Une Eglise vue comme l’épouse, pour Mgr Léonard, s’appuyant sur le récit de la femme adultère. « L’Eglise comme la femme adultère est traînée dans la boue devant ses juges. Parfois elle le mérite, lorsqu’elle se prostitue par des abus de pouvoir ou d’ambition, quand ce ne sont pas d’ignobles saloperies », a lancé l’archevêque, qui a aussitôt rappelé cette parole de Jésus « que celui d’entre vous qui n’a jamais péché lui jette la première pierre »…et devant le silence des accusateurs « Moi non plus je ne te condamne pas. Va et ne pêche plus ».
L’Eglise universelle, ouverte aux différences, telle qu’on la retrouve dans les lettres de saint Paul, où « il n’y a plus ni hommes ni femmes, ni pauvres ni riches« , cette Eglise qui connut des débuts difficiles, n’est pas ans rappeler ce que nous vivons aujourd’hui. Mgr Hudsyn a mis en avant les difficultés qui nous divisent, mais en même temps, l’évêque a encouragé à « réconcilier les différences dans la communion et le partage. Ceci est important pour l’Eglise, la société et le pays. »
L’Eglise en Belgique a elle aussi été exprimée par Mgr Lemmens, qui voit dans cette session « une lumière pour beaucoup de gens de ce pays ». Commentant la figure de Marthe qui court vers Jésus, l’évêque a souligné le désir de Jésus de nous voir croître dans la foi, « afin de devenir des instruments de sa miséricorde ».
Enfin, Mgr Kockerols a pris la parole en résumant l’esprit de cette fin de journée : « Ce soir nous avons rendu grâce pour cette bénédiction qu’est l’Eglise dans notre vie. Nous avons évoqué les blessures et les cassures dans l’Eglise, comme celles vécues dans nos familles« . Des blessures qui peuvent être profondes et insidieuses, qui demandent parfois un pardon coûteux, du temps et de la prière. L’évêque a invité l’assemblée à se mettre dans cette disposition de réconciliation : « Dans votre vie de famille et dans celle de l’Eglise, soyez habités du désir du pardon pour recevoir la grâce, le moment venu, de pardonner. »
Avant d’éteindre les feux sur cette 3ème journée il fut proposé à chacun de réaffirmer son choix d’être chrétien, de s’avancer vers un évêque ou un prêtre pour recevoir la bénédiction et une parole de Jean-Paul II.
Source: MédiasCatho

