jean Eudes, docteur du culte liturgique des coeurs de Jésus et de Marie, a à nous dire. On verra ensuite comment vivre aujourd'hui la dévotion aux coeurs de Jésus et de Marie.

  • Dominique et Michèle de Lovinfosse: "Se laisser évangéliser dans ses profondeurs, au cœur de son identité divine et humaine" Laisser le ‘Verbe se faire chair en nous’, en nous laissant petit à petit ‘unifier’ intérieurement.  Comment nous laisser rejoindre par la parole prophétique de Simone Pacot qui nous appelle à nous laisser ‘évangéliser jusqu’aux extrémités de notre terre intérieure’ pour devenir des évangélisateurs d’abord par notre être.

  • Georges Bouchez: "introduction aux cours alpha" En une série de rencontres-repas, le parcours Alpha est une opportunité de découvrir ou redécouvrir les bases de la foi chrétienne dans une église de son quartier dans une ambiance conviviale et informelle.

  • Nathalie et Mathieu Rohrbach: "Réussir sa vie amoureuse" (pour les moins de 30 ans) Il existe un malentendu entre les désirs du genre masculin et du genre féminin. Quel est-il ? Faut-il en avoir peur ? Faut-il effacer nos différences ? Nous verrons que du malentendu masculin-féminin, jaillit l’attrait, l’élan puissant qui entraîne l’un vers l’autre... Par des saynètes, des jeux, des partages d'expériences, nous proposerons finalement 5 défis pour le couple du 21e siècle !

  • P. Edouard MAROT avec Alicia Beauvisage: Amour du Sacré Cœur de Jésus. Pour découvrir ce que Jésus fait concrètement dans les cœurs en ces ‘temps qui sont les derniers’

  • Gaby Lebeni: "guérison et pardon" Pardonner, c'est le chemin de la guérison intérieure

  • Témoignage d'Alberto Malouf Suite de la rencontre du matin...

  • Equipe "Alpha" Le Christianisme en quelques mots: Redevenez Chrétien.

  • FIDESCO: "partir en mission" FIDESCO est une ONG catholique qui envoie des volontaires (célibataires, couples avec ou sans enfants, pensionnés) pour des missions de 1 ou 2 ans dans les pays du Sud pour mettre leurs compétences professionnelles au service de projets de développement et de solidarité de l’Eglise catholique locale. Foi et coopération s’unissent dans notre logo comme dans la manière d’être des volontaires sur le terrain. Cette expérience est grande en richesses et découvertes : « Va, rends les autres heureux, tu connaîtras la JOIE !

Chapelet

A la fin de l’après-midi, les participants se sont réunis pour prier le chapelet en présence du Saint-Sacrement.L’animation en était assurée par Sœur Louise de la Communauté des Béatitudes. A la fin de la prière chacun a été invité à déposer ses intentions au pied de la statue de la Vierge.

Soirée de louange avec le groupe africain Kristu Bolingo

Berger du groupe, Gaby Lebéni commence par nous rappeler que la louange n’apporte rien à Dieu mais qu’elle nous rapproche de Dieu. Suit alors une série de chant de louanges où l’assemblée enthousiaste s’est facilement laissé emporter par les rythmes africains.Le silence revient et Gaby enchaîne : avec le temps qu’il fait, dit-il, nous devrions être dehors mais Jésus nous a invités ici, dans la Basilique du Sacré-Cœur. Marie notre mère nous prend par la main et nous plonge dans ce Sacré Cœur de miséricorde dont on sort blanchi. Notre Seigneur est le même hier, aujourd’hui et éternellement. Partout où il passait, il donnait des signes de son amour. Je voudrais évoquer avec vous ce soir quelques passages de l’Evangile : celui du centurion dont la foi était extraordinaire. Son serviteur était malade et il a cru qu’une seule parole de Jésus suffirait pour qu’il soit guéri. Le lépreux avait aussi dit à Jésus. Si tu veux me guérir, tu peux. Qui peut guérir un lépreux, banni de tous, si ne n’est Dieu lui-même ? Jésus a simplement dit « je le veux ». Il nous dit encore la même chose aujourd’hui. Bartimée l’aveugle, avait entendu du bruit sur la route. Lorsqu’il a réalisa que c’était Jésus il a su que sa guérison était dans cet homme.Nous ne devons jamais nous décourager car l’amour du Christ est plus fort que nos problèmes. Quand vous pleurez, Jésus pleure avec vous. Certains accusent Dieu. Mais Dieu nous donne l’amour, pas la maladie. Souvent quand j’étais malade dans mon lit, j’ai cru que c’était la fin. Mais il suffisait de murmurer pour toucher l’oreille de Jésus. Dieu est fort, Alleluia.

Coucou livre alors son témoignage. Il y a dix ans, elle était enceinte de 5 ou 6 mois de sa dernière fille. Lors d’une visite, le médecin lui dit qu’elle a souffert au début de sa grossesse d’une toxoplasmose et que la conséquence pourrait en être une grave maladie pour son enfant. Sortant du cabinet, elle n’a pas eu le courage de rentrer immédiatement chez elle. Elle s’est assise dans la salle d’attente où elle a trouvé une dame qui lui a raconté son histoire sans connaître celle de Coucou. Elle s’était trouvée quelques temps auparavant dans la même salle d’attente et dans la même situation et se souvenait de ce que Dieu avait fait pour elle. L’enfant est né parfaitement normal. Coucou s’est alors dit que cette rencontre ne pouvait être due au hasard. C’est Dieu qui voulait lui dire quelque chose de cette façon. Elle a fait confiance . Son enfant est née parfaitement normale et est toujours en pleine santé !

Danny-Pierre, Berger de la session prend alors la parole. Il demande que ceux qui ont eu une guérison physique par la grâce du Seigneur se manifestent : de nombreux doigts se lèvent. Il demande ensuite qui a été témoin d’une telle guérison : presque tous les doigts se lèvent. Toute maladie est pour la gloire de Dieu. Nous en avons eu le témoignage hier soir avec Chiara Luce. Des milliers de jeunes ont été touchés par son exemple. Et ce matin encore, les jeunes ont été émus par le témoignage des parents. Le Père Tardif était très malade et a été guéri lors du passage d’un groupe de prière. Et i-ce une est devenu un grand témoin. Certains sont guéris, d’autres non. Est-ce une loterie ? Non. Dieu veut que chacun de nous soit au service de sa gloire. Ce n’est pas à nous de choisir. Que le Seigneur manifeste sa gloire à travers nos souffrances. Gaby, le Seigneur ne l’a pas guéri, mais il lui a permis de continuer à témoigner car il devrait être mort depuis longtemps selon la médecine. Dans la Bible, les femmes qui n’avaient pas d’enfant en ont eus à un âge avancé, après qu’elles aient promis au Seigneur de les leur consacrer. Donnez tout au Seigneur et il agira !

Ensuite, les participants sont invités à demander le sacrement de réconciliation aux nombreux prêtres présents ou à demander la prière aux nombreux « binômes » prêts à intercéder pour eux.

La soirée s’est terminée par une louange à l’africaine qui a fait trembler la Basilique dans la joie de la réconciliation.

1 Discours du pape Benoît xvi aux participants à l'assemblée plénière du conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation-lundi 30mai 2011.http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/speeches/2011/may/documents/hf_ben-xvi_spe_20110530_nuova-evangelizzazione_fr.html

Photos du jeudi 26/07/2012: Clic:          Clic02:

Encore des photos et avec les enfants:  Clic03:

 

                       SESSION DU RENOUVEAU

      Viens…Voici ce cœur qui a tant aimé le monde

Vendredi 27 juillet 2012


Témoignage de Joël:

Il est formidable de louer le Seigneur et de lui dire : « Je t’aime ». il y a des gens dont la joie n’est pas complète, qu’ils ne désespèrent pas de rencontrer le Seigneur.
C’est ce que mon témoignage va essayer de leur montrer. Que le Seigneur ne demande pas seulement de l’aimer, mais de le faire aimer et que quand il donne une mission, il en donne les moyens, la force et l’audace. Tout cela dans la prière et avec la force de l’Esprit Saint.
J’étais catholique pratiquant sans plus. En 2009, mon épouse m’invite à la session de Banneux. J’étais assez énervé avant le départ car j’avais vu qu’il y aurait des cellules et pour moi ce n’était pas possible de louer, de témoigner… devant d’autres. Je ne voulais donc pas y participer, mais elle insista et j’y allais quand même. Je reçus la grâce dès le premier jour et une grâce abondante. Ce jour-là furent donnés différents témoignages, dont celui de Danny-Pierre, et ils m’ont touché. Cette session nous a fait revivre la vie du Christ : de Noël jusque Pâques. Le jeudi soir, nous revivions la Passion et Richard Borgman nous invite à aller vénérer la croix. J’y allai détendu, joyeux. Ce qui était déjà différent de d’habitude. Puis à mon retour à ma place je me retrouvai les mains jointes, la tête baissée comme après avoir reçu l’eucharistie. Puis ma tête s’est relevée jusqu’en haut et je sentis un souffle en moi, différent de ma respiration, je n’entendais plus rien. Ensuite, après que ma tête se soit relevée bien en arrière, j’entendis Richard B. dire : « Quelques personnes reçoivent le ministère de la croix. » Suite à cela, j’ai eu envie d’adorer Dieu et de veiller avec Marie, ce que j’ai fait avec mon épouse. J’avais hâte d’être le matin pour pouvoir communier à Jésus. Une semaine plus tard je me réveillai souvent la nuit, et ce contrairement à mon habitude, et pendant ces réveils je songeai à l’évangélisation. Je me sentais poussé par l’Esprit Saint qui m’invitait à aller au large sans avoir peur.
Deux mois plus tard j’allais dans une session des « cellules paroissiales d’évangélisation » dans le sud de la France. Et moi qui avait peur de me retrouver avec d’autres et de parler en public, je m’adressai à une centaine de personnes pour partager mon témoignage : « Le Seigneur a changé ma vie ». J’ai reçu une mission, mais ce n’est pas un devoir, mais plutôt une joie, une communion.
Nous tous dans le Renouveau, nous avons beaucoup de chances. Nous avons découvert la force agissante du Seigneur en nous, nous avons accepté sa puissance et nous avons accueilli les charismes qu’il nous donne. La puissance du Saint Esprit est tellement grande et puissante qu’elle déborde de notre cœur et que nous devons la transmettre. Par amour du Christ et de nos frères, nous devons les inviter pour qu’eux aussi découvrent ce que nous avons découvert.
Le Renouveau a pour mission d’évangéliser, de s’engager au service de l’Église missionnaire, dans la nouvelle évangélisation. Nous sommes tous missionnaires. Si notre témoignage ne passe pas à la vitesse supérieure, nous dépérirons.
Attention à ne pas nous bercer d’illusions en disant que tout va bien. Aujourd’hui nous avons été choisis par le Christ pour lui donner notre vie… à la fin de notre vie, il sera trop tard ! Comment se fait-il que nous aimions le Christ et que nous ayons si peur de le montrer ? C’est comme si un jeune homme qui aime une jeune fille avait peur de se montrer avec elle.
N’ayons pas peur d’aller à la rencontre des gens, prenons le risque d’être rejeté, le Saint Esprit nous donnera sa joie. Cet après-midi vous pourrez expérimenter cette joie. Ne dites pas : je ne suis pas formé, je n’ai pas de compétences… Allez-y avec humilité et le cœur du missionnaire envoyé par plus grand que lui. Dieu vous partage sa grâce. Annoncez le Christ. Toucher les cœurs, cela c’est la mission de Jésus. Il vous suffit de dire : « Viens et vois ! » et l’Esprit Saint fera le reste.
Dans le 1er chapitre de Jean, nous voyons comment André, après avoir été touché par Jésus, va chercher son frère Pierre. Si il n’y avait pas eu cette démarche, Pierre serait resté pêcheur ! Nous sommes tous les maillons d’une chaîne, appelés à « appeler » le suivant.
Pierre a été plus grand qu’André, mais l’appel de Pierre devait passer par André. Le Seigneur a voulu avoir besoin de lui.
Nous devons tous devenir des « André ». Il y a autour de nous des personnes qui « comptent » sur nous pour découvrir leur mission. À nous d’être « André » pour d’autres « Pierre ». Si en 2009 il n’y avait pas eu tous ces « André », je ne serais pas « André » ici aujourd’hui.
L’évangélisation de rue est une joie à vivre. Comme le dit Paul, annoncer l’évangile m’est une nécessité et non un titre de gloire.

Enseignement de Danny-Pierre

Quand j’étais petit, je jouais aux pirates, à la chasse au trésor. Les pirates traversent les mers, prennent des risques pour trouver ces trésors. N’est-ce pas stupide de risquer sa vie pour de l’argent ? La vie vaut beaucoup plus que l’argent. Il existe un trésor beaucoup plus grand, plus beau que tous les trésors de pirates, un trésor qui vaut la peine de risquer sa vie pour lui. Eh bien ! Nous avons traversé les océans pour vous le ramener, et ce sont les jeunes qui ont eu cette mission. Ils sont là aujourd’hui pour vous.
Les jeunes arrivent en cortège, avec des grandes bannières, portant un grand coffre. Tous les jeunes prennent place sur les marches de l’autel et se mettent à chanter, à danser. Ils invitent la foule à faire de même : « L’amour de Dieu dure à jamais… »
Dans les films de pirates, quand ils ont trouvé le trésor ils prennent une « douche de pièces d’or ». Je vous invite à prendre une douche de ce trésor qu’est la Parole de Dieu…
Danny-Pierre ouvre le couvre et en sort des Nouveaux Testaments, qu’il pose sur lui comme l’eau d’une douche.
Savez-vous que la Parole de Dieu est un trésor qui vaille que l’on meurt pour lui ? Nous ne sommes pas assez conscients de la joie qu’il y a de vivre avec Jésus dans le Royaume de Dieu. Nous pensons parfois de manière négative, c’est que nous n’avons pas compris la richesse de la Parole de Dieu. Je vais vous donner quelques exemples de la radicale nouveauté du Royaume de Dieu
1er exemple
Imaginons une école (ou un lieu de travail, une paroisse…) où l’on ne se moquerait plus des autres. Beaucoup de jeunes voudraient une école comme cela. Hier matin, chez les tout-petits, une marionnette demande : « Voulez-vous accueillir mon copain » C’était une grosse marionnette. Tous les enfants : « Non il est trop gros ! » Dans le groupe un enfant est gros : il s’est mis à pleurer. Viens dans mon école, on ne se moquera pas de toi. Venez tous ceux qui se sentent différents : les tordus, les crochus, les perdus… tous ceux qui ont mené une vie étrange… Venez, on ne se moquera pas de vous. C’est ça le Royaume de Dieu. Venez les tordus, soyez bénis. Dans le Royaume de Dieu, vous avez le droit d’être aussi tordus que vous voulez. Même si avant de naître, tu es déjà tordu, tu ne seras pas rejeté et tu es le bienvenu dans le Royaume de Dieu, dans ce Royaume tous les tordus du monde sont aimés, tels qu’ils sont. À tous les « tordus » qui sont ici, dont on s’est souvent moqué, je vous le dis ce Royaume existe : allez vers le cœur de Dieu maintenant. Jésus, montre-leur que tout ce qu’ils ont subi est différent de ton désir, que tu es mort pour que l’on ne se moque plus d’eux. Tu as souffert pour nous et ce Royaume existe, là où nous nous sentirons libres. Sois béni, Seigneur, pour ton Père qui nous l’annonce.
2e exemple
Connaissez-vous un pays où toutes les jeunes filles et tous les jeunes gens ne doivent pas avoir peur du regard des autres. Un pays où tous ceux qui les regardent voient leur cœur plutôt que leur corps et ainsi posent un regard chaste et pur. Là où on ne doit pas craindre de marcher la nuit de peur de se faire violer. La chasteté libère, nous pouvons alors être en vérité le frère de l’autre, le frère de tous. Dans notre monde, on veut toujours suivre ses passions. Dans ma vie, j’ai pu vivre des moments où j’ai senti en moi la chasteté de Dieu : ce sont des moments géniaux. Je pouvais alors poser sur les autres un regard tout à fait pur, le regard de Dieu. Si dans ces moments je vois une publicité où le corps de la femme n’est plus qu’un objet pour faire vendre, je n’ai pas de mauvaises pensées. Au contraire, je pleure pour cette femme et je prie Jésus pour qu’il la libère et qu’elle puisse trouver un autre travail. Quand je vois tant de jeunes qui ont fait tant de mauvaises expériences, je prie Dieu qu’il leur donne cette chance de goûter la chasteté. Qu’ils n’aient plus peur qu’on les touche là où ils ne le souhaitent pas, que leur intégrité physique soit respectée. Je pleure pour tous ceux que des membres de mon Église ont blessés. Je prie pour tous ceux qui ont été blessés dans leur enfance. Et je leur dis : venez goûter la beauté de la chasteté ; à toutes les prostituées, venez : le Seigneur veut vous faire le cadeau de la chasteté. La sexualité est faite pour donner la vie ; la chasteté nous permet d’en découvrir la beauté. Sinon la sexualité mal vécue nous ouvre un chemin de mort (les avortements…).
Je prie pour tous ceux qui sont blessés dans leur vie, dans leur corps, pour que le Seigneur les touche dans leur corps, qu’ils puissent résister aux tentations. Jésus nous voulons annoncer à tous ceux qui sont blessés dans leur cœur, dans leur corps, tous ceux qui ont trop souffert que dans ton Royaume il n’y a que des cœurs chastes, qu’on n’y souffre plus. Que ton Royaume est fait pour tous ces gens meurtris, qui ont fait le mauvais choix, pris le mauvais chemin. Même si tu as pratiqué un avortement, je demande au Seigneur, pour toi, sa miséricorde, un coeur pur. Viens te mettre à genoux devant le Seigneur : il peut te rendre fécond. Notre corps est fait pour donner la vie. Que nos corps restent des corps au service de la vie. C’est pourquoi l’amour entre un homme et une femme est béni par Dieu. C’est ce que vont nous raconter Vincent et Yaëlle, deux « purs produits » des sessions et de la Providence.
Témoignage de Vincent et Yaëlle
(V) Je viens d’une famille (8 enfants) catholique très croyante et pratiquante. Nous avions l’habitude de la prière. À 12 ans, je souhaite faire le point sur ma vocation et, pour cela, je rentre à l’internat aux Béatitudes où je rencontre frère Jean-Philippe. J’y ai vécu de beaux moments. À 18 ans, je ressens que cette vocation me destine au mariage. Après cela, j’ai eu, pendant 4 ans, une relation avec une fille compliquée. Ce qui fut dévastateur pour moi. Tout le monde autour de moi s’en rendait compte sauf moi. Mes parents, mes amis organisent une chaîne de prière. En 2010, j’ai pris la décision de mettre fin à cette relation. J’étais heureux, je ne pensais plus qu’à achever mes études. Je suis alors invité à la session de Banneux par ma sœur ; c’est là que je rencontre Yaëlle.
(Y) Je viens d’une famille catholique, j’ai 4 frères. J’ai quelques problèmes familiaux : le divorce de mes parents, l’éloignement de mes frères par rapport à la foi. À 14 ans, je décide de donner ma vie à Dieu. Mon projet était, avec d’autres de mes amis, de fonder une communauté religieuse et d’évangéliser. Mais tout cela s’est mal terminé. À 21 ans, je me retrouve seule, blessée par l’échec de ce projet : pourquoi Dieu refuse-t-il le cadeau que je veux lui faire. C’est alors que je me mets à la recherche d’amis, je sors beaucoup. J’ai des relations, mais je ne suis pas heureuse. Je vis dans mon kot avec ma cousine. Elle a une belle relation avec le Seigneur, elle vit sa chasteté. Moi j’avais vécu des choses difficiles : je n’avais pas été respectée, j’étais blessée. Chaque fois qu’un garçon me regardait, j’avais l’impression d’être mangée, déshabillée. Je me demandais pourquoi certaines filles étaient respectées et d’autres pas.
Seigneur, si tu veux accueillir mon cadeau, montre-moi un garçon qui me respectera. Je me tourne toujours plus vers le Seigneur. Je participe à Jeunesse 2000. À travers cette expérience, je compris que Dieu m’invitait à me donner pour lui et pour les jeunes. Frère Jean-Philippe m’invite à l’aider pour la session 2009. Dieu me dit : « N’aie pas peur, donne-toi pour les jeunes ! »
(V) Nous voilà à Thy-le-Château pour la pré-session. Nous nous sommes retrouvés à deux dans le même groupe, pour préparer un jeu de pistes sur des vies de saints. Comme Internet était en panne, nous sommes sortis et nous avons commencé à parler. Ce fut un moment « magique ». Notre cœur brûlait, chacun de notre côté, sûr déjà de pouvoir passer notre vie entière avec l’autre. Nous avons profité de la session pour prendre le temps de réfléchir. La journée, c’était les activités : prière, jeu… À la fin de la session je la demande en mariage.
(Y) Je savais dans mon cœur que c’était l’homme de ma vie. Mais pour moi, c’était plus difficile, Vincent était plus rapide. J’ai remis tout cela dans la prière, face à mon désir, à ma vocation. Je ressentais toujours l’appel de Dieu à me donner à fond. Je vis alors une retraite pour discerner : je ressens alors un appel à la sainteté, mais pas dans la vie religieuse. Cet appel était en fait plus exigeant, plus sanctifiant, c’était d’aimer mon futur époux. Nous nous sommes fiancés 3 mois plus tard.
(V) Le temps des fiançailles fut plus long que je ne l’aurais voulu mais ce fut un beau temps, un temps de réflexion, un temps de redécouverte de soi-même, un temps pour définir nos priorités, sans brûler les étapes. Nous avons reçu la grâce de vivre la chasteté et de découvrir le sens de cet appel au mariage, de construire notre vie à deux.
(Y) Nous sommes mariés depuis 4 mois (le 14 avril 2012). Nous voulons mettre Dieu au centre de notre couple, de notre famille. Pour cela trois démarches.
°    Prendre Dieu comme notre Père, nous abandonner à la Providence. Pour célébrer le mariage et faire la fête, nous avions peu de moyens, mais tout s’est arrangé pour que tout soit beau ; je suis encore aux études, Vincent fait des petits boulots, mais nous ne manquons de rien.
°    Avoir une vie de prière en couple, en famille. Comme prier les Vêpres tous les soirs nous est apparu difficile, nous avons pris un engagement « plus simple » à respecter : dire chaque soir ensemble un Notre Père et un Je vous salue Marie. Si c’est possible, nous prolongeons avec les vêpres.
°    Avoir une dimension d’ouverture, d’accueil. Notre maison est ouverte aux amis, nous avons le désir d’avoir beaucoup d’enfants… le premier est pour dans 6 mois !
« Si vous êtes ce que vous devez être, vous mettrez le feu au monde entier… »
3e exemple
Hier, j’étais chez les enfants : nous chantions « Le Seigneur est plus que tout, plus profond… » Nous levions les mains et je touchais le plafond. Les enfants voulaient faire de même et n’y arrivaient pas, alors que comme moi ils savaient toucher le sol ! Dans notre monde on veut toujours être le plus… intelligent, fort, riche… Dans le Royaume, il n’est pas besoin d’être grand, c’est le Royaume des petits, de ceux qui sont petits en tout, de ceux qui ne savent que toucher le sol. À tous ceux qui se sentent mal, qui pensent qu’ils ont tout raté : leur vie, leur métier, leur famille, leur mariage… qui se sentent bêtes, moches… je leur dis : on vous aime tels que vous êtes, il n’est pas besoin d’être grand ! Arrêtez de vouloir grandir, être le plus grand en écrasant les autres. Combien n’y a-t-il pas de personnes écrasées ! Dans le Royaume il n’y pas d’écrasés, personne qui veut devenir le plus grand, on est toujours content d’être petit. Seigneur, je te prie pour les riches, les politiciens, les savants… qui ont fait leur richesse sur le dos des autres. Qu’ils deviennent petits. Je te prie pour tous les blessés, les humiliés : qu’ils n’aient plus peur d’être petits et humbles. Ils sont petits avec toi Jésus et tu les restaures, ils n’ont plus besoin de se comparer aux autres.
Je te bénis pour ton Royaume où il n’y a pas de jalousie, ce feu qui ronge les cœurs. Si un autre réussit quelque chose de bien, je ne dois pas être jaloux, mais heureux pour lui. Les talents des autres doivent nous donner de la joie, et la certitude que nous en avons d’autres.
4e exemple
Je pense à tous ceux qui sont malades. Dans l’évangile, pourquoi cet homme est-il aveugle : « pour que la gloire de Dieu se manifeste en lui ». Les chrétiens sont les seuls à donner un sens à la souffrance. L’amour est plus grand que la souffrance. Ce qui nous ouvre deux perspectives. Une première  nous a été donnée hier par la famille de Chiara Luce : une souffrance offerte. Mais il y a aussi des guérisons, signes de la gloire de Dieu. Dieu ne veut pas que nous soyons écrasés par la souffrance. N’en ayons plus peur : dans le Royaume nous sommes « invulnérables ». Nous sommes tellement dans les mains du Seigneur que tout sera bien, même si le pire nous arrivait.
Seigneur Jésus, dans ton Royaume, il n’y a plus de peur devant la souffrance. Pour tous les malades qui se trouvent ici, que leur maladie soit pour ta gloire : que tu les guérisses, ou que tu les transfigures ! Vous tous les malades, venez dans le Royaume, mettez votre confiance dans le Seigneur. Dieu vous soulage, son fardeau est léger. Venez, Dieu est providence. Avec Jésus, vous n’aurez plus peur. Que tous ceux qui ont peur, la déposent dans ton cœur.
5e exemple
Nous vivons une époque bizarre : les gens ont peur de la mort qui met une fin à leur temps de vie et ils recherchent des « passe-temps » où ils gaspillent leur temps ! Dans le Royaume, il n’y a pas de passe-temps, pas d’Internet, de TV, de Gameboys… Chaque seconde est précieuse. Tant que nous n’aimons pas (1 Co 13), nous n’aurons pas mis en œuvre l’Évangile (Mt 25). Par exemple, nous disons que l’école libre n’est plus ce qu’elle était… Que faisons-nous pour qu’elle le redevienne, ne serait-ce que prier.
Écoutez le témoignage de ma sœur, Marie-Lou.
Témoignage de Marie-Lou
Je suis institutrice et je veux transmettre la foi et les valeurs chrétiennes. Dans notre petite école (Dominique Savio), nous sommes plusieurs à y travailler : il y a 80 élèves et quelques internes. C’est une école de vie et de vie chrétienne. Tous les matins les élèves passent une demi-heure à la chapelle : prière, chants, lecture de l’Évangile, de vie de saints, prière du chapelet… Tous les vendredis, adoration. Dans cette école nous avons constitué un groupe : les « chercheurs de Dieu ». Ils sont 30. Pendant des récréations, ils approfondissent leur foi. Pendant l’année et les vacances, des grands jeux, des veillées de prière… un camp aux Béatitudes !
Ceux qui sont montés au Secondaire, nous rejoignent le vendredi soir.
Nous y accueillons les plus pauvres : élèves du quart-monde, en échec scolaire, handicapé ou malade… Les autres viennent de familles chrétiennes selon le désir de leurs parents. Chaque enfant est invité à donner le meilleur de lui-même, nous faisons preuve de rigueur dans le travail : au CEB, tous ont réussi, avec en moyenne 85%. À la rentrée, il leur faut un mois pour que cessent les moqueries : ne pas se moquer, cela s’apprend. Ainsi une élève de 10  ans, aveugle venait d’une école où on la frappait dans son dos, tapait dans sa canne…
Ils apprennent à chanter, danser, jongler… nous montons des  spectacles de qualité : Dieu est beau et grand. Notre école est gratuite ; nous n’avons pas de subsides, pas de salaires : nous vivons de la Providence. Nous sommes dans un ancien couvent ; nous avons reçu un don de 20 000 € qui nous a permis de réparer le chauffage.
Nous recherchons une institutrice maternelle, un instituteur primaire, des professeurs pour ouvrir un premier degré secondaire, un éducateur… L’appel vous est lancé si vous voulez vous mettre au service de la prière, aimer les enfants, vous donner…
Danny-Pierre
Cela ne sert à rien de dire : le monde va mal ! Il faut s’engager au service du Royaume.
6e exemple
Être vieux n’est pas une malédiction. Arrêtez de jouer aux jeunes. Dieu aime les vieux, il a besoin d’eux pour prier, pour offrir les derniers jours de leur vie, pour contempler le Seigneur. Je recherche des « vieux » pour vivre dans une maison que nous avons reçue, pour y vivre de la prière, de l’adoration, de l’accueil. Nous avons besoin de la prière des vieux pour les prêtres, pour les pauvres, les jeunes, ceux qui souffrent… Qu’il est bon de vivre dans le Royaume de Dieu. Que nous puissions annoncer la Parole de Dieu par toute notre vie !
Avant d’aller dans la ville cet après-midi pour l’évangélisation de rue, nous vivons un temps de bénédiction pour tous ses habitants ; les « portes royales » de la Basilique se sont ouvertes sur la ville et le Saint Sacrement a béni la ville. Avec les jeunes montés dans le dôme, la bénédiction a été donnée, avec le Saint Sacrement, dans les quatre directions.

Photos du vendredi 27/07/2012   Clic :


 

Vendredi 27 juillet


Veillée eucharistique – Daniel-Ange.


Le père Daniel-Ange accueille les participants en se réjouissant que ce soit la première fois qu’il lui est donné de célébrer dans cette basilique, dans la ville où il est né.« Nous allons célébrer une belle fête eucharistique pour le Seigneur, dans la beauté et la ferveur. Ce sera une action de grâces pour tout ce qui a été vécu cet après-midi. Lorsque Jésus accueille ses disciples qu’il venait d’envoyer en mission, il rend grâce à son Père, sous la puissance de l’Esprit Saint. Comme lui, Seigneur, je te rends grâce pour les « petits » qui ont porté ta parole, pour les « petits qui l’ont reçue. »Nous célébrons aujourd’hui la messe du Sacré-Cœur de Jésus (saint Jean Eudes).
Lectures : Ep 3, 8-19 ; cantique Is 12 ; Jn 19, 31-37.
Homélie
Venez au pied de la Croix, avec Jean, Marie et Marie-Madeleine. Jésus est tellement heureux car il voit toute la beauté de Marie qui se communique à Marie-Madeleine… à chacun de nous : c’est la beauté même de Dieu. Mais comment se fait le passage de « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ? » à « Père, en tes mains… » ?Sur la croix Jésus crie : « Pourquoi tant de souffrances ? » Celles d’hier, celles d’aujourd’hui. Nous devons nous unir à son cri, partager la révolte de Dieu devant le mal. C’est pourquoi Dieu est venu partager toutes nos souffrances pour nous mener à sa résurrection. Jésus crie à notre place. Il ne dit plus « Père », il n’en a plus la force, mais « Mon Dieu ». Il a tant de peine  qu’il ne sait plus dire « Papa », comme à Gethsémani. Sur la croix Jésus prend sur lui, en lui, tous nos « pourquoi » et les lance vers Dieu. Si je peux encore crier « pourquoi » à Dieu, alors c’est qu’il n’y a pas encore de désespoir. Chiara Luce aussi se demandait : « Pourquoi Jésus ? » Et sa réponse fut « Pour Toi, Jésus ! »
« Qui enverrais-je, avait dit le Père, pour sauver le monde, pour glorifier le monde ? » Le Fils a répondu : « Me voici ! » Il a demandé à l’Esprit Saint de lui trouver une maman. Et au moment de ce « passage », Jésus voit sa mère. Et la présence de sa mère lui dit que le Père ne l’abandonne pas : puisque sa mère est là, le Père est là aussi. Marie est le sacrement de l’invisible présence du Père. C’est après avoir dit « Mère », qu’il a pu dire « Père ». Demandons à Marie que, devant toutes les souffrances, nous puissions être comme Marie, une présence silencieuse, pour dire : « Dieu est là avec toi ! » C’est ce qu’a dit une maman à son petit garçon de 12 ans en train de mourir suite à un accident : « Jésus est là comme moi je suis là ! »
À la croix, Marie a sa tête à la hauteur du cœur de Jésus. Elle lui caresse la poitrine. Jésus retrouve le contact de la main maternelle qu’il a ressenti alors qu’il venait de naître et quand il était enfant. Marie l’accompagne lors de sa « naissance au ciel » comme elle l’a accompagné lors de sa « naissance à la terre ». Marie le recueille dans ses bras : le Père s’efface pour que la maman de Jésus, qui a tout donné, puisse recevoir son fils. Et puis elle l’offre au Père pour qu’il nous le donne. Elle enfante ainsi l’Église. Chacun de nous est confié au cœur de Marie qui en chacun de nous voit son Fils, elle voit Jésus qu’elle doit enfanter. Nous grandissons toute notre vie dans le sein de Marie. C’est la vie même de Dieu qui nous est donnée. Nous grandissons en vie divine dans le lieu même où Dieu a grandi en vie humaine, où Dieu a pris chair. Le « liquide amniotique » du sein de Marie, c’est l’Esprit Saint qui nous aide à nous développer. On ne peut pas tuer la vie de Dieu en nous : nous pouvons juste l’empêcher de nous sanctifier. À la croix, le cœur transpercé de Jésus est l’épiphanie du cœur transpercé du Père. De ce Père qui ne retrouve plus ses enfants qui ont peur de l’Amour et de la Beauté. C’est ce cri que lance le Père à tous les habitants de Bruxelles : « Où es-tu ? Pourquoi as-tu peur ? » Le  cœur du Père nous est donné dans le cœur du Fils dans l’Eucharistie. Recevoir le corps du Christ, c’est recevoir son cœur, c’est vivre un cœur à cœur avec le Père en Jésus par l’Esprit. Le Cœur du Père est la source de tous les gestes d’amour qui constellent la nuit du monde.   
C’est ce cœur transpercé, glorieux que veut voir Thomas. Il ne demande à revoir Jésus revenu à la vie, comme Lazare, ni comme Pierre l’a vu à la Transfiguration. Non il veut le voir avec ses blessures sources et signes de son immense amour. Jésus est heureux de l’exigence de Thomas. Dans les blessures du Christ, toutes les blessures de la vie peuvent devenir des sources de consolation. Toutes nos larmes passent par les yeux de Marie et de Jésus. Après sa mort, Jésus voulait nous dire encore quelque chose, mais c’était fini ! Alors l’Esprit Saint a trouvé une dernière parole qui est un geste : le centurion qui le perce au côté dont il coule du sang et de l’eau. Ce cœur transpercé devient torrent d’eau vive pour l’humanité. Dans l’Église, ceux qui ont le cœur transpercé ce sont les martyrs. Ils donnent amour pour amour, ils vivent leur passage comme une eucharistie vivante. Depuis plus d’un siècle, chaque jour des chrétiens meurent en martyrs. Sommes-nous prêts à mourir en martyr comme cette jeune rwandaise qui refuse d’abandonner les jeunes filles dont elle a la garde, ne veut pas abandonner ses « sœurs en Jésus » ? Ces martyrs sont notre ensemencement, nous sommes leur moisson. Le sang qui coule des mains de Jésus, c’est le sang des martyrs. Benoît XVI lors de la Fête-Dieu dit : « Nous devons nous agenouiller devant l’Eucharistie, et faire profession de liberté. Celui qui s’incline devant Jésus ne plus le faire devant aucun autre pouvoir terrestre. (…) Nous, chrétiens, quand nous nous agenouillons devant le Saint Sacrement, nous devons entrer dans la prière de Jésus à Gethsémani, et nous tenir droits devant le monde. Nous devons devenir toujours plus des adorateurs, des défenseurs de la vie, de l’Amour ! Etty Hillesum, avant de mourir au camp de concentration, a dit : « Le seul acte de dignité humaine est de s’agenouiller devant Dieu. »
 

Vendredi 27 juillet

Vendredi 27 juillet 2012   Enseignement de Danny-Pierre

Quand j’étais petit, je jouais aux pirates, à la chasse au trésor. Les pirates traversent les mers, prennent des risques pour trouver ces trésors. N’est-ce pas stupide de risquer sa vie pour de l’argent ? La vie vaut beaucoup plus que l’argent. Il existe un trésor beaucoup plus grand, plus beau que tous les trésors de pirates, un trésor qui vaut la peine de risquer sa vie pour lui. Eh bien ! Nous avons traversé les océans pour vous le ramener, et ce sont les jeunes qui ont eu cette mission. Ils sont là aujourd’hui pour vous.
Les jeunes arrivent en cortège, avec des grandes bannières, portant un grand coffre. Tous les jeunes prennent place sur les marches de l’autel et se mettent à chanter, à danser. Ils invitent la foule à faire de même : « L’amour de Dieu dure à jamais… »
Dans les films de pirates, quand ils ont trouvé le trésor ils prennent une « douche de pièces d’or ». Je vous invite à prendre une douche de ce trésor qu’est la Parole de Dieu…
Danny-Pierre ouvre le couvre et en sort des Nouveaux Testaments, qu’il pose sur lui comme l’eau d’une douche.
Savez-vous que la Parole de Dieu est un trésor qui vaille que l’on meurt pour lui ? Nous ne sommes pas assez conscients de la joie qu’il y a de vivre avec Jésus dans le Royaume de Dieu. Nous pensons parfois de manière négative, c’est que nous n’avons pas compris la richesse de la Parole de Dieu. Je vais vous donner quelques exemples de la radicale nouveauté du Royaume de Dieu,
1er exemple
Imaginons une école (ou un lieu de travail, une paroisse…) où l’on ne se moquerait plus des autres. Beaucoup de jeunes voudraient une école comme cela. Hier matin, chez les tout-petits, une marionnette demande : « Voulez-vous accueillir mon copain » C’était une grosse marionnette. Tous les enfants : « Non il est trop gros ! » Dans le groupe un enfant est gros : il s’est mis à pleurer. Viens dans mon école, on ne se moquera pas de toi. Venez tous ceux qui se sentent différents : les tordus, les crochus, les perdus… tous ceux qui ont mené une vie étrange… Venez, on ne se moquera pas de vous. C’est ça le Royaume de Dieu. Venez les tordus, soyez bénis. Dans le Royaume de Dieu, vous avez le droit d’être aussi tordus que vous voulez. Même si avant de naître, tu es déjà tordu, tu ne seras pas rejeté et tu es le bienvenu dans le Royaume de Dieu, dans ce Royaume tous les tordus du monde sont aimés, tels qu’ils sont. À tous les « tordus » qui sont ici, dont on s’est souvent moqué, je vous le dis ce Royaume existe : allez vers le cœur de Dieu maintenant. Jésus, montre-leur que tout ce qu’ils ont subi est différent de ton désir, que tu es mort pour que l’on ne se moque plus d’eux. Tu as souffert pour nous et ce Royaume existe, là où nous nous sentirons libres. Sois béni, Seigneur, pour ton Père qui nous l’annonce.
2e exemple
Connaissez-vous un pays où toutes les jeunes filles et tous les jeunes gens ne doivent pas avoir peur du regard des autres. Un pays où tous ceux qui les regardent voient leur cœur plutôt que leur corps et ainsi posent un regard chaste et pur. Là où on ne doit pas craindre de marcher la nuit de peur de se faire violer. La chasteté libère, nous pouvons alors être en vérité le frère de l’autre, le frère de tous. Dans notre monde, on veut toujours suivre ses passions. Dans ma vie, j’ai pu vivre des moments où j’ai senti en moi la chasteté de Dieu : ce sont des moments géniaux. Je pouvais alors poser sur les autres un regard tout à fait pur, le regard de Dieu. Si dans ces moments je vois une publicité où le corps de la femme n’est plus qu’un objet pour faire vendre, je n’ai pas de mauvaises pensées. Au contraire, je pleure pour cette femme et je prie Jésus pour qu’il la libère et qu’elle puisse trouver un autre travail. Quand je vois tant de jeunes qui ont fait tant de mauvaises expériences, je prie Dieu qu’il leur donne cette chance de goûter la chasteté. Qu’ils n’aient plus peur qu’on les touche là où ils ne le souhaitent pas, que leur intégrité physique soit respectée. Je pleure pour tous ceux que des membres de mon Église ont blessés. Je prie pour tous ceux qui ont été blessés dans leur enfance. Et je leur dis : venez goûter la beauté de la chasteté ; à toutes les prostituées, venez : le Seigneur veut vous faire le cadeau de la chasteté. La sexualité est faite pour donner la vie ; la chasteté nous permet d’en découvrir la beauté. Sinon la sexualité mal vécue nous ouvre un chemin de mort (les avortements…). Je prie pour tous ceux qui sont blessés dans leur vie, dans leur corps, pour que le Seigneur les touche dans leur corps, qu’ils puissent résister aux tentations. Jésus nous voulons annoncer à tous ceux qui sont blessés dans leur cœur, dans leur corps, tous ceux qui ont trop souffert que dans ton Royaume il n’y a que des cœurs chastes, qu’on n’y souffre plus. Que ton Royaume est fait pour tous ces gens meurtris, qui ont fait le mauvais choix, pris le mauvais chemin. Même si tu as pratiqué un avortement, je demande au Seigneur, pour toi, sa miséricorde, un coeur pur. Viens te mettre à genoux devant le Seigneur : il peut te rendre fécond. Notre corps est fait pour donner la vie. Que nos corps restent des corps au service de la vie. C’est pourquoi l’amour entre un homme et une femme est béni par Dieu. Si dessus que vont nous raconter Vincent et Yaëlle, deux « purs produits » des sessions et de la Providence.
3e exemple
Hier, j’étais chez les enfants : nous chantions « Le Seigneur est plus que tout, plus profond… » Nous levions les mains et je touchais le plafond. Les enfants voulaient faire de même et n’y arrivaient pas, alors que comme moi ils savaient toucher le sol ! Dans notre monde on veut toujours être le plus… intelligent, fort, riche… Dans le Royaume, il n’est pas besoin d’être grand, c’est le Royaume des petits, de ceux qui sont petits en tout, de ceux qui ne savent que toucher le sol. À tous ceux qui se sentent mal, qui pensent qu’ils ont tout raté : leur vie, leur métier, leur famille, leur mariage… qui se sentent bêtes, moches… je leur dis : on vous aime tels que vous êtes, il n’est pas besoin d’être grand ! Arrêtez de vouloir grandir, être le plus grand en écrasant les autres. Combien n’y a-t-il pas de personnes écrasées ! Dans le Royaume il n’y pas d’écrasés, personne qui veut devenir le plus grand, on est toujours content d’être petit. Seigneur, je te prie pour les riches, les politiciens, les savants… qui ont fait leur richesse sur le dos des autres. Qu’ils deviennent petits. Je te prie pour tous les blessés, les humiliés : qu’ils n’aient plus peur d’être petits et humbles. Ils sont petits avec toi Jésus et tu les restaures, ils n’ont plus besoin de se comparer aux autres. Je te bénis pour ton Royaume où il n’y a pas de jalousie, ce feu qui ronge les cœurs. Si un autre réussit quelque chose de bien, je ne dois pas être jaloux, mais heureux pour lui. Les talents des autres doivent nous donner de la joie, et la certitude que nous en avons d’autres.
4e exemple
Je pense à tous ceux qui sont malades. Dans l’évangile, pourquoi cet homme est-il aveugle : « pour que la gloire de Dieu se manifeste en lui ». Les chrétiens sont les seuls à donner un sens à la souffrance. L’amour est plus grand que la souffrance. Ce qui nous ouvre deux perspectives. Une première  nous a été donnée hier par la famille de Chiara Luce : une souffrance offerte. Mais il y a aussi des guérisons, signes de la gloire de Dieu. Dieu ne veut pas que nous soyons écrasés par la souffrance. N’en ayons plus peur : dans le Royaume nous sommes « invulnérables ». Nous sommes tellement dans les mains du Seigneur que tout sera bien, même si le pire nous arrivait. Seigneur Jésus, dans ton Royaume, il n’y a plus de peur devant la souffrance. Pour tous les malades qui se trouvent ici, que leur maladie soit pour ta gloire : que tu les guérisses, ou que tu les transfigures ! Vous tous les malades, venez dans le Royaume, mettez votre confiance dans le Seigneur. Dieu vous soulage, son fardeau est léger. Venez, Dieu est providence. Avec Jésus, vous n’aurez plus peur. Que tous ceux qui ont peur, la déposent dans ton cœur.
5e exemple
Nous vivons une époque bizarre : les gens ont peur de la mort qui met une fin à leur temps de vie et ils recherchent des « passe-temps » où ils gaspillent leur temps ! Dans le Royaume, il n’y a pas de passe-temps, pas d’Internet, de TV, de Gameboys… Chaque seconde est précieuse. Tant que nous n’aimons pas (1 Co 13), nous n’aurons pas mis en œuvre l’Évangile (Mt 25). Par exemple, nous disons que l’école libre n’est plus ce qu’elle était… Que faisons-nous pour qu’elle le redevienne, ne serait-ce que prier.
Écoutez le témoignage de ma sœur, Marie-Lou.
Témoignage de Marie-Lou
Je suis institutrice et je veux transmettre la foi et les valeurs chrétiennes. Dans notre petite école (Dominique Savio), nous sommes plusieurs à y travailler : il y a 80 élèves et quelques internes. C’est une école de vie et de vie chrétienne. Tous les matins les élèves passent une demi-heure à la chapelle : prière, chants, lecture de l’Évangile, de vie de saints, prière du chapelet… Tous les vendredis, adoration. Dans cette école nous avons constitué un groupe : les « chercheurs de Dieu ». Ils sont 30. Pendant des récréations, ils approfondissent leur foi. Pendant l’année et les vacances, des grands jeux, des veillées de prière… un camp aux Béatitudes ! Ceux qui sont montés au Secondaire, nous rejoignent le vendredi soir. Nous y accueillons les plus pauvres : élèves du quart-monde, en échec scolaire, handicapé ou malade… Les autres viennent de familles chrétiennes selon le désir de leurs parents. Chaque enfant est invité à donner le meilleur de lui-même, nous faisons preuve de rigueur dans le travail : au CEB, tous ont réussi, avec en moyenne 85%. À la rentrée, il leur faut un mois pour que cessent les moqueries : ne pas se moquer, cela s’apprend. Ainsi une élève de 10  ans, aveugle venait d’une école où on la frappait dans son dos, tapait dans sa canne…    Ils apprennent à chanter, danser, jongler… nous montons des  spectacles de qualité : Dieu est beau et grand.
Notre école est gratuite ; nous n’avons pas de subsides, pas de salaires : nous vivons de la Providence. Nous sommes dans un ancien couvent ; nous avons reçu un don de 20 000 € qui nous a permis de réparer le chauffage.
Nous recherchons une institutrice maternelle, un instituteur primaire, des professeurs pour ouvrir un premier degré secondaire, un éducateur… L’appel vous est lancé si vous voulez vous mettre au service de la prière, aimer les enfants, vous donner…
Danny-Pierre
Cela ne sert à rien de dire : le monde va mal ! Il faut s’engager au service du Royaume.
6e exemple
Être vieux n’est pas une malédiction. Arrêtez de jouer aux jeunes. Dieu aime les vieux, il a besoin d’eux pour prier, pour offrir les derniers jours de leur vie, pour contempler le Seigneur. Je recherche des « vieux » pour vivre dans une maison que nous avons reçue, pour y vivre de la prière, de l’adoration, de l’accueil. Nous avons besoin de la prière des vieux pour les prêtres, pour les pauvres, les jeunes, ceux qui souffrent…    Qu’il est bon de vivre dans le Royaume de Dieu. Que nous puissions annoncer la Parole de Dieu par toute notre vie !
Avant d’aller dans la ville cet après-midi pour l’évangélisation de rue, nous vivons un temps de bénédiction pour tous ses habitants ; les « portes royales » de la Basilique se sont ouvertes sur la ville et le Saint Sacrement a béni la ville. Avec les jeunes montés dans le dôme, la bénédiction a été donnée, avec le Saint Sacrement, dans les quatre directions.

                                                                                                                          Samedi 28 juillet   Témoignage d’Alberto Malouf

Quelles que soient nos difficultés, nos maladies, nos angoisses, nos souffrances… il n’existe pas de montagnes que Dieu ne puisse détruire ou déplacer et vous donner par le fait même, la joie, la paix, l’amour du Royaume. Jésus n’est pas un menteur, toutes ses promesses il les réalise. Croyez vous en sa parole aujourd’hui, quand il nous dit : « Cherchez et vous trouverez, frappez et on vous ouvrira… » Ouvre ton cœur à la puissance de Jésus. Je m’appelle Alberto et j’ai 24 ans, je fais des études de médecine. Je suis né au Liban mais depuis l’âge de 4 ans je vis en Normandie. Ma famille est catholique et j’ai suivi tout le « cursus » catholique, mais Dieu restait pour moi lointain, vivant mais très loin de moi : il avait sûrement autre chose à faire que de s’occuper de moi. Je n’avais pas compris que même s’il n’y avait que moi au monde, Jésus donnerait sa vie pour moi, il donnerait sa vie sans retour, car il est fou d’amour pour moi, pour nous. C’est pourquoi il a ouvert les bras sur la croix, pour nous sauver tous. Mais dans nos cœurs les paroles d’amour de Jésus ne rencontre que l’orgueil. C’est cet orgueil que Jésus a cloué à la croix. C’est cela la puissance de Jésus : de son cœur brisé cule la grâce pour guérir, justifier, sanctifier… Devant l’amour de Jésus, nous ne sommes plus condamnés, mais aimés car Jésus a donné sa vie pour nous. La preuve que nous avons du prix pour Dieu c’est que « nos cheveux sont comptés », alors qu’ils sont si peu utiles ! Lorsque j’ai ait mes études au lycée, je m’étais encore éloigné de Dieu. j’avais la gloire des études, la gloire des amis, la gloire du sport… j’avais une famille gentille, j’avais tout… sauf lui ! Et ma vie était morne. Avec mes études de médecine, je me suis toujours plus éloigné de Dieu. J’avais tout, enfin tout ce que le monde nous dit d’avoir. Mais la vanité ne comble pas le cœur de l’homme, seul Dieu peut le combler. Quelle est notre valeur ? Quel statut social revendiquons-nous ? Être le plus grand ? Notre statut social c’est d’être « enfant de Dieu », son enfant bien-aimé, héritier du Royaume. Nous devons puiser en Dieu pour ne pas nous épuiser. Nous pouvons dire à Dieu : « Je suis ta fille, ton fils. » Et que le monde voit et croit que tu es sauvé. En 3e année de médecine, ma santé se mit à décliner et après de nombreux examens médicaux, j’appris que j’avais un problème à la thyroïde. Je perdais mes forces. Je me posais des questions : pourquoi suis-je dans un tel état à 20 ans ? Est-ce que Dieu existe ? Je commençai à entrer en dépression : c’est un fléau que le désespoir. Mes parents priaient beaucoup Marie. Un an plus tard, mes parents me disent : « Alberto tu ne peux pas mourir. Nous partons tous les trois à Medjugorje. » Moi je ne voulais pas y aller, mais devant leur insistance, j’acceptai. Dans le bus, en Bosnie, on priait le chapelet : « Quelle misère » me disais-je. Parents, grands-parents ne désespérez pas, priez sans cesse, Dieu répondra à vos prières. Saint Augustin dit, en parlant de sa maman, sainte Monique : « Le fils de tant de larmes ne peut se perdre. » Dieu est sauveur et non juge, il éprouve de la compassion. Il a tout donné pour que nous ayons la vie en plénitude. Donc dans le bus, j’avais envie de me plonger dans mes livres de cours que j’avais emmenés. Mais je fis cette « prière » : « Ok, Dieu, si tu existes et que la Vierge apparaît bien ici, si c’est bien toi le sauveur, le Chemin, la Vérité, la Vie, alors donne moi la vie. » Sur le coup, il ne s’est rien passé. Arrivé à Medjugorje, je ressentis une paix incroyable. Comme si j’étais tombé dans les bras d’une paix, mais cette paix, c’était Marie. Je me sentais sortir d’années d’aveuglement. Je sentais que ma vie allait changer, je me sentais dans un monde merveilleux. Notre monde recherche la féérie, vit dans l’irréel, mais la Parole de Dieu est plus merveilleuse qu’un conte de fée. C’est la vérité sur votre vie. Allez y puiser !


                                                                                     Samedi  juillet 2012  Enseignement de Daniel Ange

Voulez-vous vous plonger encore plus dans le cœur de Jésus ? Voulez-vous contempler les rayons de sa gloire ? Voulez-vous vous émerveiller de la beauté de Dieu ?
L’assemblée répond : OUI !
Aujourd’hui, nous allons contempler la beauté de l’Église, Corps du Christ. Pour cela, je vais la décrire comme les 12 étoiles qui entourent la Vierge de l’Apocalypse.
1re étoile : l’Église est éternelle
L’Église est éternelle car elle appartient à la sainte Trinité qui en est la cellule fondatrice. À la fin des temps, elle aura atteint son accomplissement, elle s’épanouira dans la Jérusalem céleste. L’Église traverse l’histoire : il y a eu et il ya aura encore des crises, des régimes de toutes sortes, l’Église demeure car elle est divine ; les trônes, les pouvoirs peuvent s’écrouler, l’Église reste.
2e étoile : l’Église traverse l’ « espace »
L’Église vit de l’Amour, de la charité, et aussi de l’espérance, de la certitude du ciel. Nous sommes sur la terre, avant notre arrivée au ciel, nous passerons un temps plus ou moins long au purgatoire. Le purgatoire, c’est l’aurore de notre vie éternelle, le ciel en est le plein midi. C’est un peu comme les temps de Carême et de l’Avent qui nous préparent aux fêtes lumineuses que sont Pâques et Noël. Dans le ciel, nous serons dans la Pâques et la Pentecôte éternelles. Toutes ces Églises (celles de la terre, du purgatoire et du ciel) sont en interconnexion constante, et en particulier à chaque eucharistie.
3e étoile : c’est l’Église de la 1re alliance
L’Église réalise l’espérance d’Abraham, d’Isaac, de Moïse et de tous les prophètes. Dans l’Écriture, en particulier dans le premier Testament, Dieu se choisit un peuple et fait alliance avec lui. Cette alliance s’accomplit en Jésus qui est la nouvelle alliance que l’Église depuis 2 000 ans nous transmet.
4e étoile : l’Église nous révèle Jésus
L’Église est concentrée en Marie qui accueille Dieu en son humanité. Autour de Marie, nous trouvons Joseph, Siméon et tant d’autres qui avec elle, constituent l’Église originelle. Ensuite Jésus appelle les premiers apôtres : tout au long de sa vie terrestre, Jésus fera tout avec ses apôtres. Puis, après sa résurrection, il les envoie poursuivre son œuvre. Jésus leur dit toutefois d’attendre l’Esprit Saint qui leur sera donné à la Pentecôte. Et ce seront les différentes vagues d’élan missionnaire. L’Évangile de Jésus a ainsi était annoncé dans tous les pays du monde. Quelle joie, aujourd’hui, de recevoir ici les fils et filles spirituels des missionnaires. En particulier, nos frères africains qui nous rappellent à l’Évangile dans notre Europe qui vit de l’apostasie de l’homme moderne qui se croit comblé sans Dieu (Jean-Paul II). Nous sommes toujours dans cet élan missionnaire, dans cette impulsion pentecostale. Ne la laissons pas retomber.
4e étoile : l’Église est notre famille
Où que nous allions, nous ne sommes pas seuls, nous avons toujours des frères et des sœurs « de  la chair et du sang de Jésus ».
5e étoile : l’Église nous manifeste la présence du Christ
L’Église est le Corps du Christ. Elle nous manifeste son corps et par là sa présence au monde. Le Corps du Christ est également intimement présent à notre chair, et le pardon de Dieu plonge alors dans notre cœur.
6e étoile : l’Église nous donne le cœur de Jésus
Sur le chemin de Damas, Jésus s’identifie à son Église : « Je suis celui que tu persécutes… » Aujourd’hui encore, il y a encore beaucoup de martyrs. À chaque fois c’est Jésus lui-même qui est visé : nous assistons au combat des forces des ténèbres contre le Christ, contre le Royaume. À l’origine de cette opposition, nous trouvons le Malin, celui qui empêche de faire ce que nous voulons : nous aimer en frères et sœurs dans le Christ. Oui Jésus continue à s’identifier à tous ceux qui souffrent : « Ce que vous aurez fait au plus petit… » (Mt 25, 40).
7e étoile : l’Église est l’épouse du Christ
L’Église est à la fois le Corps du Christ et son épouse. Elle réalise ainsi en elle-même l’union nuptiale (Ep 5). Dans sa réalité physique, c’est de chacun de nous que l’Église est constituée. Mais dans sa réalité spirituelle, avec le Christ, dans l’Église, nous ne formons plus qu’une seule chair.
8e étoile : l’Église manifeste le corps blessé du Christ
Le corps du Christ est marqué par nos péchés, blessé de nos souffrances. C’est ainsi que l’Église accueille notre humanité fragile, pécheresse, meurtrie… Elle est en quelque sorte « l’hôpital » où nos vies sont guéries : de pécheurs, d’assassins elle fait des saints !
9e étoile : l’Église nous révèle un visage d’humilité
Cette fragilité, cette faiblesse touche des gens d’Église : soyons, nous aussi, blessés des comportements contraires à l’Évangile, de ces personnes. Et accueillons le beau travail d’humilité entrepris par l’Église, travail de purification, alors que d’autres institutions, vivant les mêmes problèmes, n’en font rien. L’Église nous ouvre ainsi un chemin de vie : nous nous recevons de la miséricorde de Dieu, ainsi que du pardon imploré aux autres. C’est ainsi que dans l’Église byzantine, le prêtre, avant de célébrer, demande à l’assemblée : « Pardonnez au pécheur que je suis. »
10e étoile : l’Église est belle de la beauté de Dieu
Les saints sont les chefs d’œuvre de l’Esprit Saint. Ils illuminent l’Église de toute leur lumière. Ils sont pour nous les signes de l’action du sang de Jésus.
De même, tous nos gestes d’amitié sont autant de milliers d’étoiles dans la nuit de notre monde. L’Église est présente partout où l’homme souffre, où l’homme est en manque, où l’homme a besoin de grandir : hôpitaux, écoles, maisons d’accueil… Quand des régions de notre monde connaissent le chaos, les seules associations qui demeurent sont celles de l’Église. Ces lieux sont ouverts à tous quelles que soient leur religion, leur race…  De la même manière, c’est l’Église qui, dans certains pays, est amenée à prendre la défense de la femme pour qu’elle ait accès aux études universitaires. Ailleurs, elle œuvrera pour le respect de la vie dans le mariage, pour la liberté des conjoints. Combien de martyrs pour avoir refusé un mariage forcé ! Jésus met les hommes en face de leur péché comme il l’a fait pour ceux qui voulaient lapider la femme adultère (Jn 8). L’Église imprime le dynamisme de sa beauté à de nombreux domaines : la culture, combien de chefs d’œuvre de  trouvent-ils pas leur source dans la prière, dans l’Évangile… ; à la science, comme le dit Benoît XVI, la matrice culturelle de l’Église au Moyen Âge a permis le développement du savoir ; au monde politique, en luttant contre la corruption et l’injustice ; l’Europe a été fondée par des chrétiens. Nous ne pouvons être un exemple de cohabitation joyeuse qu’en retrouvant nos racines chrétiennes.
11e étoile : l’Église nous ouvre le ciel
L’Église nous donne une espérance, elle nous ouvre sur un futur. La mort n’est plus la mort car Jésus l’a traversée. Notre monde est noyé de virtuel, de superficiel, d’artificiel : c’est ainsi qu’il trompe notre faim, notre soif. L’Église nous aide à nous recentrer sur l’essentiel : Dieu, le ciel, le Royaume. Dans sa chair, Jésus a tué le péché. Ce péché qui est l’origine de 90 % des souffrances dans le monde. Le pardon en relevant du péché, supprime la souffrance.
12e étoile : l’Église défend la vie
L’Église reçoit la vie de la sainte Trinité. Le Père nous envoie son souffle de Vie, l’Esprit Saint, à travers le cœur de Jésus. Nous sommes tous conçus à la fois par nos parents et la Trinité. Nous sommes uniques aux yeux de Dieu. Jean-Paul II a dit : « En chaque petit enfant, il y a Jésus. » C’est contre cette vie reçue de Dieu que le démon agit : Jésus est le prince de la Vie, le démon celui des ténèbres, de la mort. À Noël, nous entendons la joie des anges car la Vie est donnée au monde, et, quelques jours plus tard, la plainte de Rama suite au massacre des Innocents. Combien de « saints innocents » suite aux avortements ! Tous ces saints ne cessent d’intercéder pour nous. Ces petits, morts avant d’être nés, accueilleront leurs parents dans la joie du ciel, dans la joie la grande famille du ciel. Développons plus avant ce sujet. Devant tous ces avortements, nous devons demander pardon aux fœtus que l’on sacrifie. Les embryons congelés, quel va être leur avenir ? (sur les bouteilles de Pepsi Next, on peut lire : « goût rehaussé à partir d’embryons humains »). Le génie génétique, nous pose des problèmes inouïs. Nous sommes proches de l’eugénisme : savez-vous que 95 % des fœtus présentant un handicap sont éliminés. En Chine, 50 millions de garçons ne trouvent pas de fille à épouser : quand on touche au mystère de la famille, combien de drames sont alors engendrés. Ne pratiquons pas la politique de l’autruche : regardons notre monde tel qu’il est. Des hommes politiques préparent actuellement des lois disant qu’il n’y a aucune raison de ne pas tuer un bébé dès après sa naissance, sous prétexte qu’il n’aurait pas encore de conscience. Les hommes sont prêts à toutes les abominations au détriment de l’enfant : nous sommes devenus fous ! Quand on ne sait plus qui est un enfant, on ne sait plus qui est Dieu. On rejette tout ce que nous avons appris de la croissance, du développement d’un enfant dans le sein de sa mère… Je vous donne rendez-vous dans 20 ans dans les asiles psychiatriques : un tel comportement ne peut conduire qu’à la violence ou à la folie, à une déshumanisation. Évangéliser, c’est rendre aux hommes le « bon sens humain », c’est-à-dire Jésus lui-même. Il en va de même avec l’euthanasie. En Grande-Bretagne, un décès sur trois est dû à l’euthanasie ; combien d’euthanasies dans les homes aux Pays-Bas…   Nous vivons une forme de néonazisme bien camouflée, sous de bonnes raisons, on atteint à la vie : on tue (euthanasie par compassion !…).  En Allemagne, 32 % des femmes ne veulent pas avoir d’enfant : comment va-t-on résoudre l’inversion de la pyramide des âges (solidarité, par exemple, au niveau des pensions) si ce n’est par l’immigration ou l’euthanasie ?
Satan est à l’œuvre au milieu de nous.
Nous retrouvons la même perversion au niveau de la sexualité, avec la « théorie du genre » : « Tu peux être physiquement être femelle (mâle), mais être masculin (féminin). » Il y a des mots que l’on pourra bientôt plus employer : homme/femme ; papa/maman ; frère/sœur. Nous assistons à la destruction de la famille. Ainsi un enfant sur deux naît hors mariage, un couple sur deux divorce. De tout cela les enfants sont les premières victimes. Replongeons-nous dans la Trinité, dans la famille de Nazareth car Satan ne peut rien contre ces fondements de nos familles. Heureusement, nous pouvons de nombreuses réactions contre ces dérives de notre monde : les soins palliatifs, l’accompagnement de fin de vie…    Nous devons accompagner ces réactions et les prendre à notre compte. Ainsi aux États-Unis, l’opinion publique se positionne de plus en plus pour la vie, entre autres grâce à de grands médecins « convertis à la vie ». Nous sommes en état de guerre pour la vie et contre la mort ! Faisons preuve d’objection de conscience, quels qu’en soient les risques (comme cette jeune infirmière refusant de pratiquer une euthanasie a perdu son travail). Nous devons viser la primauté du spirituel sur le matériel (la technologie). Toutes les agressions contre la vie, le Judaïsme et l’Islam nous les reprochent, elles les scandalisent. Ce ne sont pas des valeurs chrétiennes, mais la situation actuelle et notre peu de réaction entretiennent le quiproquo. Laissons-nous interpeller, ils nous rappellent à notre transcendance, à retrouver et à laisser croître en nous le sens de la vie. Ne l’oublions jamais : l’Église a reçu la vie éternelle, elle en source et « les portes de l’enfer ne peuvent rien contre elle ». Demandons au Seigneur un « ange de résurrection » pour notre peuple.

                                                                                                        Samedi 28 juillet 2012    Eucharistie


Témoignages d’anciens membres des équipes de base de la session
Sœur Annie Destriez
Je me réjouis du chemin parcouru depuis la première session. Je tiens à rendre grâce car rien jamais n’a manqué. Nous commencions toujours par discerner la Parole qui serait le « fil rouge » de la session suivante, avant de nous mettre en route pour les aspects plus pratiques.
Père Marc Leroy
À 6 ans déjà, j’ai ressenti l’appel à être prêtre, je n’ai jamais hésité. Le Seigneur m’a donné l’amour de la foule : il faut écouter le peuple pour le discernement. J’ai d’abord été responsable de la session-jeunes. Un jour que je me trouvais dans la tente, je vis autour de moi une grande lumière et je ressentis une grande joie. Ce jour-là, j’ai appris qu’il faut louer le Seigneur, qu’il est bon de le faire et que nous aurons toujours la victoire.
Danny-Pierre
Marc m’a passé le flambeau chez les jeunes. Il avait précédé mon hésitation en demandant à l’avance à mon Évêque son accord.
Témoignages de guérisons pendant la session
Stéphanie
Je suis issue d’une famille chrétienne. Mais il m’arrive parfois de passer à côté du Seigneur. Il y a 5 ans, j’ai été opérée du genou gauche. Depuis c’est le droit- et tout mon organisme qui souffrent. Depuis 5 mois, j’ai accepté de venir adorer le Seigneur tous les mercredis de 17 h à 18 h. À chaque fois, ce sont les mêmes difficultés pour me mettre à genoux et me relever. Je disais au Seigneur : « Voilà, Jésus, comment se fait-l que je doive t’adorer assise ? » Depuis, le mercredi soir de la session, je me suis mise à genoux devant le Saint Sacrement, j’ai pu me relever sans difficultés sans plus rien sentir. Je rends grâce à Dieu ! Plus qu’une guérison physique, c’est une guérison du cœur que j’ai vécue. Je demande pardon à tous ceux que j’ai blessés par ma méchante langue. Que toute la gloire en revienne à Notre Dieu !
Lectures : Ap 12, 1-12 ; Ps 83, 2-6.11 ; Mt 2, 9-12.16-18

                             Homélie (Danny-Pierre)


Hérode dit que les mages l’ont trompé. Par peur de perdre sa place, de perdre son pouvoir, il va décider cette horreur de tuer tous les enfants. C’est le mystère du mal et de notre monde. Nous entendons souvent cette objection : Si Dieu est vraiment le Bon Dieu, tout cela ne devrait pas exister. Il n’est pas bon, sinon il ne permettrait pas tout ce mal ; il n’est pas Dieu, s’il était tout puissant, il pourrait empêcher tout cela ! Il règlerait tout cela d’un geste : Stop ! Imaginons un enfant qui va dire un gros mot, ou qui va voler… La main de Dieu viendrait pour l’en empêcher ! « Tu marcheras comme j’ai dit ! » Rappelons-nous dans les tentations, le démon propose à Jésus d’avoir le pourvoir. Dieu n’utilise jamais le pouvoir, il ne se comporte pas comme un tyran. Dieu ne triche pas : il a confié, donné le monde pour de vrai ! Dieu n’agit jamais sans l’autorisation d’un homme. De même, il a fait en sorte que le Malin ne puisse agir sans l’autorisation d’un homme. Ainsi nous pouvoir dans la Genèse que le tentateur peut tenter, mais qu’il a besoin d’un homme pour faire le mal. Le mal ou le bien arrive toujours par le canal d’un homme aussi petit ou aussi grand soit-il. Nous comptons tous pour lui. Le président des USA a autant de pouvoir que moi : je peux, autant que lui, faire venir Dieu ou le mal dans le monde. Il y a ainsi beaucoup de complices du mal. Chaque fois que nous en sommes complices, nous faisons encore plus plonger le monde dans les ténèbres. Mais chaque fois que nous posons un acte de lumière, nous faisons grandir le monde, nous le tournons un peu plus vers la Lumière. Marthe Robin était si mal en point que certains auraient pu l’euthanasier et pourtant que n’a-t-elle apporté au monde ! Comment une petite inconnue, dans un si petit village a-t-elle eu autant de pouvoir ?  Si il y a encore autant de mal dans le monde, c’est que nous ne sous sommes pas encore suffisamment convertis. Le Seigneur a dit à la petite Myriam : « Donne-moi deux prêtres humbles, et je convertirai le monde. » Mes frères prêtres, demandez pardon pour votre orgueil. Si nous nous convertissons, nous détruirons le mal. Tout le mal du monde est dû au péché, même le mal physique, naturel. Lors de ses apparitions, la Vierge Marie dit que si nous prions nous pourrions éviter au monde des catastrophes naturelles. Mettons-nous donc en route pour lutter cintre le mal. Dans la première lecture, nous voyons quel « moyen simple » Dieu trouve pour sauver le monde : une femme ! Le plus grand homme de la terre est une femme : c’est la Vierge Marie. C’est par la Vierge Marie que le mal est écrasé. Quand nous aurons répondu à l’appel de la conversion, quand nous aurons vécu le sacrement de la réconciliation, alors non seulement nous serons guéris, mais nous irons mieux dans notre vie. Il y a tant de gens qui participent à des retraites de guérison, et si peu à des retraites de conversion. Il faut changer notre cœur. Notre cœur doit se faire tout petit, humble. Nous devons tuer l’orgueil en nous. Regardons Marie, humble fille d’Israël, elle est tellement donnée, tellement abandonnée qu’elle fait naître Jésus au monde : Jésus avait besoin du oui de Marie. Nous devons, nous aussi, dire à Dieu : oui, tu peux venir au monde pour notre conversion. Pour cela, nous pouvons nous confier à la Vierge Marie. Demandons à Dieu de nous rendre semblables à elle.
Consécration des session à Marie
Je remets toutes les sessions, celles qui ont eu lieu et celles à venir, dans le cœur et les bras de Marie. J’invite l’équipe de base à  se mettre à genoux devant Marie. Marie, je te donne tous les cœurs de cette assemblée : qu’ils puissent s’offrir à toi. Marie, je remets cette session entre tes mains ! Tu fais toutes choses par ton fils Jésus. C’est par toi que Jésus est venu au monde. Prends soin de ce monde, prends soin du corps de ton fils, qu’est l’Église. Je te remets tous les cœurs des personnes présentes, de nos familles, des enfants de tous ceux qui sont restés à la maison. Je te confie tous les habitants de Bruxelles, de la Belgique, de l’Europe, du monde…    Je te le demande : donne-nous ton fils, viens agir dans ce monde avec puissance. Nous savons que tu es Mère, nous te faisons confiance, toi qui es toute humble, toute pure !
Bénédiction finale
Béni sois-tu Père pour ma naissance, pour tout ce que je suis, tout ce que j’ai reçu de Toi. Que par toi, je puisse aimer comme toi ! Béni sois-tu Jésus de tout ce que nous avons reçu, de tout l’amour déversé dans chacun de nos cœurs, que ta « capacité » vienne remplir nos « incapacités » ! Béni sois-tu Esprit Saint, tu nus envahis de ta délicatesse, répands ta puissance d’amour dans chacun de nos cœurs. Seigneur, accorde-nous, à l’image de Marie, de pouvoir dire oui, pour toujours. Que comme elle nous puissions dire : « Qu’il me soit fat selon ta parole, selon ton Amour ! »



                                                                                                                                           Samedi  28 juillet 2012   Veillée de la sainteté (Daniel-Ange)

Témoignages
Thérèse Cherpion
Thérèse Cherpion est africaine. À la naissance je suis reniée par mon père. À 4 ans, ma mère décède, je pensai alors que ma mère ne voulait pas me garder car je ne me trouvais pas aimable. J’ai été élevée par une femme belge, médecin. À l’école les camarades rigolaient de moi car je vivais chez un blanc. Elles disaient que j’avais été déposée là par un singe. À l’école, en début d’année, quand je devais remplir la fiche signalétique, c’était très lourd pour moi de mettre « père inconnu ». À l’école je faisais comme si tout allait bien, mais quand je rentrais à la maison, je pleurais seule dans ma chambre : je pensais que personne ne m’aimait, et je gardais tout cela pour moi. À l’adoration, quand je me suis mise à genoux, je me suis revue à 5 ou 6 ans, dans ma chambre en train de pleurer et j’ai vu que Jésus était à côté de moi, assis sur le lit, en train de pleurer. Je lui ai dit : « C’est vrai, Jésus, tu étais là ! » Tous ceux qui se sentent seuls, qui croient être abandonnés par Dieu, qu’ils se disent que Dieu n’est pas loin d’eux. Dans vos souffrances, Dieu est toujours près de vous, il souffre avec vous.
Daniel-Ange
La sainteté, c’est le vrai bonheur ! Un saint c’est comme un vitrail, plein de la lumière de Jésus. Écoutons les enfants nous dire ce que c’est qu’un saint : « c’est une espèce de Jésus ! » Et Jésus ? « C’est son Père tout craché ! » Une première piste de sainteté. La sainteté, c’est d’avoir un cœur d’enfant ! La parole de Jésus est claire et tranchante : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les petits enfants, vous n'entrerez point dans le Royaume des cieux » (Mt 18, 1-5). Jésus ne dit pas : « vous aurez du mal à entrer. » Non, Il dit : « Vous n’entrerez pas. » La miséricorde de Dieu a inventé le purgatoire pour que nous puissions retrouver notre cœur d’enfant. Quand nous mourrons, s’il nous reste encore dans le cœur de l’égoïsme, de la méchanceté, nous passerons « un certain temps » de purification au purgatoire, pour recevoir de Marie notre cœur d’enfant. Et là, nous dépendrons de la prière de nos amis, de nos proches sur la terre, mais aussi de la prière de Marie et de tous les saints du ciel. Une deuxième piste de sainteté. Nous devons poser un regard prophétique sur nos frères, un regard le plus beau, le plus pur, le plus authentique, le plus divin : les regarder comme Dieu, notre Père, les regarde. Souvent nous avons un regard négatif sur nous-mêmes, sur les autres. Poser sur nous, sur les autres le regard de Dieu, nous rend heureux. Nous vivons de beauté. Apprenons à déceler et à laisser croître chez l’autre les dons, les charismes. Dans notre maison de Jeunesse-Lumière, nous accueillons des jeunes pour 9 mois. Le premier jeudi, nous nous disons les uns aux autres : « Merci d’exister, j’ai besoin de toi, tu es un cadeau de Dieu pour moi, je te fais toute confiance. » Et le dernier jeudi, nous organisons un « procès de béatification mutuelle anticipé ». « Voilà tout ce que j’ai reçu de toi, ce que tu m’as appris, ce que tu m’as apporté. » Et chacun repart avec toutes les qualités, les merveilles, les charismes que les autres ont découverts chez lui… Ils sont ainsi le reflet du regard de Jésus posé sur moi. Jésus s’émerveille de la beauté qu’il nous a donnée, reflet de celle de Marie. Une troisième piste de sainteté. Vivre avec ceux avec qui je vis comme si l’autre ou moi-même devions être rappelés à Dieu ce soir. Si cela arrivait, cela pourrait être trop tard pour faire ce que j’aurais dû faire. Il nous resterait alors le sacrement de la Réconciliation. Vivre dans cet état d’esprit, nous apporte la paix, comme une certitude joyeuse.
Écoutez cette histoire vraie.
Une africaine, en voulant battre sa sœur, tombe et meurt du « cou du lapin ». Quelqu’un dit : « Elle n’est pas morte, elle dort » Mais qui peut la réveiller ? Jésus ! Où est-il ? Dans l’Eucharistie ! Allons chercher le curé ! Celui-ci arrive : « Je sais que tu m’entends, je suis sûr que tu regrettes ta colère, je te donne le pardon de Dieu. » À ce moment, elle se relève et elle qui avait 40 ans, n’en paraît plus que 18 (belle opération d’esthétique divine !). Le prêtre pose l’eucharistie sur ses lèvres. Elle répond « Amen ! » Panique à l’hôpital : qu’est-ce que vous lui avait fait ? Nous lui avons amené Jésus ! La jeune dame réunit toute sa famille et demande pardon pour toutes ses colères. Ensuite tous se donnent la main et prient le Notre Père. Puis elle s’assied et meurt avec un large sourire. Combien de libérations non vécues, combien de pardons non donnés doivent être ravivés au purgatoire. Si nos yeux ne savent pas voir le bien, si je ne vois que le mal, il faut que je rééduque mes yeux : demandons à Marie de préparer notre regard.
« Venez à moi, nous dit le Seigneur, quelle que soit votre situation ! »  
C’est la sainteté des pauvres, des petits, des blessés. Nous les verrons tous glorifiés dans le ciel. Ainsi, le pape Jean-Paul II, lors de sa visite à Paris, passe dans une rue où un pauvre clochard, touché par la boisson lui lance des insanités. Avant que le service d’ordre n’ait pu le neutraliser, s’est précipité sur lui pour l’embrasser. Et ce dernier a fondu en larmes. Le même Jean-Paul II reçoit un jour, à sa demande, un prêtre qui avait renoncé au sacerdoce, marié puis divorcé, qui était resté dehors. Lorsque ce prêtre ressort, il est en larmes : le pape venait de lui rendre ses pouvoirs de confession et s’était confessé à lui. Savez-vous qu’il y a eu plus de martyrs ces cent dernières années que lors des 19 siècles qui ont précédé. Si nous croyons que le sang des martyrs est de la semence de sainteté, alors nous vivons aujourd’hui le plus grand temps de sainteté de l’Église. Je sui bouleversé du don de sainteté dans les familles, chez les parents, chez les enfants, chez les jeunes… bouleversé de la qualité de dévouement, de générosité ! Dans notre communauté Jeunesse-Lumière, il y près de 4 000 jeunes qui s’engagent à partager leur argent de poche avec les plus pauvres, à ne jamais tricher, à ne pas céder aux exigences d’un acte sexuel, même au risque de ne pas avoir de travail. Devant tous ces jeunes, je me sens petit : l’aurais-je fait à leur âge ? Nous devons être fidèles aux motions de l’Esprit Saint dans toutes les petites situations de chaque jour. Quelle sainteté chez les petites mamans ! Quand elles veillent sur leur enfant, quelle fidélité héroïque ! C’est la célébration de l’Évangile de la Vie, c’est la lumineuse manifestation de l’Amour, c’est un témoignage de confiance en Dieu et en son Amour. Tous ces parents qui adoptent des enfants handicapés : ils voient en eux leur propre enfant. Ils sont comme Dieu qui voit en chacun son propre Fils. Dieu a un faible pour les faibles ! Le grand généticien Jérôme Lejeune se trouvait dans une petite chapelle à Tibériade (Israël) lorsqu’il reçoit une forte effusion de l’Esprit. Se trouvant peu après avec des collègues dans la basilique de l’Annonciation à Jérusalem, devant ses confrères il se met à genoux et prie. Un mois plus tard, il est à San Francisco et au lieu de parler de la suite des dommages de la bombe atomique comme cela était prévu, le voilà qu’il parle du mystère de la personne humaine, de la vie du fœtus dès le premier jour de sa conception. Au lieu de l’ovation habituelle, un grand silence de rejet accueillit son intervention. Depuis il intervient dans de nombreux débats, télévisés entre autres, pour défendre la vie. Contre la loi permettant l’avortement de trisomiques, pour la beauté de la sainteté. Nous ne serons jugés que sur l’Amour. Le Professeur Lejeune a adopté 6 000 trisomiques. Il a choisi de rester pauvre plutôt que de se laisser acheter. « Je suis content d’être moi. »  
Le diocèse de Paris, le mercredi 11 avril 2012 au soir, a célébré la clôture du procès diocésain pour la cause de béatification du professeur Jérôme Lejeune, décédé en 1994.

Dimanche 29 juillet 2012     Célébration eucharistique
Quand on va vers Jésus, on y va en courant : comme le jeune homme riche, comme Zachée… « Je veux me réjouir dans le Dieu de mon salut… Alléluia, Jésus ! » Les jeunes arrivent en courant du fond de la basilique pour se précipiter dans le c(h)oeur de Jésus.
Témoignage de Jeanine
C’est la première fois que je vis une session complète. Je dis merci à Dieu qui donne tout et en abondance (par exemple, le transport pour venir ici). Vendredi, j’ai vécu l’évangélisation de rue à l’église des Carmes. Un moment, j’étais fatiguée, je me suis mise devant le Saint-Sacrement, en disant au Seigneur : « Je me mets devant toi, je n’ai rien à te dire. » Je me suis un peu endormie, puis en me réveillant je vois une dame qui dépose un petit luminaire avec un puis deux enfants. Puis je vois un homme en qui je reconnais mon cousin que je n’avais plus vu depuis 15 ans suite à un conflit familial. La dame était sa sœur. Nous avions des pardons à nous donner. Jésus est merveilleux : la veille, je m’étais approchée du sacrement de la Réconciliation et j’avais demandé le pardon pour ce conflit. Et voilà qu’il nous fait nous retrouver devant lui, devant le Saint-Sacrement. Nous nous sommes réconciliés.
Quelle joie de pouvoir recevoir l’Eucharistie, le cœur réconcilié !
Lectures : 2 R 4, 42-44 ; Ps 144, 10-18 ; Ep 4, 1-6 ; Jn 6, 1-15.
Homélie
C’est la première fois que la session se déroule à Bruxelles. Pendant cette session, le Seigneur a réalisé de grandes choses. Nous venons d’entendre un beau témoignage, mais si je demandais à tous ceux qui ont été touchés de venir témoigner, nous en aurions pour 8 jours. Le Seigneur nous rend saints. Jeanine nous a parlé du travail de sanctification effectué en elle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
Dernière modification le Lundi, 18 Mars 2013 15:26
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